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Skins

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          J’avais pris il y a quelques temps la décisions de parler ici de séries télé. Résolution bien vite oubliée, ce à quoi je vais remédier de suite. Le choix est toujours difficile étant donné que je regarde quand même beaucoup de séries, connues ou moins connues, bonnes ou moins bonnes, (voire parfois franchement mauvaises). Certaines datent pas mal, je ne suis pas toujours à l’heure dans les sorties et même lorsque c’est le cas je ne sais pas toujours ce qui peut être ou non intéressant à présenter. J’ai finalement décidé d’arrêter de me poser tant de questions, après tout certains ne regardent pas du tout la télé et ne m’en voudront donc pas de parler de vieilleries et de faire un choix pour le moins subjectif, que les autres me pardonnent pour le côté brouillon de cette rubrique délaissée…

          Skins, c’est l’histoire d’une bande d’adolescents britaniques paumés qui à l’heure de l’arrivée au lycée tentent leurs limites et celle de l’autorité. Sexe, drogue, alcool, tout y passe. Mais les sujets plus profonds sont aussi évoqués, que ce soit la religion, le rapport à la famille, la peur de l’avenir… Une série qui offre un portrait complexe et tout sauf édulcoré de l’adolescence et ses problématiques. C’est délicieusement trash et désespéré, dans une vision de l’adolescence pour le moins sombre.

          Cette série se distingue de ses consoeurs par plusieurs aspects. Tout d’abord, la manière dont la question de l’adolescence est traitée : elle semble vue par les plus paumés des ados eux-mêmes, sans concessions, avec une manière violente et parfois cruelle de faire la fête, dans une volonté d’expérimentation toujours plus forte. Ce n’est certes pas très représentatif des adolescents actuels mais ça a le mérite de montrer une réalité qu’aucune série n’avait jusque là mise en scène. La réalisation est aussi intéressante, les saisons fonctionnent par 2 : une première où chaque épisode présente un des personnages principaux et une deuxième qui développe leur histoire. Toutes les deux saisons (la durée d’un cycle de lycée en Angleterre), les personnages changent et on reprend tout à zéro. Cette alternance permet d’éviter la lassitude qui accompagne souvent les séries à rallonge qui peinent à se renouveler.

          Le mauvais côté de ce fonctionnement c’est qu’on s’attache à ces ados complètement ravagés et qu’on ne trouve pas toujours leurs successeurs à la hauteur de nos espérances. Je dois admettre que pour moi, la première fournée reste la plus réussie. La deuxième allait un peu loin pour rester crédible et la troisième manque quant à elle un brin de fantaisie (mais gagne en crédibilité, comme quoi, on ne peut pas tout avoir), s’avérant bien plus lumineuse que les précédentes. Comme on reste dans la même ville, Bristol pour être précis, les personnages des saisons précédentes font parfois une petite apparition pour notre plus grand plaisir. Si des sujets graves sont abordés, l’amitié est toutefois au centre de cette série qui malgré un fond assez sombre n’est pas avare en moments drôles ou touchants, servis par des scénarios toujours assez solides. Vous l’aurez compris, la force de cette série dont la saison 5 vient d’être diffusée en France sur Canal + tient dans son point de vue original, sa réalisation impeccable et sa capacité à se renouveler, mais aussi dans sa galerie de personnages loufoques et attachants. Un peu extrême parfois, cet OVNI audiovisuel n’en demeure pas moins intéressant et dans l’ensemble assez juste.

Misfit

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          Aujourd’hui, je vais inaugurer une nouvelle catégorie d’articles à laquelle je pense depuis longtemps : les séries télé. Les séries sont devenues un vrai phénomène de société. Elles font de plus en plus d’adeptes. Seule devant ma télé, j’en suis moi-même quelques unes (beaucoup à vrai dire) de manière plus ou moins régulière. Certaines sont de vrais bijoux et méritent largement le détour. La première série dont je vais vous parler est une des dernières que j’ai eu l’occasion de découvrir.

          Une série anglaise (ce sont toujours les meilleures) pour le moins surprenante et totalement addictive. Le synopsis ne me tentait guère : de jeunes délinquants accomplissent leurs travaux d’intérêt généraux lorsqu’un terrible orage éclate. Ils vont acquérir de super pouvoirs qui vont bouleverser leur vie…

          Admettons-le, l’idée de départ est fumeuse. Pourtant, dès le premier épisode on est totalement conquis. La véritable idée de génie réside dans les pouvoirs donnés aux personnages. Chacun acquiert un pouvoir (parfois totalement inutile) en lien avec sa personnalité qui au lieu de lui faciliter la vie va plutôt la lui rendre impossible : le meilleur exemple en est le garçon totalement effacé qui peut se rendre invisible. Ce n’est donc pas à une bande de super héros que nous avons affaire mais à une bande de super zéros. Et ça change tout !

          L’histoire est très prenante. Les personnages sont des ratés extrêmement attachants. Leurs défauts font tout le sel de la série. Derrière un premier degré un peu potache se cache une critique intéressante de la société. C’est délicieusement cruel : chacun en prend pour son compte, nul n’est épargné. L’histoire, pleine de rebondissements, ne cesse de surprendre. C’est plein d’idées, toujours inattendues, parfois dérangeantes. Un hommage (un peu moqueur tout de même) aux comic’s américain des plus réussis. Chaque épisode arrive à nous surprendre et se clôture sur un suspens insoutenable.

          Une série qui sort largement du lot. Une sorte d’OVNI télévisuel. La bande-son est excellente, les acteurs aussi. Le scénario, contre toute attente, tient bien la route. Le ton décalé est un régal. Le tout est à la fois profond et subtil, sous de faux-airs de trivialité, une petite merveille qui étant donné le sujet tient du miracle. Avant même sa sortie en France, la série cartonne déjà et se transmet de disque dur externe en clef USB (version moderne du bouche-à-oreille). Il y a de l’humour, il y a des idées, il y a du suspens : on ne peu que devenir accro. 

Le piano cocktail

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          C’est l’été, la très bonne émission sur la musique classique de Jean-François Zygel, « La boîte à musique », a repris. J’en entends déjà raler « mouais la musique classique, j’aime pas, c’est chiant, ça m’endors ». Que nenni, ce que l’on classe sous « musique classique » est très varié, il y a forcemment un compositeur qui vous inspirera. Cet émission propose de dépoussiérer l’image un peu terne que se trimballe la musique classique, en invitant des célébrités qui ne s’y connaissent pas forcemment (même si sur les trois il y a toujours au moins 1 ou 2 musiciens), en présentant des instruments rares mais surtout en y mettant un enthousiasme et une passion communicatifs, Jean-Fronçois Zygel arrive à nous captiver. Même le solphège en devient intéressant (sisi !). Enfin une émission dont on ressort moins bête (en tout cas si on a une culture classique peu développée, les puristes doivent être beaucoup moins enthousiastes…).

          La semaine dernière, l’émission se penchait sur le lien entre cuisine et musique et invitait Pierre Gagnaire (chef étoilé qui a sorti un livre chez Flammarion avec Chili Gonzalez où ils proposaient d’associer recettes et musique). Une émission plutôt intéressante, notamment la partie sur la musique de table sous Louis XIV. Mais ce que je voulais vous présenter avant tout, c’est l’instrument rare de la semaine : le piano cocktail. Pure invention littéraire, le piano cocktail a fait son apparition chez Huysmans (À rebours, que je regrettes pour la peine de ne pas avoir fini) puis s’est retrouvé de manière plus développée chez Boris Vian dans L’écume des jours. Il s’agit comme son nom l’indique d’un piano qui permet de faire des cocktails : chaque note est reliée à une fiole qui déverse du liquide quand on joue. À la fin du morceau, un cocktail nous attend et on peut boire notre musique. Et une bande de géniaux musiciens-bricoleurs a réussi à le construire, pour notre plus grand bonheur, la preuve en images.

          Bravo donc à la compagnie La Rumeur. Une réalisation que je leur piquerais bien afin de l’installer dans mon salon (si j’en avais un, évidemment)…

Ambre BARTOK, Ca se passe derrière la télé

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          Un « essai » qui décortique avec « humour » les dessous de la télé.

          Le résultat : ce n’est pas drôle mais lourd, mal écrit, sans la moindre originalité. En voulant dénoncer les dessous de la télé, l’auteur ne fait qu’accumuler une montagne de clichés servis par un style déplorable. Bref, sans doute le pire livre que j’ai lu cette année.

Petits veinards ! Je n’ai pas le livre sous la main, je ne mettrai donc pas le traditionnel extrait, vous évitant ainsi la torture de cette lecture insipide.