Bars, restaurants

Comme chez maman aux Batignolles

            Comme chez maman est un petit restaurant du quartier des Batignolles à la devanture chaleureuse. Après m’être attardée plusieurs fois devant, j’ai fini par le tester il y a quelques semaines.

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          La déco est plutôt accueillante, dans un style bistrot chic assez à la mode en ce moment, avec pas mal d’objets anciens qui donnent à la pièce un certain charme. La carte, composée de produits du marché, est pour le moins alléchante, bien que les tarifs soient un peu élevés. Beaucoup de plats mêlent une base de cuisine traditionnelle française avec des notes asiatiques dans ce qui semble être un mélange intéressant. Nous avons opté pour une viande et un poisson.

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          Les plats étaient délicieux. Le poisson dans son bouillon à la thaï était goûteux et très moelleux. Quant à mon poulet en croûte de parmesan avec ses asperges, il était vraiment excellent. C’est à la fois copieux, assez fin et très juste dans les goûts. D’ailleurs, ça ne trompe pas, le lieu est fréquenté essentiellement par des habitués. En revanche, les desserts ne sont pas à la hauteur du reste, avec des choses – certes bonnes – mais extrêmement simples. Une adresse sympathique à découvrir pour ses plats généreux et pleins de goût. 

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Comme chez Maman

5 rue des Moines

75017 Paris

Menu à 19€ le midi,

Le soir, comptez 40€ pour un menu complet

Actualité·Mes lectures

Rentrée littéraire 2014 : les sorties à surveiller

          Ca y est, la rentrée littéraire est arrivée. Dès la semaine prochaine, les premiers romans seront exposés sur les tables des libraires. Cette année, ce sont 607 romans qui vont paraître d’août à octobre, 404 romans français, 203 étrangers et 75 premiers romans. Une fois encore il y a de quoi faire ! Voici une « petite » sélection des sorties que j’ai repérées, soit tout de même 35 livres dont 8 étrangers. Pas de premiers romans dans cette liste, ils sont toujours particulièrement difficiles à débusquer avant les premiers avis des critiques et libraires. Peut-être aurai-je l’occasion de vous parler de quelques-uns d’entre eux les prochaines semaines. Retrouvez la fiche Babelio de chaque roman – avec la description, la couverture et les premières critiques – en cliquant sur le titre.

Littérature française

Ceux que j’attends avec impatience :

L’écrivain national, Serge Joncour, Flammarion. Le jour où Serge arrive en résidence d’écriture dans une petite ville du Centre, un vieux et riche maraîcher disparaît. L’écrivain décide de mener l’enquête. Sortie le 27/08.

La dévoration, Nicolas d’Estienne d’Orves, Albin Michel. L’éditrice de Nicolas voudrait qu’il se renouvelle, il choisit alors d’écrire sur le cannibale japonais Morimoto et de se confronter à ses propres démons. Sortie le 20/08.

Terminus radieux, Antoine Volodine, Le Seuil. La Taïga est désertée après l’irradiation de la Sibérie suite à plusieurs accidents nucléaires. Pourtant, des êtres étranges tentent de continuer à faire vivre l’Union Soviétique. Sortie le 21/08.

Pas pleurer, Lydie Salvayre, Le Seuil. Récits croisés d’une mère et sa fille sur la guerre civile espagnole. Deux femmes, deux visions des événements et du monde. 21/08.

Mécanismes de survie en milieu hostile, Olivia Rosenthal, Verticales. Récit d’apprentissage, thriller métaphysique ou manuel d’exorcisme, ce livre raconte comment esquiver les coups et si possible comment les rendre. Sortie le 21/08.

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Les incontournables de la rentrée littéraire :

Oona & Salinger, Frédéric Beigbeder, Grasset. Le jeune écrivain Jerry Salinger rencontre Oona O’Neill, 15 ans, la fille du plus grand dramaturge américain, en 1940. « Ils ne se marièrent jamais et n’eurent aucun enfant ». Sortie le 20/08.

Charlotte, David Foenkinos, Gallimard. Charlotte Salomon, artiste peintre, est morte à l’âge de 26 ans. Portrait d’une femme exceptionnelle au destin tragique. Sortie le 21/08.

Pétronille, Amélie Nothomb, Albin Michel. « Au premier regard je la trouvai si jeune que je la pris pour un garçon de quinze ans. » Sortie le 20/08.

On ne voyait que le bonheurGrégoire Delacourt, JC Lattès. « Une vie, et j’étais bien placé pour le savoir, vaut entre trente et quarante mille euros. » Un assureur habitué à estimer la vie des autres commence soudain à s’intéresser à la valeur de la sienne. Sortie le 20/08.

Peine perdue, Olivier Adam, Flammarion. Après que les touristes aient déserté les lieux, les drames se succèdent dans une station balnéaire de la Côte d’Azur. 22 personnages se succèdent, en prise avec leur propre histoire. Sortie le 20/08.

Un secret du docteur Freud, Eliette Abécassis, Flammarion. En mars 1938, Freud convoque la Société psychanalytique pour une cession extraordinaire. Mais pourquoi ne quitte-t-il pas l’Autriche malgré l’invasion nazie ? Cacherait-il un secret ? Sortie le 27/08.

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Les grands noms :

Viva, Patrick Deville, Le Seuil. Au milieu de la révolution mexicaine, dans les années 20 et 30, se rencontrent Malcolm Lowry, écrivain, et son idole, Trotsky dans une période pour le moins agitée. Sortie le 21/08.

Le Royaume, Emmanuel Carrère, POL. « A un moment de ma vie, j’ai été chrétien […]. Ces chemins du Nouveau Testament que j’ai autrefois parcourus en croyant, je les parcours aujourd’hui – en romancier? en historien? Disons en enquêteur. » Sortie le 11/09.

Le monstre, Serge Doubrovsky, Grasset. Au début des années 70, l’auteur se lance dans la rédaction d’un ouvrage monumental qui devrait poser les bases de l’autofiction. Il est publié en intégralité pour la première fois. Sortie le 10/09.

Mourir de penser, Pascal Quignard, Grasset. Le 9° tome du Dernier Royaume est consacré à la pensée. Ce livre aborde la mort, la mélancolie et le traumatisme, arrivant au cœur de sa quête. Sortie le 10/09.

Autour du monde, Laurent Mauvignier, Minuit. Mars 2011, au Japon, le pays est traumatisé par le tsunami. Les destins se croisent, face au feuilleton médiatique. Sortie le 04/09.

L’Île du Point Némo, Jean-Marie Blas de Roblès, Zulma. Un roman d’aventure tourbillonnant où s’entremêlent par une mise en abîme le destin d’un riche opiomane et son majordome et les aléas d’une fabrique de cigares dans le Périgord. Sortie le 21/08.

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Mais aussi :

J’existe à peine, Michel Quint, Héloïse d’Ormesson. Sortie le 25/09.
Oeuvres vives, Linda Lê, Christian Bourgois. Sortie le 21/08.
Le Règne du vivant, Alice Ferney, Actes sud. Sortie le 20/08.
Un tango en bord de merPhilippe Besson, Julliard. Sortie le 04/09.
Le Triangle d’hiver, Julia Deck, Minuit. Sortie le 04/09.
Blond cendré, Eric Paradisi, JC Lattès. Sortie le 01/09.
Selon Vincent, Christian Garcin, Stock. Sortie le 20/08.
L’amour et les forêts, Eric Reinhardt, Gallimard. Sortie le 21/08.
Une éducation catholiqueCatherine Cusset, Gallimard. Sortie le 21/08.
Quiconque exerce ce métier stupide mérite tout ce qui lui arrive, Christophe Donner, Grasset. Sortie le 20/08.

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Littérature étrangère

J’ai hâte de lire :

L’Île du serment, Peter May, Editions du Rouergue. Tout le monde croit que Kirsty Cowell a poignardé son mari. Pourtant, l’enquêteur chargé de l’interroger ne peut se résoudre à l’accuser. Parviendra-t-il à découvrir la vérité ? Sortie le 07/09.

Etranger dans le mariageEmir Kusturica, JC Lattès. Six nouvelles où la fantaisie côtoie la noirceur. Des personnages haut en couleurs inspirés des souvenirs de l’auteur, comme autant d’hommages à son pays. Sortie le 03/09.

Les célébrités :

L’Incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage, Haruki Murakami, Belfond. L’histoire de Tsukuru, à 16 ans d’intervalle, entre Nagoya et Tokyo. Rejeté il y a longtemps par ses amis d’enfance, il part à leur recherche afin de trouver une explication. Sortie le 04/09.

Pour IsabelAntonio Tabucchi, Gallimard. Depuis qu’Isabel à disparue, Waclaw la recherche désespéramment. Chaque chapitre est une rencontre avec quelqu’un qui l’a connue. Sortie le 09/10.

Maudits, Joyce Carol Oates, Philippe Rey. En 1905, Annabel Slade est enlevée le jour de son mariage. D’autres événements étranges surviennent. Serait-ce l’oeuvre du diable ? Sortie le 16/10.

Mais aussi :

Price, Steve Tesich, Monsieur Toussaint Louverture. Sortie le 21/08.
L’homme de la montagne, Joyce Maynard, Philippe Rey. Sortie le 21/08.
La lumière des étoiles mortes, John Banville, Robert Laffont. Sortie le 21/08.

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          Evidemment, qui dit rentrée littéraires dit prix. J’en profite pour vous donner un petit aperçu du calendrier 2014. Cette année, la saison des grands prix littéraires s’ouvre le 2 septembre avec la première sélection du Prix Renaudot. Le 4 septembre, ce sera au tour du Goncourt puis des prix Femina – le 17 – du Décembre – le 24 – et de l’Académie Française – le 25. Je vous épargne les sélections intermédiaires.
Le Prix de l’Académie Française est toujours le premier décerné, il ouvrira le bal le 30 octobre. Une fois n’est pas coutume, le Femina sera cette année prioritaire sur le Goncourt (les deux prix ne peuvent être attribués au même lauréat) et sera remis le 3 novembre. Le Goncourt suivra de près, le 5 novembre, même date que pour le Renaudot. Le prix Décembre sera quant à lui remis le 6 novembre. Manquent encore les calendrier des prix Médicis et Interallié.

Et vous, de quels livres attendez-vous la sortie ?

Mes lectures

Pyongyang, les aventures pleines d’humour de Guy Delisle en Corée du Nord

          Guy Delisle est animateur et son travail l’amène jusqu’à Pyongyang, capitale de la très fermée Corée du Nord. Trois mois dans un autre monde, aux antipodes du mode de vie occidental. Un séjour qui va s’avérer plein de surprises, rarement bonnes. 

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          J’avais beaucoup entendu parler de cet auteur, célèbre pour ses BD pleines d’humour qui relatent ses aventures dans des pays étrangers. Pourtant, le dessin m’avait jusque-l) arrêtée. J’ai toujours aimé les illustrations très travaillées et ici on est plutôt dans du croquis, de l’instantané, ce à quoi j’ai du mal à me faire. Pourtant, quand j’ai demandé un conseil BD (roman graphique en l’occurrence mais on ne va pas chipoter) à mon libraire, c’est celle-ci qu’il m’a proposée, je me suis donc enfin décidée à voir de quoi il retournait.

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          Je dois avouer que mis à part le dessin qui ne m’a guère emballée, j’ai de suite accroché avec cette BD pleine d’humour. L’auteur croque sa vie en Corée du Nord avec une fraîcheur et un recul délectables. Je l’ai trouvé d’une grande justesse. Il a sans nul doute un grand talent d’observateur et sait faire partager ses expériences. Les situations plus cocasses les unes que les autres sont avant tout l’occasion de nous parler d’un pays dont on ignore à peu près tout. Le contraste entre la légèreté de l’auteur et la rigueur de ses hôtes met en avant le climat de terreur qui règne sur le pays.

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          Suivre les aventures de notre « héros » est absolument passionnant. Non seulement on en apprend plus sur ce pays, sa politique, la manière dont vivent les gens (même si ici on voit surtout les expatriés étant donné qu’il est interdit de se mêler à la population), mais l’humour dont fait preuve Guy Delisle est délectable. J’ai vraiment beaucoup, beaucoup ri. J’ai adoré cette BD qui derrière son humour corrosif s’avère très instructive, j’en ai même oublié que les dessins ne m’inspiraient guère et je n’ai qu’une hâte, lire tout ce que l’auteur a écrit d’autre ! 

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Mes lectures

L’empreinte de toute chose – Elizabeth Gilbert

          Alma est née à Philadelphie au début du XIX° s. dans une famille de botanistes émérites qui compte pour amis les plus grands savants de son temps. Elle reçoit une éducation hors du commun et se prend elle aussi de passion pour les plantes. L’arrivée de la jolie Prudence dans la famille va quelque peu bouleverser les habitudes de ce petit monde.

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          J’avais gagné ce livre il y a quelques temps sur MyBoox et, si j’étais très contente d’avoir l’occasion de découvrir un nouvel auteur vers lequel je ne serais pas allée spontanément. Je dois bien avouer que j’étais assez suspicieuse quant à la qualité. Je n’avais rien lu d’Elizabeth Gilbert mais j’avais beaucoup entendu parler d’elle pour Mange, prie, aime qui avait été adapté au cinéma avec Julia Roberts : un vrai navet ! Déjà que je suis généralement assez méfiante avec les auteurs à succès, rarement dans mes goûts, ça n’avait rien arrangé et je doutais fort d’apprécier ce roman. Je me suis tout de même attaquée à sa lecture afin de voir de quoi il retournait. Autant vous dire que j’ai eu une sacrée surprise !

          Dès les premières lignes, j’ai accroché avec le style, très agréable mais tout de même relativement travaillé. L’histoire m’a elle aussi très vite passionnée. Les personnages ont tous un caractère très fort qui les rend terriblement attachants. Leur érudition permet de se cultiver au passage, ce qui est toujours fort appréciable ! Le roman est extrêmement bien documenté et j’ai été étonnée par la somme de connaissances qui y étaient amassées sans jamais faire artificiel. J’ai dévoré les aventures d’Alma avec un immense plaisir. Ca m’a un peu rappelé L’espoir est une terre lointaine de Colleen McCulloug, dont le titre me semblait un peu neuneu et que j’avais finalement adoré ! On est un peu dans le même esprit, entre récit d’aventure et roman historique avec un style à la fois « facile » et de bonne qualité et une trame romanesque très forte. Tout ce que j’aime quoi !

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          Parce que oui, ce que j’aime avant tout dans un roman c’est une bonne histoire. Je sais, c’est dépassé, mais je m’en fiche, je revendique pleinement mon amour pour les personnages forts, les rebondissements et toutes ces choses qui faisaient le charme des romans populaires du XIX° s. Certes, j’ai quand même besoin que le style soit au rendez-vous. Pas nécessairement très soutenu ou sophistiqué mais un minimum de recherche est tout de même bienvenu. Bien sûr, quand une écriture de qualité rencontre une grande histoire, c’est encore mieux, mais c’est tellement rare ! Dans le genre on a quand même eu Au revoir là-haut et Les fidélités successivesIl peut m’arriver de lire des romans disons plus expérimentaux, ou de choisir parfois un texte uniquement pour la qualité de la plume, mais je ne prends jamais autant de plaisir à lire que quand je suis face à une bonne histoire qui m’amène très loin.

          Et ç’a été le cas avec celle-ci. Ce livre m’a fait voyager. Il m’a transportée dans une autre époque, m’a fait rêver à un temps où les savants pouvaient embrasser tous les domaines à la fois ou presque, m’a évoqué des contrées lointaines… Moi que la botanique ne passionne guère, je l’ai vue sous un autre œil, le temps de quelques pages. On livre qui m’a emmenée, loin loin des mes tracas du moment et de l’exiguïté de mon appartement parisien. Une vraie bouffée d’air. J’ai juste regretté de trouver quelques fautes grossières au fil de ma lecture, je ne saurais que trop recommander à Calman-Lévy de se payer un bon correcteur… Je suis peut-être tatillonne (on va dire que c’est le métier qui veut ça…) mais quand je repère plusieurs fautes dans un livre, ça gâche un peu ma lecture quand même. Ce petit détail mis à part, j’ai vraiment passé un excellent moment avec cette lecture. Un roman que j’ai dévoré et qui m’a beaucoup plu, surtout pour son personnage principal marquant et son petit goût d’aventure un peu désuet. Une très bonne surprise.

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Il arrive à chacun de nous de vouloir expurger certains jours des archives de notre existence même. Peut-être parce que tel jour particulier nous a accablés d’un chagrin si déchirant que nous pouvons à peine supporter d’y repenser. Ou bien nous voudrions effacer pour toujours un épisode parce que nous nous sommes conduits de manière misérable ce jour-là.

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l y a un chagrin, sous le chagrin, apprit-elle bientôt, tout comme il y a des strates sous les strates du plancher océanique, et d’autres encore dessous, si l’on continue de creuser.

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En outre, il avait appris que le silence peut parfois amener l’auditeur à s’imaginer que l’on est intelligent.

Cinéma

Jimmy’s Hall, un Ken Loach en demie-teinte

Drame historique britannique de Ken Loach avec Barry Ward, Simone Kirby, Andrew Scott

          Après 10 ans passés aux Etats-Unis, Jimmy revient en Irlande pour aider sa mère. Les jeunes le poussent à rouvrir le « Hall », un lieu où ils pourraient se retrouver pour étudier, discuter ou danser. Mais l’Eglise et les propriétaire terriens pourraient bien se montrer réfractaires aux idées progressistes du jeune homme.

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          Je n’aime pas toujours le cinéma souvent très austère de Ken Loach mais cette histoire-là me tentait beaucoup. Pourtant, je n’ai pas été aussi emballée que je l’aurais espéré. J’ai bien du mal à m’expliquer pourquoi. Pourtant j’ai bien aimé ce film, l’histoire est intéressante, c’est bien joué, bien filmé, il n’y a pas grand chose à y redire si ce n’est que j’aurais peut-être souhaité ressentir encore plus l’aspect politique qui m’a semblé un peu effacé par une certaine légèreté entre vie du dancing et romance naissante. Je sais, d’habitude je trouve Ken Loach trop sérieux et là je me plains que ça ne le soit pas assez, que voulez-vous, on est tous pleins de contradictions !

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          Je dois admettre que je ne sais trop que dire de ce film dont on a tellement parlé ! Esthétiquement et techniquement parlant, c’est impeccable. Il y a de très belles images, la musique est sympa, les acteurs sont très convaincants. Aucun reproche à lui faire ni sur la mise en scène, ni sur le rendu final. L’histoire quant à elle est bien menée et plutôt convaincante, avec en toile de fond les problèmes politiques irlandais. La romance est peut-être en trop de mon point de vue mais elle reste suffisamment discrète pour ne pas desservir le propos. De plus, il y a quelques très jolies scènes particulièrement plaisantes. Le tout en fait un film sympathique et agréable à regarder. Mais on en attend un peu plus d’un Ken Loach, un engagement un peu plus prononcé que ne doit pas masquer la légèreté du ton. Et j’ai trouvé que c’est par-là que le film pêchait un peu : il peine à trouver un équilibre entre le fond et la forme.

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           C’est vrai que j’ai toujours eu un gros faible pour le cinéma engagé, je suis donc sans doute assez exigeante en la matière. Je dois même avouer que je préfère sans doute les messages un peu appuyés quitte à ne pas toujours faire dans la subtilité. Ici on ne peut pas dire que l’aspect politique soit absent, loin de là, mais c’est vrai que j’aime les prises de positions un peu plus tranchées, les messages forts. Je crois que c’est tout simplement ce qui m’a manqué dans ce film auquel je n’ai pourtant rien à reprocher. Je l’ai trouvé très agréable, j’ai passé un bon moment mais je ne pense pas qu’il me marquera outre mesure. Malgré son sujet intéressant et instructif, il reste pour moi plutôt de l’ordre du divertissement. Un film agréable et très bien réalisé qui manque sans doute un peu de verve pour marquer les esprits.