Expositions

De l’Allemagne au musée du Louvre

         Le musée du Louvre propose à travers cette exposition une réflexion autour des grands thèmes structurant la pensée allemande de 1800 à 1939. Plus de deux cents œuvres pour tenter de comprendre la constitution de l’histoire allemande de la fin du XVIIIe siècle à la veille de la Seconde Guerre mondiale.

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          J’ai vu cette exposition juste après celle que consacre le musée d’Orsay au romantisme noir. Deux expositions dont les thèmes se recoupent un peu. Malheureusement, une fois de plus, le Louvre m’a déçue. Autant on ne peut que reconnaître la formidable collection permanente du musée, autant côté expositions, je trouve qu’il peine souvent à surprendre et à convaincre, malgré la qualité de certaines des toiles exposées. Sans doute est-ce dû en partie au côté extrêmement classique des accrochages. Il faut dire aussi que j’ai été prise d’une énorme migraine avant d’entrer dans le musée et que je n’étais pas du tout en condition pour apprécier quoi que ce soit, il va donc m’être difficile de vous parler de cette exposition de manière objective tant j’étais pressée d’en sortir. Toutefois, renseignements pris auprès de ceux de mon entourage qui l’ont également vue, nous étions tous aussi peu convaincus à la sortie, je vais essayer de vous expliquer pourquoi.

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          Si je n’avais pas su de quoi il était question, je crois que je n’aurais pas réussi à la deviner toute seule. Tous les artistes exposés sont allemands, pour le reste, on peine à dégager une unité. On commence par des représentations religieuses (comme souvent au Louvre) qui m’inspirent toujours assez peu.  Lire la suite « De l’Allemagne au musée du Louvre »

Actualité

L’actu de la semaine (15/06)

Stéphane Richard, le Président d’Orange, a été mis en examen pour escroquerie en bande organisée dans le cadre de l’arbitrage dans l’affaire Tapie-Crédit Lyonnais. Il était à l’époque chef de cabinet de Christine Lagarde. L’affaire prend de l’ampleur et commence à fleurer (sans grande surprise) la magouille politique et le scandale d’Etat.

Les transports ont été très perturbés cette semaine. Il y a d’abord eu une grève des contrôleurs aériens puis de la SNCF. Les aiguilleurs du ciel s’opposaient à la libéralisation du contrôle aérien en Europe. Quant aux contrôleurs SNCF, ils sont hostiles à la réforme ferroviaire.

L’A350, le nouvel avion long courrier d’Airbus, a effectué un premier vol d’essai réussi aujourd’hui à Toulouse. Le constructeur européen espère ainsi prendre de l’avance sur son principal concurrent, Boeing.

– Les Etats-Unis ont reconnu l’utilisation d’armes chimiques par l’armée syrienne et estiment qu’elles auraient fait 100 à 150 morts. Washington pourrait décider d’armer les rebelles mais ne veut pas se précipiter. Barack Obama a toutefois annoncé une augmentation de l’aide non-létale.

Les élections présidentielles iraniennes se sont tenues ce vendredi. Les électeurs se sont pressés dans les bureaux de vote pour choisir entre les 6 candidats. Mahmoud Ahmadinejad ne peut pas briguer un troisième mandat et les réformateurs espèrent l’emporter face à un camp conservateur divisé. le second tour aura lieu le 21 juin. L’économie est au cœur des préoccupations des iraniens alors que l’Occident s’inquiète surtout du programme nucléaire du pays.

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Le mot de la semaine sera REITRE : « Cavalier allemand mercenaire au service de la France aux XVe et XVIe s. » et par extension « guerrier brutal et grossier ; homme qui se complaît dans la violence et la grossièreté » ou « homme d’expérience, homme rusé. »

Les sorties ciné

Off white lies : Libby retrouve à Tel Aviv son père qu’elle n’a pas vu depuis longtemps, ils se retrouvent coincés dans un abri anti-bombardement et devront se faire passer pour des réfugiés du Nord pour être accueillis par une riche famille de Jérusalem. Si j’ai vu quelques drames israéliens, je crois bien que je n’ai jamais rien vu qui s’approche d’une comédie venant de ce coin du monde, s’est assez pour me donner envie d’en voir un peu plus.

Just the Wind : dans un village hongrois, Mari et ses enfants, d’origine Rom, vivent dans la précarité ; ils veulent émigrer au Canada mais en attendant, vivent dans la peur car des familles Roms disparaissent dans tout le pays… Rien que pour voir un film hongrois, j’ai envie de me déplacer !

Blackbird : Sean est un adolescent mal dans sa peau et rejeté par les élèves de son collège, son Internet il imagine des scénario de vengeance qui vont inquiéter les autorités et faire de sa vie un enfer. Je ne suis pas sure d’aller voir ce film mais le sujet me semble assez intéressant pour être signaler.

Mais aussi parmi les films moins confidentiels, L’Inconnu du lac, The Bling Ring et Star Trek.

Mes lectures

De sang froid – Truman Capote

          Les Clutter sont une famille modèle : des fermiers qui se sont enrichis à force de travail et qui sont aimés de tous dans leur petite communauté. Pourtant, ils vont connaître un sort tragique, assassinés pour une poignée de dollars. Leurs meurtriers, Dick et Perry prennent la fuite ; vont s’ensuivre des mois de cavale avant que la police ne les arrête et es pende haut et court pour leur crime.

          Il y avait très longtemps que je voulais lire ce livre qui sommeillait depuis longtemps dans ma bibliothèque. J’avais vu le film Truman Capote à sa sortie : il m’avait fascinée et donné envie de découvrir le livre qui l’avait inspiré. Toutefois, la dureté du sujet m’a longtemps tenue éloignée de ce roman et j’ai commencé mon approche de Truman Capote par des textes plus courts et plus légers : La traversé de l’été (un roman de jeunesse un peu maladroit mais avec une fin assez forte pour mériter le coup d’oeil) puis Cercueils sur mesure (un court texte absolument génial, un des meilleurs polars que j’aie jamais lu et un style tout à fait délectable, un énorme coup de coeur). Et puis cette année, quand j’ai mis sur pied mon programme de lecture afin de vider un peu ma bibliothèque, il m’a paru évident que ce texte devait en être. Et voilà comment j’ai enfin lu ce roman qui a fait scandale en son temps et fait de son auteur un personnage de légende.

          Comme je vous l’ai dit, je connaissais déjà l’histoire aussi bien de ces hommes, que celle de l’écriture du texte, au risque de parasiter un peu la lecture. Pourtant, dès les premières pages, j’ai été extrêmement surprise. En effet, le récit commence par une longue description de la vie et des habitudes de ceux dont on sait qu’ils vont mourir dans des conditions atroces. On a le temps de s’attacher à eux, d’espérer que certains en réchappent. En alternance, on découvre les tueurs, la manière dont il montent leur plan, leurs relations, leurs motivations. Cela crée un suspens des plus intéressants et assez inattendu pour un récit de faits qui étaient alors connus : cela ne fait aucun doute, Truman Capote est un conteur de génie.

          Le livre va continuer sur cette lancée jusqu’à la fin : quand vont-ils mourir ? pourquoi ? comment les meurtriers seront-ils arrêtés ? dans quelles circonstances ? quand seront-ils exécutés ? On connaît les grandes lignes : les Cutter sont tués, les coupables prennent la fuite, ils sont arrêtés, emprisonnés, jugés, pendus et pourtant, l’auteur parvient à créer une tension incroyable due à une attente constante de détail des événements. Le style est assez moderne, il a très bien vieilli et s’avère aussi agréable qu’efficace. J’ai été littéralement happée par ce texte qui m’a autant séduite que fascinée. Plus encore que dans l’art du récit, la force de ce texte réside dans le portrait psychologique des tueurs, d’une incroyable finesse. On parvient bizarrement à les comprendre, on les prendrait presque en pitié parfois, et surtout, on prend conscience qu’à peut près n’importe qui peut se transformer en monstre sanguinaire. Un livre brillant et passionnant qu’on ne peut plus lâcher après l’avoir ouvert. De sang froid n’a décidément pas usurpé son titre de chef-d’œuvre !

Rien de plus habituel que de sentir que les autres ont une part de responsabilité dans nos échecs., tout comme c’est une réaction ordinaire d’oublier ceux qui ont pris part à nos réussites.

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Perry dit : « Est-ce que j’ai des regrets? Si c’est ce que tu veux dire, non. Je ne ressens rien . Je voudrais bien. Mais ça me laisse complétement froid. Une demi-heure après que ce soit arrivé, Dick blaguait et moi, je riais. Peut-être qu’on n’est pas humains. J’suis assez humain pour m’apitoyer sur moi-même. Je regrette de ne pas pouvoir sortir d’ici qu’en tu t’en iras. Mais c’est tout. »

Cinéma

After Earth

Film de science-fiction américain de M. Night Shyamalan avec Jaden Smith, Will Smith, Sophie Okonedo

          Alors que Kitai accompagne son père pou une simple mission de routine, leur vaisseau subit une grave avarie et doit se poser sur une planète interdite : la Terre. En raison du changement climatique, les humains ont dû la quitter et les animaux qui la peuplent ont évolué pour tuer l’homme. Son père s’étant blessé dans l’accident, le jeune Kitai va devoir affronter seul bien des danger pour les sortir de là.

          Je ne suis pas franchement une inconditionnelle des films de science-fiction mais celui-ci me tentait assez. Je trouvais le point de de départ original et prometteur. Les images avaient l’air belles, bref, les conditions pour passer un bon moment semblaient réunies. La réalité fut malheureusement un peu moins rose… Dès les premières images, on comprend que ce film ne nous épargnera aucun cliché : les costumes semblent tout droit sortis des années 70 et on hésite entre l’incrédulité et le fou rire, une impression d’incongruité qui malheureusement refera bien souvent surface dans ce film.

          Bien que l’idée de départ ne soit pas inintéressante, la mise en oeuvre est un quelque peu laborieuse. Rien ne fonctionne vraiment. La relation père/fils manque de naturel, l’accident du vaisseau paraît des plus improbable, tout comme le fait qu’ils soient les deux seuls survivants. Quant à la Terre, elle est connaît des variations thermiques extrêmes sorties de nulle part. Bref, on ne croit pas franchement à l’histoire. Je m’attendais à beaucoup d’action, notamment dans la forêt, entre notre jeune héros et les bêtes sauvages, finalement, rien de bien spectaculaire, on aurait aimé plus de rebondissements !

          Du côté des acteurs, rien de bien formidable non plus. Will Smith et son fils sont loin de faire des prouesses. L’adolescent malingre peine à passer pour un athlète et son père frôle le ridicule tant il surjoue son rôle de grand dur au cœur tendre (le voir froncer les sourcils et pincer la bouche pour jouer l’émotion péniblement contenue frôle le risible). Il y a beaucoup de moment un peu incongrus où la salle a ri à gorge déployée, malheureusement, je ne pense pas que ç’ait été volontaire… La seule vraie réussite est visuelle, avec de très belles images. Un film prometteur mais sans surprise et sans talent. Ca se laisse regarder, sans plus.

Bars, restaurants

O Thé divin – Toulouse

          Le Thé Divin est un petit salon de thé toulousain, niché dans une ruelle du centre ville et qui propose des formules goûter pour le moins alléchantes. Il y a même une petite terrasse pour profiter des beaux jours. Présentations.

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          La ville rose compte une multitude de salons de thé (au passage, je lance un appel, si vous connaissez des salons de thé sympa et pas trop chers à Paris, je peine à en dégoter et les goûters entre copines manquent…). J’en connais quelques uns mais voilà maintenant quelques années que je suis partie et il ne cesse de s’en ouvrir de nouveau, impossible d’en faire le tour lors de mes brefs passages dans le Sud ! Toutefois, j’ai pu tester cette adresse et sa formule goûter : un thé et une pâtisserie pour 6€. La carte des thés est assez fournie et les gâteaux, faits maison, sont absolument délicieux !

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Et pour l’article d’Emilie, c’est par là : http://maidenversuscaudalie.blogspot.fr/2013/03/the-perfect-saturday.html

          Nous avons pris deux boissons (un thé et un chocolat chaud) avec une part de tourte aux fruits rouges. La tourte était absolument délicieuse, pas trop sucrée, très riche en fruits, et surtout, la part était des plus généreuses : une pour deux s’est avérée amplement suffisante. Le chocolat était également très bon, et le service est très sympathique. L’adresse propose également des formules déjeuner avec des tartes salées qui, paraît-il, valent le détour. Attention, les lieux sont très exigus et sont pris d’assaut le midi. Une adresse sympathique et un bon rapport qualité/prix, à découvrir !

O Thé Divin

O Thé Divin

6, rue Baour Lormian

31 000 Toulouse