Actualité

Prix Goncourt, 2° sélection

          Dans la série des prix littéraires 2012 toujours, l’Académie Goncourt vient de livrer sa 2° sélection. Restent en lice pour le fameux prix :

Vassilis Alexakis L’enfant grec (Stock)
Thierry Beinstingel Ils désertent (Fayard)
Patrick Deville Peste et choléra (Seuil)
Joël Dicker La vérité sur l’affaire Harry Québert (Fallois)
Mathias Enard Rue des voleurs (Actes Sud)
Jérôme Ferrari Le sermon sur la chute de Rome (Actes Sud)
Linda Lê Lame de fond (Bourgois)
Joy Sorman Comme une bête (Gallimard)

          Une assez jolie liste, pas très originale mais qui me semble plutôt de bonne qualité. Parmi les ouvrages lus je dois admettre avoir un petit faible pour Le sermon sur la chute de Rome de Jérôme Ferrari, que j’ai hâte de chroniquer. Même si le Mathias Enard, Rue de voleurs, est aussi de très bonne qualité. Quant au Patrick Deville, dont je vous parlerai plus longuement bientôt, s’il ne m’a pas emballée plus que ça, on est forcé de reconnaître son brio et il semble avoir la préférence des journalistes comme des jurés des différents prix.

Verdict le 7 novembre !

Actualité

L’actualité de la semaine (29/09)

Quoi de neuf cette semaine ?

– Un bug de Facebook en début de semaine a mis le monde à feu et à sang (j’exagère à peine). Le problème ? Des messages « privés » qui ont subitement refait surface et sont devenus accessibles à tous. Après enquête, c’étaient en réalité des messages publics mais datant d’un temps où il y avait encore des pauvres innocents qui ignoraient que TOUT ce qui est publié sur un réseau social est accessible à la planète entière et impossible à effacer. Certains regrettent amèrement de ne pas en avoir pris conscience plus tôt et de voir leur vie étalée au grand jour. Ca fera rire les autres.

– Ca y est, on a dépassé les 3 millions de chômeurs. Bon je vous épargne le couplet : c’est la crise, le monde va mal, l’Europe s’écroule… Rien de bien nouveau. Mais cette barre symbolique met quand même un petit coup au moral.

– Le procès des irradiés d’Epinal s’est ouvert cette semaine. Entre 2001 et 2005, 450 personnes ont été surriradiées au centre de radiothérapie d’Epinal. 7 personnes en sont mortes. Ce procès doit déterminer les responsabilités de chacun.

– Vers une intervention au Nord Mali ? C’est ce qu’à suggéré François Hollande cette semaine. Depuis plusieurs mois, les islamistes d’Aqmi (Al Qaïda eu Maghreb) contrôlent le Nord du pays. Le gouvernement malien a demandé l’intervention de la Cédéao que la France a dit vouloir soutenir avec l’appui de l’ONU.

– La crise continue en Europe, en Grève et en Espagne, les mauvaises prévisions économiques et l’annonce de nouveaux plans d’austérités ont déclenché de vives réactions auprès de la population. Grèves générales et manifestations violentes s’en sont ensuivies.

Le mot de la semaine sera patelin : « qui cherche à séduire, à s’attirer la bienveillance ou la confiance d’autrui par un comportement doucereux, une amabilité insinuante et feinte. »

Côté cinéma : parmi les nouveautés de la semaine, Le magasin des suicides, de Patrice Leconte, tout est dans le titre, dans un ville où l’espoir a disparu, les Tuvache tiennent au magasin d’aide au grand saut, leur vie est bien réglée jusqu’à ce qu’arrive dans la famille un petit garçon souriant qui va bouleverser leur quotidien, un film d’animation dont la bande-annonce est assez prometteuse ; Vous n’avez encore rien vu, d’Alain Resnais, un metteur en scène vient de mourir et fait convoquer les comédiens qui ont joué son Eurydice pour qu’ils visionnent les répétitions, un hommage à Anouilh que je ne peux bien sûr pas manquer ; Sauna on Moon, de Zou Peng, les termes Sauna On Moon sont en difficulté, dans ce lieu où le plaisir est roi, les employées vont avoir des choix difficiles à faire, j’aime beaucoup le titre et il y a longtemps que je n’ai pas vu un film chinois, ça me tente donc bien.

Bonne semaine à tous !

Actualité·Mes lectures

Où j’en suis de la rentrée littéraire…

          Il y a un peu plus d’un mois, devant la masse de nouveautés qui me tentaient, je décidais de consacrer entièrement mes lectures de septembre aux romans de la rentrée littéraire. Où en suis-je un mois après ? J’ai lu 8 romans français. Pour 5 d’entre eux les articles sont déjà parus sur ce blog (en voici la liste : Mingarelli, Joncour, Gaudé, Enard et Rey), 2 sont en préparation, et pour le dernier, je n’ai pas encore fini ma lecture. Sur les 8, 7 étaient d’excellente qualité. Je n’en ai plus d’autres en attente dans ma bibliothèque. Vais-je pour autant m’arrêter là ? Je ne pense pas. En effet, il reste encore 2 ou 3 titres qui me tentent et il serait surprenant que je ne craque pas pour au moins l’un d’eux.

          Et puis surtout, je suis en manque de littérature étrangère, et de ce côté-là aussi il y a des romans très prometteurs en cette rentrée. Je ne peux décemment pas les laisser de côté. Le dernier Jim Harrison notamment m’appelle à grands cris. Je trouve aussi que je délaisse trop les essais et il y en avait justement quelques uns qui m’inspiraient bien. Pour la peine, j’ai décidé de prolonger un peu cette immersion dans les dernières sorties éditoriales. Il y avait fort longtemps que je n’avais pas lu autant de nouveautés, ni que je ne m’y étais intéressée de si près et je dois admettre que cela me manquait quelque peu. Je me réjouis donc de prolonger d’un petit mois mon exploration de la littérature contemporaine.

          Vous l’aurez compris, ce blog va être inondé pendant encore un mois d’encre fraîche. J’en suis d’autant plus heureuse que cette rentrée s’avère être d’excellente qualité. Cela va comme par magie nous amener à la saison des prix littéraires et aux grandes révélations de début novembre. Qui seront les auteurs consacrés ? Encore quelques semaines de suspens, et bien sûr, les résultats ici-même dès leur publication. Encore un peu de patience…

Actualité·Expositions

Les expos de la rentrée

          Septembre, l’heure de la rentrée, dans les musées aussi. De nouvelles expositions font leur entrée, de nouveaux artistes s’exposent. Petite sélection des expositions parisiennes de cette fin d’année.

– Pour commencer, non pas une exposition mais l’ouverture d’un nouveau département au Louvre : les arts de l’Islam. Projet en préparation depuis de nombreuses années, ces nouvelles salles du célèbre musée ouvrent enfin leurs portes. A voir aussi bien pour les merveilles qu’elles comprennent que pour le plus grand projet architectural entrepris par le musée depuis l’installation de la Pyramide. En effet, les salles sont construites à l’emplacement de la Cour Visconti, un grand sous-sol a été creusé un un tapis volant irisé (c’est le musée qui le dit, pas moi…) vient recouvrir cet espace. Je compte moi-même m’y rendre au plus vite !

– Le Musée du Luxembourg nous propose de découvrir Le cercle de l’art Moderne, avec une exposition sous titrée « collectionneurs d’avant-garde au Havre ». Au programme des réjouissances, Corot, Derain ou Dufy, qui tous en leur temps furent des artistes d’avant-garde. L’occasion également de découvrir des collections qui depuis ont été dispersées de par le monde. Une période que j’aime, notamment en raison du travail sur la couleur, et donc une exposition que je me réjouis déjà d’aller voir.

– Le Grand Palais aussi fait sa rentrée. La célèbre galerie nous offre deux expositions : Bohèmes et Edward Hopper. Si je ne sais au juste ce que contient la première mais son titre me fait rêver, par le vent d’ailleurs et de liberté qu’il apporte. Le Grand Palais a déjà prouvé sa capacité à réunir de très belles toiles autour d’un thèmes avec notamment Mélancolie il y a quelques années. Me voilà donc intriguée. Quant à Edward Hopper, c’est un artiste que je connais peu et les quelques toiles que j’en ai aperçues me donnent envie d’en savoir plus. Une seule solution donc : m’offrir le luxe d’un billet combiné pour échapper au dur problème du choix.

Les dérives de l’imaginaire nous attendent au Palais de Tokyo. Je suis habituellement très circonspecte face aux propositions offertes par le lieux. Ceux qui passent régulièrement par ici le savent, l’art moderne et moi, ça fait deux. Mais là, je crois que je vais faire une exception. Ce titre m’inspire tout particulièrement et les quelques photos que j’ai pu en voir me paraissent très prometteuses. En parallèle, le travail de Ryan Gander est présenté, et là aussi, contre toute attente, les quelques clichés de ses oeuvres me donnent envie d’en découvrir plus. Le Palais de Tokyo va-t-il enfin réussir à me réconcilier avec l’art contemporain ? On en prend le chemin… verdict très prochainement.

Orsay sort un peu des sentiers battus (enfin façon de parler hein…) avec l’exposition L’impressionnisme et la mode. Le thème en lui-même ne me parle pas des masses… Comme vous le savez, la mode et moi, ça fait deux, dentelles et autres froufrous me laissent de glace. Mais ici c’est la scénographie qui m’intrigue. En effet, elle confronte tableaux de maîtres et tenues d’époque. Une mise en relation des toiles avec ce qui les a inspirées qui me semble pouvoir être intéressante. Je pense donc aller y jeter un oeil par curiosité.

– Le meilleur pour la fin, l’exposition que j’attends en trépignant d’impatience se tient à la Pinacothèque : Van Gogh, rêves de Japon. Sans grande originalité, j’ai toujours adoré Van Gogh. J’avais découvert son travail sur le Japon à Amsterdam, dans le musée qui lui est dédié. C’avait été une véritable révélation. Un aspect de son oeuvre qu’on connaît peu et qui mérite pourtant amplement le détour. Une exposition qui m’enthousiasme donc tout particulièrement. En même temps se tient l’exposition Hiroshige, artiste japonais qui a justement inspiré le peintre hollandais. Une confrontation qui peut donc s’avérer tout à fait passionnante. Sans aucun doute, si je ne devais voir qu’une exposition, ce serait celle-là !

          Bien sûr cette liste n’est pas exhaustive. On peut également aller voir Soutine à l’Orangerie, Cheveux chéris au Quai Branly ou Rubens, Van Dyck, Jordaens à Marmottan Monet. Ce ne sont pas les possibilité qui manquent !

Et vous, avez-vous repéré des choses qui vous inspirent pour ces prochaines semaines ?

Actualité

Prix Femina, 1° sélection

          Pas de « top ten » aujourd’hui, le sujet ne m’inspirait guère et recoupait trop des thèmes précédents. J’en profite donc pour vous communiquer la 1° sélection du Prix Femina, annoncée voilà déjà une bonne semaine mais que j’avais totalement oublié de vous faire partager. La voici donc avec un peu de retard :

– Thierry Beinstingel, Ils désertent (Fayard)

– Jeanne Cordelier, Escalier F (Phébus

– Julia Deck, Viviane Elisabeth Fauville (Minuit)

– Patrick Deville, Peste et choléra (Seuil)

– Joël Dicker, La vérité sur l’affaire Harry Québert (Fallois)

– Philippe Djian, « Oh… » (Gallimard)

– Nicolas d’Estienne d’Orves, Les fidélités successives (Albin Michel)

– Jérôme Ferrari, Le sermon sur la chute de Rome (Actes Sud)

– Claudie Hunzinger, La survivance(Grasset)

– Leslie Kaplan, Millefeuille (P.O.L)

– Catherine Mavrikakis, Les derniers jours de Smokey Nelson(Wespieser)

– Florence Noiville, L’attachement (Stock)

– Gisèle Pineau, Cent vies et des poussières (Mercure de France)

– Nathalie Rheims, Laisser les cendres s’envoler (Scheer)

– Catherine Safonoff, Le mineur et le canari (Zoé)

– Colombe Schneck, La réparation (Grasset)

– Antoine Sénanque, Salut Marie (Grasset)

– Anne Serre, Petite table, sois mise ! (Verdier)

– Joy Sorman, Comme une bête (Gallimard)

          Une fois de plus, je me contente de la sélection française, ne m’étant pas penchée de très près sur la littérature étrangère en cette rentrée (ce que je déplore par ailleurs). Est-il nécessaire de noter que Patrick Deville est encore est toujours là ? Décidément, pas un prix qui ne l’ait retenu ! Jérôme Ferrari confirme également son succès. Mais cette liste propose aussi des titres quelques peu délaissés par les journalistes et jurés de prix littéraires. Je suis loin d’avoir entendu parler de tous ces ouvrages mais c’est sans doute la liste de la rentrée qui me donne le plus envie. Etvous, qu’en pensez-vous ?