Paterson

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          Comédie dramatique américaine de Jim Jarmush avec Adam Driver, Golshifteh Farahani, Rizwan Manji

          Paterson vit à Paterson, New Jersey, cette ville des poètes, de William Carlos Williams à Allen Ginsberg, aujourd’hui en décrépitude. Chauffeur de bus d’une trentaine d’années, il mène une vie réglée aux côtés de Laura, qui multiplie projets et expériences avec enthousiasme et de Marvin, bouledogue anglais. Chaque jour, Paterson écrit des poèmes sur un carnet secret qui ne le quitte pas…

Paterson, affiche

          Allez, commençons fort avec la première chronique de 2017 histoire de bien mériter le titre de ce blog. Il s’agit du dernier film vu en 2016, qui ne fut pas loin d’être le pire. J’aurai connu quelques beaux moments d’ennui au cinéma l’année dernière, bien que j’aie vu relativement peu de films. Paterson est une espèce de quintessence de l’ennui. A ce niveau, ça touche presque au sublime (j’ai bien dit presque…). Ayant fait des études littéraires, je suis toujours intéressée par les films sur des écrivains, poètes ou éditeurs, même s’il faut bien admettre que ce n’est pas toujours une réussite. Je suis allée voir Paterson sans trop savoir où je mettais les pieds : ça parlait d’un poète, ça me semblait déjà être un bon début. Bon, c’était peut-être un peu optimiste. Quant à Jim Jarmush, parfois j’aime, parfois je déteste, dur de dire donc à quoi s’attendre. Dès les premières images, j’ai su qu’entre Paterson et moi ça n’allait pas être le grand amour.

Paterson, film

          Je ne saurais expliquer l’ennui mortel qui se dégage de ce film. Le personnage ne m’a absolument pas été sympathique et les poèmes qu’il écrit sont une insulte à la poésie (le poème sur la boîte d’allumettes, tellement palpitant…). Forcément, ça n’aide pas trop à apprécier. A part ça, il ne se passe à peu près rien. Voire rien du tout. J’ai dormi un certain temps face à ce vide intersidéral. En me réveillant, j’ai eu l’impression de n’avoir rien raté – à part une dose d’ennui supplémentaire – vu que je n’ai eu aucun mal à suivre. J’ai fini par partir avant la fin tant j’étais assommée par cette histoire désespérément creuse. Pourtant je ne parlerais pas spécialement d’un mauvais film : juste d’un ennui rare. Les gens dans la salle ont ri à plusieurs reprises, je n’ai jamais compris pour quoi. Je suis visiblement passée à côté de quelque chose. J’aurais pu choisir mieux pour finir l’année.  

"

  1. J’y suis allée aussi, après avoir lu une critique dithyrambique qui m’avait vraiment donné envie. J’ai été assez déçue, en tout cas déconcertée, car j’ai attendu pendant tout le film quelque chose qui n’est jamais venu… je n’ai pas compris non plus ce que j’avais raté.

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