Bars, restaurants

Manger tibétain à Paris

          Pour changer un peu du traditionnel steak/frites, j’ai testé 2 restaurants tibétains à Paris, tous deux situés rue de la Montagne Sainte-Geneviève (au 13, précisément). Qu’y mange-t-on ? De tout ! La carte est très vaste : agneau, boeuf, porc, plats végétariens… Beaucoup de viandes en sauce et de boulettes en tous genres ; en entrée, de nombreuses soupes et salades ; comme accompagnement, riz ou boulettes d’orge (et des radis macérés, miam !) ; et comme boisson le fameux thé au beurre de yak (un peu particulier, je vous le concède). Il y en a pour tous les goûts. Si les épices sont très présentes dans la cuisine tibétaine, rien de très piquant, ça reste mangeable par n’importe quel occidental réticent.

          Oui, mais du Lhassa ou du Pema Thang, lequel ai-je préféré ? Et bien j’ai aimé les deux ! Au Lhassa, j’ai surtout apprécié la décoration qui est magnifique et la grande variété de la carte, petit plus qui séduira certaines filles : la vente de bijoux traditionnels. Au Pema Thang, j’ai aimé le fait que les serveuses soient en tenue traditionnelle et adoré la cuisine, peut-être légèrement meilleure que chez le voisin (ou est-ce en raison de mes choix qui furent très différents ?), ils ont aussi les plus jolis bols (même si c’est un détail) et ils servent des radis macérés avec les entrées ce qui est une excellente initiative car à vrai dire, je n’aurais jamais imaginé pouvoir apprécier les radis pourris et je n’aurais sans doute pas tenté l’expérience par moi-même. Une petite préférence pour le Pema Thang donc mais les deux étant de bonnes adresses à des tarifs abordables, n’hésitez pas à sonner chez le voisin si cela que vous avez choisi est complet.

Restaurants Lhassa et Pema Thang

13, rue de la Montagne Sainte-Geneviève

75005 Paris

Jeunesse·Mes lectures

Kim HYANG-GEUM et Choi SOOK-HEE, Une terre coréenne

          Autrefois, pour retrouver leur chemin, les hommes mémorisaient l’emplacement des arbres ou posaient des repères comme des pierres pour reconnaître les endroits par lesquels ils étaient passés. Mais parfois, le temps effaçait les marques, le paysage changeait au fil des saisons ou par inattention, ils n’arrivaient plus à retrouver leur chemin. Il cherchèrent alors un moyen plus sur de se repérer. Ils montèrent sur la plus haute montagne et sur une planche, dessinèrent ce qu’ils voyaient, ainsi naquit la première carte.

          Ce livre nous explique comment sont nées les cartes en Corée. Le texte est clair et intelligent, les illustrations aux couleurs vives sont agréables. En fin d’ouvrage, une partie plus « scolaire » reprend l’histoire d’un point de vue plus scientifique (localisations, dates, etc…). Un ouvrage assez complet et très accessible dans lequel même les plus grands apprendront des choses.

Mes lectures

Fabliaux et contes du Moyen Age

          Un recueil de contes et fabliaux du Moyen Age paru dans la collection livre de poche. Des textes courts dont la morale est représentative d’une époque méconnue. Les textes ont été traduit en français moderne pour une meilleure compréhension.

          Un livre surprenant. Je lis très peu (voire pas) de littérature médiévale et je ne connais qu’assez mal cette époque. Ces contes faciles à lire sont extrêmement surprenants. Le rapport à la religion, à la femme, au pouvoir, tout y est passé en revue, le plus souvent avec un certain humour. Une lecture agréable et un bon moyen de découvrir à la rencontre d’une époque.

J’ai prêté ce livre avant d’avoir fait l’article, me voilà donc dans l’impossibilité de mettre un extrait mais ça viendra !

Expositions

Exposition Hervé Guibert à la maison européenne de la photographie

          A l’occasion du tout proche 20° anniversaire de sa mort, La Maison Européenne de la Photographie consacre une exposition à l’oeuvre photographique d’Hervé Guibert. Les photographies exposées sont celles que l’artiste avait choisi de conserver avant sa mort pour constituer son oeuvre photographique. Les clichés exposés appartiennent pour la quasi totalité à Christine Guibert qui en a fait don d’une grande partie à la Maison Européenne de la photographie à l’occasion de cette exposition.

          On connaît Guibert plutôt pour ses textes sur la photographie que pour ses clichés eux-mêmes. Il a en effet écrit sur la photographie au Monde pendant de nombreuses années. Il s’est toujours considéré comme un photographe amateur, loin de la recherche formelle, il souhaitait avant tout restituer l’instant. Avec ses 230 clichés et la diffusion de film d’Hervé Guibert, La pudeur ou l’impudeur, cette exposition constitue un excellent moyen de pénétrer l’univers de l’artiste.

Hervé Guibert, photographe.

Du 9 février au 10 avril

Maison européenne de la photographie

5/7, rue de Fourcy

75004 PARIS

Du mercredi au dimanche de 11h à 20h 

http://www.mep-fr.org/

Cinéma

Le discours d’un roi, de Tom HOOPER

          Drame historique britanico-américano-australien de Tom Hooper avec Colin Firth, Helena Bonham Carter, Derek Jacobi.

          Le prince Albert d’York n’était pas destiné à devenir roi, pourtant, quand son frère choisit d’abdiquer pour épouser une américaine 2 fois divorcée, il accepte de lui succéder sur le trône, sous le nom de Georges VI (père de l’actuelle reine d’Angleterre). Le jeune roi est bègue et devra pour faire face à sa fonction surmonter ce handicap. Avec l’aide de sa femme et d’un thérapeute du langage aux méthodes bien peu conventionnelles, il tentera de surmonter sa peur des mots pour unir le peuple face à la montée du nazisme.

          J’avais ouï dire le plus grand bien de ce film. Je m’étais renseigné sur l’histoire, avais vu la bande-annonce, je m’attendais à un chef-d’oeuvre. Eh bien c’en est bien un ! Et pourtant j’ai été pour le moins surprise, car si je m’attendais à une histoire poignante, des acteurs brillants et une mise en scène impeccable, je n’avais pas le moins du monde envisagé que ce film pusse être drôle ! Et pourtant il l’est sans conteste ! Drôle souvent, émouvant parfois, juste toujours.

          Je connaissais mal (ou pas d’ailleurs…) l’histoire de ce souverain qui a pourtant joué un rôle majeur dans l’histoire contemporaine en s’opposant fermement à la montée du nazisme. Un personnage complexe, brillant et torturé, non dépourvu d’une arrogance princière. Il est très intéressant de voir dans le film évoluer conjointement le personnage public et l’homme privé, souvent en opposition. Les 3 rôles principaux sont magnifiques et magistralement interprétés. Ce film tout en finesse, filmé avec élégance et sobriété est de toute beauté.

          On pourrait disserter longtemps sur pareille perfection. Rien de clinquant, d’impressionnant ni même de tragique, simplement un merveilleux équilibre. On pourrait continuer à vanter le scénario, les acteurs, la mise en scène. On pourrait remplir des pages et des pages sur le rôle qu’a joué cet homme en Europe et son incroyable courage. On ne se lasserait pas de parler de ce film mais rien ne pourrait égaler le plaisir simple de son visionnage. Alors je n’ai qu’un conseil, filez vite le retrouver dans les salles obscures.

Pour en savoir plus, le site internet dédié au film.