Cinéma

Frances Ha

Comédie dramatique américaine de Noah Baumbach avec Greta Gerwig, Mickey Sumner, Michael Esper

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          Frances vit à New-York avec sa meilleure amie et veut devenir chorégraphe. Elle travaille un peu dans une compagnie, sort pas mal et galère beaucoup mais toujours dans la bonne humeur. Mais le temps va venir perturber cet équilibre instable.

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          Ce film me tentait bien, il me semblait assez léger tout en pouvant être intéressant par les thèmes qu’il abordait. J’avais lu de très bonnes critiques et la danse est toujours un sujet porteur, ça s’annonçait très bien ! Rien que l’affiche était déjà un condensé de bonne humeur ! J’ai été surprise de constater qu’on avait affaire (encore) à un film en noir et blanc. Pas que cela me dérange plus que ça, je trouve même que ça a un certain charme, mais en l’occurrence, je n’ai pas trouvé que ça apportait grand chose. Etrangement, j’ai de suite pensé à Oh Boy, vu il y a peu. Sans doute le côté trentenaire paumé dont la vie s’enlise un peu ; et le noir et blanc, bien sûr.

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          Je ne sais trop que dire de ce film avec lequel je n’ai pas franchement accroché. Je me suis un peu ennuyée. J’ai été assez déçue de ne retrouver l’univers de la danse qu’en toile de fond et de manière finalement assez anecdotique. Frances se disperse beaucoup et le film en fait autant. Une vie finalement assez banale, avec des soirées entre amis où on s’écoute parler qui m’ont parfois agacée. Si c’est loin d’être mauvais, j’ai trouvé l’histoire à peu près sans intérêt. Sans compter que je n’ai pas éprouvé la moindre sympathie pour ces personnages à l’univers si éloigné du mien. Heureusement, le premier rôle est bien campé et l’actrice vient insuffler un peu de vie dans ce qui aurait sinon été d’un ennui mortel. Un film qui ne m’a pas emballée et un type de cinéma qui me laisse assez indifférente.

Mes lectures

Ecoute la pluie – Michèle Lesbre

          Une femme s’apprête à rejoindre l’homme qu’elle aime à la mer, elle attend sur le quai du métro avec sa valise, un homme lui sourit avant de se jeter sur les rails. Bouleversée, elle ne partira pas et va errer dans les rues de Paris, cherchant à comprendre ce geste désespéré.

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          Je ne suis pas une adepte des textes très intimes, qui me mettent souvent mal à l’aise et dans lesquels je me reconnais généralement trop peu. Toutefois, le sujet de ce texte-ci me tentait bien, d’autant plus qu’on m’en avait vanté les mérites. Il y a peu de temps, ma rame de métro a été interrompue par le suicide d’un homme quelques stations plus loin et cela m’avait particulièrement touchée. Je me suis demandée ce qui peut pousser quelqu’un se tuer ainsi en public, à l’heure de pointe, qu’est-ce qui peut faire atteindre un tel degré de désespoir. Ce livre tombait donc au bon moment, reprenant des question que je m’étais moi-même posées.

          J’ai trouvé l’écriture très belle. Un peu décousue sans doute mais poétique aussi. En revanche, j’ai vite eu peu de me lasser de cette introspection du personnage. En effet, après la mort de cet homme, elle erre dans les rues,  manquant ainsi son rendez-vous, et par la même occasion remet en question son couple. Elle se demande s’il comprendrait qu’elle soit choquée, si elle va pouvoir partager ça avec lui, si cela ne va pas les séparer. J’ai eu peur qu’on tourne vite en rond avec ces questions et de finir par m’en désintéresser. Finalement, même si on reste toujours dans l’introspection et que je ne goûte guère cela, ça ne m’a ici m’a vraiment gênée. La réflexion est menée avec suffisamment de finesse pour ne pas perdre le lecteur. Un roman subtil et touchant.

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 Les vies d’adultes ne sont que tentatives pour guérir le chagrin de l’enfance inachevée, toujours inachevée…

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Les voyages nous ont beaucoup portés, les retours nous ont perdus parfois.

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Je me souviens avoir eu un geste spontané, ma main sur ta joue, je ne trouvais pas les mots pour exprimer ce désir. Tu ne m’avais pas encore dit que, pour toi, les mots n’étaient jamais à la hauteur.

Cuisine

Muffin orientaux

Pour 6 muffins de taille moyenne ou 15 mini muffins

4 c. à soupe de farine

1 c. à soupe de sucre

1/2 sachet de levure

1/2 c. à café de 5 épices

1 œuf

1 c. à soupe de miel

4 c. à soupe de jus d’orange

1 c. à soupe d’eau de fleur d’oranger

55 g de beurre

50 g de noix

50 g de raisins secs

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Mélangez la farine, le sucre, la levure et les épices.

Préchauffez le four à 180°.

Faites fondre le beurre. Dans un autre saladier, mélangez l’œuf, le miel, le jus d’orange, la fleur d’oranger et le beurre fondu.

Versez la préparation liquide sur le mélange de farine et fouettez énergiquement pour obtenir une pâte lisse. Ajoutez les noix et les raisins secs avant de répartir dans des moules.

Enfournez 15 minutes si vos moules sont de tailles moyenne, 12 si comme les miens ils sont plus petits.

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Ces muffins sont très goûteux et rappellent un eu les pâtisseries orientales, tout en restant beaucoup plus légers. Ils accompagnent très bien un thé à la menthe.

Bon appétit !

Jeunesse·Mes lectures

Mortelle Adèle, 4, J’aime pas l’amour – Mr Tan et Miss Prickly

          Adèle est une petite fille comme on en rêve : douce et délicate… euh, non, on la refait : Adèle, un bout de chou tout en cynisme et en malice, avec une incroyable inventivité pour les bêtises, ça méritait bien un qu’on lui consacre un 4° tome.

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          J’avais eu pour Noël le 2° tome des aventures d’Adèle et j’avais beaucoup ri, même si je les avais trouvé un peu moins fines que celles de Pico Bogue, dans le même genre. Un petit livre que j’avais toutefois apprécié. Je n’avais pas lu les autres tomes de la série, mais voilà qu’on a eu la bonne idée de m’en offrir un autre, ce qui m’a permis de me replonger dans la vie trépidante de notre petite Adèle.

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          J’ai préféré ce tome au premier que j’avais lu. Adèle tombe amoureuse pour la première fois. Elle découvre les joies de l’amour et comme n’importe qui rougit, est intimidée et écrit même des poèmes. Bref, elle devient toute mignonne, ce qui, bien sûr, l’exaspère.

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          Je me suis assez reconnue dans cette hésitation entre les joies de l’amour et l’envie de se donner des claques devant tant de mièvrerie. Il y a quelques très bonnes idées dans cette BD qui m’a vraiment beaucoup fait rire. Les parents d’Adèle passent un sale quart d’heure mais le lecteur, lui, en redemande !

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J’aime : personne. J’aime pas : tout le reste.

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Geoffroy, il voudrait être mon amoureux. J’hésite encore. Mais c’est vrai que c’est bien d’avoir un amoureux : j’ai toujours quelqu’un sous la main à torturer, et en plus ça lui fait plaisir !

Cinéma

Les beaux jours

Comédie dramatique de Marion Vernoux avec Fanny Ardant, Patrick Chesnais, Laurent Lafitte

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          Caroline est une jeune retraitée. Pour lui éviter de s’ennuyer et l’aider à se remettre de la mort de sa meilleure amie, sa fille lui offre un forfait découverte pour « Les Beaux Jours », une résidence qui propose diverses activités. Là-bas, elle rencontre un jeune homme séduisant qui va devenir son amant,ce qui pourrait bien ne pas être au goût de son patient époux. 

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          Je suis allée voir ce film essentiellement pour sa distribution : Fanny Ardant, Patrick Chesnais, Laurent Lafitte, que du beau monde ! J’avais un peu peur que l’histoire ne me convainque pas plus que ça, étant comme vous le savez assez peu sensible aux questions sentimentales. Finalement, je n’ai pas été déçue, loin s’en faut ! Si on n’est peut-être pas devant un très grand film, il m’a fait passer un très bon moment. L’histoire est assez simple voire même plutôt banale : une jeune retraitée, pleine d’énergie et encore belle, s’ennuie un peu dans son couple et se sent inutile avec toutes ces longues journées à occuper. Elle se rend franchement à reculons à ce club du troisième âge où l’a inscrite sa fille et qui ne l’enchante guère, et c’est sans grande résistance qu’elle va se laisser séduire par un homme bien plus jeune qu’elle qui va remettre un peu de piment dans sa vie.

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          Si le scénario ne cherche pas à surprendre, il tient toutefois bien la route. Tout comme la réalisation, sobre mais juste. Il est agréable de voir un film sans grande prétention mais simplement bien réalisé de bout en bout, un goût de la simplicité qui se fait finalement assez rare. Mais c’est dans la formidable interprétation de ses acteurs, et notamment de Fanny Ardant, que réside tout le charme de ce film. C’est un plaisir de l’admirer dans ce rôle qui lui va si bien et l’éloigne un peu de cette image de femme froide et inaccessible qu’elle a parfois pu avoir. Patrick Chesnais et Laurent Lafitte sont également impeccables et c’est toujours un plaisir de les retrouver à l’écran. Un film léger et subtil, où les sentiments sont esquissés avec finesse sans jamais en faire trop et qui nous fait passer un agréable moment.