Bars, restaurants

La prune folle

          La Prune Folle est un nouveau café qui vient d’ouvrir à Oberkamph. Il propose des petits-déjeuners ou brunchs le matin. Des salades, tartes ou sandwichs à midi. Des gâteaux en tous genres pour vos goûters. Et des tapas à l’heure de l’apéritif. Mi-salon de thé, mi-bar à tapas, La Prune Folle est le lieu idéal pour passer un moment sympathique entre amis.

          Le lieu n’est pas très vaste mais sur deux niveaux, le sous-sol permettant d’accueillir des groupes plus importants ou d’être plus au calme en cas d’affluence. La déco années 60 très kitch est aussi joyeuse qu’accueillante. Un univers coloré qui incite à la bonne humeur. J’y suis allée pour un brunch dimanche matin avec des amis. 6 formules sont proposées, à 18,50€ (ce qui est sensiblement le prix habituel à Paris), certaines classiques, d’autres plus surprenantes. Nous avons opté pour « l’Oncle Sam » : boisson chaude au choix et à volonté, jus d’orange ou de pamplemousse, tartines, croissant ou pain au chocolat, bacon, oeuf au plat, salade, pancake au sirop d’érable, fromage blanc au muësli. L’assiette ets copieuse et bien présentée (et la vaisselle vraiment chouette). Le moins qu’on puisse dire c’est qu’on ne ressort pas de table avec la faim au ventre ! Le service est très chaleureux, ce qui ne gâche rien à l’affaire. J’ai beaucoup aimé ce brunch équilibré et plein de saveurs (hum… ce bacon croustillant…), qui s’il cale bien ne donne pas l’impression d’avoir engouffré assez de graisse pour tenir 3 mois d’hibernation. J’a-do-re !!! Pour le reste de la carte, les prix proposés sont tout à fait abordables pour la capitale et les gâteaux font autant envie que les tapas. Un lieu très convivial où je compte bien revenir bientôt pour tester quelques tapas à l’apéro ! Courez-y vite !!!

La Prune Folle

33 rue de Crussol

75011 Paris

Mes lectures

Top ten tuesday (08/05)

Top Ten Tuesday, un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini. Initialement créé par The Broke and the Bookish, il est désormais repris en français par Iani et son carnet de lecture.

Cette semaine, le thème est :

Vos 10 couples préférés dans la littérature

1) Angelo et Pauline, Le hussard sur le toit de Jean Giono. Ah Angelo ! Le bel hussard qui court au secours de cette pauvre femme seule loin de son mari. Une histoire d’amour platonique qui aura marqué des générations.

2) Julien Sorel et Madame de Renal, Le rouge et le noir de Stendhal. Sans doute un des couples les plus connus de la littérature française. Une autre histoire d’amour impossible qui fait des ravages.

La passion peut se comparer à la loterie : duperie et bonheur cherché par les fous !

3) Angélique et Félicien, Le rêve de Zola. Quand Angélique rencontre Félicien, c’est le coup de foudre. Une grande histoire d’amour comme dans les contes de fée.

4) Antigone et Hémon, Antigone de Jean Anouilh. Essentiellement parce que j’aime la tirade d’Antigone chez Anouilh lorsqu’elle explique à Créon pourquoi elle quitte Hémon malgré tout son amour.

Oui j’aime Hémon. J’aime un Hémon dur et jeune ; un Hémon exigeant et fidèle, comme moi. Mais si votre vie, votre bonheur doivent passer sur lui avec leur usure, si Hémon ne doit plus palir quand je palis, s’il ne doit pas me croire morte quand je suis en retard de cinq minutes, s’il ne doit plus se sentir seul au monde et me détester quand je ris sans qu’il sache pourquoi, s’il doit devenir près de moi le monsieur Hémon, s’il doit apprendre à dire « oui » lui aussi, alors je ne l’aime plus Hémon !

5) Tianyi et Yumei, Le dit de Tianyi de François Cheng. Un triangle amoureux dont le nom du 3° protagoniste m’échappe pour le moment. Une histoire teintée de nostalgie qui m’avait beaucoup touchée.

6) Icare et LN, Le vol d’Icare de Raymond Queneau. Un couple peu célèbre mais tout à fait unique. Icare est un personnage de roman et LN est sortie de mots croisés. Une histoire forcément hors du commun.

7) Celeborn et Galadriel, Le seigneur des anneaux de JJR Tolkien. Le roi et la reine des elfes. Tant de beauté, de grâce, d’intelligence… En plus ils vivent dans la forêt. Tant d’élégance, de sagesse et de gravité m’ont toujours fait rêver.

8) Petruchio et Catharina, La mégère apprivoisée de William Shakespeare. Bien plus drôle que les trop terriblement romantiques Roméo et Juliette. Un couple moderne qui n’a pas pris une ride !

9) Titus et Bérénice, Bérénice de Jean Racine. Un couple mythique qui doit choisir entre amour et devoir. Sans doute une des plus belles histoires d’amour littéraires.

Pour jamais ! Ah ! Seigneur, songez-vous en vous-même
Combien ce mot cruel est affreux quand on aime ?
Dans un mois, dans un an, comment souffrirons-nous,
Seigneur, que tant de mers me séparent de vous ?
Que le jour recommence et que le jour finisse
Sans que jamais Titus puisse voir Bérénice,
Sans que de tout le jour je puisse voir Titus ?
Mais quelle est mon erreur, et que de soins perdus!
L’ingrat, de mon départ consolé par avance,
Daignera-t-il compter les jours de mon absence ?

10) Maggie et Ralph, Les oiseaux se cachent pour mourir de Colleen Mc Cullough. On est presque là dans la caricature de l’histoire d’amour. Une jeune fille et un prêtre qui ne peuvent ni s’aimer ni s’oublier. Un peu excessif à mon goût mais touchant tout de même.

          Bon, je n’avais malheureusement pas de citation pour tous mais c’est à regret. J’aurais sans doute pu choisir d’autres couples, plus célèbres, plus romantiques, plus forts. Ceux-là me sont venus plus ou moins spontanément, ce qui est toujours bon signe. Je ne me reconnais pas nécessairement dans tous mais chacun me séduit à sa manière. Et vous, quels sont les couples littéraires qui vous font rêver ?

Cinéma

Le prénom, d’Alexandre DE LA PATELLIERE et Matthieu DELAPORTE

          Comédie française d’Alexandre de la Patellière et Mathieu Delaporte avec Patrick Bruel, Valérie Benguigui, Charles Berling.
          Vincent va être papa. Il se rend chez sa soeur et son beau-frère pour un diner avec leur meilleur ami. Il leur annonce au cours de cette soirée en apparence banale le prénom que portera son enfant. Un choix qui va faire ressortir de vieille rancoeurs et mettre à mal la belle harmonie familiale…

          Je n’étais que moyennement motivée pour aller voir ce film. D’un côté, ça avait l’air drôle, de l’autre, je détestes les engueulades au cinéma, ça me hérisse, et le film n’avait l’air de n’être qu’un long échange de hurlements en famille. Finalement, j’ai fini par y aller pour de banales raisons de bon moment au bon endroit. Et puis comme les critiques étaient plutôt bonnes… Eh bien je ne regrette pas le déplacement, parfois le hasard fait bien les choses !

          Dès les premières minutes, ce film surprend. L’entrée en matière est pour le moins surprenante : originale et bien plus intelligente que ce à quoi je m’attendais. Premier bon point donc pour cette introduction pour le moins plaisante. Et la suite ne vient pas démentir cette première impression. Souvent, dans les comédies, tous les meilleurs moments sont condensés dans la bande-annonce et finalement, quand on les voit, on ne rit pas plus en 1h30 qu’en 2 minutes de résumé. Là ce n’est pas le cas. Certes, la bande-annonce donne un avant goût, mais le film est plus subtil que l’annonce le laissait présager. Le ton en est plus grinçant et la palette d’humour plus large, pour notre plus grand bonheur. On se moque gentiment des bobos, de la famille, chacun en prend pour son grade et si on rit franchement, on frôle parfois le drame, avec des moments bien plus graves. Si le film aurait pu se permettre d’aller plus loin, selon certains j’ai apprécié qu’il n’en fasse rien, restant dans la limite de ce que je peux supporter comme subversion dans une comédie familiale et restant ainsi très grand public (même s’il y perd en teneur intellectuelle, mais on ne peut pas tout avoir !).

          Bien que je n’aime pas les engueulades au cinéma et que je ne sois pas très bon public pour les comédies, j’ai beaucoup aimé ce film qui a été pour moi une vraie bonne surprise. On se retrouve sans doute tous un peu dans ces personnages assez marqués (un peu caricaturaux diront sans doute certains). Les relations de famille et les petits secrets qui les font tenir y sont décrits avec une certaine justesse. Le rythme est enlevé et on jongle avec les registres. Le jeu d’acteur est efficace, même si j’ai trouvé Patrick Bruel peut-être un peu en dessous, mais ça doit être le côté un peu faux du joueur de poker (en même temps face à Charles Berling, la barre était haute). L’histoire est simple et efficace et malgré quelques faiblesses (des longueurs, une fin un peu bâclée, de la facilité parfois…), le film se tient bien. J’ai ri au larmes devant certaines blagues et les gens autour de moi étaient dans le même état. Une comédie douce-amère  efficace, on passe un bon moment, on rit : le travail est fait et plutôt bien.

Jeunesse·Mes lectures

Histoires pressées, de Bernard FRIOT

          De courtes histoires pour les enfants sages ou moins sages. Une ou deux pages pour rêver quand le temps presse.

          J’ai bien aimé certaines de ces histoires, aussi variées qu’imaginatives. Cependant, j’ai une petite préférence pour les histoires qui prennent un peu plus le temps de s’installer. Un petit livre sympathique, à destiner peut-être avant tout aux enfants turbulents qui ont du mal à fixer leur attention plus de quelques minutes et trouveront ici peut-être le goût de la lecture.

Il était une fois un enfant qui ne croyait pas aux histoires. Dès que sa mère commençait : « Il était une fois un ogre cruel… », il l’interrompait.

– Ne me raconte pas d’histoires, disait-il, les ogres ça n’existe pas !

Mes lectures

Quand reviennent les âmes errantes, François CHENG

          Deux hommes une femme. Histoire d’amour et d’amitié. Mais un triangle amoureux peut-il perdurer sans en rendre les protagonistes malheureux ? Peut-on échapper à l’envie, à la jalousie, au désir de posséder ? A partir de faits réels, François Cheng brosse le portrait de ces êtres exceptionnels portés par un amour tout aussi singulier.

           Longtemps, longtemps, j’ai attendu le troisième roman de François Cheng. J’avais tellement peur d’être déçue par ce que j’allais y trouver (pour ceux qui auraient raté ma minute groupie du mois, c’est ici). J’ai donc ouvert ce roman avec la plus grande prudence, terrorisée à l’idée de n’y pas trouver ce que j’attendais. Dès les premières lignes, j’ai retrouvé l’incroyable style de l’auteur. Tant de poésie en si peu de mots, ça dépense l’entendement, on touche au divin.

           L’auteur nous raconte une nouvelle histoire d’amour fou. Vous le savez, les grandes envolées lyriques ont une tendance certaine à m’agacer. Mais l’écriture de François Cheng est tout simplement magique : ce qui serait d’une mièvrerie sans nom sous toute autre plume devient juste un sommet de sensibilité et de délicatesse sous la sienne. J’en retrouverais presque un romantisme de jeune fille en fleur. Les sentiments sont exprimés avec une telle pureté qu’on ne peut que succomber à son tour. Je ne saurais expliquer à quel point la poésie qu’il met dans ses textes me remue, on touche là aux grands mystères et à toute la magie de la littérature.

          Ce roman n’est peut-être pas son meilleur. Un peu court à mon goût (eh oui, quand on aime, on voudrait que ça dure toujours…). J’aurais aimé que l’histoire soit plus développée. Il m’a un peu manqué l’aspect culturel du Dit de Tianyi. Cela dit, il s’agit d’une histoire tirée de faits réels dont je n’avais jamais entendu parler (ma culture chinoise est un peu faiblarde) et ça m’a donné cruellement envie d’en savoir plus. En tout cas, bien que je n’aie pas vécu de grande révélation face à ce livre, je n’ai pas pour autant été déçue, ce qui est déjà beau étant donné mes attentes. J’ai retrouvé le style incroyable de cet auteur à la sensibilité exacerbée. François Cheng reste définitivement un de mes auteurs favoris, et j’espère qu’il nous livrera encore quelques perles rares. Un livre léger et subtil comme on aimerait en lire plus souvent.

Si l’amour enseigne le don total et le total désir d’adoration, l’amitié, elle, initie au dialogue à coeur ouvert dans l’infini respect et à l’infini attachement dans la non-possession. Les deux, vraie amitié et vrai amour, s’épaulent, s’éclairent, s’éclairent, se haussent, ennoblissant les êtres aimants dans une commune élévation.