Cinéma

Sorties ciné 2013

          On est en janvier, le temps des bilans et des projets. L’occasion de vous présenter avec un peu de retard quelques uns des films que j’attends impatiemment en ce début d’année 2013. Toutes les sorties ne sont bien sûr pas encore annoncées et je ne suis pas à l’abri de fâcheux oublis… Voici tout de même une petite sélection des films à venir.

1) Lincolnde Steven Spielberg

Biopic américain avec Daniel Day-Lewis, Sally Field, David Strathairn. Un film sur les derniers mois du mandat de Lincoln où il tente de mettre fin à la guerre civile qui déchire le pays et d’abolir l’esclavage. Un sujet passionnant, un grand réalisateur et un très bon acteur en Lincoln, ça fait rêver. Sortie le 30 janvier.

2) Hitchcock, de Sacha Gervasi

Biopic américain avec Anthony Hopkins, Helen Mirren, Scarlett Johansson. Au sommet de sa carrière, Alfred Hitchcock, le maître du suspens, veut monter un nouveau film sur un tueur en série. Pourtant, personne ne le suit sur ce projet, à part sa femme qui mettra tout en oeuvre pour que le film voie le jour ; de leur obstination naîtra Psychose. Evidément, le sujet ne peut que me tenter, surtout avec un acteur pareil en tête d’affiche ! Sortie le 6 février.

3) Gatsby la Magnifique, de Baz Luhrmann

Drame américain avec Leonardo DiCaprio, Carey Mulligan, Tobey Maguire. En 1922, Nick Carraway, jeune écrivain, rencontre Jay Gatsby, qui écume les fêtes mondaines. Il va vite être fasciné par son nouvel ami et le monde de milliardaires qu’il fréquente, avec son lot de mensonges et de trahisons. Je n’avais pas du tout accroché avec le livre, ce qui étrangement me donne encore plus envie de voir le film, qui me réconciliera peut-être avec ce classique. Sortie le 15 mai.

4) Les amants passagers, de Pedro Almodovar

Comédie espagnole avec Carlos Areces, Raúl Arévalo, Javier Cámara. Des passagers vivent leurs dernières heures à bord d’un avion. Chacun va faire des aveux inattendus pour échapper à l’angoisse. Pedro Almodovar, que j’avais un peu délaissé dernièrement, semble revenir à ses premières amours, avec des personnages hauts en couleurs. On ne peut que s’en réjouir ! Sortie le 27 mars.

5) L’écume des jours, de Michel Gondry

Comédie dramatique française avec Romain Duris, Audrey Tautou, Gad Elmaleh. Colin rencontre Chloé, ils s’aiment mais la romance vire au drame quand la jeune femme tombe gravement malade. J’avais beaucoup aimé la poésie du roman et Michel Gondry possède tout le talent nécessaire pour le porter à l’écran. J’attends le résultat avec impatience ! Sortie le 24 avril.

6) Promised Land, de Gus Van Sant

Drame américain avec Matt Damon, Rosemarie DeWitt, Frances McDormand. Steve est représentant d’une compagnie énergétique ; il pense qu’avec la crise il sera facile de convaincre les habitants d’une petite ville de forer le sol pour en extraire les ressources. Mais c’était sans compter sur l’opposition d’un enseignant qui va combattre activement ce projet. Le genre de sujet d’actualité que j’apprécie, avec un bon réalisateur eton bon premier rôle, ça peut faire un grand film. Sortie le 13 mars.

7) Les chevaux de Dieu, de Nabil Ayouch

Drame belge, acteurs inconnus. Yassine est un jeune marocain qui enchaîne les petits boulots. Quand son frère sort de prison, il le convainc de rejoindre les « frères » avec ses copains. Une longue préparation les attend pour devenir martyrs. Un sujet difficile assez rarement porté à l’écran. En espérant que le film sera à la hauteur de la profondeur de son thème. Sortie le 20 février.

8) Elefante Blanco, de Pablo Trapero

Drame argentin avec Ricardo Darin, Jérémie Renier, Martina Gusman. A Buenos Aires, deux prêtres s’efforcent d’aider la population. Peu à peu les tensions augmentent dans le bidonville et l’annulation des travaux de l’hôpital vont mettre le feu aux poudres. Là aussi, un sujet qui m’intéresse et typiquement le genre de film que j’apprécie ! Sortie le 20 février.

9) The company you keep, de Robert Redford

Drame américain avec Robert Redford, Shia LaBeouf, Brit Marling. Un avocat voit ressurgir son passé quand un jeune journaliste commence à enquêter sur lui. De et avec Redfort, rien que ça, ça suffit à donner envie ! La bande-annonce n’est pour le moment disponible qu’en VO. Sortie le 1° mai.

10) Jappeloup, de Christian Duguay

Biopic français avec Guillaume Canet, Marina Hands, Daniel Auteuil. Au début des années 80, Pierre abandonne sa carrière d’avocat pour se consacrer au saut d’obstacle. Il décide de s’entraîner avec un cheval auquel personne de croit : Jappeloup. Trop petit et très caractériel, il est pourtant capable de belles performances. Au fil des compétitions, leur complicité va se renforcer et va les mener aux JO de Séoul. Mes années d’équitation parlent et me donnent envie d’aller voir se film dont la bande-annonce n’est pas encore disponible mais les 1° images m’ont convaincues. Sortie le 13 mars.

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Mais aussi :

Happyness Therapy, comédie dramatique américaine avec Bradley Cooper et Robert de Niro. Pat a tout perdu et doit retourner vivre chez ses parents. Pourtant, il garde un moral à toute épreuve. Sa rencontre avec une jeune femme va l’aider à reprendre sa vie en main. A priori pas le genre de film qui m’inspire plus que ça mais les très bonnes critiques m’ont convaincue. J’ai même hâte de la voir ! Sortie le 30 janvier.

Effets secondaires, de Steven Soderbergh avec Jude Law et Catherine Zeta-Jones. Un film sur l’effetdes drogues sur l’esprit humain. Soderbergh a réussi à me convaincre avec un film sur les chippendales, tout est possible maintenant ! Sortie le 3 avril.

A la merveille, de Terrence Malick avec Ben Affleck et Javier Bardem. J’avais détesté le dernier Malick (pourtant Palme d’Or), je suis donc curieuse de voir s’il a retrouvé ses esprits. Le casting fait envie et la bande-annonce est pas mal, ça s’annonce plutôt bien…

Gangster squad, avec Ryan Gosling. Los Angeles, 1949, dans le monde de la mafia. Les membres d’une petite brigade vont essayer de démanteler un gros réseau. Un scénario classique mais alléchant. Quand on aime les films de gangsters, ça ne peut que donner envie. Sortie le 6 février. Sortie le 6 mars.

The Lone Ranger, avec Johnny Deep. Un ancien Texas se bat auprès d’un indien (désolée, je n’en sais pas plus…). Après les pirates, Disney et Johnny Deep s’attaquent aux indiens, on ne doute pas que son talent en fasse un nouveau personnage culte. Sortie le 7 août.

Cinéma

L’actu de la semaine (26/01)

– La grosse info de la semaine, c’est la libération de Florence Cassez. Accusée d’enlèvement et séquestration et détenue au Mexique depuis 7 ans, elle vient d’être libérée et est rentrée en France hier. Une information qui a fait la Une et dont on a pas fini d’entendre parler…

PSA et Renault se mobilisent contre les suppressions d’emploi. Devant les difficultés des deux entreprises et les licenciements annoncés, les syndicats ont décidé de s’unir pour faire face à cette situation.

Un accident dans une usine de gaz à Rouen a déclenché une fuite qui a empesté de Paris à Londres paraît-il. Ces émissions seraient sans risque pour la santé et la production de l’usine devrait reprendre dès aujourd’hui.

– Dans l’affaire Typhaine, la mère et le beau-père de la petite fille ont été condamnés à 30 ans de réclusion. Elle avait été tuée en 2009 et ils avaient masqué sa mort en disparition.

– Le gouvernement réaffirme sa volonté de fermer la centrale nucléaire de Fessenheim fin 2016/début 2017. Une décision qui fait débat, en raison des difficultés économiques qui découleront de cette fermeture pour la région.

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Le mot de la semaine sera PREBENDE : au sens premier « revenu ecclésiastique  provenant à l’origine du partage de la mense capitulaire et destiné à l’entretien d’un chanoine séculier, mais qui peut être attribué à un autre clerc ou même transféré à un laïc » par extension « Revenu, profit attaché à une charge, à une fonction quelconque; avantage attribué par faveur. »

Sorties ciné :

El Estudiante ou le récit d’une jeunesse révoltée : Roque est étudiant à Buenos Aires, il va y découvrir la politique et le militantisme. Le genre de films engagés qui m’attire généralement, celui-ci éveille ma curiosité.

Mariage à Mendoza : Deux frères se rendent en Argentine pour le mariage de leur cousin, une aventure qui ne va pas se passer exactement comme prévu. Une comédie douce-amère qui me tente assez.

L’Ivresse de l’argent : au coeur d’un empire industriel sud-coréen, un  univers où argent, sexe et pouvoir sont rois… Un film qui a l’air de sortir sérieusement du lot et dont l’aspect visiblement malsain me tente particulièrement.

Bonne semaine à tous !

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Django Unchained

Wester américain de Quentin Tarantino avec Jamie Foxx, Christoph Waltz, Leonardo DiCaprio

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          Django était esclave dans une plantation de coton. Quand son maître décide de le vendre, il est acheté par un chasseur de prime qui lui rend sa liberté en échange d’un coup de main. Ils vont devenir associés et quand au printemps Django décide d’aller chercher sa femme vendue au terrible Mr. Candy, son nouveau ami va l’y aider malgré le danger.

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          Django Unchained était sans nul doute le film le plus attendu de ce début d’année. Il faut dire que le programme est alléchant. Depuis des années déjà, chaque nouveau film de Quentin Tarantino est un évènement. On se demande toujours ce qu’il a bien pu inventer de nouveau pour nous distraire. Cette fois, il s’attaque à un western spaghetti, genre hautement jouissif s’il en est ! Ajoutez Leonardo DiCaprio dans le rôle du grand méchant et vous comprendrez la curiosité et l’attente suscitées par ce film ! Etant moi-même une grande fan du réalisateur (oui, je sais, je sais, ça manque d’originalité…), je ne pouvais que me jeter dans les salles pour le voir dès sa sortie !

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          Vous l’aurez deviné, j’étais très enthousiaste à l’idée de voir ce film, d’autant que les critiques étaient unanimes, chose extrêmement rare pour ce type de film grand public. Ma seule crainte résidait un certain amour de Tarentino pour la violence : l’hémoglobine qui gicle comme dans un cartoon, ça va, mais dès que les choses sont montrées de manière frontale, j’ai plus de mal… Dès les premiers plans, j’ai été happées dans l’univers de ce western. Rien que le générique parvient à nous mettre dans l’ambiance ! Le début du film est bien plus drôle que ce à quoi je m’attendais, c’est frais et plein d’humour, on sent qu’on va passer un grand moment !

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          Que dire sans tomber dans une grande banalité ? C’est drôle, l’histoire est prenante et bien construite, on retrouve tous les ingrédients d’un bon western spaghetti, les acteurs sont impeccables, il y a de l’action, les images sont magnifiques et la musique est géniale. Certes, c’est un peu violent par moments mais c’est souvent filmé avec suffisamment de recul et d’humour pour ne pas choquer et les rares scènes psychologiquement difficiles sont quant à elles plutôt dans la suggestion. Un film grand spectacle auquel je trouve rien à redire tant le divertissement est de qualité. Quentin Tarantino nous livre ici un de ses meilleurs films et on passe un excellent moment. LE film à voir en ce début d’année !!!

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Alceste à bicyclette

Comédie française de Philippe le Guay avec Fabrice Luchini, Lambert Wilson, Maya Sansa

          Serge, un ancien acteur reconnu, vit seul sur l’île de Ré après des déconvenues avec le milieu du cinéma. Il ne plus avoir affaire avec les loups du 7° art et refuse de jouer à nouveau. Pourtant, quand Gauthier, star du petit écran vient le trouver pour lui proposer un rôle dans le Misanthrope, cet amoureux de Molière ne saurait masquer son intérêt. Mais cela suffira-t-il à le refaire monter sur les planches ?

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          Quand j’ai entendu parler de ce duo Luchini/Wilson, je n’ai pu qu’être séduite. Je ne suis pourtant pas une inconditionnelle de Fabrice Luchini, si exaspérant et auto-suffisant parfois, mais si génial aussi, souvent ; et surtout que j’imaginais tellement bien en misanthrope ! Qui mieux que lui pour jouer ce rôle ? Et puis Lambert Wilson, aaaah Lambert Wilson… l’un de mes acteurs français favoris ! Un physique à vous faire baver d’envie et un jeu toujours si subtil. Oui, je l’avoue, mon côté midinette ressort quand il s’agit de lui (ou de Johnny Deep), mais qui pourrait rester insensible devant tant de talent et de classe réunis ? Je suis donc allée voir ce film le coeur en joie dès le jour de sa sortie, pleine d’espoir devant ce duo de génies déclamant du Molière (dont je suis beaucoup moins adepte, mais c’est une autre histoire…).

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          Forcément, j’aurais dû m’en douter, le film n’aurait su être à la hauteur de mes si hautes espérances ! On commence par un Lambert Wilson fagotté de manière absurde et si mal coiffé qu’il en perd toute crédibilité. Ceux qui me connaissent me savent pourtant peu sensible à la mode, mais là tout de même, tant de mauvais goût frôle le génie. C’est même la 1° fois que je regarde dans le générique qui était en charge des costumes en me jurant de retenir son nom pour ne plus jamais voir un film dans lequel elle sévirait, mais bien sûr, j’ai déjà oublié… Bref, ça commence mal, quand on s’intéresse plus au brushing de l’acteur qu’à ce qu’il raconte, ce n’est jamais bon signe. Bon, pour le reste, Luchini déclame du Molière comme personne et en ferait presque paraître son acolyte fade tant il irradie. Plus discret, Wilson n’en est toutefois pas moins juste, bien que moins brillant.

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          On regrettera toutefois qu’une belle italienne vienne mal à propos boucher les trous (nombreux) du scénario. Non, les brunes plantureuses à l’accent chantant ne peuvent pas faire tout oublier… Quant à la jeune actrice porno qui débarque au beau milieu de tout ça,  part pour faire joli dans la bande-annonce, on se demande bien ce qu’elle y fait aussi. Bref, tout cela est un peu léger parfois. Et puis, je l’ai déjà dit et redit en 2012 : mais qu’est-ce que c’est que cette mode de faire du théâtre au cinéma ? Quel intérêt de filmer un texte sans y ajouter quoi ce soit de consistant ? (bon, là pour la peine, les ajouts sont nombreux, dommage qu’ils ne soient pas très bons…). Si je veux voir du Molière, je vais théâtre ! Les metteurs en scène en manque de textes classiques n’ont qu’à les monter sur les planches et arrêter de nous bassiner avec leurs scénarios artificiels et bien souvent soporifiques.

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          Ceci étant dit, pour en revenir à nos moutons, le film se laisse regarder et le duo d’acteur marche à merveille. Les passages sur les répétitions sont souvent très réussis, avec quelques belles images en prime, dommage que le reste sonne un peu creux. A noter toutefois une fin qui me travaille. Je ne saurais dire si elle est bonne ou mauvaise, mais elle m’interpelle, et c’est déjà plutôt bon signe. Au final un film ni bon ni mauvais. Un résultat assez mitigé, avec de très belles scènes, deux acteurs magnifiques et un Misanthrope magnifiquement mis en valeur, dommage que le reste du film joue les bouche-trous et ne parvienne pas réellement à nous convaincre. Un assez bon moment tout de même, à voir si vous aimez Luchini, splendide Alceste.

Cinéma

De l’autre côté du périph

Comédie française avec Omar Sy, Laurent Lafitte, Sabrine Ouazani

          Le corps sans vie de la femme d’une des plus grands patrons français est retrouvé un matin à Bobigny. C’est Ousmane Diakité, de la police locale qui le trouve, mais quand François Monge, de la Criminelle, vient sans mêler et veut se saisir de l’affaire, le flic de quartier ne l’entend pas de cette oreille ! Il va se débrouiller pour ne pas se faire évincer et mener l’enquête main dans la main avec son collègue des beaux quartiers. Une enquête qui va les mener tous deux de l’autre côté du périph.

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          Evidemment, comme vous vous en doutez, on est loin de film intello… Le scénario est des plus légers et le film repose avant tout sur ses dialogues et son duo d’acteurs dans une sorte de parodie de célèbres films et séries policiers américains des années 80 et leur couple de héros antinomiques. Dès le début, ça fonctionne plutôt bien. Omar Sy a un talent incontestable pour faire le pitre et st irrésistible. Il en fait parfois un peu trop à mon goût, mais c’est le genre qui veut ça. Notons au passage qu’il s’offre ici encore une belle course poursuite au volant d’un bolide, ça devient une habitude ! Malgré son énergie débordante et son sourire ravageur, il se fait largement voler la vedette par son compère, Laurent Lafitte. Il n’y a pas à dire, être sociétaire de la  Comédie Française demeure (presque toujours) un gage de qualité. Il est hilarant en flic arriviste et mesquin des beaux quartiers, avec une vraie gueule de con qu’il se compose à merveille pour l’occasion ! L’entente entre les deux larrons est évidente et leur bonne humeur communicative.

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            L’histoire aurait tout de même mérité d’être un rien plus travaillée. Certes, on ne va pas voir ce film pour son intrigue policière, mais j’ai tendance à penser qu’un bon scénario fait quand même la différence entre simple divertissement et comédie culte, il est donc dommage de s’en priver. Même s’il est vrai qu’on a déjà vu pire, on aurait bien échappé à quelques clichés un peu insistants parfois… J’ai déjà dû vous le dire une bonne cinquante de fois mais je ne suis pas une adepte de la comédie (ni du pathos, j’en entends d’ici se demander ce que je peux bien aimer alors…). J’ai tendance à préférer les comédies douces-amères à l’artillerie lourde et je trouve le genre, bien que très sympathique au premier abord, bien plus délicat qu’il n’y paraît. D’ailleurs, mon expérience cinématographique m’a prouvé qu’il est bien plus facile de me faire pleurer – même si mon côté fleur-bleue s’est émoussé avec le temps – que de me faire rire (c’est étrangement l’exact opposé avec la littérature, allez comprendre !). Toutefois, si je n’irais pas jusqu’à dire que j’ai adoré ce film, il m’a fait rire par moments, sourire souvent, et j’ai trouvé que le tout fonctionnait assez bien. Une comédie réussie et agréable à regarder grâce à un duo d’acteurs qui fait mouche.