Cinéma

The avengers, de Joss WHEDON

          Film d’action, aventure, science-fiction américain de Joss Whedon avec Robert Downey Jr., Chris Evans, Mark Ruffalo.

          Lorsque Nick Fury, le directeur du S.H.I.E.L.D., l’organisation qui préserve la paix au plan mondial, cherche à former une équipe de choc pour empêcher la destruction du monde, Iron Man, Hulk, Thor, Captain America, Hawkeye et Black Widow répondent présents (parfois malgré eux). Les Avengers ont beau être chacun des pointures dans leur domaine, il leur reste encore à apprendre à travailler ensemble pour former  une équipe qui tienne la route, d’autant que le redoutable Loki a réussi à accéder au Cube Cosmique et à son pouvoir illimité…

          Bon, parlons peu mais parlons bien. On est dans le film de super héros classique. Après nous avoir présenté chaque personnage dans des films séparés, on les retrouve tous ensemble, pour sauver le monde évidemment. Je ne vais donc pas me pencher outre mesure sr ce film qui ne prétend pas à une profondeur abyssale et répond aux attentes du genre. J’ai par ailleurs bien aimé ce film. Un bon vieux film de super héros comme on les aime, avec suffisamment d’auto-dérision pour éviter le ridicule.Rien de bien original : des super-héros, des méchants, on mélange le tout et ça se tape dessus dans tous les sens. Evidemment, on n’est pas au comble de la philosophie mais ça fait tellement de bien de temps en temps ! On en a pour son argent, on voit exactement ce pour quoi on est venu. C’est même plutôt une bonne surprise : le tout est bien ficelé est assez drôle. En bref, du film d’action haut de gamme, on se régale.

Actualité

L’actualité de la semaine (26/05)

          Avec un peu de retard, l’actu de la semaine. Hier j’étais le nez dans les casseroles pour faire un clafoutis poulet/poivron et une tarte mangue/noix de coco, j’en ai oublié mon article, mais ça valait le coup ! Alors, quoi de neuf ces derniers jours ?

– La semaine a commencé (enfin, la mienne, je compte du samedi au vendredi) par un accident dans le rallye de maures, une voiture est sortie de la route et a fait 2 morts et 19 blessés. Les freins auraient lâché à l’abord d’un virage.

Nancy et sa région ont connu de fortes intempéries, entraînant de spectaculaires coulées de boue.

– Pour sa première sortie en tant que garde des sceaux, Christiane Taubira a assisté à la finale d’un tournois de basket entre détenus. L’un d’eux s’est échappé au cours de sa visite.

– Après Diana Summers la semaine dernière, c’est le chanteur de Bee Gees qui s’est éteint cette semaine.

– Dans le New-Jersey, il est interdit d’écrire un texto en marchant, c’est assimilé à de la conduite dangereuse.

– Et enfin, le mot de la semaine est « avunculaire » : qui appartient ou à un rapport avec l’oncle ou la tante. La lutte a été rude pour élire le mot de la semaine, j’en ai croisé plein de nouveaux ses derniers jours, mais je vous en garde de côté pour la suite.

          Une actualité un peu pauvre cette semaine, rien de bien palpitant. Je ne vous ai pas fait le récapitulatif des sorties ciné, avec Cannes, il y en a vraiment trop, j’essaierai de me montrer un peu moins flemmarde la prochaine fois… Rendez-vous vendredi.

Mes lectures

La nuit juste avant les forêts, Bernard-Marie KOLTES

          Un homme aborde un inconnu dans la rue et lui parle de tout et de rien, et surtout de lui, pour tenter de le retenir. L’autre ne répond jamais et on ne saura rien de lui, pas même s’il existe vraiment. Un long monologue désespéré de 63 pages, en une seule phrase, fait de redites et d’obsessions. Perturbant.

          A vrai dire je n’ai pas grand chose à raconter sur ce texte que je n’ai pas réussi à finir, bien qu’il soit très court. Je n’ai absolument pas réussi à rentrer dedans. Dès le départ j’ai eu beaucoup de mal avec ce style moderne et décousu. Ce post-modernisme affiché m’a gênée, j’ai une préférence pour des écritures plus rondes. J’ai toutefois tenté de faire abstraction de ces premières lignes pour e pencher sur le coeur du sujet. Rien à faire, impossible de m’intéresser à ce qu’il se passait. Trop décousu à mon goût, trop déstructuré, trop cru dans le langage employé. Décidément tant de modernité me laisse perplexe.

          Ce long looooong monologue, en une seule phrase, m’a épuisée. Je me suis très vite désintéressée de ce discours auto-centré. Typiquement le genre de texte qui me laisse de glace. Ce n’est pas faute d’essayer mais c’est comme si les mots n’avaient aucune prise sur moi : je les vois mais ne les enregistre pas. Il y a visiblement là tout un courant à côté duquel je suis condamnée à passer faute de pouvoir me concentrer dessus plus de 2 minutes (j’ai vécu une expérience tout à fait comparable avec Thomas Bernardt). Des auteurs qui pourtant me tentent par les théories qu’ils mettent en oeuvre et leur volonté de bousculer les codes littéraires, bien que le résultat me passionne beaucoup moins. Une rencontre ratée donc, dommage.

Tu tournais le coin de la rue quand je t’ai vu, il pleut, cela ne met pas à son avantage quand il pleut sur les cheveux et les fringues, mais quand même j’ai osé

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l’usine, vos gueules, et on a le dernier mot _ et ils ont le dernier mot, le petit nombre de baiseurs qui décident pour nous, de là-haut, organisés entre eux, calculateurs entre eux, techniques à l’échelle internationale – l’échelle internationale !

Mes lectures

Top ten tuesday (22/05)

          Top Ten Tuesday, un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini. Initialement créé par The Broke and the Bookish, il est désormais repris en français par Iani et son carnet de lecture.

Cette semaine, le thème est :

Les 10 livres que vous avez acheté à cause du titre ou de la couverture

1) Brûlons tous ces punks pour l’amour des elfes, de Julien Campredon aux éditions Monsieur Toussaint Louverture. Le titre m’intriguait et surtout la couverture était teeeeeeeeellement belle que je n’ai pas pu résister.

2) Le mec de la tombe d’à côté, de Katrina Mazetti. Avouez que le titre sort du lot quand même ! Ca attire l’oeil. Après de longues hésitations, la curiosité l’a emportée.

3) Roméo et Jeannette, de Jean Anouilh. Le titre à lui seul est tout un programme. Je ne l’ai pas encore lu mais je me bidonne d’avance.

4) Animal lecteur, de Sergio Lama et Limon. Là encore, le titre m’a bien fait rire (à l’amour des mauvais jeux de mots…). Le format particulier de cette BD a aussi beaucoup joué dans mon achat.

5) Elle, par bonheur et toujours nue, d’Henri Gofette. Je trouvais le titre beau et mystérieux et j’aime bien le tableau de Bonnard sur la couverture.

6) Op Oloop, de Juan Filloy. La couverture était tellement belle que j’ai été o-bli-gée de l’acheter. Si vous ne connaissez pas Monsieur Toussaint d’Ouverture sachez que ses livres sont aussi fous que ses couvertures sont belles (ce qui n’est pas peu dire !) et c’est pour ça qu’on l’aime.

7) Travailler moins pour lire plus, d’Alain Serres. Tout un programme ! Et comme le titre est écrit en gros sur la couverture, les deux sont indissociables.

8) L’art de se taire, de l’Abbé Dinouart. Quel titre ! Ca en jette ! Et la belle ferronnière sur la couverture ne pouvait que me faire craquer.

9) Le noyau d’abricot, de Jean Giono. Une couverture épurée, et un bandeau avec écrit Giono en gros. Un inédit qu’un auteur que j’aime et donc je pensais l’eouvre close, évidemment je me suis jetée dessus !

10) La vie est brève et le désir sans fin, de Patrick Lapeyre. Un très beau titre, plein de poésie, qui m’a donné terriblement envie de lire ce livre.

          Je choisis très souvent mes livres en fonction du titre. Je trouve qu’un bon titre est souvent prometteur, même si je sais que c’est la partie du livre sur laquelle l’auteur à le moins de prise. J’aime aussi les belles couvertures, bien sûr, mais il est assez rares qu’elles soient assez originales pour suffire à me convaincre. Mais heureusement, il reste quelques petits éditeurs amoureux des formats originaux qui arrivent encore à me surprendre. Et vous, vous laissez-vous tenter par de belles couvertures ou des titres qui vous attirent ?

Mes lectures

Dans l’abîme du temps, Howard Phillips LOVECRAFT

          Quatre nouvelles sur le temps et ses mystères. Dans l’une d’elles, un homme qui perd la mémoire et se réveille 5 ans plus tard avec des souvenirs qui semblent venir d’un autre temps dont il ne garderait pourtant aucun souvenir conscient. Ou encore un jeune étudiant qui vit d’étranges expériences depuis qu’il loge dans une chambre qui a la réputation d’avoir hébergé une sorcière dans un passé lointain et serait restée hantée. Des textes dans la pure pure tradition fantastique.

          A vrai dire je n’ai pas trop accroché avec ces nouvelles. J’ai trouvé le style très austère. Une écriture typique de la fin du XIX°-début du XX°, très influencée par les écrits réalistes. On retrouve ainsi de longues descriptions et l’auteur fait preuve d’une incroyable minutie dans son récit. Trop à mon goût, tant de précisions m’ont quelque peu étouffée et perdue. Dans la 1° nouvelle, le personnage principal est un professeur d’économie et le texte se veut assez scientifique, ce qui m’a vite assommée. J’ai eu le plus grand mal à en suivre les péripéties. J’ai trouvé cela à la fois compliqué, décousu et pénible à lire. Un texte difficile que j’ai fini par abandonner. J’ai toutefois lu la fin par acquis de conscience : arriver à la comprendre en ayant sauté 40 pages n’est pas le signe d’un suspens insoutenable.

          La 2° nouvelle m’a un peu moins rebutée. Le style demeure assez ardu mais le sujet étant moins « technique », j’ai eu un peu moins de mal à m’y faire (c’est toutefois très relatif…). L’histoire est assez classique et efficace. La lecture de ce texte est édifiante quant à la place de Lovecraft dans la littérature fantastique/science-fiction (on est à la frontière des deux). Les thèmes abordés sont d’une grande modernité et ont été abondamment repris par la suite.

          Ce recueil est axé autour du problème du temps et de ses mystères. Il se construit à la fois sur la perception du temps dans les rêves mais aussi et surtout sur les toutes dernières avancées scientifiques en la matière, avec l’utilisation littéraire de la célèbre théorie de la relativité restreinte d’Albert Einstein. Ce mélange est aussi intéressant que novateur, bien qu’il m’ait laissée perplexe. J’ai trouvé que cela manquait de légèreté, l’écriture a je trouve un peu vieilli et je dois admettre que le sujet qui me tentait m’a finalement lassée (c’est que c’est pas simple cette histoire !). Raison pour laquelle je n’ai pas eu le courage de lire les 2 nouvelles suivantes. Un livre qui m’a donné bien du mal et que j’ai trouvé intéressant bien que je n’aie pas du tout accroché pour les raisons susmentionnées. Je pense toutefois que je retenterais ma chance avec Lovecraft sur un autre thème. A réserver sans doute aux lecteurs de sciences-fiction plus aguerris que moi.

Ils remarquèrent que je m’efforçais surtout de posséder à fond certains points d’histoire, de sciences, d’art, de langage et de folklore – les uns terriblement abstrus, et d’autres d’une simplicité puérile – qui, très bizarrement parfois, restaient exclus de ma conscience.

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Etaient-ce les rêves qui avaient amené la fièvre ou la fièvre les rêves, Walter Gilman n’en savait rien. Derrière tout cela était tapie l’horreur sourde, purulente, de la vieille ville, et de l’abominable mansarde moisie, à l’abri d’un pignon, où il étudiait.