Actualité·Culture en vrac

Que faire à Paris cette semaine ?

          A l’heure où les expositions ferment leurs portes les unes après les autres pour la période estivale et que les théâtres prennent pour la plupart le même chemin, il est temps de profiter des plaisirs éphémères qu’offre la capitale en été.

Cinéma : Cette semaine se tient le festival Paris Cinéma. Des films anciens aux avant-premières, le choix est vaste et les tarifs très attractifs. Vous avez jusqu’au 12 juillet pour en profiter (comment ça j’aurais pu vous en parler avant ?).

Théâtre : Le 14 juillet, la Comédie Française propose à 14h une représentation gratuite et sans réservation de Lucrèce Borgia. Je n’ai pas encore eu l’occasion de vous en parler mais la pièce mérite le détour et ça me donne presque envie d’en profiter pour la revoir ! Je n’ai qu’un conseil : sautez sur l’occasion.

Expos : De nombreuses expositions ferment leurs portes dans les prochains jours, notamment celle sur Robert Mapplethorpe au Grand Palais, le 13 juillet. Les grands rendez-vous de la rentrée étant encore loin, faites le plein d’art pour tenir tout l’été. Pour le récapitulatif des expos du moment, c’est par-là.

Danse : Comme chaque année, le théâtre du Châtelet propose « Les étés de la danse », un rendez-vous incontournable pour les amateurs de la discipline. Ca commence demain, avec 18 représentations jusqu’au 26 juillet. Programme et réservations ici.

Loisirs : La fête des Tuileries a rouvert ses portes le 28 juin dernier et accueillera les petits et les grands jusqu’au 24 août. Des attractions pour tous les goûts en plein cœur de Paris !

DSC_0825

Cinéma

Sur la route, de Walter SALLES

           Drame américain de Walter Salles avec Garrett Hedlund, Sam Riley, Kristen Stewart .

           Sal Paradise, apprenti écrivain new-yorkais, rencontre Dean Moriarty, jeune ex-taulard au charme ravageur, marié à la  séduisante Marylou. Entre Sal et Dean, l’entente est immédiate et fusionnelle. Décidés à ne pas se laisser enfermer dans une vie trop étriquée, les deux amis rompent leurs attaches et prennent la route avec Marylou. Assoiffés de liberté, les trois jeunes gens partent à la rencontre du monde, des autres et d’eux-mêmes.

           Je n’ai pas lu le livre de Kerouac, je ne peux donc pas juger de la qualité de l’adaptation. Ce qui quand on s’attaque à ce genre de monuments est plutôt mieux d’ailleurs : difficile de ne pas être déçu quand on a déjà son propre film en tête. On a reproché à cette adaptation de faire un peu carte postale. J’étais donc méfiante en entrant dans la salle. Finalement, j’ai bien aimé ce film. On y retrouve bien l’esprit de Carnets de voyage (en un peu moins abouti sans doute). Certes, l’aspect carte postale est bien présent, le tout est un peu lisse. Ce qui est assez étrange étant donné que les personnages sont en perpétuel mouvement et en quête d’expériences nouvelles.

           Un film qui ne trouve pas vraiment de ton pour accrocher son spectateur. J’ai passé un très bon moment, sans pour autant réellement rentrer dedans. Je suis restée spectatrice tout au long de l’histoire, sans réelle implication. Cela paraît sans doute négatif, ce côté peut-être trop policé, une attention trop grande portée à l’esthétique (si si, c’est possible, les paysages sont trop beaux tout le temps, ça manque un peu de vie), pourtant j’ai trouvé ce film vraiment agréable à regarder. Il y manque toutefois un peu de vie, un petit supplément d’âme qui aurait pu en faire un grand film. 

Cinéma

Cannes 2012, le palmarès

          En ce 65° festival de Cannes, le jury présidé par Nanni Moretti a récompensé un cinéma plutôt classique et visiblement assez austère. Un retour à une certaine sobriété que pour ma part j’apprécie après l’originalité débordante des années précédentes. Extrait des récompenses :

  • Palme d’Or

    AMOUR réalisé par Michael HANEKE

  • Grand Prix

    REALITY réalisé par Matteo GARRONE

  • Prix de la mise en scène

    Carlos REYGADAS pour POST TENEBRAS LUX

  • Prix du scénario

    Cristian MUNGIU pour DUPÃ DEALURI (AU-DELA DES COLLINES)

  • Prix d’interprétation féminine

    Cristina FLUTUR dans DUPÃ DEALURI (AU-DELA DES COLLINES) réalisé par Cristian MUNGIUCosmina STRATAN dans DUPÃ DEALURI (AU-DELA DES COLLINES) réalisé parCristian MUNGIU

  • Prix d’interprétation masculine

    Mads MIKKELSEN dans JAGTEN (LA CHASSE) réalisé par Thomas VINTERBERG

  • Prix du Jury

    THE ANGELS’ SHARE (LA PART DES ANGES) réalisé par Ken LOACH

          La plupart de ces films me tentent, vous les retrouverez donc surement bientôt sur ce blog. Et tpour le reste du palmarès, c’est par là.

Musique

La Défense Jazz Festival

          Du 18 au 26 juin s’est tenue l’édition 2011 de La Défense Jazz Festival qui propose chaque année des concerts gratuits. Le midi en semaine et en soirée pour la fête de la musique et le week-end de clôture. Cette année, le festival s’est fermé sur Clinton Fearon et Emir Kusturica avec le No Smocking Orchestra le samedi et Keziah Jones suive de Georges Clinton le dimanche. J’y étais.

 

          Nous avons commencé les festivités avec Clinton Fearon, un chanteur de reggae né en 1951 en Jamaïque. Il est connu pour sa participation au groupe The Gladiators. Il nous proposait ici un concert en solo, seulement muni d’une guitare accoustique. Un concert tranquille mais agréable devant un public assez clairsemé.

          Ensuite, Emir Kusturica et son orchestre ont fait leur apparition. Je suis une inconditionnelle du groupe (qui signe les BO de ses films). Leur musique a le don de me mettre de bonne humeur le matin quand rien ne va, impossible d’y résister. Je voulais les voir depuis longtemps et ils tournent peu, j’attendais donc beaucoup de ce concert. J’ai A-DO-RÉ !!! Je regretterais juste le réveil un peu tardif du public (dur à décoincer les costard-cravate) et un concert un peu court. Mais bon, c’était gratuit alors on ne va pas trop raler. Cela mis à part, on en redemande !!! On a fait le plein de bonne humeur pour un moment. Mention spéciale pour la guitare qui tourne et clignote…

          Dimanche, c’est Keziah Jones qui a commencé la soirée. Il est né au Nigéria en 1968. Il s’est inventé un style propre, entre blues, soul et funk. C’est dans le métro parisien qu’il a débuté sa carrière et qu’il a été repéré avant de devenir une star internationale. Le concert était décevant. La musique était certes agréable mais pas un brin d’ambiance, on aurait dit un copain qui jouait de la guitare sur la pelouse sur l’apéro (bon, certes, on était justement en train de boire l’apéro sur la pelouse mais est-ce une raison ?). C’était sympathique mais ça ne cassait pas des briques. Mettons ça sur le compte de la chaleur qui avait endormi le public et espérons revoir l’artiste dans de meileurs conditions. Et soyons futiles 2 minutes : un corps pareil vaut quand même le déplacement.

          Et enfin, le festival s’est achevé sur George Clinton et sa bande (Parliament funkedelic). Né en 1941 en Caroline du Nord, il est considéré comme l’un des pères fondateurs de la funk. Je ne vais pas m’attarder sur sa longue carrière et n’ai qu’une chose à dire : mais comment ai-je pu passer à côté de ça aussi longtemps ?!? Le meilleur concert qu’il m’ait été donné de voir, de loin, de très loin, de très très loin !!! Une musique inclassable, très funk, bien sûr, mais influencée par bien d’autres styles. Et une énergie sur scène incroyable. Une foule déchaînée qui a vécu là un grand moment. Le concert a été long, très long, tellement long que les organisateurs ont coupé le groupe en plein morceau pour notre plus grand désespoir… Les artistes comme le public refusaient de partir. Inoubliable.

           Je n’ai pas trouvé de vidéo récente de sa chanson la plus connue qui soit d’une qualité à peu près potable. Elle a été largement remise au goût du jour depuis mais la voici dans sa version originale.

            Rendez-vous l’année prochaine pour la prochaine édition.

Musique

Kustuuuuu !!!

          Que faire ce week-end ? Aller enfin voir l’expo Manet ? Aller courir dans le bois de Boulogne ? Aller voir Une séparation au cinéma ? Profiter du soleil pour pique-niquer entre amis ? Peut-être… Surement aussi aller faire un tour à la Gaypride samedi, qui part de Montparnasse à 14h. Et surtout, surtout, aller écouter Emir Kusturica et le No smoking orchestra, à 20h samedi sous la grande arche de la Défense dans un concert gratuit offert dans le cadre de La défense festival jazz.

          A défaut de place pour les Solidays, j’espère enfin pouvoir voir le fameux groupe balte ! Le groupe a compose les musiques des films du grand réalisateur depuis 25 ans, un mélange de musique balte traditionnelle et de rock garage, absolument irrésistible, rien de tel contre la morosité matinale. Ils font ensemble des tournées dans toute l’Europe dès que leur bassiste (Kusturica donc) a un peu de temps entre deux tournages. Autant dire qu’ils ne sont pas faciles à attraper ! Les voir en concert gratuit, c’est Noël avant l’heure !!! Et dimanche, ce sera Kesiah Jones qui sera au programme. Profitez-en ! Au passage, pour ceux qui auraient autre chose de prévu samedi, je vous conseille grandement le cinéma totalement fou et très poétique d’Emir Kusturica, notamment Le temps des gitans ou La vie est un miracle. Un documentaire existe aussi sur son aventure avec le groupe, Super 8 stories.

2) Quelle est la voie de Paris la plus étroite ?

La voie de Paris la moins longue est le passage de la Duée (20°), long de 85 mètres et large seulement de 90 centimètres.