Bars, restaurants

Flaq : bar atypique

          Malgré une période de disette qui m’interdit à peu près toute sortie, j’ai quand testé un ou deux nouveaux bars ces dernières semaines. Parmi eux, Flaq. Un bar italien idéalement situé rue Quincampoix, tout près de Châtelet. J’avais dû passer devant plusieurs fois, pourtant je ne l’avais jamais remarqué. C’est un peu le hasard qui nous y a conduits. Je suis tombée de suite amoureuse du lieu. La déco est un mélange de bois et de style industriel très réussi avec quelques gros canapés en cuir et des fleurs fraîches pour compléter le tout : exactement ce que je rêverais d’avoir chez moi. Très hypster comme lieu mais j’assume mon côté trentenaire parisien qui bosse dans la culture. Tant pis pour les clichés.

Flaq Paris

          Les prix ne sont pas donnés mais pas spécialement exorbitants non plus pour Paris : 2€ le café, 3,50€ le soda et 4 ou 5€ le verre de vin. Les bières en revanche ne sont pas données. Des assiettes sont proposées autour de 15€ (et elles sont particulièrement appétissantes !). Le lieu s’organise autour de plusieurs grandes tables basses et j’ai trouvé assez convivial le fait de les partager avec de parfaits inconnus. Le service est prévenant est plutôt sympa. La musique agréable. On se sent bien dans cet endroit qui mêle les genres et détailler les éléments de déco risque de vous occuper un certain temps.

Flaq Paris

          La salle sert également de lieu d’exposition et propose des spectacles et projections. J’ai adoré la fresque au plafond. Certaines photos exposées sont également très belles et je serais bien repartie avec une lampe sous le bras (elles sont toutes à vendre) si j’en avais eu les moyens. Au premier sous-sol, on trouve un cabinet des curiosités où tout le mobilier est à vendre. Et au sous-sol inférieur, une ancienne chapelle du XIII° s. privatisable pour vos gros événements. Je n’ai malheureusement pas pu visiter les sous-sol avec mes béquilles mais je n’y manquerai pas à ma prochaine visite. Un endroit agréable où se poser avec un café ou un verre de vin. Un lieu chaleureux qui ne manque pas de charme !

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Flaq

36 rue Quincampoix
75004 Paris

Métro Rambuteau/Hôtel de ville/Châtelet-les-Halles

Le mardi de 19h à 2h
Du mercredi au samedi de 14h à 2h

 

Mes lectures

Littérature : à la découverte des pays de l’Est

La petite communiste qui ne souriait jamais, de Lola Lafon

Une miraculeuse petite gymnaste roumaine de quatorze ans est apparue aux JO de Montréal en 1976 pour mettre à mal guerres froides, ordinateurs et records au point d’accéder au statut de mythe planétaire. Le récit imaginaire de l’expérience que vécut cette prodigieuse fillette, symbole d’une Europe révolue, venue, par la seule pureté de ses gestes, incarner aux yeux désabusés du monde le rêve d’une enfance éternelle. 

La petite communiste qui ne souriait jamaisUn roman français contrairement à ce que pourrait laisser croire le titre de mon article, mais qui se déroule tout de même en Roumanie. J’avais entendu dire beaucoup de bien de ce livre et le titre me plaisait beaucoup. Pourtant, je dois admettre que je n’avais qu’une très vague idée de ce dont il retournait, ma connaissance de Nadia Comaneci et de la Roumanie des années 70 étant plus que limitée. Au moins, ça ne risquait pas de me gâcher le plaisir de la découverte… J’ai beaucoup aimé le début de ce livre. Je ne saurais pas trop expliquer pourquoi mais bien que le sujet ne me parle a priori pas plus que ça, j’ai trouvé l’écriture très belle et les premières pages ont été un vrai régal. La petite Nadia est assez fascinante et j’ai apprécié la manière dont sa vie est disséquée. En revanche, passé le premier tiers du livre, j’ai trouvé que ça s’essoufflait un peu. Si le personnage principal fascine, il s’avère assez peu sympathique… La jeune fille à l’entraînement quasi-militaire est froide comme la banquise et semble prendre la grosse tête avec ses premiers succès. Même son malheur ne parviendra guère à la rendre plus humaine. Malgré tout, ce roman est bien écrit et permet de se plonger dans une époque que je connaissais mal. Un destin hors du commun, pas toujours très sympathique, mais qui mérite tout de même le détour.

Des mille et une façons de quitter la Moldavie, de Vladimir Lortchenkov

À Larga, tous les habitants ne rêvent que d’une chose: rejoindre l’Italie et connaître enfin la prospérité. Quitte à vendre tous leurs biens pour payer des passeurs malhonnêtes, ou à s’improviser équipe moldave de curling afin de rejoindre les compétitions internationales. Parviendront-ils à atteindre leur Eldorado ?

Des mille et une façons de quitter la MoldavieUn jour que je traînais dans une librairie alors que j’avais 2h à tuer et que mon livre était honteusement resté se la couler douce à la maison, je suis tombée sur ce titre. Il m’a intriguée. Tout autant que le tracteur sur la couverture et plus encore le résumé complètement barré. Il me fallait quelque chose de vite lu : c’était parfait ! J’ai de suite accroché avec ce style déjanté et cette histoire ubuesque. J’ai suivi avec plaisir les aventures de ces villageois moldaves prêts à tout pour quitter le pays et surtout ne jamais y revenir. J’ai trouvé que l’auteur faisait preuve de beaucoup d’auto-dérision. Il parle l’air de rien des problèmes majeurs rencontrés dans le pays, avec un humour qui touche à l’absurde. Si j’ai beaucoup ri au début, je dois toutefois avouer que j’ai fini par me lasser un peu de cette énergie débordant qui part dans tous les sens. Certains passages sont plus drôles que d’autres et ça finit par aller très loin. Peut-être bien trop pour que j’arrive à rester complètement dans cette histoire. Mais malgré tout, j’ai apprécié cette lecture dans son ensemble et j’ai envie de découvrir ce que l’auteur a pu écrire d’autre. Un roman un peu inégal mais très drôle et pas inintéressant pour autant : totalement déjanté.

L’oiseau bariolé, de Jerzy Kosinski

Dans ce paysage désolé de l’Europe de l’Est ravagée par la tourmente de la guerre, un petit garçon de six ans est envoyé à la campagne par ses parents. Campagne hostile dans laquelle les plus extravagantes superstitions survivent. L’enfant a les cheveux noirs, là où tout le monde est blond. Tel l’oiseau bariolé, il tente en vain de convaincre ceux qui l’entourent qu’il fait partie des leurs. Peine perdue. Il reste l’autre, le  » Bohémien « , celui par qui le malheur arrive, condamné à être persécuté…

L'oiseau barioléOn change encore de genre et de pays, avec cette fois une histoire qui se déroule en Pologne (écrite en anglais pas un immigré polonais ayant pris la nationalité américaine). Il traînait depuis un certain temps dans ma bibliothèque et j’aimais beaucoup le titre (eh oui, encore !) sans bien savoir de quoi il s’agissait. Je ne me souviens pas d’avoir relu la quatrième de couverture avant de commencer à le lire et j’avoue avoir été très surprise par la violence de ce texte. Je m’attendais bêtement à quelque chose de beaucoup plus léger… On y suit un petit garçon rejeté de tous à cause de la couleur de ses yeux et pour qui les malheurs vont s’enchaîner à un rythme soutenu. Chaque chapitre est consacré à une nouvelle croyance et un nouvel épisode funeste pour notre jeune héros. A sa sortie, le livre a eu un succès retentissant et a été lu comme une autobiographie, faisant alors grand bruit. Personnellement j’aurais tendance à penser que vu la quantité astronomique de malheurs qui pleut sur la tête de cet enfant, ce texte est plutôt à lire comme un catalogue des croyances profondément ancrée ou autant de paraboles sur la connerie humaine. Une histoire qui sonne étrangement actuelle… Un texte très difficile de par son extrême violence mais également l’un des plus fort qu’il m’ait été donné de lire. Bouleversant. 

Divers

Février, le bilan

          Un mois de février assez pénible avec une cheville en vrac et l’obligation de me tenir un peu tranquille. J’aurais pensé en profiter pour lire, voir des films et des séries mais finalement pas tant que ça. Qu’ai-je fait de mon temps alors me direz-vous ? Aucune idée. J’ai tout de même lu 5 livres, dont 2 pavés. Uniquement de la rentrée littéraire de janvier, qui m’occupe depuis près de 2 mois et pour encore 2 ou 3 semaines je pense. Heureusement que je voulais me remettre aux classiques : je ne lis plus que de l’ultra-contemporain… Gros coup de cœur ce mois-ci pour Dedans ce sont des loups de Stéphane Jolibert, je vous en parle bientôt.

          6 films vus en février, ce qui est plutôt exceptionnel vu le mal que j’ai à me déplacer (il faut dire que quand on les fait par 2 aussi…). J’ai aimé absolument tout ce que j’ai vu ! Si je ne devais en choisir qu’un, ce serait toutefois Tempête de Samuel Collardey. Un film extrêmement sensible et émouvant. Le film fort de ce début d’année.
Quasiment aucun film vu depuis chez moi en revanche, et que des navets, mis à part Respire de Mélanie Laurent qui m’a agréablement surprise, bien que ce soit un des films les plus angoissants que j’ai vu depuis longtemps. Aucune série vue, ce qui doit être la première fois depuis des mois, voire des années.
En revanche pas mal de jeux de société et de jeux vidéo. Il faut dire que mon inactivité forcée s’y prête particulièrement. Pas de nouveautés. J’ai repris Child of light que j’avais abandonné à peine entamé et je le trouve d’une beauté saisissante. Un peu lent mais on finit par s’habituer et on en profite pour regarder le sublime décor.

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          Peu de sorties forcément. Mais tout de même l’incroyable Maputo Mozambique au Quai Branly. Un film à la Géode – où je n’étais jamais allée, que j’ai trouvé plutôt décevant. Un super concert en Belgique et au passage la découverte plus que rapide de Gand et Lille, sur un seul pied toujours, avec un goûter fabuleux chez Meert.
Pas de restos en février mais la découverte d’un bar sympa rue Quincampoix. Et pour compenser, beaucoup de cuisine : purée de butternut au lait de coco, sablés à la moutarde et aux graines de courge, cake olives-jambon sans gluten… C’aura été le mois de la cuisine pour moi !

          Au final, un mois un peu pénible mais pas si vide que ça (de l’importance des bilans pour se rendre compte qu’on fait des choses l’air de rien…). C’est laborieux mais je commence à reprendre vie. Beaucoup de choses prévues en mars, même si ça s’annonce compliqué vu que je ne peux quasiment pas me déplacer mais on va faire au mieux. Au programme : théâtre, cirque, danse… et cinéma et lectures bien sûr ! Verdict dans un mois.

Cuisine

Purée de butternut au lait de coco

Pour 4 personnes

1 courge butternut
1 grosse pomme de terre
20 cl de lait de coco
1 c. à café de curry en poudre
1 c. à café de galanga moulu (ou à défaut de gingembre)
1 pincée de piment
1 pincée de graines de coriandre concassées (facultatif)
Sel, poivre

Courge butternut au four

Préchauffez le four à 180° C.

Coupez la courge en deux. Enlevez les graines – vous pouvez les garder pour en faire des graines de courge séchées – et mettez à la place une cuillerée à soupe d’eau. Mettez-la courge au four 45 à 50 min.

Coupez la pomme de terre en gros dés et faites-là cuire dans de l’eau bouillante salée environ 25 min, jusqu’à ce qu’elle soit fondante puis égouttez-là.

Pendant ce temps, faites chauffer le lait de coco à feu doux dans une petite casserole.

Lorsque la courge est cuite, sortez-la du four et récupérez la chair à l’aide d’une cuillère.

Passez la pomme de terre et la butternut au presse purée.

Ajoutez le lait de coco et les épices. Salez, poivre, mélangez bien. Faites réchauffer votre purée à feu doux avant de servir et saupoudrez de coriandre concassée.

Purée de courge butternut au lait de coco

Bon appétit !

Cinéma

Cinéma : 5 films d’action à gros budget

          Avec un peu de retard pour certains, et beaucoup pour d’autres, voici quelques films à gros budget vus plus ou moins récemment au cinéma : de l’action et du divertissement en perspective.

Lors d’une expédition sur Mars, l’astronaute Mark Watney est laissé pour mort par ses coéquipiers, obligés de décoller en urgence. Mais Mark a survécu et il est désormais seul, sans moyen de repartir, sur une planète hostile. Il va devoir faire appel à son intelligence et son ingéniosité pour tenter de survivre et trouver un moyen de contacter la Terre.

Seul sur Mars, afficheJe dois avouer que malgré la présence de Matt Damon, j’étais assez mitigée en allant voir ce film dont le casting et la bande-annonce ma rappelaient très étrangement certains aspects d’Interstellar. J’avais peur de m’ennuyer un peu étant donné qu’à part attendre trois plombes sur une planète déserte, notre pauvre héros n’a pas grand chose à faire. La bonne surprise c’est que je me suis plutôt laissée prendre au jeu – malgré une totale absence de suspens qui a rarement atteint un niveau aussi bas dans un film catastrophe. En revanche, bien que des scientifiques ce soient penchés sur la question et assurent que l’essentiel du film est crédible, j’ai de sérieux doutes à émettre sur certains aspects de l’histoire. Je suis très pénible avec la science-fiction, je peux crois à la vie sur Mars, des lézards géants ou des hommes violets mais le moindre détail a priori insignifiant suffit à me faire décrocher.
Ici on commence par une tempête monumentale qui menace de faire se coucher un vaisseau de plusieurs tonnes mais dans laquelle l’équipe de scientifiques gambade allègrement : non mais sérieusement ?! On est quelque part loin sous le niveau 0 de la crédibilité. Mais mon vrai problème est survenu plus tard dans le film. Je sais que je vais passer pour complètement tarée (si ce n’est pas déjà fait depuis le temps) mais le truc qui m’a totalement empêché de croire à l’histoire, c’est la manière dont il fait pousser des patates. En supposant que la terre martienne permette cet exploit, vous avez déjà vu des patates pousser dans 20 cm de terres vous ? Moi non. Voilà, ça m’a perturbé jusqu’à la fin. Bon, quelques soucis de vraisemblance mis à part, c’est bien joué. Le scénario mériterait un peu plus d’originalité mais ça passe. Ca manque de rythme mais la musique disco comble un peu cette lacune et donne une touche décalée au film qui lui va bien. Au final, un film sympathique bien que plutôt moyen ; ça manque d’adrénaline mais se laisse regarder sans déplaisir.

 

Le chasseur de primes John Ruth, dit Le Bourreau, fait route vers Red Rock, où il conduit sa prisonnière Daisy Domergue se faire pendre. Sur leur route, ils rencontrent le Major Marquis Warren, un ancien soldat lui aussi devenu chasseur de primes, et Chris Mannix, le nouveau shérif de Red Rock.

Les 8 salopards, afficheLa déception ciné de ce début d’année. J’aime Tarantino, ses excès, son humour trash, ses choix de musicaux improbables et ses références cinématographiques balancées à tout va. Un cinéma fourre tout totalement jouissif. Vu le pitch, je m’attendais à des personnages plus fous les uns que les autres et à beaucoup d’action. Grave erreur. Ce film met un temps fou à démarrer. La première heure et demie est d’un ennui mortel. Certains diront que c’est pour poser le décor, mettre dans l’ambiance, tout ça. Mais une heure et demie quand même… c’est déjà aussi long d’un film normal ! Les personnages m’ont assez peu convaincue. Qu’ils soient profondément antipathiques n’est pas très surprenant étant donné le titre (le contraire aurait même été décevant) mais je me serais bien passée de l’agacement croissant à leur vue.
Il faut dire aussi que je suis tout sauf une adepte des huis clos. Ils ont la fâcheuse tendance à m’angoisser profondément et à me taper sur les nerfs tout à la fois. Rares sont les exemples qui ont su me convaincre (tellement rares qu’il ne m’en vient spontanément aucun). Du côté de l’histoire, j’ai trouvé qu’elle était assez anecdotique, même si ce n’est pas un problème en soi tant l’ambiance prime dans ce film. Ici la violence est gratuite et comme surgie de nulle part. Visuellement, c’est très réussi, comme toujours chez Tarantino. Et comme toujours aussi, les références cinématographiques sont légion. Malheureusement, mes connaissances en westerns sont proches du néant, je n’en ai donc saisi à peu près aucune même si je pouvais sentir leur présence roder. Il m’a manqué dans ce film l’énergie débordante et le côté jouissif des autres Tarantino (vous pouvez retrouver ma critique de Django ici). Un film qui m’a semblé s’adresser plus aux cinéphiles avertis ou aux plans grands fans du réalisateur et m’a laissée un peu sur la touche. Dommage.

 

James Donovan, un avocat de Brooklyn se retrouve plongé au cœur de la guerre froide lorsque la CIA l’envoie accomplir une mission presque impossible : négocier la libération du pilote d’un avion espion américain U-2 qui a été capturé.

Le pont des espions, afficheSi je n’irais pas comme certains jusqu’à mettre ce film tout en haut de la liste des meilleurs films de 2015, je l’ai toutefois énormément apprécié. Le sujet me tentait beaucoup et je n’ai pas été déçue. Le film a beau être aussi long que lent, on ne s’ennuie pas une seconde. Ayant malencontreusement entendu parler de l’histoire (réelle) au moment de la sortie du film, je savais comment cela allait se terminer et pourtant j’ai eu l’impression que ça n’écornait pas le suspens pour un sou. J’ai été tendue jusqu’au dénouement en me demandant comment les choses allaient se dérouler. J’avais oublié à quel point Tom Hanks pouvait être bon acteur. Je ne sais pas pourquoi j’en ai toujours une image d’un acteur un peu fade alors qu’il incarne simplement à la perfection des gens « normaux » au destin exceptionnel. Le reste du casting ne démérite pas.
C’est ce qui m’a accrochée dans ce film, cet avocat spécialisé en assurance et a priori sans histoires qui se retrouve embarqué dans une affaire d’espionnage au cœur de la guerre froide. Un personnage profondément humain et incarné à la perfection dont on parvient sans peine à appréhender les doutes et les craintes. Le film est très bien écrit (sur un scénario signé par les frères Coen) et extrêmement bien réalisé. Les images sont superbes et la tension monte sans jamais nous lâcher jusqu’à la scène finale. Steven Spielberg n’en fait pas trop avec une réalisation tout en sobriété. J’ai beaucoup aimé cette retenue qui met vraiment en valeur les personnages. On peut trouver le film un peu lent mais ça permet de s’installer dans cette ambiance si particulière de la guerre froide. Mais peut-être que tout est un peu trop impeccable dans ce film. Il m’a manqué la petite touche de folie qui fait les grands films. C’est beau, c’est impeccablement réalisé, mais c’est un peu fade. Un très beau film et une histoire intéressante, ça manque sans doute un peu d’émotion mais ça reste tout de même du grand cinéma.

 

Bond réussit à infiltrer une réunion secrète révélant une redoutable organisation baptisée Spectre. Pendant ce temps, à Londres, Max Denbigh, le nouveau directeur du Centre pour la Sécurité Nationale, remet en cause les actions de Bond et l’existence même du MI6.

007, Spectre, affichePlus encore que Les 8 salopards, le nouveau James Bond était pour moi un des films les plus attendus de ces derniers mois. J’avais adoré Skyfall et j’attendais avec impatience la suite. Très vite, les premières critiques m’ont fait déchanter et je ne me suis finalement pas trop précipitée pour aller le voir. J’ai adoré la scène d’introduction pendant le fêtes des morts au Mexique. L’une des plus réussie depuis longtemps je trouve. Malheureusement, c’est à peu près là la seule véritable réussite de ce film qui par la suite se traîne un peu… J’ai un peu de mal à analyser ce que je n’ai pas aimé, ce qui me frustre un peu. Je crois que j’ai juste trouvé ça assez convenu finalement et plutôt plat comme film. Ca manque de suspens, de rythme, de surprise. De vie quoi.
Daniel Craig est toujours parfait – je trouve même qu’il se bonifie avec l’âge – en revanche Léa Seydoux… Bon voilà quoi. Elle est mignonne mais on a connu plus sexy comme James Bond girl. J’ai trouvé louable la tentative de faire une intrigue très actuelle avec la la question du contrôle de l’information mais il y a pas mal d’incohérences et l’histoire tombe souvent dans la facilité. Quant au Spectre, j’ai été mitigée sur le lien fait avec d’autres films de la série qui m’a semblé un peu artificiel. James Bond prenait beaucoup d’épaisseur dans Skyfall, avec une psychologie bien plus poussée que d’habitude dans la franchise et un univers plus sombre. Ici, on revient à quelque chose de bien plus superficiel et on ne peut que le déplorer. Ca m’a un peu donné la même impression de « régression » qu’entre Casino Royale et Quantum of Solace. Malgré de bonnes intentions, un film qui reste à la surface des choses et manque autant de profondeur que d’audace. A défaut d’autre un bon film, il demeure un divertissement plutôt plaisant.

 

L’agent de la CIA Solo et de l’agent du KGB Kuryakin, contraints de laisser de côté leur antagonisme, s’engagent dans une mission conjointe : mettre hors d’état de nuire une organisation criminelle internationale déterminée à ébranler le fragile équilibre mondial.

Agents très spéciaux : code U.N.C.L.E, afficheJe suis allée voir ce film sans grande conviction. Je n’en avais quasiment pas entendu parler et je ne m’attendais à franchement rien d’exceptionnel. Mais je suis bon public pour les films d’espionnage ou leurs parodies et après Kingsman (que j’ai a-do-ré) et Spy (que j’ai beaucoup moins aimé) je ne pouvais pas rater cette sortie dans la même veine humoristique. J’ai finalement été agréablement surprise, malgré des critiques plus que mitigées – et parfois assassines. Je suis de suite rentrée dans cet univers un peu décalé. On retrouve tous les codes du film d’espionnage classique : les américains contre les russes, la jolie fille qui fait perdre la tête, le complot international. Tout y est ! Ca se passe durant la guerre froide et ça m’a rappelé les vieux James Bond par certains aspects. Si l’ironie point dans chaque scène ou presque, ça n’en demeure pas moins un film d’espionnage efficace.
Tant par le scénario que dans le visuel, le film est très années 60 (il est d’ailleurs adapté d’une série de l’époque). Peut-être un poil trop parfois mais j’aime assez ce style surchargé et très coloré. Le duo d’acteur est un peu lisse, mais il fonctionne bien. Les personnages sont caricaturaux et l’intrigue téléphonée mais le réalisateur s’amuse avec les stéréotypes du genre et, au passage, le spectateur aussi. Il manque sans doute l’inventivité débridée d’un Kingsman pour en faire un grand film mais on passe un bon moment et le côté nostalgique a beaucoup de charme. L’intrigue aurait mérité un peu plus de tenue mais l’action, elle, ne manque pas. J’ai souvent souri devant cette parodie assez convenue mais réussie dans son genre. Un film léger et efficace qui fait le plus grand bien.