Avec un peu de retard pour certains, et beaucoup pour d’autres, voici quelques films à gros budget vus plus ou moins récemment au cinéma : de l’action et du divertissement en perspective.
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Seul sur Mars, de Ridley Scott
Lors d’une expédition sur Mars, l’astronaute Mark Watney est laissé pour mort par ses coéquipiers, obligés de décoller en urgence. Mais Mark a survécu et il est désormais seul, sans moyen de repartir, sur une planète hostile. Il va devoir faire appel à son intelligence et son ingéniosité pour tenter de survivre et trouver un moyen de contacter la Terre.
Je dois avouer que malgré la présence de Matt Damon, j’étais assez mitigée en allant voir ce film dont le casting et la bande-annonce ma rappelaient très étrangement certains aspects d’Interstellar. J’avais peur de m’ennuyer un peu étant donné qu’à part attendre trois plombes sur une planète déserte, notre pauvre héros n’a pas grand chose à faire. La bonne surprise c’est que je me suis plutôt laissée prendre au jeu – malgré une totale absence de suspens qui a rarement atteint un niveau aussi bas dans un film catastrophe. En revanche, bien que des scientifiques ce soient penchés sur la question et assurent que l’essentiel du film est crédible, j’ai de sérieux doutes à émettre sur certains aspects de l’histoire. Je suis très pénible avec la science-fiction, je peux crois à la vie sur Mars, des lézards géants ou des hommes violets mais le moindre détail a priori insignifiant suffit à me faire décrocher.
Ici on commence par une tempête monumentale qui menace de faire se coucher un vaisseau de plusieurs tonnes mais dans laquelle l’équipe de scientifiques gambade allègrement : non mais sérieusement ?! On est quelque part loin sous le niveau 0 de la crédibilité. Mais mon vrai problème est survenu plus tard dans le film. Je sais que je vais passer pour complètement tarée (si ce n’est pas déjà fait depuis le temps) mais le truc qui m’a totalement empêché de croire à l’histoire, c’est la manière dont il fait pousser des patates. En supposant que la terre martienne permette cet exploit, vous avez déjà vu des patates pousser dans 20 cm de terres vous ? Moi non. Voilà, ça m’a perturbé jusqu’à la fin. Bon, quelques soucis de vraisemblance mis à part, c’est bien joué. Le scénario mériterait un peu plus d’originalité mais ça passe. Ca manque de rythme mais la musique disco comble un peu cette lacune et donne une touche décalée au film qui lui va bien. Au final, un film sympathique bien que plutôt moyen ; ça manque d’adrénaline mais se laisse regarder sans déplaisir.
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Les 8 salopards, de Quentin Tarantino
Le chasseur de primes John Ruth, dit Le Bourreau, fait route vers Red Rock, où il conduit sa prisonnière Daisy Domergue se faire pendre. Sur leur route, ils rencontrent le Major Marquis Warren, un ancien soldat lui aussi devenu chasseur de primes, et Chris Mannix, le nouveau shérif de Red Rock.
La déception ciné de ce début d’année. J’aime Tarantino, ses excès, son humour trash, ses choix de musicaux improbables et ses références cinématographiques balancées à tout va. Un cinéma fourre tout totalement jouissif. Vu le pitch, je m’attendais à des personnages plus fous les uns que les autres et à beaucoup d’action. Grave erreur. Ce film met un temps fou à démarrer. La première heure et demie est d’un ennui mortel. Certains diront que c’est pour poser le décor, mettre dans l’ambiance, tout ça. Mais une heure et demie quand même… c’est déjà aussi long d’un film normal ! Les personnages m’ont assez peu convaincue. Qu’ils soient profondément antipathiques n’est pas très surprenant étant donné le titre (le contraire aurait même été décevant) mais je me serais bien passée de l’agacement croissant à leur vue.
Il faut dire aussi que je suis tout sauf une adepte des huis clos. Ils ont la fâcheuse tendance à m’angoisser profondément et à me taper sur les nerfs tout à la fois. Rares sont les exemples qui ont su me convaincre (tellement rares qu’il ne m’en vient spontanément aucun). Du côté de l’histoire, j’ai trouvé qu’elle était assez anecdotique, même si ce n’est pas un problème en soi tant l’ambiance prime dans ce film. Ici la violence est gratuite et comme surgie de nulle part. Visuellement, c’est très réussi, comme toujours chez Tarantino. Et comme toujours aussi, les références cinématographiques sont légion. Malheureusement, mes connaissances en westerns sont proches du néant, je n’en ai donc saisi à peu près aucune même si je pouvais sentir leur présence roder. Il m’a manqué dans ce film l’énergie débordante et le côté jouissif des autres Tarantino (vous pouvez retrouver ma critique de Django ici). Un film qui m’a semblé s’adresser plus aux cinéphiles avertis ou aux plans grands fans du réalisateur et m’a laissée un peu sur la touche. Dommage.
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Le pont des espions, de Steven Spielberg
James Donovan, un avocat de Brooklyn se retrouve plongé au cœur de la guerre froide lorsque la CIA l’envoie accomplir une mission presque impossible : négocier la libération du pilote d’un avion espion américain U-2 qui a été capturé.
Si je n’irais pas comme certains jusqu’à mettre ce film tout en haut de la liste des meilleurs films de 2015, je l’ai toutefois énormément apprécié. Le sujet me tentait beaucoup et je n’ai pas été déçue. Le film a beau être aussi long que lent, on ne s’ennuie pas une seconde. Ayant malencontreusement entendu parler de l’histoire (réelle) au moment de la sortie du film, je savais comment cela allait se terminer et pourtant j’ai eu l’impression que ça n’écornait pas le suspens pour un sou. J’ai été tendue jusqu’au dénouement en me demandant comment les choses allaient se dérouler. J’avais oublié à quel point Tom Hanks pouvait être bon acteur. Je ne sais pas pourquoi j’en ai toujours une image d’un acteur un peu fade alors qu’il incarne simplement à la perfection des gens « normaux » au destin exceptionnel. Le reste du casting ne démérite pas.
C’est ce qui m’a accrochée dans ce film, cet avocat spécialisé en assurance et a priori sans histoires qui se retrouve embarqué dans une affaire d’espionnage au cœur de la guerre froide. Un personnage profondément humain et incarné à la perfection dont on parvient sans peine à appréhender les doutes et les craintes. Le film est très bien écrit (sur un scénario signé par les frères Coen) et extrêmement bien réalisé. Les images sont superbes et la tension monte sans jamais nous lâcher jusqu’à la scène finale. Steven Spielberg n’en fait pas trop avec une réalisation tout en sobriété. J’ai beaucoup aimé cette retenue qui met vraiment en valeur les personnages. On peut trouver le film un peu lent mais ça permet de s’installer dans cette ambiance si particulière de la guerre froide. Mais peut-être que tout est un peu trop impeccable dans ce film. Il m’a manqué la petite touche de folie qui fait les grands films. C’est beau, c’est impeccablement réalisé, mais c’est un peu fade. Un très beau film et une histoire intéressante, ça manque sans doute un peu d’émotion mais ça reste tout de même du grand cinéma.
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Spectre, de Sam Mendes
Bond réussit à infiltrer une réunion secrète révélant une redoutable organisation baptisée Spectre. Pendant ce temps, à Londres, Max Denbigh, le nouveau directeur du Centre pour la Sécurité Nationale, remet en cause les actions de Bond et l’existence même du MI6.
Plus encore que Les 8 salopards, le nouveau James Bond était pour moi un des films les plus attendus de ces derniers mois. J’avais adoré Skyfall et j’attendais avec impatience la suite. Très vite, les premières critiques m’ont fait déchanter et je ne me suis finalement pas trop précipitée pour aller le voir. J’ai adoré la scène d’introduction pendant le fêtes des morts au Mexique. L’une des plus réussie depuis longtemps je trouve. Malheureusement, c’est à peu près là la seule véritable réussite de ce film qui par la suite se traîne un peu… J’ai un peu de mal à analyser ce que je n’ai pas aimé, ce qui me frustre un peu. Je crois que j’ai juste trouvé ça assez convenu finalement et plutôt plat comme film. Ca manque de suspens, de rythme, de surprise. De vie quoi.
Daniel Craig est toujours parfait – je trouve même qu’il se bonifie avec l’âge – en revanche Léa Seydoux… Bon voilà quoi. Elle est mignonne mais on a connu plus sexy comme James Bond girl. J’ai trouvé louable la tentative de faire une intrigue très actuelle avec la la question du contrôle de l’information mais il y a pas mal d’incohérences et l’histoire tombe souvent dans la facilité. Quant au Spectre, j’ai été mitigée sur le lien fait avec d’autres films de la série qui m’a semblé un peu artificiel. James Bond prenait beaucoup d’épaisseur dans Skyfall, avec une psychologie bien plus poussée que d’habitude dans la franchise et un univers plus sombre. Ici, on revient à quelque chose de bien plus superficiel et on ne peut que le déplorer. Ca m’a un peu donné la même impression de « régression » qu’entre Casino Royale et Quantum of Solace. Malgré de bonnes intentions, un film qui reste à la surface des choses et manque autant de profondeur que d’audace. A défaut d’autre un bon film, il demeure un divertissement plutôt plaisant.
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Agents très spéciaux : Code U.N.C.L.E, de Guy Ritchie
L’agent de la CIA Solo et de l’agent du KGB Kuryakin, contraints de laisser de côté leur antagonisme, s’engagent dans une mission conjointe : mettre hors d’état de nuire une organisation criminelle internationale déterminée à ébranler le fragile équilibre mondial.
Je suis allée voir ce film sans grande conviction. Je n’en avais quasiment pas entendu parler et je ne m’attendais à franchement rien d’exceptionnel. Mais je suis bon public pour les films d’espionnage ou leurs parodies et après Kingsman (que j’ai a-do-ré) et Spy (que j’ai beaucoup moins aimé) je ne pouvais pas rater cette sortie dans la même veine humoristique. J’ai finalement été agréablement surprise, malgré des critiques plus que mitigées – et parfois assassines. Je suis de suite rentrée dans cet univers un peu décalé. On retrouve tous les codes du film d’espionnage classique : les américains contre les russes, la jolie fille qui fait perdre la tête, le complot international. Tout y est ! Ca se passe durant la guerre froide et ça m’a rappelé les vieux James Bond par certains aspects. Si l’ironie point dans chaque scène ou presque, ça n’en demeure pas moins un film d’espionnage efficace.
Tant par le scénario que dans le visuel, le film est très années 60 (il est d’ailleurs adapté d’une série de l’époque). Peut-être un poil trop parfois mais j’aime assez ce style surchargé et très coloré. Le duo d’acteur est un peu lisse, mais il fonctionne bien. Les personnages sont caricaturaux et l’intrigue téléphonée mais le réalisateur s’amuse avec les stéréotypes du genre et, au passage, le spectateur aussi. Il manque sans doute l’inventivité débridée d’un Kingsman pour en faire un grand film mais on passe un bon moment et le côté nostalgique a beaucoup de charme. L’intrigue aurait mérité un peu plus de tenue mais l’action, elle, ne manque pas. J’ai souvent souri devant cette parodie assez convenue mais réussie dans son genre. Un film léger et efficace qui fait le plus grand bien.
Ce livre est resté très très longtemps dans ma bibliothèque avant d’en sortir. Il est imposant et me faisait quand même un peu peur, autant par sa taille qu’à cause de son titre très mystérieux. Je ne savais pas trop où je mettais les pieds mais j’avais l’impression de quelque chose d’assez compliqué. Finalement, si en effet l’histoire est plutôt complexe avec ses ramifications autour du personnage principal, le style est agréable et plutôt accessible. Une écriture travaillée mais pas trop lourde : classique somme toute. Le rythme est assez lent mais agréable. J’ai bien aimé ce roman en ayant l’étrange impression qu’il était toujours sur le point de démarrer sans jamais vraiment parvenir à son rythme de croisière. Je n’ai pas eu des affinités particulières avec les personnages mais chacun a un univers bien défini, qui recoupe vaguement celui des autres tout en gardant une identité forte et j’ai bien aimé passer de l’un à l’autre. Même si la mélancolie et la langueur qui dominent dans ces pages ne sont pas ce que je préfère, j’ai bien aimé l’ambiance particulière de ce livre. Je l’ai d’ailleurs lu plus vite que je n’aurais cru et avec grand plaisir. Il y a des longueurs et la fin m’a un peu déçue mais dans l’ensemble, j’ai bien aimé cette lecture exotique.
Comme la plupart des gens je suppose, je pensais grosso modo que le Kamasutra était une sorte de traité de sexologie aux positions improbables, qui a été au fil des siècle illustré et ré-illustré pour mettre du piment dans la vie de couple. Quand je suis tombée sur cette nouvelle traduction de Frédéric Boyer faite à partir du texte original (nullement illustré donc), avec un titre des plus poétiques, j’ai eu très envie de voir de quoi il retournait. Je l’ai feuilleté quelque peu, lu des passages très énigmatiques, et ma curiosité l’emportant, je l’ai finalement acheté. J’ai sauté la préface pour aller directement au cœur de texte, qui se présente comme une sorte de long poème découpé en chapitres. Si ce texte est un précis sur le couple, la séduction et les relations amoureuses, il loin de ne parler que de sexe. Ce texte m’a beaucoup surprise. A la fois par sa forme, quasi-mystique à mes yeux (sans doute accentuée par la traduction d’ailleurs) et par un contenu souvent d’une incroyable modernité même si certaines pratiques peuvent nous sembler on ne peut plus étrangères. Un mélange déroutant. C’est étrange comme certains passages prônent le respect de la femme (voire sa vénération), quand d’autres peuvent s’avérer autrement plus machistes. Si j’ai beaucoup aimé cette lecture (parcellaire, je dois l’admettre), j’ai en revanche été extrêmement déçue par la préface qui est pour moi un contre-sens total – ce qui est gênant vu qu’elle est écrite par le traducteur. Ca a un peu terni ma vision de ce livre. Ce texte m’est finalement plus apparu comme un traité de vie et de bien-être universel qui dans l’ensemble n’a pas tellement vieilli.
Je ne lis quasiment aucun manga. Je n’y connais absolument rien, alors quand mes pas me portent par hasard dans le rayon, je me contente de regarder les titres et celui-ci m’a forcément tapé dans l’œil. Je savais pas trop à quoi m’attendre mais ça parlait de nourriture, c’était déjà un bon début ! J’ai été étonnée de ne pas accrocher tant que ça. Je ne saurais pas trop expliquer ce qui s’est passé avec ce livre. Je lui ai trouvé un certain charme. Chaque chapitre correspond à une découverte culinaire du personnage. On découvre ainsi page après page des spécialités japonaises bien souvent inconnues dans nos contrées. Tout ou presque m’a fait envie ! Ce livre donne terriblement faim et laisse comme une envie d’aller explorer les bas fonds de Tokyo. Toutefois, j’ai assez vite saturé. Ce texte se déguste. Je me suis arrêtée en route, ne voyant pas trop passés quelques passages, ce que je pourrais y trouver de plus hormis une intense frustration. Peut-être que je m’y replongerai un jour. Un texte que je n’ai sans doute pas su apprécier à sa juste valeur mais qui m’aura tout de même fait saliver.
Voilà un film que j’ai énormément aimé et dont j’ai malencontreusement oublié de vous parler. Je vais donc corriger cette fâcheuse erreur de ce pas. Je dois avouer que si j’avais lu le synopsis et qu’il me tentait bien, je n’en attendais finalement pas grand chose. J’ai donc été très agréablement surprise de découvrir une petite pépite. Il est vrai que j’aime les films engagés et j’ai ici été servie ! Je ne connais pas du tout l’histoire d’Haïti et je dois avouer avoir été choquée par la répression sanglante de manifestations étudiantes et populaires contre la dictature. On suit l’histoire à travers les yeux d’étudiants qui se battent pour la liberté. Ca peut donner un côté un peu manichéen au film mais la sympathie qu’on éprouve pour les personnages compense amplement ce défaut. Plus que ses qualités cinématographiques (le tout reste assez linéaire et plutôt classique), c’est l’aspect historique de ce film qui m’a vraiment séduite. Il a le mérite de mettre en lumière des événements importants qui m’avaient totalement échappés. Un film assez classique dans sa forme mais intéressant et touchant à la fois. Une belle découverte.
Une des grosses déceptions de 2015. On disait le plus grand bien de ce film fleuve en 3 parties qui se sert des légendes des Mille et unes nuits pour dénoncer les travers de la société portugaise actuelle. Une idée assez géniale, un potentiel à peu près infini et une presse unanime : ça commençait bien ! J’étais on ne peut plus curieuse de découvrir le résultat. Dès les premières images, j’ai su que ce film n’allait pas être pour moi. C’est lent, mais leeeent… J’ai trouvé que c’était très long à démarrer, avec une sorte d’explication du projet et de sa mise en oeuvre assez lourde et artificielle. D’autant plus que l’esthétique n’est pas franchement folle. Pas que j’aie beaucoup plus accroché avec les contes en eux-même cela dit. Si je continue à trouver l’idée géniale et que certains fonctionnent assez bien, d’autre sont un peu plus obscurs. Le trait est forcé, étiré, déformé, avec plus ou moins de réussite. Je n’accroche pas du tout avec le côté absurde, ce qui explique en grande partie que ce film ait été pour moi une torture. Il ne manque ni d’humour, ni d’inventivité mais m’a profondément ennuyée. Un projet original et inventif qui avait sur le papier tout pour me plaire mais que j’ai trouvé au final d’un mortel ennui.
Je n’avais pas entendu parler de ce film mais j’y suis allée pour l’affiche : j’aime beaucoup André Dussolier et on voit trop rarement Melvil Poupaud au cinéma. Je ne pouvais pas rater ça. Je ne savais absolument pas de quoi il retournait, ce qui en général m’aide à vrai dire à apprécier un film : pas d’attentes spécifiques et disproportionnées, je me contente de découvrir. Pourtant malgré ces excellentes dispositions, j’ai été déçue. L’histoire m’a laissée un peu perplexe. Je l’ai trouvée fortement improbable et assez alambiquée ; pas au point de décrocher totalement du film non plus, mais je suis restée circonspecte. Je n’ai trouvé aucun des personnages vraiment attachants et les situations périlleuses dans lesquelles ils se mettent par leurs magouilles m’ont laissée de marbre. Le propos en soi est plutôt intéressant même s’il peut paraître sombrer légèrement dans la paranoïa. Les jeux de pouvoir et les hommes de l’ombre exercent toujours sur moi une certaine fascination. Ce qu’il manque ici, c’est un point de départ un peu plus solide pour nous faire rentrer dans l’histoire et surtout du rythme ! Ce film en manque cruellement. Pas qu’il ne se passe rien mais pourtant le spectateur reste passif et s’ennuie pour tout dire un peu. Ce sont les acteurs qui tiennent ce film et l’empêchent de sombrer mais ils ne parviennent pas tout à fait à le rendre convaincant. De bonnes idées, un bon casting mais une réalisation un peu mollassonne pour un résultat mitigé.
J’avais a-do-ré le dernier film de Paolo Sorrentino,
Voici un des films de la fin d’année dont on a pas mal parlé. J’en avais entendu dire beaucoup de bien et j’étais très curieuse d’aller voir ce film au sujet fort et à l’univers à part. Si dans l’ensemble j’ai bien aimé – en grande partie en raison de l’excellente performance de François Damiens, assez inattendu dans ce rôle – j’ai quand même trouvé à ce film un certain nombre de défauts. L’ambiance western belge est un peu curieuse mais j’ai bien aimé (le problème, c’est cette envie furieuse que ça m’a donné de comparer avec
Au milieu de la nuit, Hanna et son mari sont attaqués sauvagement dans leur lit. Il ne survit pas aux coups et Hanna est défigurée, elle ne conservera aucun souvenir de cet épisode tragique. Tous les soupçons se portent sur le seul intrus présent dans la maison ce soir-là : Rud, le petit ami de Dawn, la cadette, qui dormait avec elle. Trois ans plus tard, Rud, emprisonné, fait appel. Un nouveau procès va s’ouvrir. Alors que Hanna tente désespérément de se rappeler les événements du drame, Dawn revient vivre chez sa mère.
Jeune, belle, mariée à un homme qui la vénère, installée dans une jolie maison, Suzanne Stone ressemble à ces filles trop parfaites des magazines. Mais elle veut davantage, elle veut la célébrité, elle décide que la télévision sera son royaume et, à force de persuasion, obtient un petit poste dans la station locale. Quand son époux est retrouvé mort, la veuve éplorée, point de mire des caméras, devient rapidement suspecte.
Tout semble aller comme il se doit dans la petite ville de Carthage en ce début de juillet 2005, si ce n’est que Juliet Mayfield, la ravissante fille de l’ancien maire a rompu ses fiançailles avec le caporal Brett Kincaid, héros de retour de la guerre d’Irak. Or, ce soir-là, Cressida disparaît, ne laissant en fait de traces que quelques gouttes de son sang dans la jeep de Brett.
Vingt nouvelles qui varient les registres autour des émotions de leurs personnages dans des moments clef de leur existence. L’auteur construit un monde noir où subsiste pourtant toujours une issue.
Un pari lors d’une soirée trop alcoolisée amène Enzo MacLeod, ancien légiste de la police écossaise établi en France, à entreprendre une enquête autour de la mystérieuse disparition de Jacques Gaillard, ancien conseiller du Premier ministre devenu star de la télévision et dont on n’a plus aucune trace depuis le mois d’août 1996.
Cette fois-ci, l’enquête d’Adamsberg l’emmène dans les brumes islandaises avant de lui faire croiser le chemin de Robespierre. Mais quel est le lien entre ces deux univers en apparence si différents ?
Adam Langer est un journaliste qui s’ennuie loin de New York. Jusqu’à ce que sa route croise celle d’une vieille connaissance, Conner Joyce – auteur de thrillers à succès –, venu à Bloomington, Indiana, pour assurer péniblement la promotion de son dernier roman. Bientôt, Conner révèle à Adam qu’il a reçu une offre des plus étonnantes qui va bouleverser sa vie.
Elle est la plus rousse, la plus myope, la plus sentimentale, la plus menteuse, la plus vraie, la plus déroutante, la plus obstinée, la plus inquiétante des héroïnes. La dame dans l’auto n’a jamais vu la mer, elle fuit la police et se répète sans cesse qu’elle n’est pas folle… Pourtant…
Deux flics que tout oppose, dans l’Espagne post-franquiste des années 1980, sont envoyés dans une petite ville d’Andalousie pour enquêter sur l’assassinat sauvage de deux adolescentes pendant les fêtes locales. Au coeur des marécages de cette région encore ancrée dans le passé, parfois jusqu’à l’absurde et où règne la loi du silence, ils vont devoir surmonter leurs différences pour démasquer le tueur.



Pour le petit Augusten, son père est une présence fantomatique, à peine signalée par une toux ou des volutes de tabac dans l’obscurité d’une pièce. Ce géniteur dévoré de psoriasis, Augusten l’aime plus que tout et ne souhaite qu’une chose : le lui prouver. Mais ce dernier en a décidé autrement et, peu à peu, l’amour se mue en une haine tenace et acerbe.
1878. Vincent Van Gogh arrive en Belgique pour se rendre ensuite en Provence où Gauguin le rejoint. Après le départ de ce dernier, Van Gogh se coupe une oreille et se fait interner dans un asile…