Mes lectures

La compagnie noire – II, Glen COOK

          La compagnie noire est une troupe de mercenaires que sa réputation précède partout où elle passe. Elle se met au service du plus offrant, en l’occurrence la Dame, un être maléfique qui tient à étendre son pouvoir. Toubib écrit les annales de la compagnie et on suit leurs aventures à travers ses yeux. Si la Compagnie n’a pas de morale, ses hommes ont le sens de l’amitié. Une qualité qui va s’avérer encombrante.

          Dans Le château noir, deuxième volet de la série, on retrouve la Compagnie Noire quelques années après la bataille de Charme. Le monde est quelque peu apaisé, ou du moins connaît-il une trêve avant la bataille qui se prépare. Nos héros ont vieilli et se lassent d’être sans cesse sur les routes. Mais les Asservis vont les forcer à renouer avec le risque et l’aventure. Ce deuxième tome est tout à fait dans la lignée du premier. J’ai eu un peu de mal au début, avec un peu trop de passages à mon goût qui rappellent le premier volet, parfois de manière maladroite. Toutefois on retrouve vite l’univers de la compagnie noire et le rythme effréné qui l’accompagne. Ce deuxième tome est riche en péripéties et surprises de tous acabits. Cette fois encore, on se régale.

Les malins, c’est à leurs actes qu’on les reconnaît.

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On ma reproché ma tendance au pessimisme. A juste titre peut-être. En tout cas, elle a le mérite de limiter les déconvenues.

Pour ceux qui auraient raté la premier épisode, c’est ici.

Actualité

L’info de la semaine (27/07)

– Aujourd’hui s’ouvrent les Jeux Olympiques de Londres. Les amoureux du sport vont pouvoir s’en donner à coeur joie pendant 2 semaines et cette fois pas de décalage horaire (pratique si on est en vacances, plus compliqué quand on travaille).

– En fin de semaine dernière, aux Etats-Unis, un jeune homme est entré dans un cinéma pendant une projection de Batman et a tiré dans la foule, faisant 12 victimes.

– Le Tour de France s’est achevé dimanche et a été remporté pour la première fois par un anglais.

– Le manque d’activité physique causerait autant de morts que le tabac ou l’obésité, accroissant les risques cardio-vasculaires ou de diabète.

– Un sommet sur le sida cette semaine aux Etats-Unis, pour la première fois, il semble possible de freiner la maladie. Si les  chercheurs ne sont toujours pas sur la voie d’un traitement permettant de guérir la maladie, les traitements actuels permettent toutefois de l’enrayer et d’éviter la contamination. Des traitements préventifs sont à l’études et semblent très prometteurs.

Le mot de la semaine sera « s’esbigner » : s’esquiver, partir sans se faire remarquer.

Côté cinéma enfin, le dernier Barman, The Dark Knight Rises; Jane Eyrecomme son nom l’indique, une adaptation de l’histoire de Jane Eyre ; 360une réécriture de la pièce La Ronde,  avec un casting incroyable.

Photo

Les Sables-d’Olonne

 

 

 

 

 

 

    

 

Histoire de faire un peu vacances, quelques photos de mon week-end aux Sables d’Olonne. Je n’ai pas beaucoup sorti mon appareil mais voici quand même un petit bout d’océan.

 

    

Mes lectures

Artemisia – Alexandra LAPIERRE

          Artemisia Genteleshi est la fille d’un peintre romain de la Renaissance. Elle sera son élève puis suivra l’enseignement d’Agostino Tassi. Alors âgée de 17 ans, il la violera avant de lui promettre le mariage. Elle lui fera un procès afin de tenter de sauver son honneur. Elle se mariera ensuite et partira pour Florence. Elle connaîtra là-bas le succès et sera la première femme à entrer à l’Académie de peinture et à pouvoir vivre en toute indépendance. Un destin exceptionnel qui méritait bien qu’on s’y attarde.

         Je vous avais déjà parlé d’Artemisia dans deux articles : un sur le film qui est consacré à son histoire de viol, l’autre concernant l’exposition qui lui était consacrée au Musée Maillol. Le film m’a donné envie de connaître l’artiste qui m’a donné envie d’en savoir plus sur la femme. Un véritable coup de coeur doublé d’un arrière-goût de mystère des plus existants. Ainsi, je me suis lancée dans la lecture de cette longue autobiographie. L’histoire est traitée par le biais du roman historique. Ainsi, si les faits évoqués sont bien réels, l’auteur s’offre la liberté de combler les vides, et surtout d’évoquer les pensées et sentiments de ses personnages.

         J’ai trouvé ce choix un peu dommage. J’aurais pour ma part préféré une autobiographie pure s et simple. L’histoire en elle-même est déjà tellement incroyable, nul besoin d’en rajouter. Les faits se suffisaient, tout cet étalage de sentiments (supposés qui plus est) est tout à fait superflu. Ceci dit, le style est agréable (mis à part ces détours par la fiction donc), très fluide. L’ouvrage se lit très bien et est assez précis sans être obscur pour le néophyte, d’où sans doute sa longueur : expliquer prend forcément un peu de temps. J’y ai personnellement appris plein de chose, et ça m’a donné envie de me pencher de plus près sur les toiles des maîtres de la Renaissance italienne. Un livre très intéressant et fort agréable, et quitte à me répéter, un destin de femme tout simplement incroyable. A dévorer sans retenue.

Théâtre

Alvin Ailey American Dance Theatre

         Alvin Ailey est un danseur afro-américain qui a créé sa propre compagnie à New-York en 1958 afin de mettre au point ses propres techniques et offrir une vitrine à la danse contemporaine qu’il réussira à démocratiser. Il meurt en 1989 mais sa troupe continue à vivre après lui et à mettre au point de nouvelles chorégraphies, mêlant toujours différents styles et techniques, dans une vision athlétique de la danse et avec toujours un même objectif : « Casser les murs entre les artistes  et le public ».

         Les étés de la danse, au théâtre du Châtelet, invitent la célèbre compagnie. J’ai réussi à avoir une place jeudi dernier. Au programme de la soirée, 4 chorégraphies (donc aucune signée du créateur de la compagnie, vins-je de me rendre compte, mais tant pis) : Home, The Evolution of A Secured Feminine, Vespers et Love Stories.  Je n’ai pas du tout accroché avec la première, ultra contemporaine, proche de la danse de rue et assez brouillon. La musique était exaspérante et je me suis ennuyée ferme. Autant vous dire qu’après pareils débuts j’étais très mal disposée pour la suite. Et là, le miracle s’est produit.

          La 2° chorégraphie met en scène une femme seule, sur des rythmes enlevés, proches du jazz. C’est très beau et bien conçu. Je ne sais que dire tant la performance impressionne, la mise en scène est intelligente et le tout est aussi dynamique que léger. On n’en attendait pas moins de la célèbre troupe. Mais ce n’est rien par rapport à la suite ! Vesper est tout simplement une merveille. C’est exactement ce que je m’attendais à voir en achetant mon billet. Un subtil mélange de ballet classique et de modernité. C’est époustouflant. On frôle la perfection. Après ça on regarde la fin dans un état de béatitude absolu. Le dernier morceau est le plus dynamique et coloré, plus proche des danses africaines. Plus moderne que les 2 précédents, il offre une vision de la danse très intéressante, reprenant différents aspects de la danse, de la répétition au spectacle final, illustrant bien ainsi ce rapprochement des artistes et de leurs spectateurs. Si je n’ai sans doute pas vu les chorégraphies les plus spectaculaires, j’ai apprécié la diversité des styles et le mélange de techniques et de cultures. Un très beau spectacle qui a l’attrait de la variété et est une excellente initiation à la danse contemporaine.

La qualité est mauvaise mais voici une partie de Vespers.