Cinéma

Monuments Men

Film américain de guerre, histoire, aventure de et avec George Clooney, avec Matt Damon, Bill Murray, Jean Dujardin

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          Durant la Seconde Guerre Mondiale, les nazis pillent l’Europe et s’approprient les plus grandes œuvres d’art. Sept hommes qui n’auraient jamais dû faire la guerre traversent l’Atlantique pour tenter d’aller sauver ces trésors cachés quelque part en Allemagne et les restituer à leurs propriétaires.

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          L’histoire me tentait bien. J’avoue que c’était un aspect de la guerre dont j’ignorais tout avant de voir ce film et que j’ai trouvé absolument passionnant. Quant au casting, il était également très alléchant avec entre autres George Clooney, Matt Damon et Bill Murray. Il y avait là de quoi faire un bon film. Le parti pris est celui de l’humour et de la légèreté, je ne m’attendais donc pas à un chef-d’œuvre mais à un bon divertissement. Pourtant, le résultat n’est pas franchement à la hauteur. Difficile d’expliquer ce qui ne va pas dans ce film. Je crois qu’il ne parvient tout simplement pas à trouver le bon ton pour convaincre. J’ai eu l’impression d’être à mi-chemin entre la 7° compagnie et un mélo servi par forces violons : autant vous dire que c’était mal parti pour me convaincre !

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          Évidemment, restent les points forts : les acteurs sont excellents et leur bonne entente manifeste fait plaisir à voir. Et puis bien sûr, c’est une joie de découvrir cette histoire méconnue et vraiment passionnante. Malgré la musique assez affreuse, le film reste dans l’ensemble agréable à regarder. Malheureusement, on peine à croire à ces personnages qui manquent de profondeur, à vouloir être trop léger, l’ensemble devient quelque peu inconsistant. C’est vraiment dommage parce qu’il y avait un réel potentiel quelque peu gâché. Un film plaisant mais qui tombe un peu trop dans la facilité et peine à convaincre. Il a tout de même le mérite de donner envie de se pencher d’un peu plus près sur l’histoire de ces Monuments Men.

Mes lectures

50 Cents – Thomas Carreras

          A San Francisco, c’est la guerre dans le milieu du crime. La femme de Vlad, un dangereux criminel, vient d’être tuée par une femme qu’on croyait morte depuis 10 ans et il n’a qu’une hâte : la venger ! Mais il n’est pas le seul à vouloir sa peau et lui-même a plus d’un ennemi.

          On m’a offert ce livre à Noël et on m’avait dit qu’il était complètement fou, ce qui m’avait donné grandement envie de le lire ! Bon, autant le dire de suite, mon enthousiasme a été de courte durée. Dès les premières pages, une question s’est imposée : « Mais c’est quoi ce truc ?!? ». A vrai dire, je me pose encore la question… Tout est complètement déjanté. D’habitude, je trouve que c’est plutôt une bonne chose mais là ça part vraiment trop dans tous les sens et le style n’est pas franchement à la hauteur. Difficile d’écrire une critique constructive sur ce roman tellement lui-même est déconstruit. J’ai eu l’impression que l’auteur a voulu mettre tout ce qui lui passait par la tête – à savoir essentiellement des clichés éculés et des images douteuses – sans parvenir à donner une cohérence à l’ensemble. Quand j’ai vu que c’était écrit par un adolescent d’à peine 18 ans, j’ai de suite mieux compris… Généralement, ce type d’histoire donne envie de continuer malgré les indéniables faiblesses pour connaître le dénouement mais là, on voit mal comment tout cela pourrait finir autrement que par la mort de tous les protagonistes, tuant ainsi le suspens dans l’œuf. Je crois qu’adolescente pourtant, j’aurais aimé ce livre pour son côté complètement fou : il faut croire que je vieillis ! J’ai peiné à aller au bout de cette histoire aussi mal écrite que décousue.

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Son visage se mit à pâlir de seconde en seconde, à tel point que lorsqu’il raccrocha, on aurait dit un alsacien en plein cœur de l’hiver.

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– Mon patron veut vous parler, continua nez tordu.

Le tueur à gages se détendit. On ne tabasse pas les offres d’emploi.

Expositions

Roman d’une garde-robe au musée du Carnavalet

          « Le chic d’une Parisienne de la Belle Epoque aux années 30 » ; cette parisienne c’est Alice Alleaume, première vendeuse de 1912 à 1923 chez Chéruit, 21, place Vendôme. Sa garde-robe, exposée ici, compte des robes venues de chez les plus grands couturiers et ses tenues ont inspiré ses contemporaines. Le musée du Carnavalet nous propose de les découvrir.

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          Voilà une exposition qui m’intriguait (je l’ai vue au dernier moment, et j’ai tardé à vous en parler, elle est donc terminée à l’heure où j’écris cet article). Je n’y connais strictement rien en matière de mode mais j’apprécie généralement le style du début du siècle dernier, que je trouve élégant sans être trop sophistiqué. Un temps où les vêtements semblaient faits pour être portés, ce qui semble évident mais dont on peut parfois douter quand on voit la mode actuelle. Et puis j’aime beaucoup le musée du Carnavalet, ce qui faisait deux bonnes raisons d’aller voir de quoi il retournait.

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          Pourtant, je dois admettre que je n’ai pas grand chose à dire de cet accrochage. Très vite, j’ai arrêté de lire le texte qui ne m’a pas passionné et est tout de même très présent (sur le mode de vie d’Alice, les couturiers de l’époque, les histoires de famille…). Je me suis donc contentée de regarder les pièces exposées. Certaines sont très belles mais la plupart sont assez abimées, ce qui a un peu réduit ma capacité d’émerveillement.

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          Bien qu’il y ait de nombreuses pièces exposées, on en fait finalement assez vite le tour. Et j’ai été un peu déçue de ne pas me sentir plus concernée par tout ça. J’aurais aimé me sentir immergée dans l’univers de cette jeune femme et finalement, tout ça m’a laissée assez froide bien que certaines robes m’aient beaucoup plus. Une visite que j’ai trouvée agréable mais qui ne m’a pas passionnée autant que je l’aurais cru.

Cuisine

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Pour 6 tartelettes ou une tarte de 24 à 28 cm

Pour la pâte

80 g de margarine

40 g de sucre

100 g de farine de sarrasin

50 g de noix de coco râpée

1 jaune d’œuf

1 pincée de sel

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Pour la garniture

1 œuf entier + un blanc

40 g de sucre

250 ml de lait de coco

1 c. à soupe de rhum ambré

1 petit ananas

1 sachet de sucre vanillé

10 g de noix de coco râpée

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Préparez la pâte au moins 2 heures à l’avance.

Dans un saladier, mélangez la margarine, le sel et le sucre. Ajoutez la farine et la noix de coco jusqu’à obtenir un message sableux. Ajoutez ensuite l’œuf et travaillez rapidement la pâte jusqu’à obtenir un mélange homogène. Formez une boule avec la pâte. Enveloppez-la de papier film et réservez a frais au moins 2 heures.

Préchauffez le four à 180° C.

Etalez la pâte dans des moules préalablement beurrés (« margarinés » en l’occurrence). Théoriquement, farinez votre plan de travail et étalez-la au rouleau à pâtisserie mais pour part, je trouve cette pâte trop souple et fragile pour être travaillée de la sorte, je la répartis donc directement dans les moules et l’étale avec la paume de la main. Méthode peu orthodoxe mais redoutablement efficace.

Dans un petit saladier, montez le blanc d’œuf en neige avec environ 1/3 du sucre jusqu’à ce qu’il soit bien ferme.

Dans un autre récipient, battez l’œuf entier et le sucre restant. Ajoutez le lait de coco et le rhum. Mélangez bien puis intégrez délicatement le blanc d’œuf monté en neige à cette préparation.

Répartissez l’appareil dans les fonds de tarte, en les remplissant environ aux 2/3.

Enfournez 20 minutes.

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Pendant ce temps, pelez l’ananas et détaillez-le en petit dés.

Faites chauffer une poêle avec un peu de margarine et faites-y revenir les dés d’ananas avec le sucre vanillé. Les cuire quelques minutes à couvert en remuant régulièrement jusqu’à ce qu’il soit fondant et légèrement caramélisé. Réservez.

Lorsque vos fonds de tarte sont cuits, sortez-les du four et laissez-les refroidir quelques minutes puis démoulez-les (comme vous pouvez le constater sur les photos, j’ai pour ma part oublié de démouler avant de mettre l’ananas et l’opération s’est ensuite avérée des plus délicates).

Vous n’avez plus qu’à répartir l’ananas caramélisé sur vos tartelettes et à saupoudrer d’un peu de noix de coco râpée.

Habituellement, je n’utilise jamais au grand jamais de margarine mais depuis peu, en raison de problèmes de santé, je réduis drastiquement mes apports en lactose et en gluten (d’où la farine de sarrasin). Vous pouvez bien sûr lui préférer du beurre pour cette recette et remplacer le sarrasin par du blé si vous préférez les pâtes plus traditionnelles (mais ce serait dommage, elle est teeeeellement bonne !).

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          Ces tartelettes ont rencontré un vif succès : la pâte est très fondante et goûteuse à la fois, la préparation à la noix de coco est subtile et l’ananas est bien mis en valeur. Un vrai régal ! Une recette simple et efficace dont j’avoue être assez fière et que j’ai hâte de refaire.

Bon appétit !

Divers

Mars, le bilan

          Ce mois de mars m’a paru terriblement long et bien vide culturellement parlant. Très peu de sorties ciné alors que tant de films me tentent depuis quelques semaines ! C’est bien dommage et il serait temps d’y remédier. Seulement 4 films vus ce mois-ci donc. Dans l’ensemble, plutôt de bonnes choses, à défaut de quantité, la qualité était au rendez-vous. Mon gros coup de cœur est sans surprise The Grand Budapest Hotel de Wes Anderson plein d’humour et de fantaisie.

          Bien que je n’aie pas eu spécialement l’impression de beaucoup lire ces derniers temps, j’en suis tout de même à 10 livres lus au mois de mars. BD, roman, albums jeunesse, littérature ado, fantasy… ce fut pour le moins varié ! Essentiellement de bonnes surprises, dur de faire un choix parmi tout ça. La horde du contrevent m’a fait passer un excellent moment et je me suis surprise plus d’une fois après avoir refermé cet énorme livre à me demander ce que devenaient ses personnages. Côté roman toujours, j’ai beaucoup aimé Aurora, Kentucky que m’a envoyé Ashtray Girl, un roman intelligent et sensible avec lequel j’ai passé un excellent moment. Grâce à Priceminister, j’ai reçu Mauvais genre, la BD dont on a tellement entendu parler dernièrement et je n’ai pas été déçue par cette histoire originale et la beauté du dessin. Enfin, un album jeunesse à découvrir et partager absolument : Si j’étais un livre, de quoi donner le goût de la lecture !

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          Le mois de mars fut aussi celui du retour vers des activités plus variées. Si j’ai raté deux des spectacles que j’avais réservés (Souls au 104 et une lecture de Daniel Pennac), j’ai toutefois pu assister à deux représentations de danse ce mois-ci : L.A. Danse Project 2 au théâtre du Châtelet, dont le temps fort aura été l’excellente chorégraphie de Benjamin Millepied, et Ballet Revolucion, vu grâce à Luzycalor que je remercie de m’avoir permis de découvrir ce très beau spectacle. Moi qui voit peu de danse habituellement, j’ai été séduite par ces deux sorties qui m’ont donné envie de poursuivre sur cette lancée.

          Enfin, quelques expositions et autres sorties variées. Au programme, une visite au Jardin d’acclimatation qui commençait à fleurir en ce début de printemps et la découverte des Grandes serres du Jardin des Plantes. Deux jolies balades qui donnaient un peu l’impression de sortir de la grisaille de la ville. Pour les expositions, c’est le Musée d’Orsay qui fut à l’honneur avec Gustave Doré et Van Gogh / Artaud, le suicidé de la société. Deux très belles expositions, même si j’ai sans surprises une petite préférence pour Van Gogh, dont je ne me lasse pas. Le tout fut agrémenté de promenades dans Paris mais aussi à Toulouse, de quelques bons restaurants, avec une très bonne soirée au Lapin Agile et les délicieux cocktails de la Vénus Noire, et de plein de nouvelles recettes dans ma cuisine. Au final, un mois bien plus chargé que je ne pensais, comme quoi, les bilans ont du bon !

Et vous, quelles ont été vos découvertes ce mois-ci ?