Cuisine

Clafoutis abricots/nectarines

Pour 6 personnes

3 nectarines jaunes

4  gros abricots

130 g de farine

120 g de sucre

4 oeufs

40cl delait

30 g de beurre salé

Préchauffer le four à 210 °C (th.7).

Détailler les fruits en tranches et les disposer dans les moules préalablement beurrés et légèrement saupoudrés de sucre (pour un effet caramélisé à la sortie du four, je les fais dans des moules individuels mais dans un grand ça fonctionne tout aussi bien).

Dans un saladier, battre les oeufs en omelette et y ajouter le sucre. Ajouter progressivement la farine en continuant à battre, puis le lait et le beurre fondu.

Quand le mélange est homogène, verser la pâte sur les fruits et faire cuire 25 min. Déguster une fois tiède.

Bon appétit !

Culture en vrac

Juillet : le bilan

          Le mois de juillet fut riche en (bonnes) lectures. Parmi les coups de coeur du moment, le très beau recueil de nouvelles de Sylvain Tesson, Une vie à coucher dehorsDe très beaux textes qui méritent le détour et que je ne peux que vous recommander chaleureusement, un vrai bijou. Dans un tout autre style, La compagnie noiresérie fantasy très agréable à lire et incroyablement prenante. J’ai beaucoup aimé qu’on sorte des habituels clivages bien/mal pour un mode de fonctionnement plus complexe et autrement plus intéressant. Enfin, une petite biographie pour la route avec Artemisia. Une immersion dans la peinture de la Renaissance des plus prenantes.

         Côté cinéma, très peu de sorties ce mois-ci encore. Un gros coup de coeur tout de même pour Starbuck, qui m’a franchement fait rire et que j’ai trouvé bien plus subtil que ce que j’attendais. Une très belle surprise. Vu au cinéma, Tomboy, un film qui s’en sort bien avec un sujet difficile.

         Une belle exposition également avec Artemisia (oui encore !) au Musée Maillol, avec laquelle j’arrête ensuite de vous embêter. Un peu de danse également avec Alvin Ailey et les très belle créations de cette troupe. Une belle découverte également avec le Chamarré Montmartre. Et vous, quelles découvertes en ce mois de juillet ?

On se retrouve le mois prochain pour de nouvelles aventures !

Mes lectures

Métaphysique des tubes – Amélie NOTHOMB

          Bébé, Amélie était Dieu. Un dieu apathique qui se contentait de manger quand on lui présentait de quoi se nourrir et de regarder le plafond le reste du temps. Et puis tout à changé, un jour elle a découvert le monde. Mais cette petite fille hors du commun ne pouvait qu’avoir une vie exceptionnelle et pleine de d’aventures. 

        Je ne sais pas trop quoi dire de ce livre. Le début est extrêmement déroutant. Je l’ai trouvé insupportable. A la fois sans grand intérêt, pas très bien écrit franchement pédant. Heureusement, assez vite ça s’arrange et on retrouve la légèreté de l’écriture d’Amélie Nothomb, son humour et talent certain. Malheureusement, je ne sais pas si c’est moi qui n’avais jamais fait attention avant ou si c’est particulièrement marqué dans cet ouvrage-ci mais l’humilité n’est vraiment pas son point fort. Tant d’auto-suffisance me laisse perplexe. L’originalité de l’écriture (bien qu’elle s’émousse la lecture de plusieurs titres de l’auteur) est sans doute le plus gros atout de ce livre, un grain de folie des plus appréciables. Un livre agaçant par moments mais non dénuée de qualités : une lecture légère et agréable.

Certains grands livres ont des premières phrases si peu tapageuses qu’on les oublie aussitôt et qu’on a l’impression d’être installé dans cette lecture depuis l’aube des temps. Semblablement, il était impossible de remarquer le moment où Dieu avait commencé à exister.

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Le regard, qui est l’essence de la vie, est d’abord un refus. Vivre signifie refuser. Celui qui accepte tout ne vit pas plus que l’orifice du lavabo.

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Ils deviennent de plus en plus stupides, ce qui les conforte dans leur idée d’être brillants – car on n’a rien inventé de mieux que la bêtise pour se croire intelligent.

Cinéma·Expositions·Théâtre

On prépare la rentrée

          Certes, pour beaucoup, c’est à peine le début des vacances et il est indécent de parler de rentrée, j’espère qu’il me pardonneront. Pour ma part, pas de vacances en vue et Paris est bien calme en été. Je réféfléchis donc activement à la reprise d’activité pour septembre. En effet, l’été c’est aussi le moment pour prendre les divers abonnements pour vos activités culturelles de l’année : théâtre, opéra, concerts, musées. Abonnez-vous pour bien commencer l’année ! Voici quelques pistes… Excusez une légère tendance à favoriser les tarifs jeunes et surtout une sélection uniquement parisienne mais il se trouve que je prêche pour ma paroisse et ne fais que partager avec vous mes modestes recherches personnelles.

Le Louvre : le Louvre propose une carte qui vous ouvre les portes de ses collections ainsi que des expositions temporaires. Pour rappel, l’entrée des collections permanentes est gratuite pour les moins de 26 ans. La carte Louvre jeunes est à 15€ jusqu’à 25 ans, puis à 35€ jusqu’à 30ans. Vous pouvez également vous abonner en famille ou en adhérent aux Amis du Louvre. Pour trouver la carte qui vous correspond, c’est ici.

Orsay : le musée est entièrement gratuit pour les moins de 26 ans, expositions comprises. Inutile de faire la queue, présenter sa carte d’identité à l’entrée des salles suffit. L’adhésion permet d’accéder aussi au musée de l’Orangerie, elle est disponible en offre solo ou duo. Le tarif jeune s’applique jusqu’à 35 ans. Et pour les tarifs, c’est par .

Grand Palais : le musée propose une carte qui donne l’accès à toutes ses expositions. Elle est aussi disponible en combinaison avec le Musée du Luxembourg, en offre solo ou duo. Contrairement aux autres, elle fonctionne selon le calendrier civil, rendez-vous en janvier donc. Les différentes formules sont présentées .

Quai Branly : comme pour les autres musées, le Quai Branly propose une carte, à 35€ pour les grands et 15€ pour les moins de 26 ans et les enseignants. Et voici la grille des tarifs.

Centre Pompidou : le Centre Pompidou, comme les autres grand musée, propose un laisser-passer pour ses collections et expositions temporaires. Il propose différentes formules dont un pass à 48€, ou 22€ pour les moins de 26 ans. Le détail est ici.

Gaité lyrique : la carte de La Gaîté Lyrique permet d’accéder à des tarifs préférentiels toute l’année, sur la quasi-totalité des évènements proposés. Plein tarif 28€, – de 26 ans 20€. Liste des prix et avantages sur cette page.

Comédie française : au choix, un abonnement avec 4 spectacles minimum, ou une carte, sans engagement. Pour les moins de 28 ans, les tarifs de l’abonnement sont assez compétitifs avec des places à 14€ en catégorie B. Le site n’est pas très clair mais tout est ici.

Opéra : l’opéra de Paris propose des combinaisons de spectacles à tarifs réduits. La plupart des formules sont complètes mais il reste encore quelques possibilités. Les possibilités étant variées et les tarifs variables, je ne peux vous les résumer mais vous invite à aller les consulter sur le site de l‘Opéra de Paris.

Le théâtre du Châtelet : le théâtre propose plusieurs types de cartes qui permettent d’accéder à des tarifs préférentiels sur une sélection de représentations. La carte jeunes est extrêmement intéressante, avec des places en catégorie B à des prix défiant tout concurrence, mais attention, le choix de dates est très chiche. Pensez à vérifier le planning avant de vous engager. Les détails sont disponible ici.

Le théâtre du Rond Point : le théâtre propose au choix une carte ou un abonnement. Les deux sont à des tarifs intéressants, le choix dépend du nombre de pièces que vous souhaitez voir. La carte jeune est très intéressante : 10€ la carte puis 11€ la place. Pour le reste des tarifs, rendez-vous sur leur site.

Cent quatre : le Cent Quatre propose un abonnement. Il permet de choisir au minimum 4 représentations et offre de nombreux autres avantages. Une carte est également disponible, sans engagement. Je trouve les termes de l’abonnement assez vague, mais vous pouvez y jeter un oeil ici.

Pleyel : un abonnement à partir de 5 spectacles par an. Il est particulièrement intéressant pour les jeunes, avec des places à 9€. Les détails sont par .

          Ceci représente seulement quelques pistes. J’en oublie surement : le Palais de Tokyo, le Jeu de Paume, le théâtre des Champs Elysées, La Colline, les Amandiers, la Maison Européenne de la Photographie (MEP), le Théâtre de la Ville, La Villette, la Cité de la Musique, la Cité des sciences ou encore la Cinémathèque. Il y a tellement de choses, une liste exhaustive est impossible à dresser, j’espère que vous aurez quand même trouvé quelques pistes pour bien commencer l’année. Si vous aussi vous avez des projets pour la rentrée, ou simplement des idées à partager, n’hésitez as à ajouter votre pierre à l’édifice. N’oubliez pas non plus les formules avantageuses dans les cinémas, que je n’ai pas citées ici. Bonnes sorties à tous !

Cinéma

La nostra vita

          Drame franco-italien de Daniele Luchetti avec Elio Germano, Raoul Bova, Isabella Ragonese.

        Claudio est maçon dans la banlieue de Rome et travaille sur de gros chantiers. Il est très amoureux de sa femme, enceinte de leur troisième enfant. Proche de sa famille, il a toujours pu compter sur leur soutien. Mais un drame va venir rompre cet équilibre et bouleverser sa vie. Il va devoir se battre pour s’en sortir, et recommencer à vivre.

          J’avais raté ce filma sa sortie, j’ai donc profité de son passage sur Canal+ pour rattraper mon retard. J’en avais entendu le plus grand bien. Etrangement je ne saurais pas trop dire si j’ai aimé ce film ou pas. J’ai trouvé le drame moyennement bien amené. Un peu trop manichéen peut-être : trop de bonheur avant l’accident, trop de malheur après. Ensuite j’ai trouvé la réaction de personnage assez déroutante. Il a une manière de répondre aux évènements qui m’a laissée quelque peu perplexe. La fin m’a semblé également m’a un peu dérangée. En revanche, j’ai assez aimé la sobriété de ce film, sa violence. Il est filmé de manière très froide et ne se perd pas dans un sentimentalisme qui eut été mal venu. Toutefois, si le sujet est bien traité d’un point de vue technique, l’histoire reste un peu faible pour en faire un grand film. Ni vraiment bon, ni vraiment mauvais, un résultat assez mitigé.