Cinéma·Mes lectures

Mes coups de coeur 2012

          Sacrifiant à la tradition, je commence l’année par le bilan des 12 mois écoulés. Après un petit bilan général, puis un bilan des activités du blog, voici les 10 livres et les 10 films que j’ai le plus aimés cette année, qui viendra clôturer la rétrospective 2012. Je me suis efforcée d’établir un semblant de classement, malgré mes réticences face à cet exercice. Un peu aléatoire donc (surtout pour les livres !), n’y voyez pas quelque chose de figé. Déjà que le choix des 10 à été difficile à arrêter… hiérarchiser des titres si différents a été un vrai crève-coeur !

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Littérature

couv_dans_les_forets_de_siberie_-_avec_bande_medicis1) Dans les forêts de Sibérie, Sylvain Tesson

Un livre que j’ai fait passer de mains en mains toute cette année, toujours avec la même émotion. Il m’a fait voyager, m’a fait rêver, m’a donné envie d’aller découvrir les rives du Lac Baïkal (en compagnie de son auteur de préférence…) ; une histoire simple mais belle et une écriture forte et sensible. Que demander de plus à la littérature ?

2)  Les fidélités successives, Nicolas d’Estienne d’Orveslarge_609536

Une écriture alerte et une histoire passionnante. Les personnages sont fouillés et on aime le côté trouble du personnage qui a tout de l’anti-héros. Derrière ses airs de divertissement un livre bien plus profond qu’il n’y paraît avec une vision de l’Occupation tout en nuances et une magnifique réflexion sur la nature humaine. Une fois qu’on l’a commencé, on ne peut plus le lâcher !

97822640437883) Courir avec des ciseaux, Augustin Burroughs

LA claque de cette année. Je m’en veux un peu de mettre sur le podium un livre qui n’a pas les qualités littéraires de certains moins bien classés mais j’ai tellement ri ! Le personnage est insupportable, l’écriture parfois bancale mais c’est si drôle. A pleurer de rire par moments. Un univers complètement fou et foisonnant dont je suis instantanément tombé amoureuse. A découvrir absolument !

4) Une vie à coucher dehors, Sylvain Tesson9782070437917

Eh oui ! Deux fois dans ce classement, pour Sylvain Tesson, pour les deux seuls titres de ce classement qui ne sont pas des romans. Il confirme ici sa qualité d’écrivain, et avec quel talent ! Un recueil de nouvelles absolument splendide qui a la force et la sensibilité d’un Jack London.

serge-joncour-l-amour-sans-le-faire5) L’amour sans le faire, Serge Joncour

Un livre sur les racines d’une grande finesse. Passé injustement à côté de tous les prix littéraires, sans doute parce qu’il n’avait pas l’éclat de ses concurrents ; il est pourtant le livre le plus juste de cette rentrée. Serge Joncour n’essaie pas de nous en mettre plein la vue mais vise en plein coeur. Un roman subtil et touchant.

6) Les mille automnes de Jacob de Zoet, David MitchellDavid-Mitchell-Les-mille-automnes-de-Jacob-de-Zoet5

Une fresque sur le Japon médiéval absolument passionnante ! Une écriture exigeante, un contenu qui ne l’ai pas moins, et de l’action, de l’action, de l’action ! Si les premières pages sont difficiles, on prend vite plaisir à suivre les malheurs de nos héros, et les rebondissements qui ne tombent jamais là où on les attend. Un livre ardu mais captivant.

Avant-la-chute-Fabrice-Humbert7) Avant la chute, Fabrice Humbert

Un des meilleurs livres de cette rentrée littéraire, et sans doute celui qui pousse le plus à la réflexion. Un roman très bien construit qui décortique à travers 3 destins le déclin de notre monde. Ces histoires empreintes de violence fascinent le lecteur et sont servies par une écriture impeccable. Un livre qui frappe fort et juste.

8) Ciseaux, Stéphane Michakaciseaux-michaka

Un livre hommage à un poète américain alcoolique et à son éditeur qui nous fait découvrir les coulisses de la littérature. La construction complexe déroute au début mais dévient vite un des atouts majeurs du roman, avec son écriture travaillée. Les amoureux de littérature américaine s’en délecteront.

un_repas_en_hiver_mingarell19) Un repas en hiver, Hubert Mingarelli

Hubert Mingarelli traite ici un thème difficile  – l’histoire de trois hommes parti à la traque à l’homme un jour d’hiver pendant la Seconde Guerre Mondiale – qui a de quoi surprendre quand on connaît la sensibilité et la poésie de ses textes. Un roman très sombre mais écrit avec toujours autant de finesse et d’humanité qui en font un des récits marquants de cette rentrée.

10) Le sermon sur la chute de Rome, Jérôme Ferrarisermon-chute-rome

Eh oui, cette année, j’ai apprécié le Goncourt ! Déjà, j’ai aimé le sujet : un bar corse, ça me parle. Et puis j’ai aimé la construction, le parallèle avec Saint-Augustin, la profondeur que ça confère au récit et le suspens qui se crée peu à peu. Enfin, l’écriture est belle, maîtrisée. Une histoire simple traitée avec complexité et intelligence.

          Une excellente année côté lectures ! J’ai peiné à me contenter d’un top 10… Il y a tellement de livres que j’ai aimés cette année que le dernier François Cheng s’est retrouvé in extremis exclu de cette liste. Du jamais vu ! Je résiste difficilement à la tentation de vous citer la longue litanie d’excellents livres qui ont ponctué cette année et ne tenaient pas dans cette liste. Ils ont été si nombreux ! J’ai choisi ici ceux qui me viennent le plus spontanément à l’esprit, en privilégiant les découvertes, l’originalité, les histoires fortes et les écritures de qualité. Parmi ces ouvrages qui m’ont étonnée, une grande majorité d’auteurs que je n’avais jamais lus. Seuls Mingarelli et Joncour trônaient déjà dans ma bibliothèque mais un certain renouveau dans leur oeuvre à su créer la surprise et me marquer durablement. Un vrai plaisir de la découverte tout au long de cette année, et des lectures de haut vol. 2012 aura été pour moi un grand cru littéraire !

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Cinéma

detachment_aff_finale.indd1) Detachment, Tony Kaye

L’un des tout premiers films vus en 2012. Malgré tout le mal qu’en a dit la critique, un très beau film sur l’éducation avec une mise en scène soignée et un Adrian Brody au sommet de son art. Magnifique.

2) The we and the I, Michel Gondryaffiche-the-we-and-the-i

Contre toute attente, ce huis-clos avec des adolescents n’a pas été une torture mais un réel bonheur. Michel Gondry est décidément un vrai magicien.

Skyfall-Affiche-Teaser3) SkyfallSam Mendes

J’aime James Bond et celui-ci fait incontestablement partie des meilleurs. Que dire de plus ? Pour les fans de la série, cette année, Noël a eu de l’avance.

4) Au-delà des collines, Cristian Mungiu20243444.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

Un film très intéressant sur l’amour et la religion. On échappe a tous les clichés et c’est magnifiquement filmé. Simple, intelligent et beau.

affiche-Cesar-doit-mourir-Cesare-deve-morire-2012-15) César doit mourir, Paolo et Vittorio Taviani

Une mise en scène subtile où tout est suggéré plus qu’il n’est dit. Sans doute pas le film qui m’a le plus touchée cette année mais il faut quand même reconnaître que c’est du grand cinéma.

6) Dans la maison, François Ozondans-la-maison

Ozon et Lucchini au mieux de leur forme ! Un film enlevé et bien construit, plein de petites trouvailles. Un des films les plus réjouissants de cette année !

Magic_Mike_affiche7) Magic Mike, Steven Soderbergh

J’étais allée voir ce film un peu à reculons, il ne m’inspirait pas du tout. Et pourtant ! Soderbergh arrive même à rendre de chippendales intéressants, c’est dire son talent ! Un excellent film, bien plus profond que ce que le titre et l’affiche laissaient supposer.

8) Starbuck, Kenstarbuck-affiche Scott

Une comédie complètement folle sur un homme qui découvre être le père biologique de quelques centaines d’enfants. C’est drôle, tendre aussi parfois, et si ce n’est pas toujours trop crédible, on passe quand même un très bon moment.

L-affiche-du-film-Moonrise-Kingdom-de-Wes-Anderson-avec-Bruce-Willis-et-Edward-Norton_portrait_w6749) Moonrise Kingdom, Wes Anderson

Certes, ce film n’est pas le chef-d’oeuvre qu’on attendait mais j’ai aimé sa légèreté, ses personnages attachants, ses images sépia et son air de vacances. Et étrangement, rien que d’y penser, j’ai le sourire aux lèvres, c’est bien le signe que c’est plutôt bon quand même !

10) Le prénom, Alexandre Patellière et Matthieu Delaport20057116.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-20120315_102213e

J’ai longuement hésité pour le dernier de la liste et puis, je me suis décidée pour le film qui m’a sans doute le plus fait rire en 2012. C’est drôle de bout en bout et pour m’avoir fait faire une telle cure de rire, il méritait bien sa place dans le classement.

         Côté films, comme je n’ai cessé de le répéter durant ces douze derniers mois, une année très moyenne. J’ai bien moins fréquenté les salles obscures que d’habitude et n’étant plus disponible que le matin pour mes sorties ciné – horaires de boulot décalés obligent – j’ai très peu vu de films d’art et d’essai. Cela s’est largement ressenti dans la qualité des films vus, faisant baisser par la même occasion mon envie de me rendre au cinéma… Ceci explique cette sélection qui en surprendra peut-être certains. Aucun doute, je ne peux faire que mieux côté cinéma en 2013 !

                                       Affiche-maurice-denis-l-eternel-printemps          80454-van-gogh-reves-de-japon          exposition_bohemes_grand_palais

          Pendant que j’y suis, une petite place pour mes coups de coeur expos/théâtre avec Maurice Denis, l’éternel printemps, Bohèmes au Grand Palais jusqu’au 14 janvier et Hiroshige/Van Gogh/Rouvre à la Pinacothèque jusqu’au 17 mars. Sur les planches, Antigone ne s’en est pas mal sortie et La Place Royale m’a enchantée. Un gros coup de coeur resto également avec le Chamarré Montmartre et ses saveurs originales. Et pour sortir boire un verre entre amis, je vous recommande La prune folle pour ses assiettes généreuses, ses petits prix et son ambiance chaleureuse.

               Antigone au théâtre du Vieux Colombier     LA PLACE ROYALE REPETITIONS-     chamarre-023     295290_288904257857987_223759771039103_622218_827663359_n

          Je serais tentée de vous sélectionner quelques flops pour la route tout de même parce qu’on ne peut décemment pas s’appeler « Les critiques assassines » et faire un bilan aussi positif ! Pour les ratés donc, commençons par le cinéma : Du vent dans mes mollets, Le magasin des suicides, Bienvenue parmi nous, 2 days in New-York, Nos plus belles vacances. Un pourcentage de loupés bien moins élevé pour mes lectures mais quelques moments d’ennui majeur ou d’agacement tout de même avec : Le goût des pépins de pommes, L’école des saveurs, L’amour est déclaré, Les larmes de Tarzan, Eurydice.

          Et pour 2013, on prend quelles résolutions ? Sans nul doute, aller plus au cinéma ! Et surtout trouver une solution pour voir plus de films d’art et d’essai malgré mes horaires compliquées. Continuer aussi à fréquenter de manière assidue théâtres et musées. Et pour les lectures ? lire plus de classiques en 2013 ne serait pas un mal, je vais donc essayer de m’y remettre et d’améliorer un peu ma culture classique que je délaisse depuis quelques temps. Essayer aussi de lire un peu plus de littérature étrangère (et pas seulement anglo-saxone), de sortir de ma bibliothèque des livres qui y prennent la poussière depuis trop longtemps, de renouer avec quelques polars, de retrouver le goût des gros livres (pas sure que Guerre et Paix, que je suis en train de combattre vaillamment, m’y aide beaucoup…) et de moins bouder les essais. Bref, tenter de varier mes lectures, encore et toujours ! Un travail de longue haleine à renouveler sans cesse !

Et vous, que lirez-vous en 2013 ?

Cinéma

Argo

Thriller américain de et avec Ben Affleck, avec Bryan Cranston, John Goodman, Alan Arkin.

          Novembre 1979, en pleine révolution iranienne, l’ambassade des Etats-Unis à Téhéran est envahie par des militants et 52 Américains sont pris en otage. Six employés arrivent à s’échapper et trouvent refuge chez l’ambassadeur canadien. Un expert de la CIA va devoir monter en urgence un plan d’exfiltration osé pour les sortir de là avant qu’ils ne soient découverts.

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          J’avais vu le dernier film de Ben Affleck, The Townque j’avais plutôt aimé, et bien que celui-ci ne m’inspire qu’à moitié, j’étais curieuse de voir si son talent comme réalisateur se confirmait. N’allant que peu au cinéma en ce moment, il m’aura fallu un peu de temps, mais l’occasion de voir ce film a fini par se présenter et j’ai sauté dessus. Dès les premières minutes, j’ai été conquise. Le film démarre en plein feu de l’action, lors de la prise d’otage, et commence très fort. Ce rythme soutenu va d’ailleurs perdurer jusqu’au dénouement. On suit six fugitifs dans une ville à feu et à sang d’un côté, et de l’autre, l’espion chargé de les sortir de ce bourbier. Un scénario qui pourrait laisser attendre des scènes d’action mémorables et des moments d’émotion tout hollywoodiens à l’arrivée du sauveur. Il n’en est rien. Ben Affleck n’est pas là pour en mettre plein la vue et s’intéresse bien plus à la psychologie des personnages et à la complexité de leurs relations qu’au côté grand spectacle que pourrait avoir la situation.

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          Et c’est là tout l’intérêt de ce film, qui prend le parti de ne pas délaisser les personnages au profit de l’action. Certains regretteront peut-être que l’aspect politique ne soit pas plus prononcé, étant donné le sujet des plus délicats. Pour ma part, j’ai trouvé que Ben Affleck ne s’en tirait pas trop mal de ce côté-là, conservant une certaine neutralité et s’en tenant à ce qu’ilsait faire, à savoir, de bons thrillers. Je me suis laissée prendre à cette histoire dont on connaît pourtant la fin (forcément puisqu’il s’agit d’une histoire vraie…), avec un vrai suspens qui se met en place tout au long du film. La distribution est excellente avec notamment Bryan Cranston (inoubliable père de Malcolm et plus récemment héros de Braking Bad) qu’on retrouve toujours à l’écran avec le même plaisir. Ben Affleck est quand à lui un peu terne mais ça colle plutôt bien avec son personnage. Au final, si ce film ne me marquera sans doute pas plus que ça, il est impeccablement réalisé et j’ai passé un excellent moment. 

Cinéma

Tabou

Drame portugais de Miguel Gomes avec Teresa Madruga, Laura Soveral, Ana Moreira

          Aurora vit à Lisbonne avec sa femme de ménage et passe beaucoup de temps avec sa voisine, Pilar. Elle s’affaiblit de jour en jour et des fantômes semblent la hanter. Avant de mourir, elle demande à voir un homme dont tout le monde semblait jusqu’alors ignorer l’existence. Il arrivera trop tard mais grâce à lui, ses deux amies vont découvrir un bien trouble passé. La jeunesse africaine d’Aurora cache en effet un bien lourd secret…

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          Dès les premières images, ce film surprend. On commence par suivre un explorateur dans la jungle dans une sorte de film muet en noir et blanc dont le rythme effréné contraste avec l’apathie du personnage. Commence ensuite l’histoire à proprement parler, à Lisbonne, de nos jours et, ô surprise, toujours en noir et blanc. J’ai trouvé cette première partie un peu longue et pas palpitante pour deux sous. Pour le dire franchement, je me suis ennuyée ferme. Par contre, force est de constater la grande esthétique de ce film qui comporte nombre de très beaux plans et souvent fort originaux.

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          Dans un second temps, on prend le chemin de l’Afrique pour y découvrir la jeunesse d’Aurora. Là encore, des plans splendides et une histoire qui gagne en intensité et devient franchement surprenante. Toutefois, ici aussi, les choses mettent du temps à se mettre en place, décidément, avec ce film il ne faut pas être pressé, les impatients seront au supplice. Mais l’histoire intrigue et on brûle de savoir ce qu’il va se passer, même si le synopsis est tellement mal fait qu’en 3 lignes il nous a déjà tout révélé (grrr… frustration extrême quand on découvre que tout le suspens a été gâché). J’ai personnellement eu le plus grand mal avec l’extrême lenteur de ce film et son côté outrancièrement esthétisant. Les plans à rallonge, c’est joli, mais point trop n’en faut !  Cette histoire de goûts mise à part, ce film sort de l’ordinaire, que ce soit par son scénario, sa mise en scène ou son esthétique justement.

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          La seconde partie, bien plus maîtrisée et équilibrée que la première, est un petit bijou : un plaisir pour les yeux et les oreilles, avec une bande son très réussie et des images magnifiques (même si là aussi, un peu plus de rythme n’aurait parfois pas été de refus). A tel point que j’en oublierais presque les longueurs qui m’ont par moments semblé une vraie torture. Qu’il plaise ou non, on doit bien reconnaître à ce film une réelle volonté de renouveau qui s’avère d’ailleurs une belle réussite et lui aura valu une récompense à Berlin. Si la mise en scène ne m’a pas franchement emballée sur toute la ligne – avec une première partie assez plate et une deuxième bien meilleure – j’ai beaucoup apprécié son originalité. Bien qu’assez particulier, sans nul doute un grand film qui mérite amplement le détour. 

Cinéma

Mes héros

Comédie française d’Eric Besnard avec Josiane Balasko, Gérard Jugnot, Clovis Cornillac

          Maxime est un jeune chef d’entreprise surmené qui voit peu ses enfants et est au bord du divorce. Lorsqu’il apprend que sa mère est en garde à vue, il part à Bordeaux pour la faire libérer. L’occasion pour lui de passer quelques jours chez ses parents et de les découvrir sous un nouveau jour. 

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337686-mes-heros-620x0-1          Je n’avais pas beaucoup entendu parler de ce film et suis allée le voir, comme à mon habitude, au hasard des horaires de cinéma. Il ne me tentait qu’à moitié mais ayant envie de quelque chose d’un peu léger avant Noël, ça me paraissait tout indiqué. L’histoire n’est pas d’une folle originalité. Un homme un peu surmené qui délaisse sa famille et retrouve le bon sens grâce à l’amour des siens, notamment de sa mère, dynamique et décidée, toujours prête à aider la veuve et l’orphelin. A ce sujet, elle héberge justement un petit sans-papiers qui va redonner le sourire à toute la famille.

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20249830.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx          Le casting est incroyable : Cornillac, Jugnot, Balasko et un petit garçon avec une énergie incroyable et une bouille d’enfer. L’histoire est plutôt mignonne (on sait que venant de moi ce n’est pas exactement un compliment) mais franchement convenue. Fort heureusement, les acteurs nous sauvent quelque peu du naufrage. Si on les a connus plus convaincants, on prend tout de même plaisir à suivre les piques que s’envoient Balasko et Jugnot pendant 1h30. On sourit parfois et malgré quelques longueurs, le film se regarde sans déplaisir. Une histoire de Noël assez banale mais plutôt agréable. 

Cinéma

Skyfall

Thriller, espionnage américano-britannique de Sam Mendes avec Daniel Craig, Judi Dench, Javier Bardem

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          Un mission tourne mal pour Bond et des agents britanniques infiltrés dans le monde entier se trouvent exposés. Le MI6 est attaqué est M est en danger. Elle choisit de faire confiance à 007 et de placer sa vie entre ses mains. Plus que jamais, l’agent va devoir agir dans l’ombre face au mystérieux Silva, un ex agent mégalo aux sombres desseins…

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20264327.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx          Enfin, les nouvelles aventures de notre double zéro préféré sur grand écran ! Avec les problèmes de production qu’il a connus, on craignait que cela n’arrivât jamais… Pour ceux qui ne le savent pas encore, je suis une inconditionnelle de James Bond, les bon(d)s comme les mauvais (oui oui, j’assume une certaine tolérance pour la médiocrité en matière de films d’action). Si j’aimais j’élégance de Pierce Brosnan – quoique les derniers films aient été avec le recul un peu trop « gadgétisés » – on est forcés d’admettre que Daniel Craig a offert une sacrée carrure à notre vénéré James. Plus sobres, sérieusement allégés en gadgets, voitures de luxe et jolies femmes, les deux derniers James Bond misaient clairement sur l’épaisseur du scénario et la psychologie tourmentée de son héros. Un tournant radical qui aura surpris plus d’un fan. Moins de légèreté mais au final des films qui ont ont gagné en consistance et dépassent le simple divertissement.

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20301381.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx          Ce troisième opus incarné par Daniel Graig continue sur la lancée des deux précédents. James Bond a des sentiments, des doutes,  et ses failles n’en font pas toujours un modèle de délicatesse. Un espion tourmenté qui gagne en profondeur et offre autrement de possibilité scénaristiques, ce qui n’a évidemment pas échappé à San Mendes, qui signe ce nouveau volet. Une histoire complexe, une mise en scène bien huilée, de l’action à tire l’arigot ; un film d’action impeccable. Les acteurs ne sont pas en reste, James égal à lui-même, a pris quelques rides et n’en est que plus convainquant. Pour ma minute midinette du jour, moi qui ai toujours trouvé Daniel Craig bien plus talentueux que charismatique, je changerais presque d’avis, ils se bonifie avec l’âge : le mélange poches sous les yeux/muscles d’acier a un charme indéniable, c’est qu’il commence à avoir de la gueule le bougre ! Quant à Javier Bardem en mégalo péroxydé, il est parfait ! Un excellent choix et un grand plaisir de retrouver cet acteur dans un rôle plus léger qu’à son habitude.

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20239401.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx          On retrouve bien sur les incontournables de la série : générique de début stylisé, ouverture sur une énorme course poursuite, méchant à moitié fou, jolie fille pour aider notre héros et dérapages incontrôlés. Même la célèbre Aston Martin est de retour, j’en soupire d’aise… Le scénario réserve quelques petites surprises. On peut déplorer quelques longueurs et peut-être un peu moins d’originalité que dans Casino Royale (Quantum of Solace était un rien fadasse) mais l’ensemble se tient très bien : l’histoire offre à James Bond une humanité qui lui manque parfois dans la série, Sam Mendes n’est pas avare en effets spéciaux et il y a peu de temps morts où le spectateur pourrait avoir le temps de s’ennuyer. La fin surprend mais « chut » je ne vous en dis pas plus. Le réalisateur trouve un joli équilibre entre atours purement « james-bondiens » et qualité scénaristiques : qu’on se le dise, notre 007 est devenu un homme, il ne compte plus jouer les potiches dans des films de bas étage ! Avec l’âge, il court moins mais on gagne en efficacité et on s’en réjouit. Les amoureux de James Bond adoreront cet opus riche en rebondissements (parfois un rien attendus tout de même), les autres reprocheront sans doute un petit manque de fantaisie. Pour ma part, j’adhère encore et toujours. Cinquante ans après son apparition à l’écran, l’un des meilleurs films de la série.