Librairies

Librairie Ombres Blanches

          Ombres Blanches est LA librairie toulousaine. Je me suis rendue compte il y a peu que je ne vous en avais jamais parlé ici. Un fâcheux oubli qu’il me fallait absolument corriger. Petite présentation.

          Ombres Blanches est la plus grande librairie toulousaine, et l’une des plus grandes librairies indépendantes françaises. Elle a été créée en 1975 et n’a cessée depuis d’étendre son fonds et sa renommée. En 1980, les éditions de Minuit sont entrées au capital, permettant ainsi à la librairie de s’étendre. Elle compte aujourd’hui 100 000 titres en stock et 400 000 disponibles à la commande. Seuls les ouvrages scolaires et scientifiques ne sont pas représentés, pour le reste on y trouve entre autres : littérature, jeunesse, BD, essai, beaux-livres, cuisine, voyages… Difficile avec ça de ne pas y trouver son bonheur !

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          La librairie est divisée en deux magasins qui ne communiquent pas. Je vous parle d’abord du plus petit et du moins connu, situé quelques mètres après l’entrée principale de la librairie, rue Gambetta. Il regroupe les guides de voyage et les livres de cuisine. Même si je n’y vais pas très souvent, j’aime bien cet endroit qui me fait rêver par les thèmes qu’il propose. La librairie principale est quand à elle beaucoup plus vaste ! Elle est répartie en différents espaces un peu tarabiscotés (les agrandissements successifs ont laissé des traces !). La topographie très particulière des lieux permet de bien distinguer les différentes sections de la librairie et de ne pas trop ce se sentir perdu, dans un espace immense.

          J’ai passé des heures et des heures à errer dans ces rayonnages quand je vivais à Toulouse. Au lycée, dès que j’avais une heure de libre, j’allais m’y réfugier pour trouver ma prochaine lecture ! Et même après, j’ai continué à venir m’y servir à chacun de mes passages dans la ville rose. La grande qualité de cette librairie, c’est bien sûr, son fonds incroyable. Son point faible en revanche tient à l’accueil, souvent assez indifférent, même face à ses client les plus assidus. La librairie possède un patio dans lequel on peut feuilleter les ouvrages devant un thé ou un café, ce qui est fort agréable en été. Elle organise également presque chaque soir des rencontres avec des auteurs venus du monde entier. Un endroit qui mérite le détour pour la quantité et la qualité de son fonds et les très belles rencontres qu’il propose. 

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Librairie Ombres Blanches

50 rue Gambetta

31 000 Toulouse

Du lundi au vendredi 9h30-19h, 10h-19h30 le samedi

Expositions

Les Macchiaioli, des impressionnistes italiens ?

          Ce printemps, le Musée de l’Orangerie nous a proposé une exposition qui a éveillé ma curiosité : Les Macchiaioli 1850-1874, Des impressionnistes italiens ? On connaît l’art classique italien dont on voit de nombreux exemples mais côté impressionnistes, ce sont surtout les peintres français dont la renommée est grande. J’ai donc voulu voir de plus près de quoi il retournait…

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          Les macchiaioli sont des peintres italiens majoritairement originaires de Toscane qui dès les années 1850 forment à Florence un groupe d’artistes révoltés. Littéralement « macchiaioli » signifie « tachiste », l’expression péjorative est apparue dans la presse en 1862 et les peintres eux-même ont décidé de l’adopter. En rupture avec le néoclassicisme et le romantisme très en vogue à l’époque, et rompent avec les conventions, à la recherche d’une nouvelle forme d’expression picturale. Ils se distinguent de leurs contemporains aussi bien par le choix des sujets que par leur manière de les traiter : pour retranscrire la réalité, ils privilégient les taches de couleurs et les clairs-obscurs. Ce mouvement est considéré comme étant l’initiateur de la peinture moderne italienne.

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          J’ai toujours eu un petit faible pour les impressionnistes, j’avais donc hâte de découvrir ce mouvement qui semblait s’en approcher (c’est du moins ce que le titre de l’exposition suggérait). Je suis allée la voir au dernier moment et j’ai un peu tardé à vous en parler ce qui fait qu’elle est déjà terminée depuis un petit moment. J’ai un peu de mal à démêler mon ressenti, j’ai beaucoup aimé certaines choses tout en étant assez déçue. Je pense que c’est dû au sous-titre un peu racoleur. Commençons par l’impression générale. Quand on me dit « impressionnistes » je pense de suite « couleur » et j’ai trouvé les toiles des macchiaioli plutôt sombres, je n’ai pas retrouvé non plus cette impression de flou, le trait souvent net. Le rapprochement ne saute donc pas aux yeux et est sans doute plus subtil mais j’ai été dérouté par ce style qui ne correspondait pas à ce que je m’attendais à découvrir.

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         Je n’ai pas vu de suite en quoi consistait la modernité de ces artistes. Cela est sans doute aussi dû à une mauvaise connaissance du contexte qui n’est pas nécessairement le même en France et en Italie et mes connaissances en histoire de l’art sont très très loin de me permettre d’évaluer l’évolution de la peinture italienne au XIX° s. Il me semble que les panneaux explicatifs fournissaient quelques notions de ce coté-là mais comme j’ai fait l’exposition après une longue journée, je dois admettre que mes souvenirs sont un peu flous de ce coté-là… Toutefois, ils étaient suffisamment bien pensés pour nous éclairer peu à peu sur ce rapprochement pas si évident.

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          Il tient à deux axes majeurs, comme je l’ai déjà évoqué au début : tout d’abord, les sujets évoqués, ils rompent avec les compositions académiques et les portraits officiels et sortent des ateliers pour pour profiter de la lumière naturelle, souvent traduite par de forts contrastes qui se traduisent souvent sous forme de taches, ce qui s’inspire bien sûr des techniques impressionnistes, tout comme la grande variété des formats, et c’est là le deuxième axe, la liberté prise dans la réalisation. Si le traitement de la lumière sous forme de taches est moins abouti que chez les impressionnistes français, il en est inspiré. Il y a également la même recherche de trouver un style en rupture avec les conventions et de se rapprocher de la nature pour y trouver une inspiration nouvelle.

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          On trouve parmi leurs sujets de prédilection des paysages maritimes, des scènes rurales qui montrent les paysans dans leur quotidien, ce sont également des peintres engagés pour l’unification de l’Italie qui représentent la réalité des batailles, enfin, ils excellent dans la peinture des scènes de l’intimité, que ce soient les portraits ou les intérieurs bourgeois. Certains tableaux, notamment ceux sur les scènes rurales m’ont immédiatement évoqué le réalisme de Courbet, ce sont ceux qui m’ont le plus touchée dans cette exposition. Ils méritaient le détour, proposant des représentation sans doute un peu plus rares que les scènes de bord de mer devenues classiques par la suite (comme quoi…). Je ne connaissais aucun des peintres exposés ce qui en soi est une excellente raison de se déplacer. Il y avait quelques très belles toiles et je suis tombée totalement amoureuse d’un certain Giovanni Fattori. Une exposition surprenante qui nous fait découvrir des artistes italiens entre réalisme et impressionnisme qui méritent amplement le détour.

Patrimoine

Qui veut pister Paris ?

          Vous cherchez une manière originale de découvrir Paris ? Vous aimez les enquêtes policière et rêvez de vous rendre pour Les Experts ? Qui veut pister Paris est fait pour vous ! Sortez votre loupe et vos jumelles et partez tel Sherlock Holmes à la recherche des indice disséminés dans Paris. Saurez-vous mener l’enquête et dénicher le coupable ?

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          Quand j’ai entendu parler de ce tout nouveau concept l’année dernière, je me suis mise à sautiller sur ma chaise en me disant génial ! génial ! génial ! Malheureusement, bien qu’ayant prévu d’aller jouer les limiers avec des amis pour une soirée, tous s’étaient dégonflés le jour venu et j’étais donc restée avec mon idée sur les bras. Fort heureusement, une amie bien inspirée m’a proposé de l’accompagner, accompagnées de deux autres compères, et nous voilà partis à l’aventure ! L’idée donc est de découvrir Paris différemment, qu’on soit de passage en ville ou parisien pure souche.

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          Pour ce faire, on commence à s’inscrire via la plateforme de réservation ou par mail via leur site internet. L’aventure se déroule en équipes de 2 à 6 personnes, n’hésitez donc pas à amener des amis avec vous. Sinon, vous pourrez toujours intégrer un groupe sur place et en profiter pour faire de nouvelles rencontres. Le jour J, on se rend sur place et on est accueilli par un jeune homme qui nous met dans l’ambiance : on est sur les lieux du crime et il est un journaliste qui enquête sur le meurtre. Des indices sont affichés au mur et ils nous aide à en prendre connaissance avant d’aller découvrir au sous-sol la scène macabre (n’ayant testé qu’un seul des jeux de piste, je vous décris son déroulement qui n’est pas toujours le même en fonction de la formule choisie).

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          Notre jeune ami nous confie une mallette pour nous aider dans notre tâche. Ce petit sac du parfait enquêteur comporte loupe, miroir, jumelles, lampe à ultra-violets et bien sûr, notre carnet de route pour aller récolter des indices ! Nous n’avons plus qu’à partir à travers la ville sur les traces du tueur… Il existe plusieurs enquêtes et jeux de pistes dans différents quartiers, nous avons choisi celle qui s’appelle « Le goût du peintre ». Elle nous emmène sur les bords de Seine, on part du Marais, on traverse ensuite le fleuve pour explorer un peu le Quartier Latin avant de nous intéresser à l’Ile de la Cité et à l’Ile Saint-Louis pour enfin retourner sur le lieu de départ. Tout au long du parcours, en plus de nous permettre de dénicher des indices, le carnet de bord nous indique des curiosités historiques du quartier. Des détails qu’on ne repérerait pas ou dont on ne pourrait découvrir la signification en se promenant seul.

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            J’ai adoré ce jeu de piste dans Paris ! Je l’ai trouvé très bien conçu, avec des indices sous des formes variées et des petits détails historiques mis en avant que j’ai beaucoup aimés. On se prend vraiment au jeu et il y avait une réelle compétition entre les équipe qui a donné du piquant à l’histoire et a rendu notre parcours très sportif. Une fois revenus au point de départ est arrivé le temps de la réflexion sur le pourquoi de comment grâce aux indices collectés autour d’une boisson fraîche bienvenue après ce périple. Nous avons trouvé la bonne réponse à l’énigme et, si c’est une question de logique il y a toutefois quelques pièges pour égarer les participants. Il faut compter 2h-2h30 pour le jeu dont 1h30 à 2h dans Paris, cette enquête-ci est à 17,50€ et l’autre à 15€, tous les renseignements sur Qui veut pister Paris ? et Cultival. Nous avons beaucoup ri, beaucoup couru, appris des choses sur Paris, découvert des endroits qui avaient l’air très sympas et qui m’ont donné envie d’y revenir, vu de jolies choses et même réfléchi. Une expérience qui m’a laissé un excellent souvenir, je n’ai qu’une hâte, retourner enquêter dans Paris !

Patrimoine

Les jardins partagés

          Les jardins partagés sont des espaces verts gérés par des habitants du quartier. Un lieu qui permet les rencontres et le partage. Chacun peut y planter et y récolter quelques légumes pour égayer ses salades. Une initiative qui se développe dans de nombreuses villes depuis quelques années et prend de l’ampleur.

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          Le mercredi, c’est cuisine. Aujourd’hui, ni recette, ni nouveau restaurant à vous présenter mais quelque chose d’un peu plus bucolique pour l’été : les jardins partagés, car après tout, la bonne cuisine commence par de bons produits ! Jardins partagés : tout est dans le nom. Ce sont des jardins associatifs où les habitants du quartiers peuvent venir jardiner de manière régulière ou plus occasionnelle. Il y a plus d’une centaine de jardins partagés en Ile-de-France. Ils sont gérés de manière écologique ; bon certes, en ville, il y a la pollution, mais au moins, on ne rajoute pas de pesticides par dessus !

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          Pas de quoi nourrir la famille avec la taille des parcelles mais ça permet de goûter aux fruits de son labeur et d’apprendre aux enfants le B-A BA du jardinage, ce qui n’est pas toujours facile lorsqu’on habite en ville et qu’on ne possède pas son propre jardin. Un moyen en somme de garder un minimum de lien avec la terre quand on vit au milieu du béton. Vous pouvez trouver des informations sur les jardins parisiens ici ou des informations lus globales sur le site Jardinons ensemble. D’autres initiatives existent un eu partout en France, n’hésitez pas à vous renseigner auprès de la mairie. Alors on sort les bottes, les bêches et les arrosoirs et on n’a plus qu’à s’y mettre ! 

Patrimoine

La maison de George Sand

          La maison où vécut George Sand, située à Nohant, dans l’Indre, a été léguée aux Monuments Nationaux qui l’ont restaurée. On eut donc la visiter dans un état très proche de celui dans lequel elle l’a habitée, tout le mobilier ayant été conservé. Une heure visite dans l’univers de cette célèbre écrivain.

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         J’avoue ne pas trop connaître l’oeuvre de George Sand (voire pas du tout). Toutefois, cette visite fut une très bonne surprise. La maison n’est pas trop grande, ce qui lui donne une dimension très humaine, on imagine sans peine de la vie à l’intérieur. L’intérieur a été rénové et mobilier conservé ainsi que de nombreux tableaux et objets, on se retrouve donc plongés dans le passé dès qu’on franchit le seuil.

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          C’est ici que l’auteur a passé quasiment toute sa vie. Qu’elle a écrit, qu’elle a vécu, qu’elle a reçu ses amis. Car plus encore que son oeuvre, c’est sa vie qui est passionnante ! Une femme indépendante, très en avance sur son temps et dont le comportement a plus d’une fois fait scandale. On apprend a mieux la connaître entre ces murs et on s’étonne du vent de liberté qu’elle y a fait souffler. Une visite qui a beaucoup de charme et m’a donné envie de mieux connaître ce personnage haut en couleurs.

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Maison de George Sand

36400 Nohant

7,50€