Expositions·Photo

Les photographies de Peter Knapp s’exposent au château de Pommard

          Peter Knapp est un artiste complet qui a connu le succès grâce à ses photographies. Il a tout particulièrement travaillé dans le domaine de la mode avec des collaborations prestigieuses comme le magazine Elle ou le couturier Courrèges. Un travail novateur et varié qu’il poursuit aujourd’hui encore et dont le Château de Pommard propose de découvrir l’un des nombreux aspects.

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          Il y a peu, j’ai été invitée à passer une journée au château de Pommard à l’occasion de vernissage de l’exposition Peter Knapp. Une journée exceptionnelle dans un lieu magnifique dont je vous reparlerai. Le domaine a été racheté il y a 10 ans par Maurice Giraud et pour fêter ça, 10 événements sont prévus cet été. Parmi eux, une exposition des photographies de Peter Knapp sur la vigne. Je dois avouer qu’avant cette invitation, je ne connaissais pas Peter Knapp. Du moins c’est que je croyais car après quelques recherches j’ai découvert que je connaissais nombreux de ses clichés !

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          Peter Knapp est un artiste suisse né en 1931. Il a commencé la photographies en 1945, même s’il a toujours été plus attiré par la peinture. Il s’est installé à Paris dans les années 50 pour poursuivre sa formation et est devenu le directeur artistique des Galeries Lafayettes, puis de Elle. Il a changé le regard porté sur la mode en prenant ses mannequins en mouvement, il a notamment beaucoup travaillé avec le créateur Courrèges. Son travail est très varié et il a été reconnu aussi bien pour son travail photographique que pour ses films et court-métrages. Outre ses photographies de mode, il a également fait des séries sur le ciel bleu, contre le racisme et, ce qui nous intéresse aujourd’hui, avec des ceps de vigne.

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          Ce fut vraiment une très belle rencontre. Peter Knapp a passé la journée à nos côtés et j’ai découvert un homme charmant qui partage avec plaisir autour de son travail. J’avoue que je regrette de ne pas en avoir profité plus de questions mais bon, on ne se refait pas et il me faut toujours un peu de temps pour aller vers les autres. Nous avons toutefois pas mal échangé, ce qui a grandement contribué au succès de cette journée. Si je connaissais quelques unes de ses photographies de mode, j’ai été très heureuse de découvrir le reste de son travail. En introduction à l’exposition, on nous a un peu parlé de sa vie, mais également de ses travaux antérieurs avec notamment une très belle série consacrée au ciel bleu.

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          Les photographies consacrées à la vigne sont particulièrement belles. Il y a souvent un côté très graphique dans ses clichés. On retrouve cet aspect-là dans les photographies de ceps de vignes lancés en l’air sur un ciel très bleu. Le contraste est très marqué et met bien en avant le bois qui prend un aspect très différent, presque irréel. Les ceps de vignes prennent des airs de bonhommes dansants assez intéressants. Les photographies sur les outils nécessaires au travail de la vigne sont plus classiques mais particulièrement belles. On regrette qu’il n’y ait pas plus de clichés exposés mais c’est une très belle initiation au magnifique travail de Peter Knapp que nous propose le Château de Pommard.

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Exposition Peter Knapp

Jusqu’au 24 août

Château de Pommard

15 rue Marey-Monge

21 630 Pommard

Ouvert tous les jours de 9h30 à 18h30

Expositions

Paris 1900, la ville spectacle à découvrir d’urgence au Petit Palais

          Paris 1900 : l’exposition universelle et l’émergence ou la prolongation de nombreux courants dans une grande émulation artistique. L’âge d’or de Rondin, Cézanne ou Renoir et la naissance de l’Art Nouveau. Que de choses nouvelles en ce début de siècle ! Elle sont à découvrir au Petit Palais, lui même enfant de 1900.

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          Je dois avouer que je ne savais pas trop à quoi m’attendre en allant voir cette exposition. Je crois que je pensais surtout qu’il y aurait beaucoup de photographies et de tableaux assez classiques. Le thème en tout cas me tentait beaucoup ! D’ailleurs, je ne suis visiblement pas la seule à avoir eu cette idée : à la première tentative, il y avait beaucoup de monde et le vigile nous a conseillé de réserver avant de venir et de venir tôt en raison du grand nombre d’œuvres exposées, au deuxième essai, il n’y avait plus de places disponibles à la réservation, la troisième fois fut la bonne. Il est rare de voir tant de monde au Petit Palais qui propose pourtant toujours des expositions très intéressantes (parmi les très belles surprises Jordaens en début d’année ou Félix Ziem la saison passée).

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          Dès la première salle, j’ai été assez surprise par cet accrochage. Le début de l’exposition est consacré à l’Exposition Universelle. J’ai appris plein de choses, notamment les dates de constructions du Petit et du Grand palais que je pensais bien plus anciennes. Il y a beaucoup de dessins de projets architecturaux qui n’ont jamais vu le jour et que j’ai trouvé très intéressants. Après ce premier grand thème, une grande salle magnifique est consacrée à l’Art Nouveau. C’a été une excellente surprise ! J’avais été très déçue par l’exposition Art Nouveau à la Pinacothèque et j’ai trouvé dans celle-ci ce qui m’avait manqué dans l’autre : du beau mobilier, des bijoux, des tableaux… Une diversité qui nous plonge dans cette période avec délices. Et bien sûr, Mucha est à l’honneur.

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          Mais ce n’est pas la dernière surprise que réserve cette exposition. En effet, après l’Art Nouveau, on passe aux peintres et sculpteurs exposés alors au Salon : Renoir, Cézanne, Rodin… Tous les grands noms sont au rendez-vous, ce à quoi je ne m’attendais pas vraiment. Il y a certains artistes également que je ne connaissais pas et dont j’ai trouvé le travail très intéressant. Il y a une profusion de toiles surprenante. L’éclairage n’est pas forcément très réussi et ne met pas beaucoup en valeur les œuvres, c’est un peu dommage. Un peu plus loin, sont également présentées des robes et autres pièces vestimentaires qui donnent un bon aperçu de la mode de l’époque (là aussi ça rappelle une exposition récente, Roman d’une garde-robe, mais avec un peu plus de réussite). Bien que n’étant pas passionnée par les chiffons j’avoue avoir apprécié cette salle qui m’est apparue en quelque sorte comme une pause légère dans le parcours.

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          Viennent ensuite les cabarets. Là aussi, beaucoup de choses intéressantes et une pièce sur les maisons de plaisir avec un mur de photos très réussi. Il y avait beaucoup de monde et certaines pièces sont assez exigües, j’ai bien cru qu’une dame allait décrocher un tableau avec son sac à dos en regardant une vidéo dans un endroit particulièrement étroit. La scénographie est parfois un peu chargée et l’éclairage assez chiche ne met guère les toiles en valeur dans certaines salles. Toutefois dans l’ensemble, il n’y a pas grand chose à reprocher à cette exposition d’une grande richesse. Elle couvre des domaines très variés et permet de se faire une idée de la vie parisienne des années 1900. Une belle exposition qui par sa richesse et sa variété saura séduire le plus grand nombre. N’hésitez pas à aller découvrir les petites merveilles qu’elle vous réserve.

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Paris 1900, la ville spectacle

Petit Palais

Avenue Winston Churchill

75008 Paris

Du 2 avril au 17 août 2014

Du mardi au dimanche de 10h à 18h, 20h le jeudi

11€

Expositions

Indiens des plaines au Musée du Quai Branly

            Qui n’a pas rêvé enfant devant un western et ses histoires de cow-boys et d’indiens ? Dans l’inconscient collectif, les Indiens d’Amérique sont clairement définis, avec leur tenue en peau, leurs chevaux et la coiffe en plumes de leurs chefs. Sans oublier bien sûr les tipis et autres calumets de la paix. Loin de ces clichés, le mode de vie des indiens des plaines est à découvrir au musée du Quai Branly.

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          On a tous en tête des images faussée des indiens d’Amérique, pour moi, c’est surtout l’image des chefs indiens de Lucky-Luke ; bien que j’en aie vu bien d’autres représentations et que j’ai eu l’occasion de me documenter un peu sur le sujet à travers des livres ou des reportages, cette image continue à me poursuivre. Mais quelle part de réalité dans tout ça ? Ne sommes nous pas très éloignés de ce qui fut la vraie vie de ces peuples ? D’autant que ceux que l’on appelle les « Indiens » d’Amérique n’ont rien d’un peuple uni – ni d’un peuple tout court d’ailleurs tant l’appellation est large, un peu comme si on disait « les africains » ou « les européens » – mais représentent une grande diversité de tribus, plus ou moins importantes, qui possèdent chacune leur langue, leur culture, leurs croyances. Certaines sont proches, alliées parfois, d’autres sont en guerre, beaucoup de se connaissent même pas. En effet, quel lien entre le Sud du Texas et le Nord du Canada ? On oublie souvent l’immensité de ce territoire, avec ses différences de paysage et de climat qui entraînent forcément des modes de vie pour le moins variés. Impossible donc des parler des Indiens au sens large sans se lancer dans des généralisations et des clichés. Comment alors rendre compte de ce que fut la vie de ceux qui vivaient en Amérique avant l’arrivée des colons ? Le Musée du Quai Branly répond en partie à cette question en proposant une exposition axée sur le mode de vie des Indiens des plaines, qui vivaient essentiellement au centre des Etats-Unis.

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          Bien que le restriction soit déjà importante, une carte avec la liste des tribus indiennes et leur territoire respectif montre déjà la grande diversité que recouvre cette dénomination « d’indiens des plaines ». Ils couvrent un territoire assez large, parlent différentes langues et n’ont pas la même culture. Toutefois, des recoupement sont possible de par une certaine unité dans le paysage qui pousse à des modes de vie souvent similaires. Le climat n’est pas le même au sud et au nord mais on trouve toutefois des points communs dans les modes de vie adoptés dans cette zone médiane des Etats-Unis. J’ai trouvé très intéressante la partie qui montre cette diversité, carte à l’appui. Cela aide à prendre conscience d’une réalité qui semble aller de soi en y réfléchissant mais qui étrangement m’avait en partie échappée, sans doute en grande partie à cause des représentations simplistes dont nous sommes abreuvés. J’ai simplement trouvé un peu dommage que cette foule d’informations soit rassemblée à l’entrée et qu’on ne revienne pas dessus par la suite. J’ai malheureusement retenu très peu de choses en raison du flot de donné qui m’est tombé dessus d’un coup et j’aurais bien aimé, que des points de détails soient repris par la suite pour aider à la mémorisation.

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          J’ai été plus mitigée sur la suite du parcours. On commence par les œuvres modernes, ce que je trouve assez illogique. En effet, pour voir en quoi l’art moderne puisse dans les traditions et les réinvente, ne faut-il pas déjà avoir une certaine connaissance de celles-ci ? Vous me direz que bien sûr on voit tous à peu près à quoi ressemble l’art indien, ses coiffes en plume, ses tuniques de peau ornées de perles et ses patchworks. Mais justement, n’avons nous pas en tête des images erronées qui demandent à être ajustées en se confrontant à la réalité de ces objets devenus mythiques ? Personnellement, je n’avais jamais vus certains de ces objets avant (et pour les autres je les avais justement découvert au Quai Branly il n’y a pas si longtemps…). Bref, il me semblait plus logique de nous montrer d’abord l’artisanat traditionnel afin de comprendre plus finement comment l’art moderne s’en inspire.

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          Après les objets des XX° et XXI° siècles (dont certains très intéressants par ailleurs), nous passons à l’artisanat traditionnel, dans l’ordre chronologique cette fois. Il y a des pièces absolument splendides et j’ai été impressionnée par l’incroyable état des conservation de la plupart d’entre elles. J’ai trouvé cela vraiment émouvant. J’aurais parfois aimé avoir un peu plus d’explications sur certains objets à l’usage ou à la confection un peu obscurs. Toutefois, je crois que l’audioguide répondait à la plupart de ces zones d’ombres (un ami l’avait pris et a donc éclairé ma lanterne). L’exposition est riche et m’a pourtant laissé un peu sur ma faim. Tous les objets traditionnels sont exposés dans la même pièce, qui est vraiment immense. L’avantage c’est que la chronologie saute ainsi aux yeux de par le sens du parcours et, plus terre à terre, on se marche moins dessus, même en cas de grande affluence (ce qui était le cas, il y a avait un monde fou avec des enfants et des poussettes partout, je n’avais jamais vu ça !). Le revers de la médaille c’est que j’ai trouvé ça extrêmement froid (et je ne parle pas de la température glaciale qui y règne).

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          Je suis sans doute un peu futile mais c’est vrai qu’un bel accrochage m’aide à me concentrer sur ce qu’il y a dans les vitrines. Une exposition trop linéaire finit par me lasser quelque peu. Je trouve d’habitude le Quai Branly extrêmement imaginatif et j’aime beaucoup la manière dont ce musée joue généralement avec l’espace. Ce côté empilage dans un hangar m’a donc un peu déçue. Les panneaux explicatifs sont accrochés au plafond, ce qui est plutôt une bonne idée sauf qu’en cs d’affluence majeure, s’arrêter pour les lire est presque suicidaire ; dommage. Un grand mur est dédié à des points d’histoire particuliers (Buffalo Bill par exemple). L’idée est bonne, simplement, il faut choisir entre suivre le parcours qui zigzague dans le pièce selon une logique chronologique impeccable ou s’arrêter sur ces panneaux. Nous avons fait le choix de suivre d’abord l’exposition et une fois au bout, je dois avouer que j’avais moyennement envie de jouer des coudes pour retraverses toutes la pièce afin d’aller lire les textes. J’en ai donc ratés pas mal, ce que je regrette un peu (je me rattraperai si j’y reviens un jour où il y a moins de monde).

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          Malgré l’intérêt des pièces exposées, j’ai eu du mal à me faire une idée précise du mode de vie des indiens des plaines. Beaucoup d’objets du quotidien n’étaient pas ou peu présents (arcs et flèches par exemple, ou attrape-rêves qu’on retrouve pourtant à la boutique souvenir). J’ai eu l’impression de voir essentiellement des vêtements, certes splendides, mais qui ne m’ont pas suffi à appréhender le mode de vie de ces tribus de manière plus globale même si la chasse ou la croyance dans les esprits sont évoqués à diverses reprises. J’aurais sans doute aimé que ces questions aient une place plus centrale. C’est un pari-pris très compréhensible mais pas de traces non plus des représentations « caricaturales » des Indiens. Quelques dessins ou extraits de films en fin de parcours auraient permis de comprendre comment ces représentations se sont construites et ainsi de mieux combattre les a priori profondément ancrés.

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          Le sujet abordé est très vaste et il était bien entendu impossible de tout dire, de tout montrer. J’ai malheureusement trouvé que l’exposition peinait à trouver un fil conducteur et à s’y tenir même si les contraintes étaient énormes et qu’on peine à voir comment ils auraient pu s’en sortir à moins de faire une exposition qui se serait étendue sur l’ensemble du musée et qu’il aurait fallu deux jours pour visiter. J’ai aimé ce que j’ai vu, réellement. J’ai été bouleversée comme rarement devant un porte-bébé ou une robe brodée dont l’éclat m’a subjuguée. Ce qui n’empêche pas d’éprouver certains manques. Je crois que j’ai trouvé le tout un peu froid. Malgré l’intérêt porté à chaque chose, j’ai eu du mal à me représenter la vie de ses gens dont pourtant on a tous vu maintes représentations. Une exposition riche, intéressante et belle mais qui laisse des vides béants et manque de vie. Malgré ses trésors, elle ne parvient pas à nous transmettre l’esprit de ces Indiens des plaines.

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Indiens des plaines

Musée du Quai Branly

37 quai Branly – 75007 Paris

Du 8 avril au 20 juillet

Tous les jours sauf lundi de 11h à 19h ou 21h selon les jours

9€ exposition seule, 11€ avec les collections permanentes

Expositions

De Watteau à Fragonard, les fêtes galantes s’exposent au Musée Jacquemard-André

          « Les fêtes galantes » ont connu un grand succès durant tout le XVIII° siècle. Mis au goût du jour par Antoine Watteau, ce genre aux décors champêtres mettant en scène les rapports amoureux est repris par la suite par de nombreux artistes. Nicolas Lancret, François Boucher ou Jean-Honoré Fragonard se le sont tour à tour approprié. Des œuvres douces et poétiques à découvrir au musée Jacquemart-André. 

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          Le titre très vendeur de cette exposition me faisait vraiment envie, d’autant plus que le musée Jacquemart-André propose souvent de jolies choses. J’étais donc très enthousiaste en allant la voir. J’ai été très surprise en arrivant au musée de constater qu’il n’y a avait absolument personne : pas la moindre queue, des salles quasi-vides, s’en était limite inquiétant, d’autant plus qu’il y a souvent foule lors des grandes expositions. La bonne nouvelle, c’était qu’on n’allait pas se marcher dessus et pouvoir profiter pleinement des tableaux. Pourtant, malgré un programme prometteur et des conditions optimales, je suis loin d’avoir apprécié cette exposition autant que je l’aurais cru.

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          Les toiles exposées, à quelques rares exceptions près, ne sont pas d’un intérêt majeur. S’il y a bien quelques Watteau, en revanche Fragonard est bien moins représenté, ce qui est un peu décevant. J’avais pris l’audioguide et, si les explications sont assez intéressantes, il n’apporte pas grand chose par rapport aux cartels de l’exposition, ce qui est un peu dommage. L’accrochage n’est pas très important, avec peu de toiles et quelques dessins. Le musée est assez petit et je ne m’attendais pas à une grosse exposition mais je pensais tout de même qu’elle serait un peu plus grande ou plus impressionnante. Il y a assez peu de tableaux marquants. Malgré une belle unité dans les œuvres présentées, cette exposition manque d’envergure, et surtout de cachet. Elle ne tient pas toutes ses promesses et m’a laissée un peu sur ma faim. Dommage.

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De Watteau à Fragonard, les fêtes galantes

Musée Jacquemart-André

158 boulevard Haussmann

75008 Paris

Tous les jours du 10h à 18h, 20h30 les lundi et samedi

12€

Expositions

Gustave Doré : l’imaginaire au pouvoir au Musée d’Orsay

          Gustave Doré est connu pour ses illustrations de textes célèbres dont ceux de Perrault, Dante ou Balzac. Mais l’exposition est l’occasion de découvrir les multiples autres talents du graveur : aquarelliste, peintre, sculpteur… C’est une oeuvre très variée que nous propose de découvrir le Musée d’Orsay à travers exposition consacrée à l’artiste.

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          Je tenais vraiment à voir cette exposition. Ayant fait des études d’édition, je connaissais bien sûr les célèbres gravures de Gustave Doré et j’étais enthousiaste à l’idée de les voir « en vrai ». Pourtant, j’avais du mal à imaginer ce qu’il pourrait y avoir d’autre qu’un grand nombre de gravures, ne connaissant pas d’autres aspects de l’oeuvre de l’artiste, et j’avais peur que ce soit un peu monotone. Finalement, c’est très loin d’être le cas ! J’ai beaucoup aimé cette exposition très riche et qui offre une incroyable variété. En effet, si Gustave Doré est connu pour ses gravures, c’est loin d’être le seul aspect de son travail et il a réalisé des choses extrêmement différentes, tant par le support que par les sujets abordés.

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          L’étendue des talents de cet homme est assez impressionnante ! L’exposition est vaste et j’ai beaucoup apprécié de découvrir de salle en salle de nouveaux aspects de l’oeuvre de Gustave Doré. Bien sûr, ses nombreuses gravures sont très belles mais j’ai également apprécié certaines de ses huiles, avec quelques très belles scènes, et ses paysages, très lumineux. L’exposition est vaste et très intéressante. J’ai pris un grand plaisir à l’arpenter et je pense même la revoir avant qu’elle ne ferme pour mieux apprendre à connaître ce grand artiste dont tout le monde connaît les illustrations. Un très bel accrochage qui mérite largement le détour. 

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Gustave Doré (1832-1883). L’imaginaire au pouvoir.

Musée d’Orsay

1, rue de la Légion d’honneur

75007Paris

Du 18 février au 11 mai 2014

Du mardi au dimanche

11€