Mes lectures

Philippe Rey

Philippe Rey a créé sa maison d’édition en 2002. Aujourd’hui le catalogue se compose de plus de 450 titres. La maison d’édition met l’accent sur des projets neufs et surprenants. Mais surtout, l’équipe prend de temps d’accompagner les auteurs et d’offrir à chaque titre une promotion en librairie et auprès des autres acteurs du livre. La maison défend toujours très bien ses textes, ce que j’apprécie particulièrement. L’essentiel de son travail est axé autour de la littérature. J’apprécie particulièrement leurs traductions d’auteurs américains avec notamment Joyce Maynard et Joyce Carol Oates parmi leurs auteurs.

Chaque livre est avant tout une rencontre entre un auteur et les éditeurs de la maison. Nous lui apportons un travail soigné que tout bon texte mérite, un travail artisanal dont nous sommes fiers.

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Le dit du Mistral, Olivier Mak-Bouchard

Après une nuit de violent orage, un homme voit toquer à la porte de sa maison de campagne le vieux paysan d’à-côté. Qu’est-ce qui a pu pousser ce voisin secret, bourru, généralement si avare de paroles, à venir jusqu’à lui ? Il lui apporte la réponse en le conduisant dans leur champ mitoyen : emporté par la pluie violente et la terre gorgée d’eau, un pan entier d’un ancien mur de pierres sèches s’est éboulé. Or, au milieu des décombres et de la glaise, surgissent par endroits de mystérieux éclats de poterie. Intrigués par leur découverte, les deux hommes vont décider de mener une fouille clandestine, sans se douter que cette décision va chambouler leur vie.

Voilà un roman de la rentrée qui me tentait particulièrement. D’une part parce qu’il se passe en Provence et que ça semblait être dans la lignée des romans de Giono, d’autre part parce que les retours étaient excellents. Et je dois dire que ça commençait plutôt bien ! Avec des légendes sur cette terre aride et belle à la fois. Prometteur.

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La discrétion, Faïza Guène

« Ses enfants, eux, ils savent qui elle est, et ils exigent que le monde entier le sache aussi. »
Yamina est née dans un cri. À Msirda, en Algérie colonisée. À peine adolescente, elle a brandi le drapeau de la Liberté.
Quarante ans plus tard, à Aubervilliers, elle vit dans la discrétion. Pour cette mère, n’est-ce pas une autre façon de résister ?
Mais la colère, même réprimée, se transmet l’air de rien.

Un coup de cœur inattendu de cette rentrée littéraire. J’avais entendu dire du bien de ce texte et je l’ai lu par curiosité, sans en attendre grand chose. Je n’avais jamais entendu parler de Faïza Guène qui n’en est pourtant pas à son coup d’essai. Autant je suis intéressée par les textes sur l’immigration, autant les récits sur la famille et les textes introspectifs me parlent souvent moins, j’avais donc un peu peur de m’ennuyer. Grossière erreur, c’est l’un des plus beaux écrits que j’ai lu sur le sujet.

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Chavirer, Lola Lafon

1984. Cléo, treize ans, qui vit entre ses parents une existence modeste en banlieue parisienne, se voit un jour proposer d’obtenir une bourse, délivrée par une mystérieuse Fondation, pour réaliser son rêve : devenir danseuse de modern jazz. Mais c’est un piège, sexuel, monnayable, qui se referme sur elle et dans lequel elle va entraîner d’autres collégiennes.
2019. Un fichier de photos est retrouvé sur le net, la police lance un appel à témoins à celles qui ont été victimes de la Fondation.

De Lola Lafon, je n’avais lu que La petite communiste qui ne souriait jamais. J’avais bien aimé malgré quelques longueurs. J’étais donc curieuse de découvrir un autre de ses textes. Celui de cette rentrée avait un thème qui me parlait particulièrement, c’était donc l’occasion de se lancer. J’en avait entendu dire le plus grand bien, il a été plus d’une fois présenté comme l’un des grands textes de cette année et j’avais hâte de voir de quoi il retournait.

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La grande épreuve, Etienne de Montety

Un couple sans histoire, Laure et François Berteau. Leur fils adoptif, David, adolescent enjoué qui se pose des questions sur ses origines. Le père Georges Tellier, un prêtre qui s’arc-boute à sa foi, dans une Eglise qui s’étiole. Frédéric Nguyen, flic résolu à l’action et au silence, pour préserver sa vie privée. Hicham, que le goût du risque et de la frime finit par conduire en prison. Des remarques blessantes, de mauvaises rencontres. Une emprise croissante de l’islamisme et une colère de plus en plus radicale. Et tout se précipite. Vers cette petite église d’un village du Sud-Ouest de la France, la tragédie attire comme un aimant explosif des hommes que rien ne prédestinait à se rencontrer.

Couvertur de La grande épreuve d'Etienne de Montety

Après Un jour viendra couleur d’orange, voici un autre roman qui prend pour thème un sujet d’actualité. Tristement remise sur le tapis ces derniers jours. En effet, le récit retrace un attentat commis dans une église qui m’a semblé s’inspirer de celui commis en 2016, bien qu’il s’agisse ici purement d’une œuvre de fiction. On suit différents protagonistes : le prêtre, les deux terroristes, un des flics qui se rendra sur place…

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