Patrimoine

La maison de George Sand

          La maison où vécut George Sand, située à Nohant, dans l’Indre, a été léguée aux Monuments Nationaux qui l’ont restaurée. On eut donc la visiter dans un état très proche de celui dans lequel elle l’a habitée, tout le mobilier ayant été conservé. Une heure visite dans l’univers de cette célèbre écrivain.

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         J’avoue ne pas trop connaître l’oeuvre de George Sand (voire pas du tout). Toutefois, cette visite fut une très bonne surprise. La maison n’est pas trop grande, ce qui lui donne une dimension très humaine, on imagine sans peine de la vie à l’intérieur. L’intérieur a été rénové et mobilier conservé ainsi que de nombreux tableaux et objets, on se retrouve donc plongés dans le passé dès qu’on franchit le seuil.

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          C’est ici que l’auteur a passé quasiment toute sa vie. Qu’elle a écrit, qu’elle a vécu, qu’elle a reçu ses amis. Car plus encore que son oeuvre, c’est sa vie qui est passionnante ! Une femme indépendante, très en avance sur son temps et dont le comportement a plus d’une fois fait scandale. On apprend a mieux la connaître entre ces murs et on s’étonne du vent de liberté qu’elle y a fait souffler. Une visite qui a beaucoup de charme et m’a donné envie de mieux connaître ce personnage haut en couleurs.

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Maison de George Sand

36400 Nohant

7,50€

Cinéma·Jeunesse

Moi Moche et Méchant 2 – L’espion qui l’aimait

          Gru a abandonné le crime pour s’occuper de Margo, Édith et Agnès ; il est passé de super-méchant à super-papa. Mais alors qu’il commençait à se faire à sa nouvelle vie, une organisation secrète vient demander son aide pour résoudre une série de crimes spectaculaires. Il accepte et aidé de ses Minions et de Lucy, sa nouvelle coéquipière, l’ancien criminel va pour la première fois changer de camp.

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          Je n’avais pas vu le premier au cinéma mais même si ça rend toujours moins bien sur une télé, je l’avais bien aimé. J’avais entendu dire du bien de cette suite et après la déception de Frances Ha j’ai donc décidé d’aller voir celui-ci dans la foulée pour me remonter le moral. C’est sûr que c’est un tout autre style ! J’avais trouvé le premier plutôt réussi, avec un humour décalé assez inhabituel dans l’univers des dessins animés. Les suites s’avérant souvent décevantes, je ne m’attendais donc pas à un chef-d’oeuvre et espérais juste passer un bon moment. Finalement ce fut une très bonne surprise et je crois même que je l’ai préféré au premier. J’ai en tout cas beaucoup, beaucoup ri ! Je ne suis visiblement pas la seule, toute la salle en a fait autant, petits et grands semblent l’avoir apprécié pareillement.

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          Il faudrait que je revoie le premier pour pouvoir comparer mais il est possible que l’humour de ce second opus soit un peu moins fin, en revanche, le rythme est enlevé et même si les ficelles sont parfois un peu grosses, on se laisse prendre au jeu avec plaisir. Si j’ai apprécié ce film, c’est surtout pour la tendresse un peu bourrue dont fait preuve Gru envers ses trois filles. Cette maladresse dans les rapports aux autres donne naissance à une forme d’humour que j’apprécie particulièrement et qui est ici comme un fil conducteur.  Il y a de l’action, de l’humour, de la tendresse et si on n’échappe pas à quelques clichés on ne sombre ni dans la mièvrerie, ni dans la vulgarité. Un très bon dessin animé qui plaît aux petits comme aux plus grands. 

Actualité

L’actu de la semaine (20/07)

– Des militants de Greenpeace se sont introduit dans la centrale nucléaire du Tricastin sans difficulté apparente, ils voulaient mettre en avant les risques de sûreté. Cette centrale est également l’une des plus vulnérable aux risques naturels. D’après les autorités, les militants n’avaient pas atteint les zones sensibles. 29 personnes ont été placées en garde à vue.

L’otage Philippe Verdon, enlevé au Mali en novembre 2011 par Aqmi, a été retrouvé mort. Il a été tué d’une balle dans la tête. L’assassinat avait été revendiqué le 19 mars dernier, en représailles à l’opération Serval. Son corps a été rapatrié en France mercredi.

Les violences continuent en Egypte depuis la chute du régime de Mohamed Morsi. Hier, lors d’affrontements à la chevrotine et à l’arme blanche entre partisans et opposants à l’ancien président il y a eu trois mort et dix blessés. Les violences de ces dernières semaines ont fait plus de cent morts.

– Une semaine après le déraillement d’un train à Brétigny-sur-Orge, des questions restent en suspens. La rumeur parle notamment de vols avant l’arrivée des secours et de caillassage. Une affaire qui fait mauvais genre… D’autre part, des passagers s’apprêteraient à porter plainte contre la SNCF afin d’être indemnisé pour le traumatisme psychologique subi.

– Mardi, un détenu a faussé compagnie aux policiers en regagnant la prison de Sequedin, dans le Nord, qui avait déjà connu une évasion il y a trois mois. Jeudi, le frère du fugitif s’est exprimé dans La vois du Nord et a affirmé que son frère était en vacances et regagnerait sa cellule dès la rentrée.

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Le mot de la semaine sera PROPHYLACTIQUE : « Qui préserve la santé de tout ce qui pourrait lui être nuisible. » Préventif peut être employé comme synonyme lorsqu’il s’agit d’une action, pour une substance en revanche, on emploiera toujours prophylactique. Je n’ose imaginer le nombre de fois où j’ai donc dû faire l’erreur (et où je la ferai probablement encore…) !

Les sorties ciné

Aya de Yopougon : dans les années 70 dans un quartier populaire d’Abidjan, en Côte d’Ivoire, Aya, 19 ans, est une jeune fille sérieuse qui préfère rester étudier à la maison que sortir avec ses amies, mais les choses vont se gâter quand Aya tombe enceinte. Le film est adapté d’une BD qui a eu beaucoup de succès et me tentait bien mais que je n’ai toujours pas lue, je pense donc me rattraper en salles.

Metro Manila : Oscar et sa famille quittent les montagnes pour venir s’installer en ville, mais la ville est impitoyable et Oscar va devoir tout risquer pour les siens. C’est généralement un type de film que j’apprécie, un style qui marche a peu près à tout les coups avec moi.

Météora : deux monastères qui se font face au cœur de la Grèce, l’un abrite des moine, l’autre des nonnes ; bien qu’ils et voué leur vie à Dieu, Une attirance va naître peu à peu entre Theodoros et Urania. Ce film me tente bien, parce que l’affiche me plaît, que je ne connais pas  le cinéma grec et que l’histoire est assez originale. Ca pourrait être une bonne surprise.

Bonne semaine !

Actualité

Ca sent l’été à la capitale

          Météo France nous prédit la canicule pour le début de la semaine prochaine et en effet, ça commence à sentir bon l’été jusqu’à Paris où l’année fut pourtant bien morose. Voilà maintenant deux semaine que le ciel est bleu et la température idéale : on croit rêver ! J’en profite donc pour vous signaler que Paris plage ouvrira ses portes demain (pour les non-parisiens, des initiative similaires existent dans d’autres villes, sans compter qu’il y a des chanceux qui ont de vraies plages, eux).

          Comme tous les étés, le Châteaux de Versailles propose de grandes eaux nocturnes de toute beauté que je vous recommande chaudement (voir l’article que je leur avait consacré ici) ! Le jardin d’été du Musée du Quai Branly propose des animations gratuites comme des lectures ou des séances de sport. Pour les amateurs de fête foraine, c’est bien sûr la fête des loges qu’il ne faut pas manquer ! Découvrez également de la danse, de la musique, ou du cirque avec Paris quartier d’été. Plein d’idées pour occuper votre week-end ! La suite la semaine prochaine…

Mes lectures

Pêcheur d’Islande – Pierre Loti

          Les islandais, ce sont ces pêcheurs bretons qui partent chaque été chercher le poisson en mer d’Islande, où jamais le soleil ne se couche. Des semaines durant, les femmes les attendent, l’âme peine, la peur au ventre, craignant de ne jamais les voir revenir. Et pourtant, il repartent chaque été, aucun amour n’est plus fort que celui de la mer et rien ne pourrait les retenir à terre.

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          J’avais lu il y a quelques année Le journal d’un enfant et j’avais beaucoup aimé la douceur et la mélancolie de l’écriture de Pierre Loti. Son amour du voyage et de la mer aussi, bien sûr. J’avais trouvé à la fois de l’énergie et de la fragilité dans son style qui atteint un très bel équilibre et qui m’avait beaucoup touchée. Ca m’avait donné envie de lire son roman le plus célèbre, Pêcheur d’Islande. Et puis, j’ai un peu oublié, j’y ai vaguement repensé de temps en temps, mais il a continué à sommeiller dans ma bibliothèque, jusqu’à ce que je me décide enfin à me plonger dedans. Dès les premières pages, je n’ai eu qu’un regret : ne pas m’y être mise plus tôt ! Plus encore que dans ma première lecture de cet auteur, je suis tombée sous le charme de sa plume. Quelle force d’évocation ! et pourtant il y a quelque chose d’assez ténu dans son écriture qui me donnerait presque envie de retenir mon souffle de peur de rompre la magie. C’est simple et beau, une écriture comme je les aime.

          L’histoire est à la fois celle de ces pêcheur « islandais » d’une manière générale, et de l’un d’eux en particulier, Yann, le plus grand et le plus fort d’entre eux.  Yann n’a d’yeux que pour la mer et affirme volontiers que c’est elle qu’il épousera. Pourtant, depuis qu’il a rencontré Gaud au bal, ses amis ne peuvent s’empêcher d’espérer le voir se fiancer enfin avec une si jolie fille. Pendant ce temps, Gaud attends derrière sa fenêtre, le retour de son beau pêcheur, en espérant qu’elle parviendra un jour à lui faire rompre ses fiançailles avec la mer. Un roman sur l’attente, sur l’amour, sur la la mer. Un véritable condensé de vie qui n’a pas été sans me rappeler l’écriture de Jack London, avec un je ne sais quoi d’un peu plus fragile peut-être. Certains d’entre vous connaissent déjà mon amour pour Jack London (pour les autres, c’est un de mes auteurs fétiches), c’est dire si j’ai aimé le texte de Loti pour pousser jusque-là la comparaison ! Un roman qui trouve toujours les mots justes pour évoquer des images fortes sans jamais en faire trop dans le sentiment. On pourrait presque sentir les embruns en ouvrant ces pages. Pierre Loti nous offre quelques heures de pur bonheur.

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D’ailleurs, sans toute sa souffrance d’avant, l’heure présente n’eût pas été si délicieuse ; à présent que c’était fini, elle aimait presque mieux avoir connu ce temps d’épreuve.

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…Inquiète, elle l’était beaucoup dans son bonheur, qui lui semblait quelque chose de trop inespéré, d’instable comme les rêves…