Mes lectures

Truman CAPOTE, Cercueils sur mesure

          Un tueur en série sévit au bord de la Rivière Bleue. Il envoie à chacune de ses victimes un petit cercueil contenant sa photo avant de la tuer. Jake Pepper enquête sans relâche sur cette affaire, il tient un suspect et est convaincu de sa culpabilité mais comment trouver les preuves qui lui manquent ? 

          Dès les premières lignes, ce livre m’a mis une grande claque. Je n’avais lu de Truman Capote que son premier roman, La traversée de l’été, lequel ne m’avait que moyennement emballée malgré une fin magistrale. Ici on est subjugués par le style de l’auteur à peine le livre ouvert. Il met en place un suspense insoutenable en quelques mots. Un récit extrêmement bien construit, digne des meilleurs polars, servi par une écriture efficace. Nul doute que Truman Capote mérite bien sa réputation d’auteur majeur. Un roman captivant disponible chez Folio pour à peine 2€, jetez-vous dessus !

L’anxiété, comme vous l’expliquera tout psychiatre prohibitif, est causée par la dépression ; mais la dépression, comme vous le dira le même psychiatre, à la deuxième visite moyennant un tribut supplémentaire, est causée par l’anxiété. Je tournai en rond dans ce cercle monotone tout l’après-midi. Mais, à la tombée de la nuit, les deux démons s’étaient associés tandis que l’anxiété copulait avec la dépression, je restai assis à contempler l’invention contestable de M. Bell.

Mes lectures

Pénélope BAGIEU, Joséphine

          Joséphine est une trentenaire célibaitaire pas toujours bien dans ses baskets. On partage dans cette BD publiée chez Jean-Claude Gawsewitch (et parue en poche dans la collection « Le livre de poche ») ses déboires.

          J’ai moins accroché à Joséphine qu’à Cadavre exquis. Ici, pas réellement d’histoire, simplement une juxtaposition d’instatanés. Les dessins sont toujours aussi sympathiques, l’humour de Pénélope Bagieu plutôt séduisant. J’ai cependant eu un peu de mal à me reconnaître dans cette trentenaire complexée aux préoccupations très féminines (mais quels sacs vais-je assortir à mes chaussures ?). Une BD agréable à lire, mais un vrai « truc de fille ».

Jeunesse·Mes lectures

Yveline FERAY et Anne ROMBY, L’oiseau magique

C’est l’histoire d’un roi et de ces 3 épouses, 3 soeurs plus belles les unes que les autres. Il aura de la 1° deux beaux enfants. Mais la jalousie entre les soeurs ruinera leur famille. Seront-ils un jour réunis ?

 

          Un très beau conte tibétain, une histoire surprenante quand comme moi on ne connaît pas trop les mythes de cette région du monde. Les illustrations sont splendides et méritent qu’on s’y arrête. Les éditions Picquier nous livrent ici un ouvrage absolument magnifique.

Cela se passait jadis, dans ce Tibet si haut

si haut qu’on l’appelle «le Toit du Monde»

Mes lectures

Françoise SAGAN, Bonjour tristesse

          L’été de ses 17 ans, Cécile va découvrir l’amour. C’est une jeune fille sur qui la vie sans passer sans laisser de traces ; comme son père, elle est légère et inconstante. L’arrivée d’une femme intelligente et calme va venir troubler leur vie désordonnée et faire naître en elle les premières passions.

          Ce roman est un grand morceau de la littérature du milieu du XX° siècle. Il avait fait scandale lors de sa parution, en particulier parce qu’il parle librement du désir féminin. Pris aujourd’hui hors contexte, ce livre a aujourd’hui relativement peu d’intérêt. Il est bien écrit, mais pas non plus de manière exceptionnelle. L’histoire est intéressante mais pas transcendante. On prend plaisir à le lire, sans en être bouleversé. Un bon livre mais qui ne sort pas tellement du lot. A replacer donc absolument dans son contexte pour le comprendre : écrit par une adolescente et qui a à sa manière révolutionné la littérature par sa liberté de ton. Et vu comme ça, de suite, on accroche plus !

La liberté de penser, et de mal penser et de penser peu, la liberté de choisir moi-même ma vie, de me choisir moi-même. Je ne peux pas dire « d’être moi-même » puisque je n’étais rien qu’une pâte modelable, mais celle de refuser les moules.

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Je savais qu’il se consolerait comme il se consolait de tout : une rupture lui coûterait moins qu’une vie rangée, il n’était vraiment atteint et miné que par l’habitude et l’attendu, comme je l’étais moi-même. Nous étions de la même race lui et moi ; je me disais tantôt que c’était la belle race des nomades, tantôt la race pauvre et desséchée des nomades.

Club lecture·Mes lectures

Club lecture janvier

Je me permets de vous rappeler qu’en janvier nous lisons La mémoire des murs de Tatiane de Rosnais.

 Nous nous retrouverons le mardi 18 janvier au Café livres, rue Saint-Martin, dans le 4° arrondissement.

Nous espérons que vous serez nombreux à nous rejoindre ou à nous suivre via le blog.