Cinéma

12 ans d’âge

Comédie française de frédéric proust avec François Berléand, Patrick Chesnais, Anne Consigny

          Quand Charles prend sa pré-retraite, c’est l’occasion de faire des tas de nouveaux projets avec Pierrot, son ami de toujours. Ils veulent avant tout profiter de la vie et ensemble, recommencent à faire des bêtises comme deux enfants sous le regard un peu inquiet de la femme de Charles.

          J’avais envie d’un film léger, la bande-annonce était plutôt drôle, il y avait Patrick Chesnais dedans, bref, ça ne s’annonçait pas comme un grand film mais tout du moins un bon moment. Le premier gag, repris dans la bande-annonce, m’a beaucoup fait rire. Et voilà, ça s’arrête là. Première et dernière fois que ce film m’a fait sourire. J’ignorais qu’une telle nullité était possible ! Tout est mauvais : le scénario creux, les blagues qui tombent à plat, le jeu d’acteurs inexistant… Difficile de faire une critique constructive devant un tel vide scénaristique et esthétique. J’ai eu beau me creuser les méninges, je n’ai pas réussi à y trouver la moindre forùe d’intérêt (vous me direz, ça tient presque de l’exploit !). 12 ans d’âge, c’est à peu près ce qu’on donnerait à la maturité de ce réalisateur que je ne connaissais pas et qui ne semble pas avoir le talent d’écriture d’un Proust plus célèbre, ni l’humour d’un de ses contemporains au même patronyme. Arrêtons-là, nul besoin d’en dire plus : un film creux et inconsistant à éviter absolument.

Divers

Juin, le bilan

          Me revoilà pour un nouveau bilan ! Neuf livres lus au mois de juin avec trois véritables coups de coeur : De sang froid de Truman Capote – grand classique américain qui s’intéresse aux auteurs d’un quadruple meurtre, Cargo Vie de Pascal de Duve – journal de bord tenu par l’auteur, alors en phase terminale du sida, lors de sa traversée de l’Atlantique à bord d’un cargo-  et Limonov d’Emmanuel Carrère – biographie de sulfureux poète et contestataire russe. Mais aussi parmi les très bonnes surprises, des textes contemporains, L’homme sans bagage d’Emmanuelle Pol – l’histoire d’un baroudeur sans attaches, racontée avec un cynisme tout à fait délectable – et Ecoute la pluie de Michèle Lesbre – un texte très sensible autour de l’amour et la mort. Un mois très productif côté lectures donc et une incroyable concentration de très beaux textes, dans des styles extrêmement différents.

          Côté cinéma, cinq films vus. J’arrive enfin à retrouver mon bon vieux rythme d’un film par semaine ! Je ne parviens toujours pas à faire mieux mais le minimum vital pour que je me sente bien est respecté. Deux ce mois-ci sortent du lot : La Grande Belleza – film extrêmement esthétisant sur un mondain qui s’interroge sur le sens de l’existence qu’il mène – et Les Beaux Jours – jolie comédie romantique extrêmement bien interprétée.

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          Malgré trois sorties musée, rien de franchement palpitant de ce côté-là. Quand aux arts de la scène je les ai purement et simplement abandonnés ce mois-ci… Eh oui, on ne peut pas tout faire ! En revanche, deux bons restaurants découverts lors de mon escapade dans le Sud, tous deux dans les Pyrénées Orientales : La Carbassa Boja à Millas, une petite adresse qui ne travaille que des produits bio et locaux, et la Côte Vermeille à Port-Vendres, qui propose une cuisine de la mer très fine à des tarifs à peu près abordables. J’ai également enfin testé La Cendrée à Toulouse qui propose un menu avec un excellent rapport qualité-prix le midi.

          Un mois de juin bien rempli avec tout plein de jolies surprises. Espérons que juillet sera dans la même lignée !

Et vous, quelles belles découvertes avez-vous faites ce mois-ci ?

Mes lectures

L’homme qui ne voulait plus se lever – David Lodge

          Six nouvelles en relation avec la vie ou les romans de l’auteur. Trois ont pour cadre l’été, trois l’hiver. Des textes très différents, écrits à divers moments de la vie de l’auteur et qui du rire aux larmes nous offre un éventail de ses talents.

          J’aime beaucoup les romans de David Lodge et la finesse de son écriture. Son humour subtil mais parfois féroce m’enchante. Quand je suis tombée par hasard sur ce recueil de nouvelles, je me suis donc jetée dessus, ayant hâte de découvrir une autre facette de son talent. Les nouvelles sont toutes les six dans des styles différents. Certaines sont assez drôles, d’autres beaucoup plus sombre. J’ai été un peu déçue de ne pas vraiment retrouver l’humour mordant de l’auteur dans ces courts textes. En revanche, j’ai été assez agréablement surprise par la profondeur de certains, qui sous des airs assez légers s’avèrent plutôt cruels. J’aime bien les nouvelles à chute et celles-ci n’en ont dans l’ensemble pas vraiment, ce qui me frustre toujours un peu. Toutefois, j’ai été contente de découvrir de nouveaux aspects de l’écriture de David Lodge. Si ces textes ne sont pas les meilleurs de l’auteur qui semble s’avérer plus à l’aise dans la longueur du roman, ils sont toutefois agréables à lire et permettent de découvrir différentes facettes de son univers.

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Ayant quitté l’école signifie un adolescent bon à rien renvoyé d’un collège secondaire. C’est un euphémisme, insista ma mère qui était une femme instruite. Depuis le temps qu’elle était mariée avec mon père, son sens de l’humour irlandais avait pris un mordant assez juif.

Divers

L’actu de la semaine (29/06)

En Egypte, une pétition a ressemblé 22 millions de signatures contre le président, Mohamed Morsi. Des affrontements violents ont aussi eu lieu dans la rue, faisant 2 morts. Des députés ont démissionné pour manifester leur soutien à l’opposition.

Quatre personnes sont mortes dans le crash d’un hélicoptère au Tessin. Le rotor principal a heurté un rocher et l’appareil s’est écrasé un peu plus tard.

La Croatie rejoint l’Union Européenne le dimanche 30 juin. Elle est le 28° pays de l’Union et souhaite rejoindre rapidement la zone Euro.

Nelson Mandela est toujours hospitalisé dans un état grave. Trois semaines après son admission à l’hôpital pour une grave infection pulmonaire, son état est toujours critique mais stable.

Le Tour de France est parti de Corse ce matin. Comme chaque année, La Grande Boucle annonce l’arrivée de l’été et réunit les passionnés de vélo. Un engouement que les incessantes affaires de dopage ne semblent pas émousser.

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Le mot de la semaine sera HIPPARQUE : « Général commandant une hipparchie (division de cavalerie grecque). » Bon, l’ayant trouvé dans un texte n’ayant rien à voir avec la Grèce Antique, je crains de n’être guère plus avancée mais voilà, puisque le mot m’a marqué, il méritait bien une petite place ici.

Les sorties ciné

Moi, moche et méchant 2 : après avoir abandonné la criminalité pour s’occuper de trois charmants petits monstres, le Professeur Néfario doit se trouver de nouvelles activités mais la vie de famille va s’avérer moins reposante que prévu. Le premier m’avait bien fait rire, espérons que la suite sera à la hauteur.

Quadrophenia : à Londres en 1964, Jimmy veut devenir membre des Mods, plus que l’appartenance à un groupe, un véritable mode de vie. Le synopsis manque un peu de consistance pour se faire un avis mais un film qui pourrait me tenter.

Electrick Children : le jour de ses 15 ans, Rachel tombe en admiration devant un vieux morceau de rock, quand elle découvrira qu’elle est enceinte, elle dira que c’est à cause de cette musique et s’enfuira à la recherche du chanteur. Bizarre, bizarre… mais bon, au moins ça a le mérite d’être original, ce sera peut-être une bonne surprise.

Actualité·Théâtre

Le marathon des mots, du 27 au 30 juin à Toulouse

          Comme chaque année depuis déjà depuis maintenant 8 ans, Toulouse accueille le dernier week-end de juin un événement littéraire de taille : le marathon des mots. Pendant 4 jours, les lectures se succèdent en ville à un rythme effréné. Le paradis des amoureux des mots !

          Au programme des réjouissances, des lectures, des débats et des rencontres avec des auteurs dans de grands lieux culturels de la ville. L’occasion de découvrir à la fois des textes, des auteurs, des lecteurs (beaucoup d’acteurs notamment se succèdent sur scène) et le patrimoine architectural toulousain. Quatre jours consacrés exclusivement à la littérature où le plus dur est de faire son choix ! Des lectures les plus classiques aux plus originales, il y en a pour tous les goûts !

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          Voici un petit aperçu des réjouissances pour cette année (même si je m’y prends un peu tard et que beaucoup sont déjà passées, mais promis, je ferai mieux l’année prochaine…) : rencontre avec Laurent Gaudé, Daniel Mesguich lit Fictions de Borgès, rencontre musicale avec Guy Béart, hommage à Hector Bianciotti, rencontre avec Raphaël Enthoven sur la notion de « révolution » dans la philosophie, lectures de textes d’Amélie Nothomb, Pierre Arditi lit entre autres Les inconnus dans la maison de Georges Simenon, « Piaf/Cocteau, une journée particulière » par Camélia Jordana et Clément Hervieu-Léger de la Comédie-Française, Mathias Malzieu et Olivier Daviaud lisent Le plus petit baiser jamais recensé (et je vais encore rater ça !), un peu de chanson occitane avec Guillaume Lopez et Somi de Granada, Pierre Marty lit La soif primordiale de Pablo de Santis… Et tellement, tellement d’autres ! Beaucoup de grands noms pour une jolie programmation à découvrir dans son intégralité sur le site du marathon. La plupart des rencontres sont gratuites, sauf indications contraires. Bon marathon à tous les toulousains !