Un notaire peu ordinaire – Yves Ravey

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          Quand son cousin Freddy sort de prison, Mme Rebernak a peur qu’il s’en prenne à sa fille, Clémence. Elle va tout faire pour le tenir éloigné de sa famille et en parle à Me Montussaint, qui lui a déjà rendu bien des services. Mais cela suffira-t-il à éloigner le danger qui rode ? 

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          Ce texte court est assez bien écrit. Un style fluide et une écriture concise qui sont très agréables et assez caractéristiques du type de textes publiés par Minuit. De suite, les éléments de l’intrigue se mettent en place et naît une certaine tension. Une atmosphère lourde se dégage de ces lignes et on sent le drame arriver peu à peu. La fin vient clore cette montée en puissance avec brio. J’ai trouvé que parfois la psychologie des personnages manquait un peu de finesse, leurs réactions ne sont pas toujours très plausibles et j’aurai aimé un plus grand accent de vérité, avec des personnages qui auraient sans doute mérité d’être un peu plus fouillés. Toutefois, l’écriture étant rapide et efficace, on ne s’attarde pas vraiment sur cette impression d’étrangeté qui se dégage parfois, sur ces petits décalages qui enlèvent un peu de sa force au texte. Ils se retrouvent finalement un peu noyés dans le rythme du récit et ne laissent que peu de traces à la fin de la lecture.

          L’intrigue est relativement classique et le dénouement même s’il m’a surprise par certains aspects, est prévisible par d’autres. Cependant, j’ai trouvé cela suffisamment bien mené pour ne pas être gênant. Les amateurs de polar regretteront ou de romans psychologiques regretteront sans doute ces petites maladresses qui gâchera un peu leur plaisir. Ils se douteront sans doute également assez vite du dénouement, ce qui pour m’a part ne m’a d’ailleurs nullement dérangée, une certaine incertitude demeurant jusqu’au bout. Pour les autres, ce roman est une bonne initiation au thriller dont il reprend certains des codes qu’il mêle avec ceux d’une littérature contemporaine plus « classique ». Un joli texte auquel j’ai pris grand plaisir.

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Les larmes ça ne sert à rien,c’est trop tard pour regretter,de toute façon ça ne change pas grand-chose…

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En attendant, fallait quand même être gonflé pour déranger une brigade pour un chien assis au milieu de la cour, qui ne fait aucun mal, évidemment. Le brigadier a ajouté qu’il n’allait quand même pas mettre une amende au chien pour violation de propriété privée et pour tapage nocturne.

"

  1. J’ai découvert avec grand plaisir le nom d’Yves Ravey… Minuit publie de bons textes, celui-ci m’a été vivement conseillé par le libraire de l’autre rive à Toulouse toujours de bons conseils puisqu’il m’a aussi fait découvrir Emmanuelle Pol

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