Archives de Tag: Culture

Le maître des livres

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          À la bibliothèque pour enfant « La rose trémière » vous êtes accueillis et conseillés par Mikoshiba, un bibliothécaire binoclard célèbre pour son caractère bien trempé. Mais contrairement à ce qu’il peut laisser paraître, c’est un professionnel de premier ordre. Aujourd’hui encore, adultes comme enfants perdus dans leur vie viennent à lui en espérant qu’il leur trouvera le livre salvateur.

Le maître des livres, couverture

          Vous le savez peut-être, je lis très peu de mangas, pour ne pas dire pas du tout. J’ai totalement échappé à la déferlante étant adolescente, leur préférant les classiques, version gros pavés de préférence. Ensuite j’ai rarement croisé leur route et je n’ai pas eu de coup de cœur suffisant pour un titre pour me donner l’envie de découvrir toute l’œuvre d’un auteur. J’en pioche donc un par-ci par-là sur les conseils d’amis ou quand la thématique m’intéresse. Il va s’en dire qu’avec un titre pareil celui-ci ne pouvait que m’intriguer. Il se trouve en plus qu’après l’avoir acheté j’ai lu pas mal de critiques positives dessus, j’avais donc hâte de me plonger dans ma lecture.

          Dès les premières pages, la déception a pointé le bout de son nez et j’ai senti que ma relation à ce livre risquait d’être compliquée. C’est… mièvre ! Ca dégouline de bons sentiments, c’est moralisateur, ça manque totalement de subtilité dans le message, bref, ça ne passait pas. Je me suis dit que j’allais quand même lui laisser une chance, après tout, ça pouvait très bien s’améliorer par la suite et devenir peut-être plus complexe. Je dois avouer que même l’arrivée du bibliothécaire passionné et acariâtre n’a pas suffit à m’adoucir. Je n’ai pas accroché du tout avec ce manga que j’ai trouvé terriblement niais par certaines réflexions et assez lourd. Une série que j’aurais pourtant tellement voulu aimer, j’en suis presque désolée.

Arriver à trouver le livre qui nous plaît parmi tout ce choix…C’est comme une sorte de chasse au trésor.
A quoi cela sert d’enlever ce plaisir aux enfants ?

Les Mayas s’exposent au Quai Branly

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          Le musée du Quai Branly propose toujours des expositions très intéressantes, cette fois, ce sont les mayas qui sont à l’honneur. J’ai toujours été fascinée par les civilisations qui ont érigé des pyramides alors qu’on sortait à peine de nos cavernes (j’exagère à peine). Et puis quand notre enfance a été bercée par Les cités d’or, on a forcément une certaine attirance pour les civilisations précolombiennes même si mes connaissances en la matière sont pour le moins sommaires et que j’ai une fâcheuse tendance à tout mélanger. C’était donc l’occasion d’améliorer un peu ma culture ma culture générale.

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          Nous avons fait cette exposition après avoir passé 2h à arpenter l’autre accrochage du moment, Tatoueurs Tatoués. Je dois avouer que je commençais à avoir mal aux pieds, et au dos, et à être fatiguée. Je n’étais donc pas dans des conditions optimales pour en profiter et je savais que je la ferai un eu au pas de course, quitte à revenir la voir plus tard si elle me plaisait vraiment. Je dois avouer que je n’ai pas été emballée-emballée… Une fois n’est pas coutume, je n’ai pas lu touuus les panneaux mais seulement celui d’introductions puis ceux qui expliquaient des objets qui m’intriguaient ou qui concernaient des aspects qui me parlent plus que les autres comme l’écriture par exemple.

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          Je dois avouer que je n’ai pas trop accroché avec cette exposition. La fatigue et le temps déjà passé dans le musée ce jour-là sont doute en partie responsables mais tout de même, je n’ai pas été aussi subjuguée que je l’espérais. Il y a énormément de poteries dans cet accrochage. Certaines sont de toute beauté, extrêmement bien conservées avec des décors très fins et des couleurs incroyables. Toutefois, leur grand nombre finit par lasser un peu. Il  y a également beaucoup de statuettes, ce qui ne me passionne guère. Le résultat est assez monotone. Certaines pièces sont toutefois splendides, comme certains masques de jade. Malheureusement, ceux-ci apparaissant à la fin, je commençais à être moins disponible, d’autant plus que les gens se ruaient un peu dessus.

Écuelle à couvercle modelé zoomorphe

          Malgré des aspects intéressants et quelques beaux objets vraiment magnifiques, j’ai eu du mal à rentrer dans cette exposition. Je suis assez fascinée par la finesse des sculptures et l’ingéniosité des mayas sur bien des points. Il est également intéressant de voir à quel point cette civilisation était évoluée, à travers son calendrier, ses jeux ou son écriture. Pourtant, j’ai eu le plus grand mal à me représenter leur mode de vie et ça m’a franchement manqué pour apprécier pleinement ce que je voyais. Je crois que j’aurais aimé plus de photos replaçant les objets dans leur contexte ou d’explications sur l’utilisation concrète des objets aux quotidien afin de mieux appréhender cette culture si riche et mystérieuse. Peut-être qu’en refaisant l’exposition avec plus de temps (et moins de monde), je me ferai une idée plus précise du mode de vie maya. Un sujet passionnant et de belles pièces pour une exposition qui m’a un peu laissée sur ma faim.

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Mayas

Musée du Quai Branly

37 quai Branly – 75007 Paris

Tous les jours sauf le lundi de 11h à 19 ou 21h

Plein tarif, 9€ exposition seule, 11€ avec les collections permanentes

Le 1 : Athènes

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          Durant tout cet été, l’hebdomadaire culturel le 1 propose de partir à la découverte de villes méditerranéennes. J’ai reçu le numéro consacré à Athènes et vous en parle avec un brin de retard…

          J’ai été très étonnée par la maquette de ce journal. On l’ouvre d’abord comme un journal classique mais le feuillet n’est pas coupé, ce qui fait qu’on doit ensuite le déplier pour se retrouver avec une feuille deux fois plus grande que le format original. Puis une autre encore deux fois plus grande, avec à chaque fois une répartition du texte adapté au format de la nouvelle page. Moi qui aime les bizarreries éditoriales, celle-ci m’a ravie ! J’ai trouvé que c’était une excellente idée, même si cela rend le journal à peu près impossible à lire ailleurs que chez soi. Ceci dit, il y a peu de pages, ça ne s’y prête donc pas si mal.

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          Après cette excellente surprise face au support, passons au contenu. Je dois avouer que s’il m’a un peu surprise, j’ai beaucoup apprécié. Une grande place est laissée aux auteurs pour parler de leur ville, qu’ils y soient nés ou y aient vécu seulement quelques années. Autant de regard différents sur cette ville mythique d’Athènes. Ses grandes caractéristiques sont également mises en avant avec sa devise et son signe distinctif par exemple. Mais la découverte de la ville passe aussi par sa cuisine, avec la recette de la moussaka dans le cas présent, ce qui m’a bien plu comme idée.

          A l’intérieur, on découvre également des repères historiques sous forme de frise dessinée très ludique et des articles passionnants sur le Parthénon et Pytagore. La grande page centrale est réservée à la littérature avec une nouvelle inédite qui côtoie des textes classiques. Les articles sont bien conçus et intéressants tout en restant accessible. J’ai bien aimé la diversité des sujets et la place accordée à la littérature, toujours représentative d’un pays. Le contenu est riche mais je n’ai eu aucun mal à venir à bout de cette lecture, moi qui ai tendance à ne jamais finir un journal ou un magazine. Le format m’a donc paru bien pensé. Un hebdomadaire original et très bien conçu qui mérite qu’on s’y attarde.

Kanak : l’art est une parole au musée du Quai Branly

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          Le musée du Quai Branly propose la plus importante exposition réalisée sur la culture kanak. Elle rassemble plus de 300 œuvres venues du monde entier et présentées par la voix des kanaks eux-mêmes afin de mieux comprendre leur vision du monde. Mais un dialogue s’établit aussi avec un passé colonial qui a souvent mené à la violence. L’exposition est construite autours de différents axe parmi lesquels la maison, les esprits et la parole.

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Kanak parole afp Une fois de plus, il m’aura fallu beaucoup de temps pour vous parler de cette exposition. Le moins qu’on puisse dire c’est que je ne suis pas au comble de l’efficacité ces temps-ci et mon avis étant assez mitigé, je craignais un peu de me lancer dans la rédaction de cet article qui s’annonçait quelque peu ardue. Mais bon, à force de laisser traîner, le temps passe et alors que j’ai vu l’accrochage presque dès l’ouverture, l’heure de le fermeture a presque sonnée, il était plus que temps de faire quelque chose et de sortir ma plus belle plume pour y consacrer un petit article. L’exposition est de taille importante et les œuvres sont présentées de manière originale puisque le texte explicatif est à la première personne, comme si le peuple kanak s’adressait directement au visiteur pour présenter sa culture et sa vision du monde. Une mise en scène très axée sur la parole que j’ai trouvée assez réussie.

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          J’ai été un peu moins enthousiaste quant au contenu. La première partie contient énormément d’ornements de portes. Certains sont très spectaculaires mais cela a un côté un peu répétitif tout de même et j’aurais pour ma part souhaité voir des choses un peu plus variées. De même pour la suite où un grand nombre de haches ornementales sont présentées. Les objets sont dans l’ensemble intéressants mais chacun est présenté en grand nombre, ce qui peut avoir un côté lassant lorsqu’on n’est pas spécialiste. De plus, si les questions de la parole, de la famille ou de la culture de l’igname sont intéressantes, il me semble que ce n’est toutefois pas ce qu’il y a de plus crucial dans les relations franco-kanakes, avec notamment un passé colonial très lourd. Aujourd’hui encore, la question reste épineuse et j’ai trouvé que le sujet était très largement évité.

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dscf1344Le sujet est en effet sensible et il est difficile de l’aborder sans froisser les susceptibilités, d’un côté comme de l’autre. Question pour le moins épineuse donc… Elle est tout de même abordée mais un peu en pointillé. En effet, l’exposition se construit autour d’un parcours principal, très politiquement correct donc, toutefois, de petites salles sont aménagées un peu marge pour aborder les points plus sensibles. Une manière de faire qui m’a un peu dérangée. En effet, le jour où nous avons visité l’exposition, il y avait relativement peu de monde, pourtant, certaines de ces petites salles étaient bondées, dont une sur l’habitat et le mode de vie notamment qui me semblait très intéressante et dont je n’ai pas pu lire la totalité du texte. Les suivantes sont consacrées à l’évangélisation ou aux différentes révoltes sur l’île. J’ai trouvé ces aspects-là passionnants et assez scandaleux qu’il soit possible de passer à côté par la conception même de l’exposition. On évite de regarder à droite et à gauche et hop, la culture kanak ce n’est plus que masques et appliques de portes, je trouve ça un peu facile et très honnêtement, ça me révolte ! Je sais, je suis une fille naïve avec des idéaux, je n’ai pas fini d’être déçue…

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          Il y a donc en quelque sorte un parcours principal, sur la culture kanake traditionnelle et un parcours secondaire, sur les aspects coloniaux. Bon, pourquoi pas me direz-vous ? Moui, sauf que ce n’est pas très clair et que ça donne la très nette impression qu’on planque ce qui dérange dans un coin. Ce qui est dommage car j’ai trouvé cette partie-là très bien traitée et franchement passionnante. Je n’en dirais pas tant du reste de l’exposition… Il y a certes des choses intéressantes, sur la place de la parole notamment, ou l’usage de masques, mais j’ai trouvé que ça manquait cruellement d’objets du quotidien. Nous avons vu moultes appliques de portes de cases ou haches ostentatoires mais très peu de choses pouvant nous aider à nous représenter de manière concrète le mode de vie kanak. Un peu plus de diversité dans le choix des œuvres exposées aurait peut-être permis de se faire une meilleure idée de la manière dont vivent les gens. Pas grand chose sur les costumes par exemple, ou sur la nourriture (en de l’igname, sujet très développé, il est vrai).

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Nouvelle-Calédonie - Houaïlou : Le Chef Mindia et ses lieutenants Mais il faut bien admettre qu’il est difficile de tout dire en si peu de temps ! Toutefois, j’ai été frustrée de ne pas toujours arriver à très bien remettre les choses dans leur contexte. Il y a des cartes des îles, quelques photographies auraient pu aider à visualiser un peu mieux les lieux. De même pour les fameuses portes de cases, un petit dessin aurait été largement aussi éloquent qu’un grand discours. J’ai trouvé que la partie secondaire de l’exposition permet de mieux se projeter, à travers des photographies, des objets variés et des témoignages ; j’aurais aimé retrouver cela dans la partie principale. Heureusement, certaines parties de l’exposition sont un peu plus riches en photographies, avec notamment un diaporama de passionnant de gens qui se faisaient tirer le portrait en costume traditionnel au début du siècle. Finalement, de salle en salle, une certaine image de la culture kanak finit quand même par émerger.

MQB. Exposition temporaire : "Kanak, l'art est une parole". Du 15 octobre 2013 au  26 janvier 2014.

          Même si j’ai quelques reproches à faire à cet accrochage que je trouve quelque peu discutable dans sa conception (mais prudemment sous-titré autour de la parole, notons-le), il est toutefois très bien réalisé avec une présentation originale, des éclairages qui mettent très bien en valeur les œuvres et la convocation de médias variés. Quelques réalisations contemporaines viennent se mêler à celles plus traditionnelles pour un  rendu très réussi. Malgré ses lacunes, l’exposition atteint il me semble son but en parvenant à faire découvrir certain aspects de la culture kanak et surtout, en donnant envie une fois qu’on l’a quittée de se pencher d’un peu plus près sur le sujet.

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Kanak : l’Art est une parole

Du 15 octobre au 26 janvier

Musée du Quai Branly

37, quai Branly

75007 Paris

De 11h à 19h ou 21h selon les jours, fermé le lundi

9€ exposition seule, 11€ avec les collections permanentes

Ca sent l’été à la capitale

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          Météo France nous prédit la canicule pour le début de la semaine prochaine et en effet, ça commence à sentir bon l’été jusqu’à Paris où l’année fut pourtant bien morose. Voilà maintenant deux semaine que le ciel est bleu et la température idéale : on croit rêver ! J’en profite donc pour vous signaler que Paris plage ouvrira ses portes demain (pour les non-parisiens, des initiative similaires existent dans d’autres villes, sans compter qu’il y a des chanceux qui ont de vraies plages, eux).

          Comme tous les étés, le Châteaux de Versailles propose de grandes eaux nocturnes de toute beauté que je vous recommande chaudement (voir l’article que je leur avait consacré ici) ! Le jardin d’été du Musée du Quai Branly propose des animations gratuites comme des lectures ou des séances de sport. Pour les amateurs de fête foraine, c’est bien sûr la fête des loges qu’il ne faut pas manquer ! Découvrez également de la danse, de la musique, ou du cirque avec Paris quartier d’été. Plein d’idées pour occuper votre week-end ! La suite la semaine prochaine…