Cinéma

Les infidèles

          Comédie française  de et avec avec Jean Dujardin et Gilles Lelouche.

          Les Infidèles, comme son nom l’indique, retrace l’histoire d’hommes qui trompent leur femme ou l’ont trompée. Ou parfois essaient sans y parvenir. Le film est en réalité une succession de courts-métrages qui offrent des vision très différentes du sujet.

          Je suis allée voir ce film un peu par curiosité, un peu par dépit. J’avais envie de voir si on pouvait faire un film potable d’une comédie sur l’infidélité et il n’y avait pas grand chose d’autre au cinéma à l’heure qui m’arrangeait. Pour être franche, je n’ai pas grand chose à dire de ce film. Il y a des passages plutôt drôles (pour la plupart condensés dans la bande-annonce), d’autres qui tombent un peu à plat. Dans l’ensemble, j’ai trouvé ça assez convenu, je m’attendais à plus d’audace. Si j’ai souri par moments, dans l’ensemble je me suis un peu ennuyée. J’ai trouvé qu’il y avait des longueurs et finalement assez peu de surprises. Un film divertissant mais qui manque un peu d’allant.

Cinéma

La bella gente, d’Ivano de MATTEO

Drame italien d’Ivano de Matteo avec Monica Guerritore, Antonio Catania, Victoria Larchenko.

          Susanna et Alfredo sont un couple d’intellectuels aisés aux idées larges. Ils passent tranquillement l’été dans leur maison de campagne. Un jour, Susanna voit une très jeune prostituée se faire maltraiter sur le bord d’une route et décide lui venir en aide. Mais pourra-t-elle se défaire de ce lourd fardeaux ? et eux, sauront-ils oublier leurs préjugés ?

          Je suis assez mitigée sur ce film. J’ai trouvé l’idée de départ assez peu crédible, surtout de la manière dont elle est amené. Le sujet est intéressant mais introduit de manière artificielle. Heureusement, ça a tendance à s’améliorer par la suite. Le film flirte parfois avec les clichés mais parvient (plus ou moins bien en fonction des moments) à ne pas trop s’y enliser. Plus on avance dans l’histoire, plus les personnages montrent leur complexité, ce qui donne une certaine profondeur au tout. Dommage que la jeune réfugiée demeure quelque peu en retrait, le personnage  semble quelque peu laissé pour compte et aurait mérité d’être un peu plus travaillé.

          J’ai longtemps craint que ce film ne sombre dans la mièvrerie la plus totale. Il nous emmène finalement sur de fausses pistes pour nous offrir une fin quelque peu pessimiste mais assez réussie. Malgré quelques faiblesses, un film qui dans l’ensemble présente un certain intérêt. Le très bon jeu d’acteurs porte le tout pour nous offrir un agréable moment. Avec quelques tâtonnements, le réalisateur parvient finalement à argumenter son propos de manière relativement convaincante. Un résultat en demi-teinte mais malgré une certaine naïveté dans le traitement de ce sujet, le film parvient à apporter un regard intéressant, à la fois lucide et cruel, sur notre société.

Cinéma

Miral, de Julian SCHNABEL

          Drame palestinien de Julian Schnabel avec Hiam Abbass, Freida Pinto, Yasmine Elmasr.

          Miral est une adolescente Palestinienne. Comme beaucoup de ses concitoyens, elle rêve de vivre dans un état reconnu, qu’il soit ou non partagé avec les israëliens. Peu à peu, l’occupation militaire et les violences vont radicaliser ses propos. Elle va alors rencontrer un jeune homme qui appartient à l’intifada. Une rencontre qui va changer sa vie.

          Comment devient-t-on extrémiste ? C’est la question que pose ce film. Il raconte l’histoire de cette jeune fille intelligente et bien élevée. L’histoire de sa mère d’abord, puis de la rencontre de ses parents, et enfin, la sienne. Un passé dur à porter, une enfance un peu mouvementée, des rencontres inattendues… tout le monde ne peut-il pas sombrer dans la violence ? Quand le pacifisme semble sans issue, n’est-on pas tenté de prendre les armes ? La question est intéressante.

          Je voulais voir ce film à sa sortie mais les critiques étaient tellement pourries que j’y avais renoncé. J’ai donc attendu sa diffusion sur Canal et profité d’une belle grippe pour rattraper mon retard. Et j’avoue que je suis perplexe. J’ai plutôt aimé ce film. J’ai pris plaisir à le regarder : une belle histoire, de belles images… Pourtant, je ne peut décemment pas dire que c’est un bon film. Il est traité de manière trop grossière. Dans la vraie vie il n’y a pas autant de gens gentils qui croient au retour de la paix par la seule force de l’éducation. En vrai les gens sont un peu plus haineux. Ce film se veut très esthétisant, le moins qu’on puisse dire, c’est que les images sont belles, trop peut-être en comparaison de ce qu’elles racontent. J’ai bien aimé la mise en scène, qui reprend le destin de3 femmes d’une même famille. Malheureusement, elle évite le coeur du sujet.

          J’ai aimé la légèreté de ce film, son esthétisme. Qu’on montre le conflit sous un jour différent aussi. Un peu d’espoir ne fait pas de mal. Malheureusement, on en oublie presque l’histoire réelle du pays, bien plus sanglante. Cette vision positive des choses semble quelque peu déconnectée de la réalité. Elle aurait mérité d’être confrontée à d’autres regards, à peine esquissés dans le film. Pour une fois, je serai moins méchante que la critique, je n’irais pas jusqu’à parler de navet. Simplement le réalisateur passe un peu à côté de son sujet en ne l’abordant pas de manière frontale. En choisissant une approche esthétique et teintée de romantisme, il en oublie un peu la dure réalité. Un film qui avait beaucoup de potentiel mais reste trop lisse. Dommage.

Culture en vrac

Février, le bilan

          Un mois plutôt chargé d’un point de vue culturel. Pourvu que j’arrive à continuer sur cette lancée. Le rythme de mes virées cinéma reste cependant étonnamment bas. J’essaie tant bien que mal de voir un film par semaine mais étant donné tout le temps libre dont je dispose, il est surprenant que j’aie du mal à garder ce rythme. Je suppose que cela est un effet de mon changement d’horaires : aller au cinéma le matin n’est pas encore un réflexe. Espérons que ça s’arrangera dans les prochaines semaines.

          Malgré des expositions, une pièce de théâtre, quelques films tout de même et un nombre de livre assez élevé, je n’ai eu aucun mal à choisir mes élus de ce mois-ci. Contrairement à un mois de janvier en demi-teinte, j’ai connu de vrais coups de coeur en février, les voici. Pour les expositions, La collection Kremer, sans hésiter ! Je l’ai trouvée splendide et serait presque prête à y retourner. Côté cinéma, Detachment a emporté ma franche adhésion. Un très beau rôle pour Brody et une mise en scène inventive qui m’a séduite. Et enfin, le livre qui a illuminé mon début d’année, Dans les forêts de Sibérie de Sylvain Tesson. Ce n’est pas tant le style que j’ai aimé (quoi que ce soit bien écrit cela dit) mais surtout les émotions que cela m’a rappelé. Une lecture qui tient de l’expérience intime. Espérons que mars sera aussi riche en découvertes.

          Le mot de la fin : ce mois-ci, ce blog a connu une affluence record et à vrai dire tout à fait inespérée ! La plupart des visiteurs se retrouvent ici grâce à notre ami Google avec des termes de recherche aussi improbables que « visage d’un homme de 48 ans », « ma BD de mode » ou  encore « formule semi-développée d’un glucose ». En revanche, côté commentaires, on tourne un peu au ralentis… Je vous ai connus plus bavard ! En tout cas, merci aux fidèles qui continuent à me lire.

Cinéma

Les Oscars 2012

          Après les Césars la semaine dernière, les Oscars ont été décernés. Au cas où vous auriez passé la journée coupés du monde, voici un petit condensé du palmarès :

Meilleur acteur, Jean Dujardin pour The artist

Meilleure actrice, Meryl Streep pour La dame de fer

Meilleur film, The artist

Meilleur scénario, Minuit à Paris

Meilleur film étranger, Une séparation

          Les grands gagnants de la soirée sont The artist et Hugo Cabret, avec 5 oscars chacun. L’équipe de The artist est sur tous les plateaux de télévision ce soir, éclipsant totalement le reste de l’actualité, vous aurez donc sans doute déjà vu tout ça. Jean Dujardin est le 1° acteur français à recevoir la récompense ultime. Pour le reste du palmarès, c’est ici