Divers

Que faut-il voir absolument à Paris ?

          Paris est une ville pleine de lieux magiques. Tour Eiffel, Louvre, Champs Elysées… La ville lumière fait rêver les touristes et émerveille celui qui y vient pour la première fois. Mais il y a tant de choses à y voir ! Comment choisir entre tant de lieux mythiques quand on a que peu de temps devant soi ?

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          Quand on habite à Paris, il y a des lieux qu’on affectionne particulièrement, et qui sont rarement les endroits les plus connus ou les plus fréquentés. Pour ma part, je préfère souvent les endroits au charme désuet si possible un peu délaissés des touristes et qui offrent une offre vision de la ville. Ceux qui ne vivent pas à Paris mais y sont déjà venus plusieurs fois délaissent aussi les sites les plus célèbres au profit de sorties à taille plus humaine et tentent peu à peu d’apprivoiser un peu cette si grande ville. Mais ceux qui viennent pour la toute première fois, ceux-là veulent voir le Paris des cartes postale et des films, le Paris qui fait rêver.

          Seulement voilà, lorsqu’on vient pour seulement quelques jours, on ne peut pas tout voir et il est parfois difficile de concilier des envies différentes. D’où cette question, que faut-il voir absolument quand on découvre Paris ? J’ai accueilli mes deux cousine durant 4 jours, l’une ne connaissait pas du tout la ville, elle était juste venue une fois petite et avait vue le Louvre et les Champs-Elysées ; l’autre connaît assez bien la ville, y étant venue plusieurs fois. Elles n’ont pas le même âge, ni forcément les mêmes goûts et j’avais à la fois envie de leur faire plaisir et de leur faire découvrir les endroits que j’aime : un vrai casse-tête !

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          Finalement, nous avons chacune fait une liste des choses que nous avions envie de faire avant de piocher dans chacune pour faire un choix. Je suis également aller chercher des idées dans mon entourage. La plus jeune, pour sa première visite de la ville, voulait voir la Tour Eiffel, le Musée de la Mode, les Champs Elysées, les Galeries Lafayette et faire les boutiques rue de Rivoli. La seconde voulait également aller à la Tour Eiffel, faire un tour en bateau mouche, aller au Musée d’Orsay, aller danser sur les quais de Seine ou au Caveau de la Huchette, découvrir le Lapin Agile, aller au Musée Rodin.

          Pour ma part, j’avais aussi repéré une exposition aux Arts décoratifs justement (le musée de la mode donc), Orsay me semble toujours être une bonne idée, tout comme le Lapin Agile. J’avais également proposé d’aller faire un tour au Jardin des plantes avec les serres tropicales et le Museum d’Histoire naturelle, le Petit Palais, un musée gratuit que j’aime beaucoup et le cinéma en plein air à la Vilette parce que j’aime beaucoup cette idée. Mais en demandant autour de moi, certains m’ont dit qu’il fallait absolument que je les amène à l’Orangerie, ou à Jacquemart André, ou à Versailles… Et je me suis rendue compte qu’on avait tous une vision différente de ce qu’il était important de découvrir à Paris alors j’ai eu envie de vous demander :

Si vous ameniez quelqu’un à Paris pour la première fois, qu’aimeriez-vous lui faire visiter ?

Expositions

Félix Ziem – J’ai rêvé le beau, au Petit Palais

          Félix Ziem a peint l’Orient et les Mille et une nuits mais ce sont surtout ses peintures de Venise qui l’ont rendu célèbre. Un voyageur à la longue carrière qui a tenu une place à part dans la peinture du XIX° siècle. Une peinture entre ciel et eau inondée de lumière.

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          Je ne connaissais absolument pas Félix Ziem et quand j’ai vu que le Petit Palais lui consacrait une exposition, j’ai été très étonnée de constater qu’il s’agissait d’un peintre du XIX°. C’est ensuite le style entraperçu à travers l’affiche et la description faite sur le site du musée qui m’a surprise et m’a réellement donnée envie d’en savoir plus sur ce peintre dont j’ignorais tout. Quand j’ai essayé d’y aller la première fois, j’ai eu la bonne idée de me pointer le jour de fermeture et, comme souvent en ce moment, j’ai finalement attendu le tout dernier moment pour m’y rendre. Et je le regrette franchement car j’aurais aimé pouvoir y retourner et la voir une seconde fois tant au premier coup d’œil je suis tombée amoureuse du coup de pinceau de Félix Ziem ! Il y a même un tableau que j’aurais bien embarqué pour l’accrocher dans mon salon, mais bon, on peut toujours rêver…

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          Félix Ziem est né en 1821 à Beaune. Il entre aux Beaux-Arts de Dijon en section architecture en 1837. Il est rapidement exclu de l’école et part pour Marseille où il pratique le dessin et l’aquarelle et ouvre rapidement son atelier. En 1841 il qui Marseille pour Nice et en 1843, il séjourne pour la première fois en Russie. Il est alors pris d’une passion pour les voyages qui ne le quittera plus. Il partagera plus tard son temps entre sa maison de la butte Montmartre, le Sud et ses voyages, notamment Venise, ce qu’on retrouve dans les thèmes de ses peintures. Ses œuvres seront présentées au Salon de 1850 à 1868 et très vite les acheteurs s’arrachent ses toiles qui après 1970 atteignent des prix élevés. Il a connu de son vivant une véritable réussite commerciale. Près de la moitié des peintures vendues représentaient Venise. En 1901, Félix Ziem est nommé peintre officiel de la Marine. C’est vers cette époque que sa production jusqu’alors très fournie va commencer à ralentir en raison de crises de rhumatismes. Il s’est éteint en 1911 à l’âge de 90 ans. Il est enterré au Père Lachaise et une copie du Lion de Saint Marc est placé sur sa tombe. Actif de 1845 à 1910, Félix Ziem a laissé derrière lui plus de 10 000 dessins et de 6 000 peintures.

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         Un coucher de soleil sur la lagune avec un voilier au premier plan, voilà sans doute ce qui représente le mieux la peinture de Félix Ziem. Mais ce serait réducteur de la résumer à cela. Si la vue de la lagune a connu un réel succès et est très largement représentée, l’horizon du peintre ne se limite pas à si peu et on trouve également des toiles représentant le Sud de la France, Paris ou l’Orient. En revanche, c’est un peintre de paysage, la nature représente la quasi-totalité de son oeuvre à travers deux grands axes : la mer (et notamment les navires) et l’Orient. Si la peinture à l’huile prédomine, au début de sa carrière Félix Ziem a également réalisé quelques aquarelles et les dessins issus de ses carnets de voyages sont également exposés. Ses premières toiles sont assez classiques mais on note peu à peu un travail très intéressant sur la lumière. Félix Ziem peint beaucoup de paysages où la présence du ciel et de l’eau prédomine, permettant ainsi un jeu de reflets. Il choisit souvent de peindre l’aube, le crépuscule ou les cieux orageux afin de rendre ces lumières particulières et parfois un eu irréelles dans ses tableaux aux couleurs chatoyantes. Une exposition magnifique où j’ai passé beaucoup de temps à découvrir le peintre et ses toiles colorées et lumineuses qui m’ont laissée sous le charme. Je n’ai qu’un regret, ne pas avoir pu y revenir. 

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Il n’est pas toujours nécessaire pour voyager, de monter en wagon, ou de prendre le bateau à vapeur, et la preuve en est que nous venons sans quitter notre fauteuil, de revoir Venise, Marseille, la Méditerranée, Barbizon, la Hollande, et même un coin d’Egypte.

Théophile Gauthier

Cuisine

Cake poivron, noix et olives noires

Pour 6 à 8 personnes

2 poivrons

50 g d’olives noires dénouyautées

50 g de noix

3 oeufs

10 cl de lait

10 cl d’huile d’olive

200 g de farine semi-complète

1 sachet de levure

Quelques copeaux de parmesan

Sel, poivre

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Allumez le four en position grill à chaleur maximale.

Coupez les poivrons en deux, lavez-les et ôtez-en les graines. Mettez les poivrons sur une grille juste sous le grill pendant environ 15 minutes. Quand la peau des poivrons est brûlée, sortez-les du four et enfermez-les bien dans un sac en plastique. Laissez-les reposer une quinzaine de minutes avant de de les peler.

Baissez le four à 180° C et mettez-le en chaleur tournante.

Détaillez les poivrons en fines lamelles. Coupez les olives en rondelles et émiettez grossièrement les noix.

Dans un saladier, battez les oeufs. Ajoutez-y le lait et l’huile. Intégrez la farine peu à peu en remuant bien pour ne pas faire de grumeaux. Salez, poivrez et ajoutez la levure.

Mélangez les poivrons, les olives et les noix à cette préparation.

Répartissez la pâte dans un moule à cake et saupoudrez de copeaux de parmesan.

Enfournez et laissez cuire 30 minutes. Vérifiez la cuisine avec la lame d’un couteau avant de sortir la cake du four.

Laissez refroidir avant de déguster.

Bon appétit !

Cinéma

Wolverine, le combat de l’immortel

Film d’action fantastique américain de James Mangold avec Hugh Jackman, Tao Okamoto, Rila Fukushima

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          Wolverine part retrouver un de ses vieux amis au Japon pour lui faire ses adieux. Pour la première fois, notre héros est vulnérable et ses ennemis vont s’avérer aussi nombreux qui puissants et insaisissables. Heureusement, il saura en route se faire quelques alliés. Un combat à mort qui va entraîner une véritable remise en question.

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          Le dernier Wolverine n’était déjà pas franchement une réussite et celui-ci me semblait avoir un synopsis  des plus fumeux. Mais bon, non seulement je suis bon public pour ce genre de films mais en plus j’adore ce personnage bourré de testostérone avec des griffes qui lui sortent des mains, un super blouson en cuir et des cheveux qui décoiffent. Je sais, mes arguments sont légers mais bon, c’est un divertissement, je n’y vais pas pour la portée philosophique du message mais pour passer deux heures agréables devant un film bourré d’effets spéciaux avec un acteur bien bâti au premier plan. Quelles  que soient donc les faiblesses du scénario, il y avait peu de chances que mes maigres attentes se trouvent déçues. Pourtant je dois admettre m’être posée bien des questions face à certaine choses qui m’ont parfois surprise ou dérangée pour au final un résultat qui m’a laissée perplexe.

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          On reprochait au film précédent de traîner un peu en longueur. Dans celui-ci au contraire, les scènes d’action se multiplient ; un dynamisme qui dans l’ensemble est agréable, d’autant plus qu’il y a pas mal de variété de l’une à l’autre pour faire le spectacle. L’idée de faire de cet immortel un être vulnérable est également intéressante. Elle est sensée le rendre plus humain et donner une certaine profondeur psychologique au personnage. Malheureusement elle est très mal exploitée et ce qui aurait dû être le vrai point fort du film et aurait pu le faire sortir du simple divertissement n’est finalement qu’à peine esquissé, créant chez le spectateur une certaine frustration, si ce n’est l’incompréhension, tant il aurait été simple de creuser un peu plus le sujet. Pour le reste, on est dans un film d’action assez classique, ce qui est plutôt une bonne surprise, même si on aurait sans doute préféré échapper à quelques clichés, il m’a semblé que c’était un moindre mal. En revanche, à vouloir faire trop spectaculaire, on frôle parfois le ridicule et la fin en fait un peu trop mais je crois que je m’attendais à un scénario bien plus « manga » pour cette escapade japonaise et que j’ai été surprise par la très relative sobriété du scénario à défaut de l’être par sa consistance. Un film qui se laisse regarder et fera passer un assez bon moment aux inconditionnels du genre mais ne mérite pas franchement le déplacement. 

Mes lectures

La Compagnie Noire, VI – Glen COOK

          On avait laissé Toubib et la Dame sur le chemin de Kathovar et nous les abandonnons ici pour la première fois. Quatre petits voleurs décident d’essayer de s’emparer de la pointe d’argent contenant l’âme du Dominateur afin de la vendre au plus offrant. Pendant ce temps, Saigne Crapaud le Chien déterre un Boiteux plus enragé que jamais. Une lutte acharnée pour le pouvoir que la Rose Blanche elle-même va tenter de contrer.

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          Le narrateur avait déjà changé dans le tome 5, on recommence dans le 6, pris en charge par Casier. Un nouveau style, une nouvelle manière de raconter et encore une fois un souffle nouveau dans la série. Comme d’habitude, les aventures s’enchaînent à un rythme effréné. Une grande partie de ce tome est finalement axée sur les petits escrocs qui se sont lancés dans le casse du millénaire et ne savent plus comment sortir de ce guêpier. J’ai beaucoup aimé qu’on suive cette équipe de bras cassés très attachante. La série ne manquait déjà pas d’humour et de surprises mais je trouve que ça lui amène encore une nouvelle dimension avec un nouveau type de personnage mis en avant, qui est d’ailleurs en accord avec l’écriture moins soutenue que dans les premiers livres.

           On retrouve tout de même quelques vieux amis dans cette histoire avec le grand retour de Chérie. Du côté des méchants, c’est le Boiteux qui fait le spectacle et on en a aussi pour notre compte ! En revanche, si j’ai un petit reproche à faire, c’est la rapidité à laquelle l’auteur a choisi de faire revenir le Boiteux et l’esprit du Dominateur en jeux, après s’être donné tant de mal à les mettre hors jeux, je crois que je les aurais laissé sommeiller encore un ou deux tomes au moins. Les surprises c’est bien mais il est parfois bon de savoir ralentir un peu le rythme histoire de ne pas lasser son lecteur et de continuer à le tenir en haleine. Mais dans l’ensemble, la série reste égale à elle-même : un vrai régal.