Expositions·Patrimoine

L’opéra Garnier

          Situé en plein cœur de Paris, finissant une longue avenue, situé en haut de quelques marches, avec ses colonnes et ses dorures, l’Opéra Garnier ne passe pas inaperçu ! Je n’ai jamais eu l’occasion d’assister à un spectacle entre ses murs et ne connaissais donc pas les lieux. Comme il est possible de visiter, je suis donc allée y jeter un œil. 

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          J’étais très curieuse de découvrir l’intérieur de ce temple de la culture que j’imaginais pour le moins chargé en dorures. Je ne me trompais pas franchement, mais s’il y a bien une chose à laquelle je ne m’attendais pas c’était à un tel effet « wahou ». Dès l’entrée, on en prend plein les mirettes. L’escalier monumental, d’une hauteur de 30 mètres, est de toute beauté et m’a laissée sans voix. Une exposition de costumes très bien mise en scène et joliment éclairée venait en plus mettre de la vie dans les lieux pour un effet assez bluffant. On monte par l’escalier central et, une fois à l’étage, on a tout le loisir d’admirer les costumes et photographies exposés dans les galeries. Certaines pièces d’une grande délicatesse sont assez impressionnantes !

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          Mais ces accrochages ne sont bien sûr pas là par hasard, ils appartiennent à l’exposition du moment, qui se tient dans la bibliothèque-musée de l’Opéra, intitulée tout simplement Le ballet de l’OpéraElle se déroulait du 5 juin au 1° septembre et ceux qui n’ont pas eu la chance de s’y rendre cet été devront donc malheureusement se contenter de quelques photos. A l’occasion de tricentenaire de l’école française de danse, l’expositions retrace l’histoire du Ballet de l’Opéra et de son école, de Louis XIV à nos jours à travers dessins, peintures, photographies et costumes. On y découvre les grandes figures qui ont marqué l’histoire du ballet et les grandes évolutions qu’il a connu. Il y a quelques œuvres intéressantes, notamment un Degas, on regrette simplement qu’il n’y en ait pas un peu plus de cette envergure. Toutefois, dans l’ensemble, l’exposition est intéressante et me semble pouvoir concerner aussi bien les novices en danse que ceux qui sont un peu plus calés en la matière. J’ai beaucoup apprécié la variété proposé dans la supports qui très agréable la visite.

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          Après l’exposition, suite de la visite avec la salle de spectacle et son célèbre plafond peint par Marc Chagall en 1964. Commandée par André Malraux alors ministre de la Culture, cette oeuvre fut extrêmement controversée mais redonna à l’Opéra Garnier un certain pouvoir d’attraction. De nos jours encore, l’anachronisme entre ce plafond et le reste de la salle est d’un effet assez saisissant qui ne met pas tout le monde d’accord mais ne laisse personne indifférent ! Enfin, fin de la visite par la Grand foyer qui ne fait pas dans la demie mesure.  Avec ses miroirs, ses lustres et ses dorures, il m’a un peu rappelé une Galerie des Glaces en modèle réduit. Je dois admettre que quand on ne s’y attend pas vraiment, ça surprend quelque peu et fait un effet fou !

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          J’ai trouvé cet endroit assez magique, d’autant plus que l’exposition de costumes donnait réellement l’impression de réveiller l’âme des lieux. J’ai regretté de ne pas avoir pu choisir la visite guidée, n’étant pas arrivée à la bonne heure, mais je le ferai sans hésiter la prochaine fois pour en apprendre plus sur le bâtiment. Un lieu splendide qui j’espère, comme moi, vous fera rêver.

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Palais Garnier

Accès à l’angle des rues Scribe et Auber

75009 Paris

Ouvert tous les jours de 10h à 17h

Attention, les jours de représentation en après-midi, les visites finissent à 13h

10€

Expositions

La mécanique des dessous

          Dessiner la silhouette fait depuis longtemps partie des préoccupations féminines, et, si cela nous semble sans doute moins évident aujourd’hui, les hommes ne sont pas en reste et ne sont pas avares d’artifices pour mettre en avant leur virilité. Du XIV° siècle à nos jours, l’exposition explore les mécanismes qui ont contraint les corps pour répondre aux modes et modeler le « corps parfait ».

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©Patricia Canino

          Je ne suis une accro à la mode, on peut même dire que je n’y connais franchement rien, mais le thème de cette exposition m’intéressait beaucoup. J’ai toujours été fascinée par les crinolines, corsets et autres objets de tortures qui dessinent des silhouettes ubuesques et contraignent le corps dans des positions qui permettent à peine de respirer. Combien de ces tenues sont faites uniquement pour parader et empêchent à peu près tout mouvement ? Et pourtant, quelque part, je ne peux m’empêcher d’y trouver une certaine forme de beauté. On voit toujours les jolies robes, leurs décolletés, leurs hanches démesurées et leurs tailles si fines mais en dehors du corset, connaît-on si bien ce qui se cache dessous ? C’était l’occasion de le découvrir et de voir les évolution à travers les âges, un parcours instructif et passionnant.

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©Sylvain Norget

         L’exposition est construite chronologiquement ce qui permet de bien comprendre la manière dont s’est construite la silhouette au fil des siècles. Les panneaux explicatifs sont très  bien conçus avec à la fois pour chaque vitrine un présentation assez vaste du contexte, et d’autres, plus brèves, de l’utilité de chaque pièce. Il y a également des montages multimédias avec différentes représentations picturales qui montrent des effets donnés par chaque sous-vêtement et qui animent le parcours. La lumière est tamisée et met en avant les pièces exposées, qui ainsi nues sous l’éclairage dévoilent des formes pures semblables à des squelettes abandonnés. A la fin un espace est aménagé où il est possible d’essayer crinolines et autres corsets. Sans doute plus destinée aux férus d’histoire qu’aux adeptes du shopping , une exposition instructive, fascinante et ludique que je vous recommande. 

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La mécanique des dessous, une histoire indiscrète de la silhouette

Musée des Arts Décoratifs

107 rue de Rivoli, 75001 Paris

Du mardi au dimanche 11h-18h, nocturne jusqu’à 21h le jeudi pour les expositions

9,5€

Expositions

Félix Ziem – J’ai rêvé le beau, au Petit Palais

          Félix Ziem a peint l’Orient et les Mille et une nuits mais ce sont surtout ses peintures de Venise qui l’ont rendu célèbre. Un voyageur à la longue carrière qui a tenu une place à part dans la peinture du XIX° siècle. Une peinture entre ciel et eau inondée de lumière.

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          Je ne connaissais absolument pas Félix Ziem et quand j’ai vu que le Petit Palais lui consacrait une exposition, j’ai été très étonnée de constater qu’il s’agissait d’un peintre du XIX°. C’est ensuite le style entraperçu à travers l’affiche et la description faite sur le site du musée qui m’a surprise et m’a réellement donnée envie d’en savoir plus sur ce peintre dont j’ignorais tout. Quand j’ai essayé d’y aller la première fois, j’ai eu la bonne idée de me pointer le jour de fermeture et, comme souvent en ce moment, j’ai finalement attendu le tout dernier moment pour m’y rendre. Et je le regrette franchement car j’aurais aimé pouvoir y retourner et la voir une seconde fois tant au premier coup d’œil je suis tombée amoureuse du coup de pinceau de Félix Ziem ! Il y a même un tableau que j’aurais bien embarqué pour l’accrocher dans mon salon, mais bon, on peut toujours rêver…

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          Félix Ziem est né en 1821 à Beaune. Il entre aux Beaux-Arts de Dijon en section architecture en 1837. Il est rapidement exclu de l’école et part pour Marseille où il pratique le dessin et l’aquarelle et ouvre rapidement son atelier. En 1841 il qui Marseille pour Nice et en 1843, il séjourne pour la première fois en Russie. Il est alors pris d’une passion pour les voyages qui ne le quittera plus. Il partagera plus tard son temps entre sa maison de la butte Montmartre, le Sud et ses voyages, notamment Venise, ce qu’on retrouve dans les thèmes de ses peintures. Ses œuvres seront présentées au Salon de 1850 à 1868 et très vite les acheteurs s’arrachent ses toiles qui après 1970 atteignent des prix élevés. Il a connu de son vivant une véritable réussite commerciale. Près de la moitié des peintures vendues représentaient Venise. En 1901, Félix Ziem est nommé peintre officiel de la Marine. C’est vers cette époque que sa production jusqu’alors très fournie va commencer à ralentir en raison de crises de rhumatismes. Il s’est éteint en 1911 à l’âge de 90 ans. Il est enterré au Père Lachaise et une copie du Lion de Saint Marc est placé sur sa tombe. Actif de 1845 à 1910, Félix Ziem a laissé derrière lui plus de 10 000 dessins et de 6 000 peintures.

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         Un coucher de soleil sur la lagune avec un voilier au premier plan, voilà sans doute ce qui représente le mieux la peinture de Félix Ziem. Mais ce serait réducteur de la résumer à cela. Si la vue de la lagune a connu un réel succès et est très largement représentée, l’horizon du peintre ne se limite pas à si peu et on trouve également des toiles représentant le Sud de la France, Paris ou l’Orient. En revanche, c’est un peintre de paysage, la nature représente la quasi-totalité de son oeuvre à travers deux grands axes : la mer (et notamment les navires) et l’Orient. Si la peinture à l’huile prédomine, au début de sa carrière Félix Ziem a également réalisé quelques aquarelles et les dessins issus de ses carnets de voyages sont également exposés. Ses premières toiles sont assez classiques mais on note peu à peu un travail très intéressant sur la lumière. Félix Ziem peint beaucoup de paysages où la présence du ciel et de l’eau prédomine, permettant ainsi un jeu de reflets. Il choisit souvent de peindre l’aube, le crépuscule ou les cieux orageux afin de rendre ces lumières particulières et parfois un eu irréelles dans ses tableaux aux couleurs chatoyantes. Une exposition magnifique où j’ai passé beaucoup de temps à découvrir le peintre et ses toiles colorées et lumineuses qui m’ont laissée sous le charme. Je n’ai qu’un regret, ne pas avoir pu y revenir. 

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Il n’est pas toujours nécessaire pour voyager, de monter en wagon, ou de prendre le bateau à vapeur, et la preuve en est que nous venons sans quitter notre fauteuil, de revoir Venise, Marseille, la Méditerranée, Barbizon, la Hollande, et même un coin d’Egypte.

Théophile Gauthier

Musique

Culture occitane : Eric Fraj

          Après quelques présentations avec les grands moments qui ont marqué la culture occitane et les grands noms qui ont fait sa littérature, changement total de registre avec un artiste contemporain qui chante en occitan bien sûr, mais aussi en catalan et en espagnol. 

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          On ne le sait pas forcément quand on ne fréquente pas ce milieu là mais la culture occitane vit encore, notamment à travers sa musique. De nombreux groupes souvent méconnus chantent encore en langue d’oc. Certains rencontrent un joli succès, auprès d’un public de tous âges et parviennent à vivre de leur musique. En effet, beaucoup de jeunes souhaitent revenir vers leurs racines et sont souvent les plus fervents défenseurs de cette culture vivante. Eric Fraj fait partie de ces chanteurs qui contribuent à faire vivre la langue et la culture à travers la musique. Si sa musique peut plutôt être qualifiée de « traditionnelle », son répertoire est varié et il met souvent en musique des texte célèbres comme ceux des troubadours, de Joan Bodon ou d’un auteur contemporain, Claude Marti.

          Si je ne m’abuse, Eric Fraj est habituellement accompagné de trois musiciens : un pianiste, un batteur et un saxophoniste qui joue  l’occasion d’autres instruments à vent. Lui-même joue de la guitare ce qui permet d’avoir accès à un assez large panel de la chanson. Son répertoire s’inspire des deux rive de la méditerranée et sent bon le soleil. On y trouve aussi bien des inspirations espagnoles, occitanes, catalanes ou arabes. Un mélange des cultures que j’aime bien. S’il y a bien sûr des choses que j’aime moins que d’autres dans ce que fait Eric Fraj, j’aime beaucoup la variété de son répertoire et l’énergie de certaines de ses musiques. J’aime aussi énormément la poésie de certains de des textes en occitans qu’il a mis en musique et que je ne me lasse pas d’écouter ! L’un des chanteurs occitans que j’écoute avec le plus de plaisir grâce à la beauté des textes qu’il choisit et la diversité de ses mélodies.

Bars, restaurants·Musique

Le caveau de la Huchette

          Le caveau de la Huchette fait partie des institutions parisiennes. Ce lieu mythique propose des concerts de swing ou de jazz et on s’y réunit pour venir écouter mais aussi et surtout pour danser sur des rythmes endiablés jusqu’au bout de la nuit.

          Il faut bien le dire, j’ai toujours été une bien piètre danseuse. Ma grâce naturelle semble quelque peu défectueuse et j’ai un sens du rythme très personnel. Quant à ma capacité à suivre mon partenaire, elle semble tout simplement incompatible avec ma soif d’indépendance. Ajoutez à ça une bonne part de timidité et inutile de vous préciser qu’il ne faut pas compter sur moi pour enflammer la piste ! Il se trouve que je n’écoute pas énormément de jazz, bien que j’aime ça, qu’il y a peu d’adeptes de ce type de musique dans mon entourage et que les rares danseurs que je connais se cantonnent à la salsa et ne fréquentent donc pas le lieu. Fort heureusement, ma cousine qui a des talents de danseuse bien plus développés que les miens est venue me rendre visite et m’a entraînée dans son sillage vers cet endroit si particulier.

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          Au premier étage se trouve le bar, totalement déserté, mais toutefois utile pour se rafraîchir entre deux rocks exaltés. L’orchestre joue au sous-sol, dans une cave voûtée (une caveau donc) qui n’a rien perdu de son charme au fil des siècles. Ce fut un rendez-vous des Templiers, puis de la franc-maçonnerie. Deux souterrains partaient de là, et pendant la Révolution, cette cave appelée Caveau de la Terreur abritait le club des Cordeliers et celui des Montagnards. Danton, Marat, Saint-Just ou Robespierre s’y sont réunis et de nombreux jugements y ont été rendus. Mais l’endroit tel qu’on le connaît, avec ses concerts de jazz, a ouvert après la guerre, en 1946. L’orchestre joue dans un coin de la salle, de taille moyenne, autour de laquelle sont installées quelques banquettes et bancs et bois. Pas de décoration mais un endroit où on se sent de suite bien.

          Un grand espace est laissé libre au milieu pour les danseurs, et si lors des premiers morceaux, personne n’ose se lancer, cela ne dure guère et très vite la piste de danse fourmille de couples. La plupart des gens présents sont des habitués et de bons danseurs mais l’ambiance est très bon enfant et nombreux ont été ceux qui m’ont invitée à danser et m’ont appris quelques rudiment de rock pour briller lors de mes futures sorties. Tous ont rivaliser d’ingéniosité pour me mettre à l’aise voyant ma peur de ne pas savoir comment m’y prendre et j’ai finalement passé une excellente soirée. On retrouve un peu tous les âges dans cet endroit très métissé qui respire la joie de vivre. Un endroit un peu magique et hors du temps où on est très bien accueilli et où on peut sans peine faire ses premiers pas sur la piste de danse ou simplement venir écouter un peu de jazz dans la joie et la bonne humeur.

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Le Caveau de la Huchette

5 rue de la Huchette

75005 Paris

Tous les soirs à partir de 21h30, concert à 22h15

Jusqu’à 2h30 du dimanche au mercredi

Jusqu’à l’aube du jeudi au samedi

Entrée 12 €