Expositions

De Watteau à Fragonard, les fêtes galantes s’exposent au Musée Jacquemard-André

          « Les fêtes galantes » ont connu un grand succès durant tout le XVIII° siècle. Mis au goût du jour par Antoine Watteau, ce genre aux décors champêtres mettant en scène les rapports amoureux est repris par la suite par de nombreux artistes. Nicolas Lancret, François Boucher ou Jean-Honoré Fragonard se le sont tour à tour approprié. Des œuvres douces et poétiques à découvrir au musée Jacquemart-André. 

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          Le titre très vendeur de cette exposition me faisait vraiment envie, d’autant plus que le musée Jacquemart-André propose souvent de jolies choses. J’étais donc très enthousiaste en allant la voir. J’ai été très surprise en arrivant au musée de constater qu’il n’y a avait absolument personne : pas la moindre queue, des salles quasi-vides, s’en était limite inquiétant, d’autant plus qu’il y a souvent foule lors des grandes expositions. La bonne nouvelle, c’était qu’on n’allait pas se marcher dessus et pouvoir profiter pleinement des tableaux. Pourtant, malgré un programme prometteur et des conditions optimales, je suis loin d’avoir apprécié cette exposition autant que je l’aurais cru.

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          Les toiles exposées, à quelques rares exceptions près, ne sont pas d’un intérêt majeur. S’il y a bien quelques Watteau, en revanche Fragonard est bien moins représenté, ce qui est un peu décevant. J’avais pris l’audioguide et, si les explications sont assez intéressantes, il n’apporte pas grand chose par rapport aux cartels de l’exposition, ce qui est un peu dommage. L’accrochage n’est pas très important, avec peu de toiles et quelques dessins. Le musée est assez petit et je ne m’attendais pas à une grosse exposition mais je pensais tout de même qu’elle serait un peu plus grande ou plus impressionnante. Il y a assez peu de tableaux marquants. Malgré une belle unité dans les œuvres présentées, cette exposition manque d’envergure, et surtout de cachet. Elle ne tient pas toutes ses promesses et m’a laissée un peu sur ma faim. Dommage.

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De Watteau à Fragonard, les fêtes galantes

Musée Jacquemart-André

158 boulevard Haussmann

75008 Paris

Tous les jours du 10h à 18h, 20h30 les lundi et samedi

12€

Bars, restaurants

Un déjeuner chez Lenôtre

          Perdues dans le quartier des Champs-Elysées à l’heure du déjeuner avec l’envie de se faire un bon restaurant, après moult détours, nous avons finalement atterri chez Lenôtre. Verdict. 

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          L’adresse ne propose pas de menu et les tarifs sont sans surprise assez élevés. A la carte, les plats proposés sont plutôt classiques. Nous avons opté pour du cabillaud au caviar d’aubergine et de la volaille accompagnée d’une tartelette aux légumes. Le poisson était très peu copieux, pour la volaille en revanche, les quantités étaient plus raisonnable. Et surtout elle était terriblement moelleuse ! Je n’avais jamais mangé un filet de poulet aussi bon ! Les desserts sont plus tentants les uns que les autres. Nous avons choisi un soufflé glacé à la fraise et du riz au lait à la cerise. Les deux étaient très bons. Mon riz au lait était particulièrement original et j’en aurais bien mangé une deuxième assiette.

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          Le service est très aimable et pas trop guindé, contrairement à la clientèle très bourgeoise. Le lieu est agréable avec une grande verrière et une terrasse pour profiter du soleil aux beaux jours. Même si l’addition est un peu salée, la cuisine est de qualité, classique mais impeccablement réalisée. Les desserts surtout méritent le détour. Le rapport qualité-prix n’est pas exceptionnel et les quantités sont un peu chiches mais côté qualité, il n’y a rien à y redire. Je n’irai peut-être pas jusqu’à vous conseiller d’aller vous y ruiner mais l’adresse est tout de même agréable.

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Café Lenôtre

10, avenue des Champs-Elysées

75008 Paris

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Balade printanière au jardin d’acclimation

         Situé à l’orée du Bois de Boulogne du côté de Neuilly-sur-Seine, le Jardin d’Acclimatation s’étend sur 19 hectares. Depuis 1860, ce jardin paysager conçu sur le modèle des jardins anglais, avec ses animaux et animations pour les enfants, il reçoit les parisiens en mal de nature. Je suis allée y faire un tour.

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          Le jardin accueille des animaux : une mini-ferme et des oiseaux. Il y a une grande volière, quelques vaches, cochons ou lapins qui surprennent quelque peu dans ce décor. L’endroit est vaguement vallonné et il y a une petite rivière qui traverse la pelouse. Au fond du parc, on trouve même un grand centre équestre aux tarifs totalement prohibitifs, il va sans dire.

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         Les bâtiments sont de style varié et une pagode au bord d’un étang donne un style japonisant à une partie du jardin. On trouve également divers endroits où se restaurer dont un salon de thé Angelina moins prisé que celui du centre de Paris et qui possède une belle terrasse ensoleillée. Pour les enfants, diverses animations sont proposées et les occuperont sans problème toute une après-midi.

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          Ca me fait toujours bizarre de payer pour aller voir un jardin, quand on a grandi à la campagne, il paraît étrange que la « nature », si artificielle soit-elle, ne soit pas en libre accès. Quand nous y sommes allées, il faisait très beau et le jardin était en fleur en ce début de printemps. J’étais un peu sceptique mais finalement cette ballade était bien agréable. Pendant un mois chaque année, un pays est mis à l’honneur, après le Japon l’année dernière (qui m’avait moyennement convaincue), c’est cette année le Brésil qui est invité.

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Jardin d’acclimatation

Bois de Boulogne – métro Les Sablons

Tous les jours de 10h à 18h, 19h d’avril à septembre

3€

Cinéma

Un week-end à Paris

Comédie britannique de Roger Michell avec Jim Broadbent, Lindsay Duncan, Jeff Goldblum

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          Pour fêter ses 30 ans de mariage, un couple d’anglais vient passer un week-end à Paris, ville qui avait hébergé leur lune de miel. Il redécouvrent la ville mais aussi peu à peu le bonheur d’être ensemble.

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          La bande-annonce m’avait donné envie de voir ce film qui s’annonçait comme une comédie douce-amère plutôt sympathique. J’étais donc assez enthousiaste avant d’entrer dans la salle. Malheureusement, ça n’a guère duré… Pourtant, ça commence plutôt bien. Je m’attendais à quelque chose de plus mordant mais les premières scènes sont assez agréables. Ce couple qui ne semble plus vraiment s’aimer a quelque chose de touchant et les répliques ne sont pas dénués d’un certain humour. On s’attend à ce que ça monte en puissance peu à peu, au fur et à mesure de leur rapprochement et on se dit, qu’il va être agréable de rire avec eux.

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          Et puis ça se gâte quelque peu. On verse plus dans les engueulades et de la méchanceté gratuite que dans l’humour tendre et léger. Ensuite vient la rencontre avec un ami et un passage absolument interminable… Ca parle pour ne rien dire et on s’ennuie ferme. Ce n’est qu’à la toute fin qu’on trouve un peu l’esprit qu’on avait espéré rencontrer dans ce film qui est sinon bien fade. Je ne suis pas la seule dans la salle à avoir piqué du nez devant cette comédie sans grand intérêt. L’idée était alléchante mais le résultat est loin d’être à la hauteur : dommage.

Expositions

Van Gogh / Artaud, le sucidé de la société

          Le musée d’Orsay consacre ce printemps une exposition à Van Gogh et Artaud. L’un de mes peintres préférés et un grand homme de théâtre : je ne pouvais que sauter sur l’occasion et y suis allée dès son ouverture pour me délecter des œuvres parfois troubles de ces deux génies.

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          Quand j’ai constaté que l’espace d’exposition du rez-de-chaussée était partagé entre les accrochages Van Gogh et Doré, j’ai eu un peu peur. Je me suis demandé si le contenu n’allait pas être un peu chiche. Il faut dire aussi que les expositions Van Gogh ont été nombreuses ces dernières années et que j’étais un peu méfiance face à cette frénésie autour de l’œuvre de ce peintre d’habitude plus rare. Mais très vite, mon appréhension a été balayée par la beauté des toiles et leur diversité.

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          J’ai rarement vu dans une même exposition autant de provenances différentes ! Les toiles viennent du monde entier. La diversité est au rendez-vous avec aussi bien des tableaux célèbres que d’autres, moins connus. J’ignorais totalement l’existence de certains d’entre eux, dont une série sur les ponts des canaux arlésiens.

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          L’idée de cette accrochage vient d’un texte qu’Antonin Artaud a écrit sur Vincent Van Gogh et intitulé « Le suicidé de la société ». Des passages de l’ouvrage sont repris dans l’exposition et mis en relation avec des toiles du peintre. Une confrontation originale et pour le moins intéressante. J’ai trouvé la vision qu’avait Artaud de Van Gogh extrêmement juste, même si elle est parfois surprenante. Quelques phrases magnifiques se dégagent et viennent tout particulièrement marquer le visiteur.

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          Quelques œuvres d’Antonin Artaud sont également exposées. Même si elles sont d’un intérêt mineur en comparaison des chefs-d’œuvre qu’elles côtoient, elles permettent de mieux connaître l’artiste. Aussi, ses dessins sont très tourmentés et on peut constater à quel point la frontière est mince entre la folie et le génie. Ainsi les démons de l’un semblent trouver un échos dans la folie de l’autre. Peut-être est-ce également là un des secrets de la finesse de l’analyse faite par Antonin Artaud. Avec sa grande variété de toiles et son angle d’approche original, cette exposition est sans doute la plus belle que j’aie vue consacré au maître hollandais : sublime.

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Van Gogh / Artaud, Le suicidé de la société

Musée d’Orsay

1, rue de la Légion d’Honneur

75007 Paris

Du mardi au dimanche de 9h30 à 18h, 21h45 le jeudi

11 €

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