Actualité·Culture en vrac

Que faire à Paris ce week-end ? – 19/20 juillet

          Paris se vide en été, le rythme ralentit et la capitale prend un air de fête. Avec un peu de retard, voici de quoi s’occuper à Paris ces jours-ci :

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Loisirs de plein air : Paris plages revient sur les berges cet été encore, découvrez les nombreuses animations prévues tout au long de l’été sur la page dédiéeL’été du canal, festival de l’Ourcq du 5 juillet au 24 août, des bals, de l’art de rue, des parcours sonores ou des croisières découverte, autant de manières de découvrir le canal autrement. Pour la programmation, c’est ici.

Cinéma : Paris l’été, c’est l’occasion de profiter du cinéma en plein air, avec la chaleur de ces derniers-jours, le temps est idéal ! Cette semaine, Ciné quartier 13 propose Sita chante le blues le 19 juillet à la tombée de la nuit au square Paul Grimault. Courez-y, c’est gratuit !

Musique : le Festival Fnac live a commencé sur le parvis de l’hôtel de ville et c’est jusqu’à dimanche. Des concerts gratuits d’artistes comme Jeanne Cheral, Mademoiselle K ou Bernard Lavilliers – et de nombreux autres ! Retrouvez la programmation ici. Découvrez aussi le Black summer festival au Cabaret sauvage, de nombreux concerts funk, soul, reggae jusqu’au 02 août. Pour la programmation et les tarifs, c’est par-là.

Arts de la scène : théâtre, danse, musique, le festival Paris quartiers d’été revient pour une nouvelle saison. De nombreux spectacles à travers la ville pendant tout l’été, dont certains sont en accès libre. Découvrez la programmation ici.

Jeunesse : Pestacles 2014, un festival pour les petits qui propose tous les mercredi des concerts à petits prix au jardin botanique du bois de Vincennes. Une programmation riche pour leur faire découvrir les musiques du monde. La liste des concerts par-là. Au jardin d’acclimatation du Bois de Boulogne, c’est Jardin-Plage qui s’installe pour l’été, avec de nombreuses animations. Les jardins d’été du Quai Branly reviennent également pour l’été avec des animations pour petits et grands.

Retrouvez également les bons plans de la semaine dernière pour compléter ce programme.

Cinéma·Jeunesse

Dragons 2, un dessin animé familial réussi

Film d’animation, aventure, fantastique, américain de Dean DeBlois

          Les courses de dragons sont devenues très populaires sur l’île mais Harold préfère explorer les environs sur le dos de Krokmou pour découvrir de nouvelles régions… et vivre de nouvelles aventures. Un jour, ils découvrent des chasseurs qui aident un mystérieux personnage à créer une armée de dragons. Il va leur falloir réunir tout leur courage pour les combattre.

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          J’avais bien aimé le premier volet de cette série et j’avais entendu le plus grand bien de cette suite aux critiques pour le moins élogieuses. Je n’avais pas spécialement prévu d’aller le voir mais après une assez longue période sans cinéma, j’avais envie d’un film léger pour me remettre dans le bain. Même si quelques passages sont un peu longs ou convenus, je me rangerai dans l’ensemble à l’avis collectif. J’ai vu le film en 3D et je dois avouer qu’une fois de plus, à part nous vendre des lunettes (que j’avais penser à amener avec moi pour une fois) et filer mal au crâne au spectateur, je ne vois absolument pas ce qu’elle amène. Il faut vraiment arrêter avec cette mode stupide de la 3D à tout va. Enfin, au moins pour une fois le scénario n’est pas délaissé pour les prouesses techniques…

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          J’ai trouvé que l’histoire fonctionnait bien, même si c’est parfois convenu : on alterne action et émotion avec une régularité qui pourrait devenir lassante. Mais bon, je n’oublie que je ne suis pas exactement la cible pour ce genre de film et qu’à 8 ans, je n’y aurais sans doute vu aucune objection et aurait versé ma petite larme aux moments clefs. En revanche, ayant toujours été du genre timorée, je crois bien que la plupart des scènes de combat entre dragons (et elles sont très nombreuses !) m’auraient terrifiée. Il faut dire que je me faire la réflexion quasiment à chaque fois que je vois un film d’animation jeunesse : les dessins animés de notre enfance n’étaient pas si violents non ? J’ai l’impression que de nos jours les enfants voient des images violentes beaucoup plus tôt et sont bien moins impressionnables ! Du coup la limite entre animation jeunesse et adulte à tendance à se faire un peu plus floue je pense.

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          On pourrait peut-être reprocher à ce film d’être un peu répétitif mais ça ne m’a pas gênée. Il tourne quasi-exclusivement autour des combats de dragons, ce qui peut lasser mais pour ma part je les ai trouvé bien réalisés. Je pense qu’ils sont à même d’impressionner les plus jeunes et de les faire rêver. Les deux combats les plus importants sont un peu long et manquent sans doute un peu de suspens mais dans l’ensemble je dois bien admettre que j’ai trouvé ce film très agréable. Je n’irais pas non plus crier au chef-d’oeuvre, il reste assez convenu et manque un peu de relief par moments mais ses personnages sont attachants et quel enfants (même grand) ne serait pas impressionné par les dragons ? Un univers enchanteur et un héros charismatique rattrapent les petites faiblesses de ce dessin animé pour en faire un bon divertissement.

Cuisine

Far des îles

Pour 6 à 8 personnes

3 oeufs
100 g de sucre
100 g de farine de riz
25 g de crème de riz (ou de la fécule de maïs)
1/2 l de lait de coco
1 citron vert
5 c. à soupe de coco râpée + 1 pour le décor
1 c. à café de rhum
1/2 gousse de vanille
1/2 mangue

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Préchauffez le four à 180° C (th. 6).

Dans un saladier, battez les œufs avec le sucre. Ajoutez la farine pluie sans cesser de battre, puis la crème de riz.

Versez le lait de coco sur la préparation.

Coupez le citron vert en deux. Ajoutez le zeste et le jus d’une moitié dans la pâte, réservez l’autre.

Intégrez ensuite la noix de coco, le rhum et les graines d’une demie gousse de vanille.

Taillez des tranches très fines dans la mangue et répartissez-les au fond du moule (préalablement graissé si vous n’utilisez pas du silicone). Arrosez d’un trait de jus de citron vert.

Coupez la mangue restante en petits dés et intégrez-les à la pâte. Gardez éventuellement quelques dés de mangue pour la décoration.

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Versez la préparation dans le moule et enfournez 45 min à 1h (tout dépend de l’épaisseur : si vous utilisez un moule à manqué pas trop profond, comptez 45 min, pour un moule à cake bien plein, 1h de cuisson sera nécessaire).

Avant de le sortir du four, vérifiez la cuisson avec la pointe d’un couteau, elle doit ressortir sèche ou légèrement humide sinon laissez cuire quelques minutes supplémentaires. La cuisson doit être homogène. Il se peut que la texture soit encore tremblotante, le gâteau épaissira un peu en refroidissant.

Laissez bien refroidir avant de démouler.

Une fois votre gâteau démoulé, décorez-le avec des dés de mangue si vous en avez mis de côté, une cuillère à soupe de noix de coco râpée et du zeste de citron vert.

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          Le far a un peu la consistance d’une crêpe très épaisse ou d’un flan pâtissier. Il est cousin du clafoutis mais sa pâte est un peu moins dense. Une texture qui surprend souvent ! Cette version exotique – sans gluten est sans lactose – a beaucoup de goût et ravira les gourmands !

Bon appétit !

Théâtre

Lucrèce Borgia, une mise en scène grandiose à la Comédie Française

          Lucrèce Borgia est une femme incestueuse, cruelle et avide de pouvoir. Avec son frère, elle a eu un fils, Gennaro, qui ignore tout de l’identité de ses parents. Elle l’aborde lors d’un bal masqué mais les amis du jeune homme la reconnaissent et l’humilient. Son mari quant à lui la soupçonne d’infidélité. Elle ne pense plus alors qu’à se venger et conquérir l’amour de son fils.

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© Christophe Raynaud de Lage.

         Je n’avais pas entendu dire que du bien de cette pièce, jugée trop fade par la critique qui ne semblait de plus guère apprécier que le rôle de Lucrèce Borgia soit tenu par Guillaume Gallienne. Connaissant son art pour le travestissement, même si je me méfie beaucoup des rôles de femmes joués par des hommes (ou l’inverse d’ailleurs), j’étais assez confiante sur ce plan-là. Pourtant, même si je partais plutôt optimiste, je n’imaginais pas du tout ce qui m’attendait ! Denis Podalydès a frappé très fort avec un univers qui fascine dès les premières secondes. En effet, s’il peut y avoir à redire sur certains points, ce qui fascine dans cette pièce, se sont avant tout les somptueux décors et les magnifiques costumes signés Christian Lacroix.

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© Christophe Raynaud de Lage.

          Dès que le rideau s’est levé, j’ai été subjuguée par la beauté du décor ! Une grande gondole au centre de la scène mais surtout un fond imitant le ciel avec un éclairage comme je ne me rappelle pas en avoir déjà vu au théâtre. Le jeu des clairs/obscurs est de toute beauté et crée une ambiance réellement féerique. La pièce est accompagnée par une musique qui souligne agréablement le propos. Les costumes quant à eux sont admirables. Ils restent relativement sobres, étant essentiellement noirs, mais les coupes sont magnifiques. Je dois avouer que j’aime un théâtre assez classique avec de grands décors et de beaux costumes qui nous mettent dans l’ambiance autant qu’ils nous font rêver : j’ai été servie !

© Christophe Raynaud de Lage.
© Christophe Raynaud de Lage.

          J’aime beaucoup l’histoire des Borgia, que je trouve tout à fait fascinante ! Il faudrait d’ailleurs que je me trouve quelque chose à lire sur le sujet. Les acteurs sont convaincants, avec une mention spéciale à Eric Ruf que je trouve toujours aussi formidable ! Guillaume Gallienne est assez juste dans le rôle de Lucrèce Borgia même si j’aurais aimé une interprétation plus en retenue. Je ne crois pas que la colère ou la douleur doivent nécessairement passer par les cris. Mais cette tendance à en faire trop est coutume à la Comédie Française et reste ici somme toute assez discrète. L’interprétation, plus puissante qu’émouvante, n’en demeure pas moins de qualité. Je me suis laissée embarquer par cette histoire très forte malgré quelques scènes qui manquent un brin de subtilité dans le jeu. Tout m’a ravie dans cette pièce : des décors aux costumes en passant par le magnifique éclairage. C’est tellement beau que j’ai été déçue de voir le rideau retomber et que j’hésite à reprendre une place pour l’année prochaine. Du théâtre comme je l’aime !

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Lucrèce Borgia de Victor Hugo

Mise en scène de Denis Podalydès avec :

Comédie Française

Salle Richelieu

Place Colette – 75001 Paris

Jusqu’au 20 juillet

Mes lectures

Le Sanglier, un texte fort et surprenant

          Quand il rentre de la guerre, Daniel ne supporte plus les bassesses de ses semblables et décide se couper du monde. Il devient un vagabond, vit de peut, et évite tant qu’il le peut tout commerce avec les hommes. Il finira par aller s’installer dans les bois et on le surnommera « Le sanglier ».

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          Il y a peu, j’avais lu un texte particulièrement fort et empreint d’un grand réalisme intitulé La scierie. Si le sujet en est bien différent, il on retrouve un peu même esprit dans ce texte-ci, par la force d’évocation, la dureté de l’univers dépeint et le caractère entier de son personnage. J’ai eu un peu de mal à accrocher avec ce texte au début. Je le trouvais bien écrit et l’histoire n’était pas déplaisante mais quelque chose me gênait, le côté excessif et agressif du personnage peut-être. J’avais un peu de mal à m’intéresser à son histoire. Mais peu à peu, en le voyant évoluer, ça a commencé à changer. L’arrivée d’une compagne pour notre héros, quoiqu’assez improbable, donne une nouvelle dimension au texte, plus humaine. C’est à ce moment-là que j’ai vraiment commencé à apprécier l’histoire.

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          Ce texte est très court et se lit bien même si je l’ai trouvé un peu sec parfois. Je pense qu’il faut quand même être armé d’un certain cynisme et ne pas avoir trop de foi en l’humanité pour l’apprécier. En effet le personnage n’est pas tendre avec ses semblables et même si je me retrouve dans certaines réflexions on atteint là des sommets qui risquent d’agacer les plus optimistes. Toutefois j’ai beaucoup aimé son côté direct auquel on n’est plus tellement habitués et qui même s’il peut heurter est très intéressant. Je n’avais jamais rien lu de Pierre Luccin et ça m’a donné envie de découvrir ses autres ouvrages. Un texte qui sort de l’ordinaire et peut d’avérer franchement déroutant mais m’a agréablement surprise.