Avengers Endgame

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         Film d’action, aventure, fantastique américain de Joe et Anthony Russo avec Robert Downey Jr., Chris Evans, Mark Ruffalo
         Thanos ayant anéanti la moitié de l’univers, les Avengers restants resserrent les rangs dans ce vingt-deuxième film des Studios Marvel, grande conclusion d’un des chapitres de l’Univers Cinématographique Marvel.

Affiche d'Avengers Endgame

         Je préviens par avance, je vais être totalement à contre-courant de la tendance avec cet avis. Désolée pour les fans… Je n’avais déjà pas particulièrement apprécié le précédent Avengers que j’avais trouvé lent, assez prévisible (sauf la fin) et à l’humour poussif. Je ne pensais donc pas forcément aller voir cette suite. Même si d’un autre côté j’aurais été un peu frustrée de ne pas voir la fin, je n’aime pas laisser les choses en route. Finalement, comme il est passé très longtemps, un soir d’ennui j’ai fini par me décider à aller voir par moi-même.

Image extraite d'Avengers Endgame

         Sans grande surprise, je n’ai guère plus aimé que le précédent. On m’avait dit que l’humour était encore plus poussif et qu’il y avait un forcing de fou sur les blagues. Alors franchement, je n’ai pas trouvé. Mais je pense que c’est simplement que je n’ai carrément pas vu quand c’était censé être drôle, je suis totalement passé à côté de l’humour (enfin, s’il y en avait). Au moins, comme je n’ai visiblement pas compris la moindre blague, je n’ai pas eu l’occasion de les trouver mauvaises, c’est déjà ça. Le problème c’est que du coup je n’ai pas trouvé ça drôle non plus, juste terriblement plat…

Image extraite du film Avengers endgame

         Je n’ai pas trouvé le scénario très inspiré… Dans l’ensemble ça fonctionne quand même à peu près. Et il y a moins de problèmes de rythme que dans Infinity war où j’avais trouvé qu’il y avait de sacrées longueurs ! Là c’est un peu long à démarrer mais ça monte en puissance peu à peu, j’ai trouvé que le film était mieux construit (en même temps, ça pouvait difficilement être pire). Pour l’histoire en revanche j’ai été moyennement convaincue. Elle est assez capillotractée. Il y a des passages « émotion » qui tombent totalement à plat et ne servent qu’à alourdir le film. C’est pas fou-fou quoi.

Image extraite du film Avengers endgame

         Mais le point fort de ce genre de film, c’est bien sûr les scènes d’action ! Il y en a quelques unes ici, dont une assez impressionnante à la fin (forcément, le classique combat final, tout ça tout ça). Je ne sais pas si c’est moi qui devient blasée mais je trouve que le genre a du mal à se renouveler, tout ça est un peu vu et revu. Moi qui suis facilement impressionnable d’habitude, je n’ai pas franchement été éblouie. Pour tout dire, je me suis un peu ennuyée quand même… Dans l’ensemble j’ai trouvé ce film plutôt meilleur que son prédécesseur, même s’il reste évidemment dans la même veine. Un final assez agréable à regarder mais qui ne m’a toutefois pas particulièrement séduite, loin s’en faut. Je crois bien que le charme Avengers a arrêté d’opérer sur moi !

L’âme des guerriers

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        Portrait sans complaisance du peuple maori, L’Ame des guerriers décrit les convulsions d’une civilisation à l’agonie dans la sordide banlieue d’une métropole de Nouvelle-Zélande. Privés d’emploi et de raisons de vivre, cramponnés à l’alcool, les héritiers de l’épopée ancestrale vont de défis absurdes en sanglants affrontements — pitoyable caricature des héroïsmes de jadis. Femmes et enfants paient dans leur chair, et parfois de leur vie, des égarements où se joue l’ »honneur » de mâles en plein désarroi. Contre cette fratricide communauté des bas-fonds s’élève alors, violente et rédemptrice, la voix d’une femme, Beth. Bouleversant hommage à une culture menacée et à des individus entraînés vers une forme de suicide collectif, L’Ame des guerriers a été récompensé par le Pen Club Award 1991 du premier roman, et porté à l’écran en 1995 par Lee Tamahori.

          Il y a quelques mois, j’avais fait une première tentative avec ce roman et j’avais trouvé ça… comment dire ? Illisible ? Un style plus sec qu’un coup de trique, violent as fuck, impossible de passer la page 10, mon cerveau était en ébullition. Pourtant, allez savoir pourquoi, au lieu de me dire comme d’habitude dans ce genre de situation « pourquoi s’emmerder alors qu’il y a tant de choses à lire ? », j’ai pensé « je vais le laisser de côté, je dois être fatiguée, je retenterai plus tard ». Et je le pensais vraiment. Bon, peut-être un peu parce que je déteste qu’on me résiste. En général quand j’abandonne au bout de 10 pages c’est que le style est d’une platitude qui ferait ressembler la Belgique aux Alpes suisses en comparaison. Bien plus rares sont les romans dont je trouve le style trop… trop quoi d’ailleurs ? Dur ? Je ne pouvais pas m’avouer vaincue si facilement.

Couverture de l'Ame des guerriers d'Alan Duff

          Les mois ont passé et j’ai continué à regarder ce roman dans ma bibliothèque avec un oeil méfiant. Plusieurs fois j’ai voulu le ressortir mais franchement, en repensant à la souffrance sans fond qu’avaient été ces 10 premières pages, je ne me sentais pas prête. Et puis le jour est venu où je me suis dit que c’était ridicule et qu’il était temps de retenter ma chance. Au pire, je pourrais toujours l’abandonner une seconde fois et ne jamais y revenir. J’étais dans de meilleures dispositions que la fois précédente. J’avais vainement tenté de lire Maudits juste avant et j’avais trouvé le style tellement imbuvable que je me suis dit qu’à côté ça devrait passer tout seul. Il y avait de l’idée… Ca a failli fonctionner. En tout cas, j’ai passé les 20 premières pages plus facilement que la première fois (enfin, je les ai passées tout court quoi). Mais bon dieu que c’est dur à lire !

          J’ai continué bravement. Je voulais quand même savoir si en dehors d’une mère de famille qui regarde par sa fenêtre son quartier désolé il y avait une histoire à un moment. Non parce que ce qui m’intéressait moi c’était la culture maorie au départ hein. Eh bien laissez-moi vous dire que j’ai bien fait d’insister. Quel coup de poing ce livre ! Je n’étais pas prête à ça. Alors oui, c’est extrêmement difficile à lire, avec un style décousu, sec, violent, mais wouah… je n’ai pas les mots pour décrire un choc pareil. Je ne crois pas pouvoir vraiment parler de coup de cœur vu que ce livre est plutôt du genre à vous arracher le cœur et les tripes et à les piétiner pour vous laisser vide et anéanti.

Portrait d'Alan Duff

          Le roman alterne les points de vues de plusieurs membres de la même famille. La mère larguée et alcoolique qui fait de son mieux, le père tout aussi alcoolique et violent, l’adolescente pleine d’espoirs pour son avenir… C’est intéressant de voir comment chacun se perçoit et perçoit les autres. Le moins qu’on puisse dire c’est que dans l’ensemble ça ne respire pas l’espoir. Je ne vous en dirai pas plus sur l’histoire si ce n’est que c’est un drame familial qui semble relativement banal, mais relaté avec une telle force qu’elle n’a noué la gorge d’un bout à l’autre. Jamais je n’avais lu le désespoir raconté avec une telle force. Au fil des pages j’ai senti une boule se former dans mon ventre, un grand vide intérieur et les larmes sur le point de m’étouffer. Jamais un auteur ne m’avait fait ressentir à ce point ce que c’est qu’être privé de tout espoir. Je vous jure, Alan Duff c’est le détraqueur de la littérature. On pourrait mettre un message pour prévenir sur la couverture « Toi qui entre ici abandonne toute espérance ».

          C’est terriblement dur aussi bien dans le ton que sur le fond. C’est par moments d’une telle violence que j’ai eu envie de fermer les yeux. La force d’évocation des mots dans ce texte est juste incroyable. Il a été adapté en film qui avait apparemment été considéré comme un choc brutal. Quand je vois le choc des mots, je l’imagine sans peine, je ne suis pas sure que j’aurais pu soutenir les images (je compte quand même regarder le film un de ces jours par curiosité). Après une montée en tension insoutenable pendant les 2 premiers tiers du roman, la fin apporte une vague note d’espérance. Alan Duff dresse un portrait sans concession de la culture maorie dans les cités et de la perte des racines. Mais il tente également d’amener des pistes de réflexion sur comment on est arrivé là et comment en sortir. Je ne mettrais pas ce roman entre toutes les mains, il est violent, ardu, brutal, cette lecture est loin d’être une partie de plaisir. Jamais je n’avais refermé un livre aussi bouleversée. Pas émue non, profondément ébranlée. Un roman d’une puissance rare, sans concessions, un très grand texte.

Affiche du film l'âme des guerriers

…douze ans, seulement, juste un peu plus jeune que ta pauvre soeur, et je devais m’occuper de mes deux petits frères et d’une soeur encore bébé. On était quatre. Et quatre pères différents. Tu trouves pas ça incroyable, Nig ?
Quatre pères différents. Et il n’en reste pas un. Un jour, bon, elle est partie faire la foire, m’a laissée avec les gosses, rien à bouffer dans les placards à part un paquet de céréales et même pas de lait pour aller avec , tu vois ? …
elle est pas revenue ce soir là. J’ai passé la moitié de la nuit sans dormir parce que j’avais la trouille, tu vois , des fantômes, des cambrioleurs, des sadiques. Même le noir me faisait flipper.

Mai, le bilan

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On continue sur une bonne lancée avec 6 livres lus en mai. Quelques déceptions mais aussi une jolie découverte avec Maman, c’est toi sur la photo ? De Julie Bonnie et un énorme coup de cœur pour Salina, de Laurent Gaudé. Un peu dépitée par la rentrée littéraire de l’année dernière, je ne l’avais pas lu de suite et l’avait laissé de côté. C’est une pure merveille. Il y avait longtemps que je n’avais pas lu un texte aussi poétique et aussi beau. Absolument splendide.

Je suis enfin retournée au cinéma ! Bon, je n’ai pas fait exploser les compteurs mais 3 films vus tout de même. Ce n’est pas si mal vu mes difficultés à me déplacer ces derniers mois. Pas vraiment de gros coup de cœur.
Peu de films vus à la maison mais j’ai été agréablement surprise par Perfect sense, qui s’est avéré original et déroutant.
Pas de nouvelles séries ce mois-ci, j’ai continué celles que j’avais entamé le mois le dernier.

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Côté jeux, on reste dans la même lignée puisque j’ai commencé Anno 1800. Je le trouve très agréable, notamment le mode histoire, vraiment sympa, même si l’interface est un peu moins intuitive que sur le précédent (mais on s’y fait assez vite).

Pour les sorties, encore un week-end dans les Hauts-de-France (il faut dire que depuis Paris c’est assez facile) avec cette fois une exposition autour de la bière à Douai et une autre autour de portraits de canadiens engagés dans l’armée à différentes époques. Elle s’appelle « Visages de la liberté » et est à découvrir à Vimy.

Les crevettes pailletées

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          Comédie française de Cédric Le Gallo et Maxime Govare avec Nicolas Gob, Alban Lenoir, Michaël Abiteboul
Après avoir tenu des propos homophobes, Mathias Le Goff, vice-champion du monde de natation, est condamné à entraîner « Les Crevettes Pailletées », une équipe de water-polo gay, davantage motivée par la fête que par la compétition. Cet explosif attelage va alors se rendre en Croatie pour participer aux Gay Games, le plus grand rassemblement sportif homosexuel du monde. Le chemin parcouru sera l’occasion pour Mathias de découvrir un univers décalé qui va bousculer tous ses repères et lui permettre de revoir ses priorités dans la vie.

Affiche du film Les crevettes paillettées

          Ceux qui me suivent régulièrement le savent, on ne peut pas franchement dire que j’aille souvent au cinéma ces derniers temps, je ne suis donc absolument pas au courant des dernières sorties en salles. Il est loin le temps où je lisais les synopsis de tous les films qui sortaient chaque semaine ! Je n’avais donc absolument pas entendu parler de ce film. Quand j’ai eu l’occasion d’aller le voir une première fois, j’ai passé mon tour, à la lecture du résumé, j’ai eu peur d’un film très cliché. Je ne suis pas une fana de comédie et vu le sujet, ça me semblait casse-gueule au possible. Pourtant un jour où je voulais absolument voir un film et où il n’y avait que ça à l’heure où j’étais disponible, j’ai tenté quand même.

Image extraite du film Les crevettes pailletées

          Je ne sais pas trop ce que je dois en penser à vrai dire. Je suis un peu perplexe. Il y a plusieurs moments où je n’ai pas trop su comment prendre les choses, si c’était plus drôle ou gênant… Même si au final j’ai plutôt passé un bon moment. Comme on pouvait s’y attendre, aucun cliché ne nous est épargné. Le mec très efféminé, celui qui a peur de vieillir, celui qui a du mal à s’assumer, la nana trans pas très bien acceptée du groupe, le mascu homophobe qui débarque dans tout ça, c’est un joli panel des stéréotypes du genre. J’ai bien cru que je n’allais pas pouvoir supporter ça pendant 1h30. Pourtant, contre toute attente, j’ai trouvé que tout n’était pas forcément à jeter et je me suis même laissée surprendre à sourire à quelques vannes douteuses.

Image extraite du film Les crevettes pailletées

          Certes, c’est maladroit et ça en fait des caisses, on aurait du mal à dire le contraire, mais il y a quand même des points positifs. Même si ça ne réussit pas toujours, il y a une volonté de nuancer les personnages au fil de l’histoire et de leur donner une certaine profondeur en dévoilant les failles de chacun. Le résultat est mitigé, l’aspect dramatique étant trop souvent noyé dans un humour qui manque dans l’ensemble de  finesse. On se prend quand même à sourire parfois, la troupe étant au final sympathique, on se laisse un peu entraîner. La bienveillance envers les personnages est assez agréable et je n’ai pas le souvenir que l’humour ait été méchant (j’espère ne pas me tromper en disant ça…)

Image extraite du film Les crevettes pailletées

          Il y a un peu trop d’engueulades à mon goût (moi et mon éternel problème avec les gens qui crient, surtout au cinéma) et l’humour aurait mérité d’être un peu plus subtil. Le scénario aurait gagné à être plus nuancé également, la comédie joue sur de grosses ficelles, plus de finesse n’aurait pas été de trop. On ne peut pas dire que ça fasse dans la dentelle ! C’est dommage, il y avait un beau potentiel avec cette jolie histoire inspirée de faits réels. La trame dramatique pourtant bien présente n’est pas assez exploitée pour donner de la profondeur au film et susciter l’émotion, même si ça s’arrange un peu sur la fin. Le final est quant à lui assez mémorable et nous laisse sur une bonne impression. Un avis assez mitigé sur ce film plein de bonnes intentions mais qui s’englue parfois dans des clichés éculés. Le dynamisme et la bonne humeur qui s’en dégagent le rendent malgré tout sympathique.

Le bruissement des feuilles, Karen Viggers

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          Miki, dix-sept ans, vit coupée du monde depuis l’incendie qui a coûté la vie à ses parents. Sous le joug de son frère Kurt, un chrétien fondamentaliste, elle travaille comme serveuse dans leur restaurant et le soir, se rêve en héroïne de romans. Lors d’une escapade secrète en forêt, elle fait la rencontre de Leon, un garde forestier tout juste installé en Tasmanie. Les deux jeunes gens se donnent alors une mission extraordinaire : sauver les diables de Tasmanie de l’extinction.

          J’avais entendu dire beaucoup de bien du précédent ouvrage de Karen Viggers. Je ne l’avais pas lu mais quand j’ai su qu’elle en sortait un nouveau, je me suis dit que ce serait l’occasion de la découvrir. On y retrouve d’ailleurs le même personnage, mais ne pas avoir lu le premier ne gêne en rien la lecture de celui-ci, les deux histoires sont indépendantes et on ne trouve que quelques références discrètes à ce qui s’est passé précédemment. Si vous en avez toutefois l’occasion, c’est évidemment toujours plus agréable de lire les choses dans le bon ordre.

Couverture du roman Le bruissement des feuilles de Karen Viggers

          Dès les premières lignes, j’ai été séduite par le style que j’ai trouvé très beau. C’est bien écrit et agréable à lire. J’ai été vraiment surprise par la qualité de l’écriture, je ne sais pas pourquoi mais je ne m’attendais pas à ça, j’imaginais quelque chose de plus « facile », de la littérature assez légère du genre qu’on embarque avec soi pour la plage. Mais non, si le style est relativement sobre il a pourtant un petit je ne sais quoi qui m’a touchée. Je ne saurais l’expliquer au juste mais d’une certaine manière je me suis un peu reconnue dedans. Je crois que c’était juste exactement ce que j’avais envie de lire J’ai dévoré les 200 premières pages en quelques heures à peine ! Une fois ce livre commencé, je n’arrivais plus à le lâcher !

          Les personnages sont touchants. Je me suis rapidement attachée à eux et j’avais envie de savoir ce qui allait leur arriver. Comment Leon va-t-il réussir à s’intégrer dans sa nouvelle vie ? Sera-t-il finalement accepté par ses voisins ? Et Miki, arrivera-t-elle à se détacher de son frère qui la tient éloignée du monde ? Comment ? On a envie de savoir. Assez pour ne plus arriver à lâcher le livre une fois entamé. La galerie des personnages est très réussie, c’est clairement l’un des points forts de ce texte. Pour ne rien gâcher, le roman a pour toile de fond les réserves du Sud de l’Australie. L’autrice décrit les paysages avec une grande force évocatrice et on se croirait presque transportés dans ces forêts aux arbres géants.

Le diable de Tasmanie, photo de Mariusz Prusaczyk

Le diable de Tasmanie, photo de Mariusz Prusaczyk

          Il y a un sérieux fond de combat écologique dans ce roman qui n’est pas pour me déplaire. Il y est largement question de la sauvegarde du diable de Tasmanie (qui a une place centrale dans le texte) mais sont aussi abordées des questions telles que la déforestation d’une manière que j’ai trouvée intéressante. En effet, la parole est donnée aux deux parties : les bûcherons qui défendent leur gagne-pain et le garde forestier qui veut préserver le territoire. Des pistes de réflexion pour dépasser ce clivage sont abordées. C’est un des aspects du texte que j’ai apprécié, son engagement et la sensibilisation assez subtile à la préservation de l’environnement.

          Si j’ai dévoré la première moitié du texte d’une traite, la deuxième moitié est un peu en-dessous je trouve. Le rythme est moins maîtrisé, il y a quelques longueurs. J’ai été agréablement surprise de voir que l’histoire prenait un tour vaguement moins attendu que ce que j’imaginais, cependant sur la fin j’ai eu l’impression que les réactions des personnages se font parfois un peu plus niaises. D’engagé le textes glisse doucement vers des aspects parfois un peu mièvres qui m’ont un peu interpellée. Heureusement, ça reste quand même assez discret pour ne pas gâcher l’ensemble. Si j’ai été un peu déçue par les dernières pages qui m’ont semblé moins maîtrisées que le début du roman, j’ai beaucoup aimé le style de Karen Viggers et les thèmes abordés. Ca m’a donné envie de lire ses précédents romans et malgré un certain agacement parfois face aux réactions des personnages, j’ai refermé ce livre en me demandant ce qu’ils allaient devenir et je me suis surprise à espérer une suite que je lirai avec grand plaisir.

Portrait de karen Viggers

Le paysage comptait plusieurs strates. Comme les gens. Les arbres. Chaque élément complétait les autres et chaque élément était différent. Elle aimait la façon tout cela s’imbriquait pour former un tout. Un paysage. Un pays. Un monde. Tout était là.

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Miki voulait aussi naître au monde et rencontrer des gens. Avoir une chance de faire leur connaissance. D’être indépendante. De tomber amoureuse. De se tromper. Mais elle voyait quand tout cela pourrait arriver. Pour l’instant, elle devrait trouver son bonheur dans les livres.