Actualité

L’actu de la semaine (17/06)

Un militaire d’extrême droite a été arrêté alors qu’il s’apprêtait à attaquer la mosquée à Vénissieux. Il avait prévu de tirer sur l’édifice. Il avait tenté de contacter l’homme qui avait essayé d’assassiner Jacques Chirac. 150 personnes se sont rassemblées dans le calme en signe de protestation contre l’islamophobie montante.

Un accident de car sur l’A9, dans l’Aude,  a fait deux morts et deux blessés graves ainsi qu’une trentaine de blessés légers. Le véhicule est sorti de la route après qu’un passager ait soudainement donné un coup dans le volant. Atteint de troubles de la personnalité, il a été interné en hôpital psychiatrique.

– En pleines vacances gouvernementales, une polémique a enflé entre Manuel Valls et Christiane Taubira au sujet de la réforme pénale. Le ministre de l’Intérieur a envoyé une lettre à François Hollande pour critiquer cette loi.

Un étudiant de 22 a été assassiné à Marseille. Il a été poignardé près de la gare Saint-Charles et a été admis à l’hôpital Nord avant de succomber à ses blessures. Le tueur présumé aurait voulu lui voler son téléphone portable, il serait gravement déséquilibré.

L’Egypte bascule dans la guerre civile. Il y a eu près de 800 morts en cinq jours. Les incidents se multiplient dans le Sinaï. Les pays arabes ont assuré être prêts à venir en aide au pays en cas de suspension des aides occidentales.

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Le mot de la semaine sera LICÉITÉ : « Caractère d’un acte permis par la loi. »

Les sorties ciné :

Michael Kohlhaas : simple marchand de chevaux vivant dans les Cévennes au XVI° s., Michael Kohlhaas mène une vie une vie tranquille ; mais victime de l’injustice d’un seigneur, cet homme pieu va soulever une armée pour rétablir son droit coûte que coûte. Typiquement le genre de film d’action que j’apprécie, avec une base historique solide, et en plus Mads Mikkelsen dans le rôle principal, des arguments solides.

Keep Smiling : la télévision géorgienne organise un concours pour élire la meilleure mère de l’année ; dix mères s’affrontent pour  remporter un appartement et 25 000 euros, tous les coups sont permis et il n’y a qu’une seule règle, continuer à sourire quoi qu’il arrive. Je dois admettre que ce film m’intrigue beaucoup et que j’ai très envie d’aller voir ce que cette idée donne à l’écran.

Basilicata Coast To Coast : quatre musiciens se rendent à pied à un festival de théâtre et chanson, un voyage de dix jours riche en aventures et en rencontres qui va leur permettre d’essayer d’attirer l’attention des médias. Un film comédie musicales qui paraît complètement fou. Sans doute un peu trop surréaliste pour moi, mais j’ai quand même très envie de voir le résultat.

Musique

Culture occitane : Eric Fraj

          Après quelques présentations avec les grands moments qui ont marqué la culture occitane et les grands noms qui ont fait sa littérature, changement total de registre avec un artiste contemporain qui chante en occitan bien sûr, mais aussi en catalan et en espagnol. 

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          On ne le sait pas forcément quand on ne fréquente pas ce milieu là mais la culture occitane vit encore, notamment à travers sa musique. De nombreux groupes souvent méconnus chantent encore en langue d’oc. Certains rencontrent un joli succès, auprès d’un public de tous âges et parviennent à vivre de leur musique. En effet, beaucoup de jeunes souhaitent revenir vers leurs racines et sont souvent les plus fervents défenseurs de cette culture vivante. Eric Fraj fait partie de ces chanteurs qui contribuent à faire vivre la langue et la culture à travers la musique. Si sa musique peut plutôt être qualifiée de « traditionnelle », son répertoire est varié et il met souvent en musique des texte célèbres comme ceux des troubadours, de Joan Bodon ou d’un auteur contemporain, Claude Marti.

          Si je ne m’abuse, Eric Fraj est habituellement accompagné de trois musiciens : un pianiste, un batteur et un saxophoniste qui joue  l’occasion d’autres instruments à vent. Lui-même joue de la guitare ce qui permet d’avoir accès à un assez large panel de la chanson. Son répertoire s’inspire des deux rive de la méditerranée et sent bon le soleil. On y trouve aussi bien des inspirations espagnoles, occitanes, catalanes ou arabes. Un mélange des cultures que j’aime bien. S’il y a bien sûr des choses que j’aime moins que d’autres dans ce que fait Eric Fraj, j’aime beaucoup la variété de son répertoire et l’énergie de certaines de ses musiques. J’aime aussi énormément la poésie de certains de des textes en occitans qu’il a mis en musique et que je ne me lasse pas d’écouter ! L’un des chanteurs occitans que j’écoute avec le plus de plaisir grâce à la beauté des textes qu’il choisit et la diversité de ses mélodies.

Bars, restaurants·Musique

Le caveau de la Huchette

          Le caveau de la Huchette fait partie des institutions parisiennes. Ce lieu mythique propose des concerts de swing ou de jazz et on s’y réunit pour venir écouter mais aussi et surtout pour danser sur des rythmes endiablés jusqu’au bout de la nuit.

          Il faut bien le dire, j’ai toujours été une bien piètre danseuse. Ma grâce naturelle semble quelque peu défectueuse et j’ai un sens du rythme très personnel. Quant à ma capacité à suivre mon partenaire, elle semble tout simplement incompatible avec ma soif d’indépendance. Ajoutez à ça une bonne part de timidité et inutile de vous préciser qu’il ne faut pas compter sur moi pour enflammer la piste ! Il se trouve que je n’écoute pas énormément de jazz, bien que j’aime ça, qu’il y a peu d’adeptes de ce type de musique dans mon entourage et que les rares danseurs que je connais se cantonnent à la salsa et ne fréquentent donc pas le lieu. Fort heureusement, ma cousine qui a des talents de danseuse bien plus développés que les miens est venue me rendre visite et m’a entraînée dans son sillage vers cet endroit si particulier.

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          Au premier étage se trouve le bar, totalement déserté, mais toutefois utile pour se rafraîchir entre deux rocks exaltés. L’orchestre joue au sous-sol, dans une cave voûtée (une caveau donc) qui n’a rien perdu de son charme au fil des siècles. Ce fut un rendez-vous des Templiers, puis de la franc-maçonnerie. Deux souterrains partaient de là, et pendant la Révolution, cette cave appelée Caveau de la Terreur abritait le club des Cordeliers et celui des Montagnards. Danton, Marat, Saint-Just ou Robespierre s’y sont réunis et de nombreux jugements y ont été rendus. Mais l’endroit tel qu’on le connaît, avec ses concerts de jazz, a ouvert après la guerre, en 1946. L’orchestre joue dans un coin de la salle, de taille moyenne, autour de laquelle sont installées quelques banquettes et bancs et bois. Pas de décoration mais un endroit où on se sent de suite bien.

          Un grand espace est laissé libre au milieu pour les danseurs, et si lors des premiers morceaux, personne n’ose se lancer, cela ne dure guère et très vite la piste de danse fourmille de couples. La plupart des gens présents sont des habitués et de bons danseurs mais l’ambiance est très bon enfant et nombreux ont été ceux qui m’ont invitée à danser et m’ont appris quelques rudiment de rock pour briller lors de mes futures sorties. Tous ont rivaliser d’ingéniosité pour me mettre à l’aise voyant ma peur de ne pas savoir comment m’y prendre et j’ai finalement passé une excellente soirée. On retrouve un peu tous les âges dans cet endroit très métissé qui respire la joie de vivre. Un endroit un peu magique et hors du temps où on est très bien accueilli et où on peut sans peine faire ses premiers pas sur la piste de danse ou simplement venir écouter un peu de jazz dans la joie et la bonne humeur.

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Le Caveau de la Huchette

5 rue de la Huchette

75005 Paris

Tous les soirs à partir de 21h30, concert à 22h15

Jusqu’à 2h30 du dimanche au mercredi

Jusqu’à l’aube du jeudi au samedi

Entrée 12 €

Cinéma

Shokuzai

Drame japonais de Kiyoshi Kurosawa avec Kyôko Koizumi, Hazuki Kimura, Yû Aoi, Sakura Ando, Chizuru Ikewaki

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          Alors qu’elles ne sont que des enfants, quatre amies assistent impuissantes au meurtre d’une de leurs camarades. Aucune d’entre elles ne sera en mesure d’identifier le meurtrier. La mère de la petite fille ne se remet pas de se drame et leur en veut de ne pouvoir venir en aide à la police dans son enquête. Quinze ans après deux d’entre elles veulent à tout prix se souvenir, quand les deux autre préféreraient oublier. 

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          L’histoire est divisée en deux films : Celles qui voulaient se souvenir et Celles qui voulaient oublier. Chacun d’eux est ensuite divisé en deux chapitres, un par jeune fille ayant assisté au drame. J’ai traîné un peu pour aller voir ces deux films, car je voulais absolument les voir l’un après l’autre et rares étaient les cinémas qui en offraient la possibilité en soirée. A tel point que j’ai bien cru l’avoir raté et que c’est en cherchant une tout autre séance que j’ai vu les deux projetés d’affilée un dimanche après-midi : je me suis jetée sur l’occasion. Et quel dommage ç’aurait été de rater ça ! On m’avait dit que les deux films étaient indépendants et pouvaient se voir dans le désordre : pas du tout ! On commence par l’assassinat de la petite fille au début de premier film et on tâtonne dans l’enquête jusqu’à la fin du second, qui évoque les événements décrits dans le premier sans revenir dessus. Sans compter une révélation finale qui se doit d’être à la fin, sinon ça n’aurait aucun sens !

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          Dès les premières images, je suis tombée sous le charme si particulier de ce film. Je dois admettre que je ne sais trop comment le décrire tant il sort des sentiers battus. Je m’attendais à quelque chose de de très sombre et très dur, et si ça l’est par certains cotés, c’est bien plus complexe que ça. Esthétiquement, j’ai beaucoup aimé ce film qui nous n’en fait pas trop et parvient à conserver une certaine pureté dans l’image tout en créant une atmosphère un peu chargée qui colle bien à ce mélange d’innocence et de culpabilité qui façonne l’histoire. Le réalisateur nous offre quelques très jolis plans et sait faire preuve d’une belle originalité, n’hésitant pas à varier les plaisirs dans les prises de vues. Côté bande originale, j’avoue ne pas avoir réellement fait attention, ce qui est le signe de pas de musique, ou très peu, ce que j’apprécie beaucoup dans ce type de film intimistes. Je n’apprécie guère qu’on ne me guide trop sur le type de sentiments à mettre sur telle ou telle scène à grands renforts de violons auxquels je préfère quelques notes plus subtiles posées au bon moment.

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          Le premier film commence par la rencontre des cinq amies, par leurs jeux, et par la mort de la petite Emili. Aucune de ses quatre amies, pourtant présentes au moment du drame, ne sera en mesure d’identifier le coupable. La mère de leur amie leur fera alors promettre de payer un jour cette dette envers elle afin de faire pénitence. On retrouve quinze ans plus tard Sae, une jolie qui ressemble à une poupée, et Maki, une enseignante modèle, qui toutes deux, veulent se souvenir de ce jour funeste. L’histoire de Sae est particulièrement déroutante et a exercé sur moi une certaine fascination qui tranche avec la suivante, plus lumineuse. J’ai été totalement emportée par cet univers qui m’a envoûtée et il m’aurait semblé impensable de ne pas voir immédiatement la suite.

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          Le second film change un peu de tonalité, même si on reste dans la continuité du premier. On suit cette fois Akiko et Yuka, celles qui veulent oublier. Là encore, deux univers totalement différents, la première est très renfermée quand la seconde semble proche de sombrer dans la folie. Enfin, une dernière partie est consacrée à la résolution de l’énigme. Sur ce dernier point, les incohérences et rebondissements plus qu’improbables ne manquent pas. Le moins qu’on puisse dire, c’est que la fin est tirée par les cheveux et qu’elle aurait sans doute gagné à être simplifiée. Mais il fallait bien trouver un défaut à ce film, non ? J’ai aimé cette variété dans les caractères et les réactions des personnages, comme autant de manières de se construire face au même drame. J’ai trouvé cette manière de poser le problème en toile de fond subtile et intéressante. Ce film surprend constamment, en jouant sur plusieurs registres ; plutôt sombre dans l’ensemble, on y trouve aussi des moments d’humour ou de tendresse. Drame et polar à la fois, oppressant et attachant mais non dénué de grâce, un film dont la beauté fascine et qui laisse le spectateur étourdi.

Librairies

Librairie Ombres Blanches

          Ombres Blanches est LA librairie toulousaine. Je me suis rendue compte il y a peu que je ne vous en avais jamais parlé ici. Un fâcheux oubli qu’il me fallait absolument corriger. Petite présentation.

          Ombres Blanches est la plus grande librairie toulousaine, et l’une des plus grandes librairies indépendantes françaises. Elle a été créée en 1975 et n’a cessée depuis d’étendre son fonds et sa renommée. En 1980, les éditions de Minuit sont entrées au capital, permettant ainsi à la librairie de s’étendre. Elle compte aujourd’hui 100 000 titres en stock et 400 000 disponibles à la commande. Seuls les ouvrages scolaires et scientifiques ne sont pas représentés, pour le reste on y trouve entre autres : littérature, jeunesse, BD, essai, beaux-livres, cuisine, voyages… Difficile avec ça de ne pas y trouver son bonheur !

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          La librairie est divisée en deux magasins qui ne communiquent pas. Je vous parle d’abord du plus petit et du moins connu, situé quelques mètres après l’entrée principale de la librairie, rue Gambetta. Il regroupe les guides de voyage et les livres de cuisine. Même si je n’y vais pas très souvent, j’aime bien cet endroit qui me fait rêver par les thèmes qu’il propose. La librairie principale est quand à elle beaucoup plus vaste ! Elle est répartie en différents espaces un peu tarabiscotés (les agrandissements successifs ont laissé des traces !). La topographie très particulière des lieux permet de bien distinguer les différentes sections de la librairie et de ne pas trop ce se sentir perdu, dans un espace immense.

          J’ai passé des heures et des heures à errer dans ces rayonnages quand je vivais à Toulouse. Au lycée, dès que j’avais une heure de libre, j’allais m’y réfugier pour trouver ma prochaine lecture ! Et même après, j’ai continué à venir m’y servir à chacun de mes passages dans la ville rose. La grande qualité de cette librairie, c’est bien sûr, son fonds incroyable. Son point faible en revanche tient à l’accueil, souvent assez indifférent, même face à ses client les plus assidus. La librairie possède un patio dans lequel on peut feuilleter les ouvrages devant un thé ou un café, ce qui est fort agréable en été. Elle organise également presque chaque soir des rencontres avec des auteurs venus du monde entier. Un endroit qui mérite le détour pour la quantité et la qualité de son fonds et les très belles rencontres qu’il propose. 

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Librairie Ombres Blanches

50 rue Gambetta

31 000 Toulouse

Du lundi au vendredi 9h30-19h, 10h-19h30 le samedi