Cinéma

Heureux les fêlés, Robert Coudray

Quand je filme (…) j’oublie le monde et je l’invente.

Comédie dramatique de Robert Coudray avec Laurent Voiturin, Christophe Hamon, Jean Kergrtist

Producteur de cidre, Alex semble s’être résigné à une vie simple d’artisan. Sa rencontre avec Eva lui permet de renouer avec son rêve tenace de faire du cinéma, enfoui à la suite de plusieurs échecs. Avec des compagnons d’infortune, ils relèvent un défi improbable, qui conduit Alex dans une aventure chaotique et lumineuse dont les obstacles réveilleront doutes et démons.

Affiche du film Heureux les fêlés de Robert Coudray

Etant donné le titre (et le fait que c’est une toute toute petite production très artisanale), je dois avouer que j’étais un peu méfiante. J’avais peur que ce soit totalement barré, trop pour moi. Mais finalement, pas tant que ça ! Certes, c’est décalé et original, mais bien moins que ce que j’aurais cru, tout au plus gentiment loufoque. Je suis assez terre à terre, c’était pas gagné de m’embarquer dans cet univers décalé. Et pour être honnête, ça tient même très bien la route. Il peut sembler improbable de suivre ce producteur de cidre qui veut devenir cinéaste – aimant le cidre presque autant que le cinéma, ou l’inverse, j’ai forcément été séduite par la rencontre improbable de ces deux univers. C’est prenant et on s’y attache très fort nous aussi à ce rêve de film, on finit par y croire avec lui. C’est une si belle déclaration d’amour aux rêveurs et au cinéma. Mais n’est-ce pas un peu la même chose au fond ?

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Musique

La symphonie du temps qui passe

Un disque-monde, voilà ce que nous rêvions de construire avec La Symphonie Du Temps Qui Passe. Une comédie musicale 2.0 matinée de western : un orchestre symphonique versus des programmations électroniques.
Un vrai disque en duo façon conte d’auto-science-fiction car tout ce qui s’y joue vient du réel avant d’être condimenté par la fantaisie. Un disque-monde car mis en scène dans un film à découper en dix clips, quelque part entre un tour de magie de Méliès et un poème de Cocteau.
C’est une histoire d’amour mais aussi la découverte d’une interprète magique, Daria Nelson, la fée qui promène sa grâce tout au long de cette symphonie.

Couverture de l'album La symphonie du temps qui passe

Après leur recueil de poésie, Le dérèglement joyeux de la métrique amoureuse aux éditions L’iconoclaste, Daria Nelson et Mathias Malzieu reviennent avec une nouvelle collaboration : un projet ambitieux aux nombreuses facettes dont un album et un court-métrage. 10 chansons qui racontent leur rencontre, la joie des débuts, les doutes, le désir d’enfant mais aussi le drame de la fausse-couche et le vide qui s’ensuit et la difficulté de se reconstruire. Un sujet trop rarement abordé qui laissait présager d’une œuvre tout en sensibilité.

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Théâtre

Les agrobatiques

Début septembre, j’ai été invitée à passer une journée à Auch. Une très jolie ville que je connais trop mal et que j’ai été ravie d’avoir l’occasion d’explorer un peu plus. Le programme était plutôt axé nature avec la découvert d’un lac, une dégustation chez un vigneron bio et la visite d’une ferme. Et c’est là qu’une surprise nous attendait. En effet, la ferme pédagogique organise tous les deux ans un festival de cirque. Difficile de me faire plus plaisir qu’en m’amenant voir du cirque contemporain. J’étais aux anges.

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Théâtre

Retour sur ma saison de cirque 2021/2022

Je n’ai pas eu l’occasion de voir beaucoup de spectacles ces derniers mois, toutefois j’ai glané quelques places pour du cirque contemporain deci-delà. Une seule compagnie que je connaissais déjà mais quelle compagnie ! En j’ai enfin pu découvrir le travail de chorégraphe de Rachid Ouramdane (par deux fois, heureux hasard du calendrier). Voilà un petit résumé de ma courte saison 2021/2022.

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Mes lectures

Les affinités sélectives, J. Courtney Sullivan

A son réveil, tout n’était que silence. Il n’y avait que les mères et les insomniaques pour être debout à une heure pareille. Elle n’avait pas à consulter d’horloge pour savoir que dans quelques secondes le bébé se mettrait à pleurer dans son couffin dont elle le sortirait avant d’avoir ouvert complètement les yeux, et que, tandis qu’elle tiendrait son poids chaud dans ses bras, l’épuisement ferait place à l’acceptation, à la dévotion.

Elisabeth, brillante journaliste et jeune mère, s’adapte difficilement à sa nouvelle vie dans une petite ville après avoir vécu vingt ans à New York. Elle passe ses journées dans sa maison, seule avec son enfant, et commence à déprimer.
Arrive Sam, l’étudiante qu’Elisabeth a engagée pour garder son bébé. La jeune femme est en plein bouleversement, préoccupée par les choix de sa vie affective et son avenir, grevé par des prêts étudiants.
Les deux femmes se lient d’amitié, chacune voyant en l’autre la possibilité d’une vie différente.

Couverture du roman Les affinités sélectives de J.C. Sullivan
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