Divers

L’actu de la semaine (10/08)

L’enquête sur la mère et sa fille disparues à Perpignan a connu de nouveaux rebondissements même si on reste malheureusement sans nouvelles des deux femmes. Après que le père et mari des disparues se soit suicidé dans la caserne de la légion étrangère où il était engagé et avoir laissé une vidéo clamant son innocence, la police a découvert qu’il avait déjà été entendu dans une affaire de disparition en 2004 à Nîmes. L’enquête est rouverte.

Au Japon, plus d’un an après la catastrophe, de l’eau contaminée se déverse dans l’océan Pacifique près de Fukushima. Plus de 300 tonnes chaque jour qui commencent à être pompée après l’annonce de cette nouvelle catastrophe écologique mercredi dernier.

La Russie a finalement accordé l’asile à Edward Snowden, l’homme qui a révélé au grand public l’ampleur de système d’écoute et de surveillance américain. Les relations entre les deux pays étaient déjà tendues, elles sont à présent glaciales. Barack Obama a décidé d’annuler la rencontre prévue avec Vladimir Poutine en marge du prochain G20.

Les combats reprennent de plus belle en Syrie. Bachar al Assad a réaffirmé sa volonté de combattre la rébellion. Les kurdes d’Irak se disent prêts à soutenir ceux de Syrie, quant à la Russie, du côté du régime, elle a reporté la livraison de missiles, pour ne pas « rompre l’équilibre des forces ».

Il a eu 60 morts en Irak dont la plupart dans une vague d’attentats à la voiture piégée, notamment à Bagdad. Plus de 800 personnes ont trouvé la mort dans le pays depuis le début du ramadan.

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Le mot de la semaine sera ADAMANTIN : « Qui a l’éclat ou la dureté, la résistance du diamant. »

Les sorties ciné

Lone Ranger, Naissance d’un héros : l’histoire d’un guerrier indien et d’un ancien défenseur de la loi devenu un justicier légendaire qui ont dû apprendre à faire équipe pour lutter contre la corruption. De l’aventure et Johnny Deep, évidemment, je ne peux pas rater ça, ceci dit, ça semble être un bon navet… oh Johnny Johnny mais que t’arrive-t-il ?

Les Salauds : quand Marco rentre à Paris, la mari de sa soeur vient de se suicider, sa vie part à la dérive et elle désigne Edouard, un homme d’affaire comme responsable de la situation ; son frère loue alors un appartement dans l’immeuble où il vit pour le surveiller. Un film qui me semble bien compliqué mais bon, Vincent Lindon et Chiara Mastroianni quand même, ça donne envie.

Je ne suis pas mort : Yacine est un brillant étudiant d’origine modeste qui a le soutien de son professeur, Richard ; lorsque celui-ci meurt, il va essayer de se faire passer pour lui auprès de sa famille. Encore une histoire à dormir debout mais je ne sais pas, je trouvais le titre mystérieux.

Bonne semaine !

Mes lectures

Les déctives sauvages – Roberto Bolaño

          Arturo et Ulises sont les leader du jeune mouvement poétique réal-viscéraliste, quand Juan Garcia Madero les rejoint, c’est tout son univers qui bascule. A leur contact, il va commencer à voir le monde différemment et passer subitement de l’enfance à l’âge adulte. Mais pour les autres membres aussi la vie est parfois bien compliquée…

          On m’avait beaucoup parlé de ce livre et on m’en avait dit le plus grand bien : « un vrai chef-d’œuvre », « on ne peut plus le lâcher une fois qu’on l’a commencé », « à découvrir absolument », longue fut la litanie des compliments… Malheureusement, malgré un enthousiasme certain au moment de l’achat, je n’ai pas eu l’occasion de le lire de suite et le nombre de pages conséquents (930 tout de même) m’a un peu découragé de le sortir de ma bibliothèque. Jusqu’à cet été où je me suis enfin décidée à faire un effort et à me lancer dans cette aventure au long cours. Je dois bien l’admettre, dès les premières pages, j’ai craint que le temps ne me paraisse un peu long en compagnie de nos amis poètes. Si le style est agréable, il manque un peu de finesse à mon goût et à moins d’une grande maîtrise, je préfère souvent les narrations à la troisième personne pour ce type de texte aux multiples personnages dont les destinées s’entrecroisent.

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          Si j’ai eu un peu de mal à accrocher au début, j’ai toutefois assez rapidement eu envie de connaître la suite. Un sentiment étrange : je n’étais pas passionnée par ce livre et pourtant juste assez intriguée pour ne pas non plus m’ennuyer au point de vouloir le lâcher. Je doit admettre que le sujet ne m’a guère enthousiasmée… Roberto Bolaño invente un mouvement poétique proche des surréalistes qui réunit une poignée d’adolescents rêveurs et un peu paumés. L’occasion de réfléchir sur le rôle de la poésie – même si l’auteur ne fait guère dans le discours pontifiant. Je dois admettre que ce n’est pas ce que j’attends d’un roman (à moins toujours d’un talent exceptionnel), et que pour répondre à ce type d’interrogations, je préfère lire un essai, à mon humble avis bien plus apte à y répondre. Les bande d’adolescent me sont en soi plutôt antipathique, sans doute parce que j’ai toujours été moi-même très solitaire. Toujours est-il que ça me parle peu.

          Qu’ai-je donc aimé dans ce roman ? En voilà une question qu’elle est bonne ! Eh bien j’ai aimé cette polyphonie dans laquelle on déambule et se perd, l’ambition du projet et la folie des personnages, qui ne sont pas sans rappeler certaines oeuvres de Dostoïevski. On trouve dans ce roman tous les élément de la jeunesse, de l’amour à l’amitié, de l’enthousiasme à la perte des illusions. Cette volonté de tout montrer est louable et l’auteur y réussit très bien. Les personnages d’Arturo et Ulises sont à la fois charismatiques et inquiétants, ils exercent sur le lecteur une certaine fascination qui le pousse à les suivre dans leurs aventures qui les mènent toujours plus loin dans les bas-fonds. S’il y a bien une vraie réussite dans ce roman, ce sont ces personnages crépusculaires. Il y a quelques très beaux passages, avec un certain Amadeo et deux jeunes gens. Un certain suspens aussi, avec une course-poursuite d’un coté et de l’autre la recherche d’une poète nommée Césarea et retirée du monde depuis longtemps. Une lecture intéressante même si un peu trop intellectualisante par moments, ce qui colle mal avec un coté parfois un peu « brouillon ». Les personnages sont particulièrement intéressants et j’ai beaucoup aimé le petit air d’aventure qui souffle entre ces pages. Un auteur et un texte à découvrir.

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J’ai su, pendant cette seconde de lucidité, que publier un livre de ce type allait m’attirer la poisse, qu’avoir ce type assis devant moi dans mon bureau, qui me regardait avec ses yeux vides sur le point de s’endormir, allait m’attirer la poisse, que la poisse était probablement en train de planer au-dessus du toit de mes éditions comme un corbeau puant ou un avion d’Aerolineas Mexicanas destiné à s’écraser contre le bâtiment ou se trouvaient mes bureaux.

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Avec une voix d’outre-tombe don Pancracio a mentionné la foule de ses admirateurs. Ensuite la petite légion de ses plagiaires. Et pour finir l’équipe de basket de ses détracteurs.

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L’amour ni la toux ne se peuvent dissimuler. Mais était-ce l’amour ce que ces deux jeunes gens éprouvaient l’un pour l’autre ?

Bars, restaurants·Jeunesse

L’Oya café

          L’Oya est un lieux surprenant. En effet, voici un endroit où on ne vient pas pour boire un verre mais pour jouer, oui oui, pour jouer. Car il ne s’agit pas d’un bar traditionnel mais d’un bar à jeux et si la maison propose quelques rafraîchissements, elle possède surtout plus de 500 jeux de société venus du monde entier. A vous de jouer !

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©TimeOutParis http://timeoutparis.fr

          Si vous aimez les jeux de société, cet endroit est fait pour vous ! Il y en a pour tous les goûts et tous les âges, même pour les tout petits. Vous pouvez y amener vos enfants dès 3 ans. Stratégie, réflexion, dresse, mémoire, culture, partie plutôt longue ou plutôt courte, pour expert ou débutant, vous dites au patron ce qui vous tente (chaque membre d’une même tablée peut même exprimer des envies tout à fait contradictoires) et il amène quelques jeux susceptibles de convenir à tout le monde. C’est parti pour une explication rapide des règles et du type de jeux et il n’y a plus qu’à choisir celui que l’on veut, il rentre alors plus en détail dans le fonctionnement et reste avec nous pour nous guider dans nos premiers pas avant de nous laisser nous débrouiller seuls une fois qu’on a compris le principe. On peut faire appel à lui à tout moment si on a un doute sur les règles ce qui permet de commencer à jouer très rapidement.

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          Et c’est parti pour des heures de jeu endiablées ! Vous pouvez jouer une ou plusieurs parties à votre guise. Une fois que vous avez un jeu en main, il n’y a pas de limite de temps ou de restriction dans le nombre de parties. Si vous souhaitez tester plusieurs jeux, c’est également possible, en revanche, chaque nouveau jeu choisi est en supplément. Le cadre n’a rien de remarquable (des tables au centre et des boîtes de jeux aux murs), en revanche l’accueil est très chaleureux et l’ambiance est vraiment bonne. Je pense que c’est un lieux où on peut très facilement lier connaissance. Les tarifs ne sont pas trop excessifs, surtout si on prend en compte le temps qu’on peut y passer le coût d’un jeux de société. Le patron est de très bon conseil, ce qui permet de faire le plein de découvertes de passer de très bons moments. Beaucoup de jeux sont disponibles sur place à la vente -certains sont même édités par la maison – et vous pourrez repartir avec s’ils vous ont plu. Un endroit très sympathique et sans prétentions qui ravira tous les amoureux de jeux de société. 

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©On fait quoi ce week-end ? http://sortiesenfantsparis.wordpress.com/

Oya

25 rue de la Reine Blanche

75013 Paris

Du mardi au samedi de 14 à minuit, fermeture à 21h le dimanche

5€ le premier jeux, 3€ les suivants

1€ le premier verre, 2€ les suivants (sans alcool)

Expositions

Les Macchiaioli, des impressionnistes italiens ?

          Ce printemps, le Musée de l’Orangerie nous a proposé une exposition qui a éveillé ma curiosité : Les Macchiaioli 1850-1874, Des impressionnistes italiens ? On connaît l’art classique italien dont on voit de nombreux exemples mais côté impressionnistes, ce sont surtout les peintres français dont la renommée est grande. J’ai donc voulu voir de plus près de quoi il retournait…

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          Les macchiaioli sont des peintres italiens majoritairement originaires de Toscane qui dès les années 1850 forment à Florence un groupe d’artistes révoltés. Littéralement « macchiaioli » signifie « tachiste », l’expression péjorative est apparue dans la presse en 1862 et les peintres eux-même ont décidé de l’adopter. En rupture avec le néoclassicisme et le romantisme très en vogue à l’époque, et rompent avec les conventions, à la recherche d’une nouvelle forme d’expression picturale. Ils se distinguent de leurs contemporains aussi bien par le choix des sujets que par leur manière de les traiter : pour retranscrire la réalité, ils privilégient les taches de couleurs et les clairs-obscurs. Ce mouvement est considéré comme étant l’initiateur de la peinture moderne italienne.

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          J’ai toujours eu un petit faible pour les impressionnistes, j’avais donc hâte de découvrir ce mouvement qui semblait s’en approcher (c’est du moins ce que le titre de l’exposition suggérait). Je suis allée la voir au dernier moment et j’ai un peu tardé à vous en parler ce qui fait qu’elle est déjà terminée depuis un petit moment. J’ai un peu de mal à démêler mon ressenti, j’ai beaucoup aimé certaines choses tout en étant assez déçue. Je pense que c’est dû au sous-titre un peu racoleur. Commençons par l’impression générale. Quand on me dit « impressionnistes » je pense de suite « couleur » et j’ai trouvé les toiles des macchiaioli plutôt sombres, je n’ai pas retrouvé non plus cette impression de flou, le trait souvent net. Le rapprochement ne saute donc pas aux yeux et est sans doute plus subtil mais j’ai été dérouté par ce style qui ne correspondait pas à ce que je m’attendais à découvrir.

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         Je n’ai pas vu de suite en quoi consistait la modernité de ces artistes. Cela est sans doute aussi dû à une mauvaise connaissance du contexte qui n’est pas nécessairement le même en France et en Italie et mes connaissances en histoire de l’art sont très très loin de me permettre d’évaluer l’évolution de la peinture italienne au XIX° s. Il me semble que les panneaux explicatifs fournissaient quelques notions de ce coté-là mais comme j’ai fait l’exposition après une longue journée, je dois admettre que mes souvenirs sont un peu flous de ce coté-là… Toutefois, ils étaient suffisamment bien pensés pour nous éclairer peu à peu sur ce rapprochement pas si évident.

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          Il tient à deux axes majeurs, comme je l’ai déjà évoqué au début : tout d’abord, les sujets évoqués, ils rompent avec les compositions académiques et les portraits officiels et sortent des ateliers pour pour profiter de la lumière naturelle, souvent traduite par de forts contrastes qui se traduisent souvent sous forme de taches, ce qui s’inspire bien sûr des techniques impressionnistes, tout comme la grande variété des formats, et c’est là le deuxième axe, la liberté prise dans la réalisation. Si le traitement de la lumière sous forme de taches est moins abouti que chez les impressionnistes français, il en est inspiré. Il y a également la même recherche de trouver un style en rupture avec les conventions et de se rapprocher de la nature pour y trouver une inspiration nouvelle.

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          On trouve parmi leurs sujets de prédilection des paysages maritimes, des scènes rurales qui montrent les paysans dans leur quotidien, ce sont également des peintres engagés pour l’unification de l’Italie qui représentent la réalité des batailles, enfin, ils excellent dans la peinture des scènes de l’intimité, que ce soient les portraits ou les intérieurs bourgeois. Certains tableaux, notamment ceux sur les scènes rurales m’ont immédiatement évoqué le réalisme de Courbet, ce sont ceux qui m’ont le plus touchée dans cette exposition. Ils méritaient le détour, proposant des représentation sans doute un peu plus rares que les scènes de bord de mer devenues classiques par la suite (comme quoi…). Je ne connaissais aucun des peintres exposés ce qui en soi est une excellente raison de se déplacer. Il y avait quelques très belles toiles et je suis tombée totalement amoureuse d’un certain Giovanni Fattori. Une exposition surprenante qui nous fait découvrir des artistes italiens entre réalisme et impressionnisme qui méritent amplement le détour.

Cinéma

12 heures

Film d’action américain de Simon West avec Nicolas Cage, Josh Lucas, Danny Huston

          Quand Will sort de prison après 8 ans derrières les barreaux pour une braquage, il n’a qu’une hâte, retrouver sa fille pour essayer de renouer avec elle. Quand il apprend à peine quelques heures plus tard qu’elle a été kidnappée par un de ses anciens acolytes pour essayer de récupérer un butin qu’il n’a pas, il se lance dans une course effrénée pour tenter de la sauver. Il n’a que 12 heures.

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          Je n’ai jamais beaucoup aimé Nicolas Cage, en général, quand il est dans un film, il y a de forte chances pour que je ne l’aime pas, il a une grande tendance à choisir ce qui se fait de plus creux en matière de film d’action (qui n’est déjà pas la catégorie la plus intellectuelle en matière de cinéma). Mais bon, comme souvent je passais devant le cinéma, j’avais envie de voir un film et c’était le seul qui passait à cette heure-là que je n’avais pas déjà vu : j’ai vu de la lumière, je suis rentrée. Dès le début, j’ai senti que ça risquait de ne pas voler bien haut. On commence par un casse et j’ai trouvé que même s’il se veut un minimum recherché, il n’est pas ce qu’on fait de plus impressionnant dans le genre. La suite huit ans après, à la sortie du seul braqueur à s’être fait prendre à l’issue d’une course poursuite totalement invraisemblable.

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          C’est là qu’on rentre dans le vif du sujet, quand la fille se fait enlever et que la course contre la montre commence. Ca aurait pu être intéressant si la relation entre le père et la fille s’était construite peu à peu avant ça, ça aurait pu donner une vraie profondeur psychologique, mais se sont deux inconnus et l’effet est franchement raté. Cette histoire d’enlèvement est complètement improbable (je vous passe les détails pour ne pas spoiler le peu de suspens du film), le « méchant » est l’une des pire caricature que j’ai jamais croisé au cinéma, ce qui n’est pas peu dire et chaque rebondissement semble plus creux que le précédent. J’ai pourtant généralement l’impression d’être plutôt bon public pour ce genre de films, eut-être que je deviens un peu plus critique à force d’en voir. Vous l’aurez compris, j’ai trouvé ce film à peu près sans intérêt, même pour se rafraîchir les neurones après une dure journée.