Photo

Couleurs d’automne

DSC_1794 DSC_1817 DSC_1801

 DSC_1567 DSC_1582 DSC_1609

Quelques images d’un automne ensoleillé et très coloré dans les Pyrénées ariégeoises.

 DSC_1721 DSC_1698 DSC_1740

 DSC_1748 DSC_1767 DSC_1783

 

Théâtre

Millepied – Robbins – Balanchine à Garnier

          La création se nourrit de l’échange, dans un flot permanent d’inspirations, de souffles partagés. (Benjamin Millepied)

Robbins, Millepied, Balanchine, affiche

          Ce spectacle est conçu en trois temps. Trois chorégraphies très différentes mais qui pourtant se font écho. On commence par Benjamin Millepied, actuel directeur du ballet à l’Opéra de Paris qui nous livre Clear, Loud, Bright, Forward sur une musique de Nico Muhly. J’avais déjà eu l’occasion de voir une de ses chorégraphies – à peu de choses près ce que j’ai vu de plus beau – je suis depuis une de ses plus grandes fan. C’était beau, très beau. La musique est tantôt douce tantôt très angoissante. Il y a un magnifique jeu de lumière avec des ombres très intéressantes au mur (qui fonctionnent même vues de haut). Elles donnent une belle profondeur à la mise en scène et m’ont littéralement fascinée, je n’arrivais plus à m’en détacher. J’avoue que j’ai été assez émue de voir le chorégraphe venir saluer sur scène (oui, je suis à fond je vous dis). Un univers sombre que j’ai beaucoup apprécié. Une mise en scène épurée et pourtant très travaillée avec des lumières splendides. Magnifique.

Benjamin Millepied, Clear, Loud, Bright, Forward
©Ann Ray

          On continue avec Jerome Robbins, et l’op 19, The dreamer, avec univers assez romantique. Il y avait trop de violons à mon goût mais la musique à tendance mélodramatique est particulièrement réussie (après vérification, normal, c’est du Prokofiev, c’est forcément beau !). Une très belle chorégraphie qui évoque la relation amoureuse. Ca apparaît comme étrangement cohérent avec ce qui était présenté précédemment. La mise en scène est assez moderne et le tout très harmonieux. Même si on sent ici quelque chose d’un peu moins contemporain qu’avec Millepied (à raison d’ailleurs), on retrouve un peu le même esprit avec une certaine douceur.

Jerome Robbins, op 19 The Dreamer
©Ann Ray

          On finit par George Balanchine, Thèmes et variations, avec cette fois quelque chose de très très classique. La musique m’a fait penser au romantisme russe (évidement, c’est du Tchaïkovski, ce que j’aurais su si j’avais lu le programme avant, mais c’est moins drôle que de jouer aux devinettes), d’un genre très grandiloquent. Les costumes sont dans un pur style tutus en tulle et paillettes. On est dans un univers prince, princesse et leur Cour. Une chorégraphie qui après les deux précédentes paraît anachronique. On serait tentés de se railler de ce classicisme excessif. Toutefois, après un temps de surprise on note une belle performance technique (malgré quelques accrocs ce jour-là) et la beauté de l’ensemble, aussi carré et vieillot soit-il est indéniable. Moi qui préfère bien souvent les choses très classiques, ça m’a un peu étonnée de ne pas immédiatement reconnaître la grâce de cet ensemble de toute beauté.

George Balanchine, Thème et variations
©Ann Ray

          Il aurait sans doute été plus compliqué de faire le chemin dans l’autre sens. Si on m’avait montré le contemporain après le classique, j’aurais sans doute trouvé ça trop épuré, mais faire le chemin inverse en terme de chronologie, ça m’a permis de me rendre mieux compte de la complexité des mises en scène et de la continuité dans le temps. Jerome Robbins est un chorégraphe américain géant de la comédie musicale dans les années 60/70. Il a notamment adapté à l’écran West Side Story. Il a travaillé avec George Balanchine qui l’a dirigé dans ses jeunes années. D’originaire russe, Balanchine a été un des pionniers du ballet américain et est notamment le cofondateur du New-York City Ballet où Benjamain Millepied a été danseur. C’est un magnifique hommage que signe ici Benjamin Millepied à ses maîtres à travers trois chorégraphies pleines de grâce qui retracent une très belle histoire du ballet moderne.

L’intégralité du spectacle est disponible sur le site de l’Opéra de Paris.

Divers

Novembre le bilan

          Un bilan pas très glorieux pour ce mois de novembre. Après un début de mois à peu près correct (et surtout très ensoleillé), retour d’une santé pourrie. Résultat, la cata coté ciné avec seulement 2 films vus. Il y avait longtemps que je n’avais pas aussi peu frequenté le cinéma. Il faut dire aussi que rien ou presque ne me tentait particulièrement. J’ai quand même réussi à voir Spectre, qui m’a d’ailleurs un peu déçue.
A vue de nez, une quinzaine de films vus de chez moi, presque tous mauvais. J’avais envie de choses légères mais il faut bien admettre que je suis bien meilleur public pour les drames. Assez peu de séries également. Je continue la saison 5 de Scandal, j’ai un peu décroché de la saison 2 de The affair et pour le moment Versailles me convainc moyennement. Un mois catastrophique je vous dis !

v2 sig

          Les lectures se portent autrement mieux avec 10 livres lus. Il est rare que je fasse pareille orgie de nouveauté (dit la fille qui se vautre dans les nouveautés chaque automne…). Je me suis mise à la rentrée littéraire très tard cette année mais je me suis bien rattrapée en novembre. Dans l’ensemble j’ai été plutôt déçue, 2015 ne me semble pas avoir été un grand cru de ce côté-là. Quelques belles lectures tout de même. J’ai été agréablement surprise par Les promesses d’amanda Sthers, j’ai beaucoup aimé La terre qui penche de Carole Martinez et surtout, j’ai eu un énorme coup de cœur pour Camille mon envolée de Sophie Daull.
En revanche je peux déjà annoncer que cette année encore je serai loin d’avoir lu tous les livres que je voulais enfin voir sortir de ma bibliothèque. Lévi-strauss s’y retrouvera donc probablement en 2016 pour la 4e année consécutive. La honte…

          Un mois un peu triste pour les sorties. Une pièce plutôt réussie au 104, quelques restos testés dont certains pas mal du tout mais dans l’ensemble je n’ai pas trop bougé de chez moi. Toujours pas d’expo ni de visites culturelles, ca me manque terriblement. Pour résumer, un mois bien terne de convalescente. Vivement que ca aille mieux !

Cinéma·Mes lectures

Thrillers et polars au rdv

D’un mauvais œil, de Jessica Treadway

D'un mauvais oeilAu milieu de la nuit, Hanna et son mari sont attaqués sauvagement dans leur lit. Il ne survit pas aux coups et Hanna est défigurée, elle ne conservera aucun souvenir de cet épisode tragique. Tous les soupçons se portent sur le seul intrus présent dans la maison ce soir-là : Rud, le petit ami de Dawn, la cadette, qui dormait avec elle. Trois ans plus tard, Rud, emprisonné, fait appel. Un nouveau procès va s’ouvrir. Alors que Hanna tente désespérément de se rappeler les événements du drame, Dawn revient vivre chez sa mère.

Le titre de ce roman ne m’inspirait pas des masses (on ne parlera jamais assez de l’importance d’un bon titre !), je dois donc admettre que je traînais un peu des pieds en commençant ma lecture. Pourtant, j’ai été agréablement surprise. L’écriture est efficace et je me suis laissée prendre à cette histoire familiale pour le moins tordue. Même si on sent venir la fin assez rapidement, le flou autour des détails de l’histoire demeure suffisant pour que le lecteur ait envie de continuer jusqu’au bout. On se met assez facilement à la place du personnage principal et on partage son angoisse. La tension monte au fil des pages et on attend le dénouement avec une certaine impatience. Même si le style aurait peut-être mérité d’être un peu plus travaillé et qu’il aurait été bon de semer un peu plus le trouble dans l’esprit du lecteur, j’ai trouvé cette histoire très intéressante d’un point de vue psychologique. Un roman prenant malgré quelques faiblesses. Une bonne surprise. 

Prête à tout, de Joyce Maynard

Prête à toutJeune, belle, mariée à un homme qui la vénère, installée dans une jolie maison, Suzanne Stone ressemble à ces filles trop parfaites des magazines. Mais elle veut davantage, elle veut la célébrité, elle décide que la télévision sera son royaume et, à force de persuasion, obtient un petit poste dans la station locale. Quand son époux est retrouvé mort, la veuve éplorée, point de mire des caméras, devient rapidement suspecte. 

J’avais beaucoup aimé le dernier Joyce Maynard, L’homme de la montagne. J’étais donc impatiente de découvrir celui-ci. J’ai été très heureuse de retrouver son style, simple mais terriblement efficace. Je m’attendais à un polar et j’ai été assez étonnée de me retrouver face à une sorte de thriller ou de roman psychologique où finalement on sait l’essentiel dès le début même si les détails restent flous et que le doute persiste. Le personnage de Suzanne est assez antipathique et m’a très vite agacée. Même si c’est le but et qu’à travers elle l’auteur fait une critique acerbe du milieu de la télévision et de l’obsession pour la célébrité, ça a quand même rendu cette lecture un peu longue. Le sujet ne m’a pas passionnée et je n’ai pas trop aimé son côté malsain. Même si j’ai moins accroché qu’avec le précédant roman de l’auteur, une lecture qui est loin d’être dénuée d’intérêt. 

Carthage, de Joyce Carol Oates

CarthageTout semble aller comme il se doit dans la petite ville de Carthage en ce début de juillet 2005, si ce n’est que Juliet Mayfield, la ravissante fille de l’ancien maire a rompu ses fiançailles avec le caporal Brett Kincaid, héros de retour de la guerre d’Irak. Or, ce soir-là, Cressida disparaît, ne laissant en fait de traces que quelques gouttes de son sang dans la jeep de Brett.

Bien que j’aie eu envie depuis longtemps de découvrir cette auteur, je n’avais encore jamais rien lu d’elle. J’ai été assez surprise par la sobriété du style. Toutefois, il est plus travaillé qu’il n’y paraît et parfaitement efficace. J’ai beaucoup aimé la première partie de ce roman. Les personnages sont clairement le point fort de ce roman. J’ai trouvé la détresse des parents de la jeune disparue parfaitement bien dépeinte et très touchante. Mais ce roman aborde aussi à travers le caporal Kincaid le problème du stress post-traumatique. Sans doute l’aspect du roman que j’ai préféré. La deuxième moitié m’a un peu moins emballée, même si l’histoire et la personnalité de Cressida sont loin d’être inintéressantes, ça traîne tout de même un peu en longueur. Finalement, j’ai trouvé que la disparition était avant tout un prétexte à la peinture des différentes strates de la société américaine dans une petite ville. Malgré quelques faiblesses, un roman prenant dont les aspects psychologiques sont passionnants.

Au bout du tunnel : nouvelles du noir au gris, de Claire Gilbert

Au bout du tunnelVingt nouvelles qui varient les registres autour des émotions de leurs personnages dans des moments clef de leur existence. L’auteur construit un monde noir où subsiste pourtant toujours une issue.

J’ai lu ce recueil de nouvelles il y a peu et je dois avouer que si j’étais assez enthousiaste à l’idée de découvrir cet auteur, j’ai été plutôt déçue. L’écriture n’est pas folichonne et les nouvelles assez prévisibles. Je dois dire que je suis assez difficile en matière de nouvelles (comment ça pour le reste aussi ?). J’aime les nouvelles à chute et forcément, ce que j’aime dans la chute, c’est la surprise. Or là elle a rarement été au rendez-vous. Le plus souvent, j’ai vu la fin arriver assez rapidement, et quand ça n’a pas été le cas, j’ai trouvé la fin était amenée de manière maladroite. Bref, je n’ai vraiment pas accroché. J’ai trouvé le tout banal et plat. Dommage.

Le mort aux 4 tombeaux, de Peter May

Le mort aux quatre tombeauxUn pari lors d’une soirée trop alcoolisée amène Enzo MacLeod, ancien légiste de la police écossaise établi en France, à entreprendre une enquête autour de la mystérieuse disparition de Jacques Gaillard, ancien conseiller du Premier ministre devenu star de la télévision et dont on n’a plus aucune trace depuis le mois d’août 1996.

Le premier tome de la série d’enquêtes d’Enzo MacLeod : un ancien conseiller du premier ministre devenu star de la télévision a disparu sans laisser de traces, des années plus tard, après un pari entre amis, Enzo, ancien légiste, va mener l’enquête. J’avais beaucoup aimé L’homme de Lewis et j’étais contente de découvrir cette nouvelle série. Le personnage principal est très sympathique. L’enquête est un peu tordue et même si la fin est trop sentimentale à mon goût, j’ai beaucoup aimé ce roman dans son ensemble. Ce n’est pas tout à fait du niveau de L’homme de Lewis du côté de la psychologie des personnages mais j’ai bien aimé la complexité de l’intrigue. Le style est toujours aussi agréable, on dévore les romans de Peter May plus qu’on ne les lit. Cette série devrait comporter 7 tomes, j’ai hâte de lire la suite.

Temps glaciaires, de Fred Vargas

Temps glaciairesCette fois-ci, l’enquête d’Adamsberg l’emmène dans les brumes islandaises avant de lui faire croiser le chemin de Robespierre. Mais quel est le lien entre ces deux univers en apparence si différents ?

J’aime beaucoup Fred Vargas mais j’avais moins accroché avec ses derniers romans qui a mon sens n’étaient pas les meilleurs. J’espérais retrouver avec celui-ci l’élan des débuts. Et c’est le cas. Une fois de plus, l’auteur fait appel à de vieilles légendes pour détourner l’attention du lecteur de l’essentiel (ou pas). Le style est toujours aussi convaincant et l’intrigue bien construite. Comme l’auteur sait si bien le faire, elle mêle plusieurs histoires qui semblent plus ou moins liées, empêchant le lecteur d’y voir clair trop tôt dans son jeu. Elle a un don certain pour brouiller les pistes même si pour une fois je ne m’étais pas trop trompée dans mes conclusions. J’ai adoré retrouver Adamsberg et sa clique, toujours aussi loufoques et attachants. Les personnages de Vargas sont particulièrement attachants et c’est un régal de continuer à les suivre après toutes ces années. Après quelques romans un peu en deçà de ses premiers, Fred Vargas revient à son meilleur avec ce polar des grands froids. 

Le contrat Salinger, d’Adam Langer

Le contrat SalingerAdam Langer est un journaliste qui  s’ennuie loin de New York. Jusqu’à ce que sa route croise celle d’une vieille connaissance, Conner Joyce – auteur de thrillers à succès –, venu à Bloomington, Indiana, pour assurer péniblement la promotion de son dernier roman. Bientôt, Conner révèle à Adam qu’il a reçu une offre des plus étonnantes qui va bouleverser sa vie.

Ce roman m’intriguait. Je ne savais pas bien pourquoi mais je suppose que c’est essentiellement parce que l’histoire porte sur un auteur et que je suis friande de livres qui mettent en scène la littérature. Le style est assez moyen sans être désagréable. Il est fluide et ce roman se lit très bien. Sans trop savoir où ça allait mener, j’étais plutôt curieuse de connaître la suite de cette histoire assez mystérieuse. Malheureusement, cet intérêt s’est peu à peu émoussé. Je n’ai que moyennement accroché à cette histoire un peu tarabiscotée à mon goût. Plus elle se précisait et plus j’avais du mal à y croire. Passé la moitié, j’ai continué ma lecture sans grande conviction, vaguement curieuse de la fin, tout en me doutant qu’elle allait me décevoir. Honnêtement, j’ai trouvé ça un peu tiré par les cheveux et il m’a manqué un petit quelque chose pour être vraiment convaincue. Malgré certaines qualités, une lecture pas folichonne dans l’ensemble. 

La dame dans l’auto avec des lunettes et un fusil, de Joann Sfar

La dame dans l'autoElle est la plus rousse, la plus myope, la plus sentimentale, la plus menteuse, la plus vraie, la plus déroutante, la plus obstinée, la plus inquiétante des héroïnes. La dame dans l’auto n’a jamais vu la mer, elle fuit la police et se répète sans cesse qu’elle n’est pas folle… Pourtant…

J’avais entendu dire beaucoup de bien de ce film au titre on ne peut plus intriguant. Bien que tous les éléments pour que je l’apprécie semblent réunis, je n’ai pas du tout accroché. La voix off m’a exaspérée. Je hais les voix off. Je ne les supporte pas (ou très très rarement), je trouve ça anti-naturel au possible. J’ai trouvé qu’il y avait un côté années 60 (70 ?) complètement surjoué, j’ai eu beau essayer de rentrer dedans – d’autant plus que c’est un univers que j’aime généralement beaucoup – mais je n’ai pas réussi. Partant de là, ç’a forcément été compliqué pour moi. Je n’ai pas vraiment réussi à croire à cette intrigue. L’histoire n’est pas mal construite et j’ai bien aimé son côté trouble, franchement réussi. J’ai également été agréablement surprise par la prestation de Benjamin Biolay. Un film qui malgré des qualités a eu le plus grand mal à me convaincre, en grande partie en raison d’un personnage principal irritant. J’ai trouvé le temps long, très long.

La isla minima, d’Alberto Rodriguez

La isla minimaDeux flics que tout oppose, dans l’Espagne post-franquiste des années 1980, sont envoyés dans une petite ville d’Andalousie  pour enquêter sur l’assassinat sauvage de deux adolescentes pendant les fêtes locales. Au coeur des marécages de cette région encore ancrée dans le passé, parfois jusqu’à l’absurde et où règne la loi du silence,  ils vont devoir surmonter leurs différences pour démasquer le tueur.

On a pas mal parlé de ce polar lors de sa sortie. La bande-annonce est très belle mais j’avais peur de quelque chose de très sombre et violent. Finalement, même si c’est le cas, j’ai été très agréablement surprise. J’ai de suite été conquise par la beauté des images et l’intrigue complexe. Vraiment, vraiment conquise. La construction des plans m’a fascinée de bout en bout. La photographie est de toute beauté. Je me suis laissée prendre dans les méandres de cette enquête qui semble se défiler et n’offrir aucune prise. Les relations entre les deux flics sont assez intéressantes, tout comme celles avec la population d’ailleurs. Jusqu’au bout, je n’ai pas trop su à quoi m’attendre même si je pensais finalement à une résolution assez classique à défaut d’être évidente mais la fin m’a très agréablement surprise. Une intrigue complexe, de bons acteurs et des images de toute beauté pour un des plus beaux films de l’année.

Bars, restaurants

Les caves populaires

          Les caves populaires est un bar incontournable du quartier des Batignolles, situé à deux pas de la Place de Clichy, à l’angle de la rue des Dames et de la rue de la Condamine. Le lieu ne paie pas de mine avec ses tables dépareillées et son sol antique, mais ce qui attire ici, ce sont les prix défiant toute concurrence. On y trouve essentiellement du vin – à partir de 2,5€ le verre – mais aussi quelques bières, de la sangria, un cocktail maison et des planches de charcuterie et/ou fromage. Idéal pour l’apéro en somme (le bar est aussi ouvert à l’heure du café du matin). Comme d’hab je n’avais pas mon appareil, les photos sont signées Time Out Paris.

Les caves populaires

          J’ai testé pour vous le vin le moins cher, à mes risques et périls. Et bien, s’il ne sera évidemment pas élu vin de l’année, il n’est pas mauvais ma foi, le rapport qualité-prix est plus qu’honnête (aussi bien pour le rouge que pour le blanc). Je craignais que la petite planche mixte ne soit un peu chiche mais les quantités sont correctes et ce sont plutôt des produits de qualité. Pour 8€, il n’y a rien à y redire. J’ai été agréablement surprise, pas étonnant que les lieux soient toujours bondés.

Les caves populaires

          Côté ambiance, je vous déconseille le bar si vous votez FN : c’est plutôt le repère de la jeunesse d’extrême gauche locale. Blagues potaches et musique française à fond peaufinent le décor. Piaf et Ferrat sont à l’honneur. Ca discute dans tous les sens et vu la fréquentation abondante quelques soient le soir et l’heure, il y a fort à parier que vous en ressortiez avec de nouveaux amis. Une adresse franchement pas chère où règne une ambiance bonne enfant. Le genre de bar qui devrait vite devenir notre QG.

Les caves populaires

Les Caves Populaires

22 rues des Dames

75017 Paris

Ouvert tous les jours de 8h30 à 02h