La Sirga

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Drame colombien de William Vega avec Joghis Seudin Arias, Julio César Roble, Floralba Achicanoy

          La famille d’Alicia a été massacré. Elle fuit a se réfugie chez son oncle, à la Sirga. Elle tente de se reconstruire en aidant son oncle à arranger sa maison pour en faire une auberge qui pourra accueillir des touristes. Le retour de Freddy, son cousin, va raviver ses craintes.

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          J’aime généralement beaucoup le cinéma d’Amérique latine et les critiques sur ce film étaient excellentes, je me suis donc précipitée dans le premier cinéma dès sa sortie. J’ai vite déchanté… On est face à un cinéma lent, lent, leeeeent, trèèèès lent… Dès le premier plan j’ai senti que ça allait être compliqué. Chaque plan est interminable. Et silencieux. On n’est pas loin du film muet. La musique en moins. Cela ne me gêne pas toujours beaucoup mais l’ambiance chargée se prête assez peu à la contemplation. Le contexte est très lourd, entre trafic d’armes et massacres de la population. Toutefois, bien que l’histoire soit intimement liée à cette extrême violence, elle n’est qu’esquissée : un cadavre accroché à un poteau, une crosse de fusil, et c’est tout.

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          La suggestion a parfois du bon mais j’avoue que là c’est vraiment trop subtil à mon goût. J’aurais aimé en voir plus, en savoir plus, en entendre plus. Bref, me faire une idée un peu plus précise d’où je suis et ce qu’il s’y passe. Je n’ai jamais accroché franchement à cette histoire qui est pourtant forte mais exposée de manière trop timide pour qu’on parvienne à y prendre prise. Un dépouillement qui frôle l’ennui. J’ai un peu de mal à comprendre ce que la critique a bien pu trouvé de génial à ce film, certes esthétique mais qui manque d’engagement. C’est dommage, cette Colombie dure et aride est loin des clichés et c’est un plaisir de la découvrir un peu à travers ces images. On aurait aimé un cinéma qui s’affirme plus, à trop faire dans la subtilité, le message est noyé et le spectateur quelques peu perdu.

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  1. Les non-dits c’est bien mais encore faut-il qu’ils soient perceptibles. Ne rien dire c’est bien mais faut un minimum!!!

  2. c’est fou ca, moi qui me vante de ne rien rater des sorties en salles, même celles distribuées dans une salle sur Paris ( alors que je suis sur Lyon), ce film là, je n’en ai jamais entendu parler…et tu dis que les critiques étaient bonnes? bon j’ai du lamentablement pas imprimé la rétine la dessus…mais vu ce que tu en dis ( les films affreusement lents sont souvent adorés des critiques, moins du spectateur plus lambda et de moi par la meme occasion), dois je le regretter? bonne journée à toi madimado

    • Télérama entre autres était on ne peut plus enthousiaste (j’aurais dû me méfier…). C’est vraiment le genre de films qui plaît typiquement au critique bobo-intello parisien. A part une bonne sieste, tu ne rates pas grande chose. Bonne journée à toi aussi.

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