Actualité

Que fait-on cet été à Paris ?

          Vous vivez à Paris, vous n’avez pas de vacances et vous vous demandez comment occuper votre week-end ? Vous n’êtes pas le (/la ?) seul(e) ! Voici quelques pistes pour vous occuper et donner un air de fête à ce qui aurait pu être un banal été dans la capitale. Allez, on chausse ses tong et on décolle de son canap’ !

          Pour commencer je vous propose un peu de musique avec le festival Sin Fronteras au Cabaret Sauvage : au programme cette année, Inde, Cuba, USA, Tziganie et Jamaïque. Il y en a pour tous les goûts ! Comptez 10 à 15€ l’entrée. Du soleil plein la tête jusqu’au 31 juillet. Pour les danseurs, on ne présente plus les quais de Seine et leurs incontournables soirées salsa. Depuis plus de 10 ans, les amateurs de danses latines se donnent rendez-vous les soirs d’été Quai Saint-Bernard, devant l’Institut du Monde Arabe. Vous avez envie de vous dégourdir les jambes ? N’hésitez pas à aller jeter un œil aux horaires, vous y ferez surement de belles rencontres.

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          L’été, les cinémas de plein air fleurissent. Quoi de plus agréable quand il fait chaud que de profiter d’un bon film sous les étoiles ? En plus c’est gratuit, ce serait bien dommage de s’en priver ! La mairie du 11° propose 5 projections le vendredi soir durant l’été. Ciné Quartier 13 reprend du service les samedi soirs de juillet/août autour du thème de la mémoire. Autre grand rendez-vous de l’été, le Cinéma en plein air au Parc de la Villette, vous pouvez en profiter du 24 juillet au 28 août. Le Batofar fait également son cinéma du 1° au 15 août à 22h. Sans oublier Cinéma au clair de Lune, qui propose du 1° au 11 août des projection dans des lieux mythiques de la ville.

          Pourquoi ne pas faire un peu de sport ? Certaines piscines parisiennes sont découvertes en été et permettent de nager au soleil, d’autres sont pourvues d’un solarium, la liste est à découvrir sur le site de la mairie de Paris. Plus ludique, avec ses nombreux toboggans et divers bassins, le parc aquatique Aquaboulevard où aller s’amuser en famille ou entre amis. Plus original en plein cœur de Paris, le Parc floral propose des parcours accrobranches, une activité surprenante les plus aventureux ! On se retrouve bientôt pour les expos de l’été et une manière originale de découvrir Paris.

Bon été à tous ! 

Bars, restaurants

Chez Camille

          Chez Camille est un tout petit bar niché dans une rue escarpée de la butte Montmartre : une petite salle tout en longueur, une terrasse minuscule et du bon rock comme ambiance musicale font tout le charme de l’endroit.

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          Le lieu est accueillant, dans l’esprit des vieux troquets parisiens, bien que les propriétaires aient redonné aux murs un petit coup de jeune bienvenu. C’est chaleureux, on s’y sent de suite comme chez soi. D’ailleurs, on sent bien qu’il y surtout ici des habitués dont c’est un peu la deuxième maison. La clientèle est plutôt jeune, comme les patrons.  On pourrait facilement lier connaissance si on venait 2 ou 3 fois.

          A la carte, les classiques de l’apéritif bien sûr, une petite sélection de vins, et de délicieux cocktails, des plus traditionnels aux plus originaux. Vous pourrez accompagner votre verre d’une très bonne planche de cantal ou de saucisson. Côté prix, si ce n’est pas franchement donné, ce n’est pas non plus excessif pour le quartier. Une adresse vraiment sympa où il fait bon se retrouver entre amis pour bien commencer la soirée.

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Chez Camille

8 rue Ravignan

75018 Paris

Ouvert de 18h à 2h

Fermé le lundi

Expositions

Une visite au musée Guimet

          Le musée Guimet est consacré aux arts asiatiques : Inde, Chine, Afghanistan, Cambodge, Japon, Corée… C’est un véritable voyage à travers l’Asie que nous proposent ces collections. Statues, arts religieux, textiles, mobilier, comme autant de manières de s’initier à d’autres cultures venues de pays et d’époques lointaines.

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          Je ne suis pas spontanément très attirée par ce type d’art, ayant tendance à aller plus facilement vers la peinture. Toutefois, découvrant il y a peu le Musée du Quai Branly, j’avais été très agréablement surprise. Je garde aussi un très bon souvenir du musée consacré aux arts asiatiques à Toulouse où on peut admirer de très beaux costumes. J’étais donc assez enthousiaste à l’idée de cette visite, espérant surtout y trouver des objets du quotidien, qui sont souvent ceux qui me touchent le plus.

          Le rez-de-chaussée est consacré à l’Inde et à l’Asie du Sud-Est. Il y a beaucoup de statues, dont certaines assez monumentales, qui viennent de temples et représentent des divinités. Au premier étage, l’Asie centrale, l’Afghanistan, la Pakistan, le Népal, le Tibet et la Chine antique. Enfin, au second, la Chine classique cette fois, le Japon et la Corée. Certaines salles du deuxième étage ainsi que les troisième et quatrième étages étaient fermés lors de notre visite. Le musée est vaste et les collections assez riches. Toutefois, je n’ai pu m’empêcher d’être un peu déçue et ce pour plusieurs raisons.

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          Les espaces sont assez mal conçus, je ne suis pas sure qu’on puisse tout voir sans revenir sur ses pas et j’ai raté plusieurs salles. Le rez-de-chaussée ne m’a pas vraiment passionnée. Il a y a quelques pièces impressionnantes malheureusement, le total manque de précisions sur les cartels perd assez vite le visiteur néophyte. J’ai vu en sortant que les audioguides étaient gratuits mais il ne nous en a pas été proposé à l’entrée, dommage, je le saurai pour la prochaine fois ! J’ai également regretté qu’il y ait très peu de costumes, de bijoux ou de vaisselle. On y trouve essentiellement des statues, des représentations de bouddha pour la plupart, qui peuvent rendre le tout un eu monotone quand on n’est pas spécialiste de la question.

          J’ai bien aimé au premier étage des statuettes chinoises, datant du V° siècle je crois et représentant des petites filles. J’ai trouvé qu’elles étaient d’une grande modernité.  Certaines représentent des joueuses de polo et j’aurais aimé en savoir un peu plus sur leur réalisation (on jouait au polo en Chine au V° s. ?!). Dans l’ensemble, plus que la qualité des œuvres exposées, c’est plutôt la mise en valeur qui fait défaut. Quant au Panthéon bouddhique, sa visite ne représente pas un grand intérêt. Si je suis tout de même contente d’avoir enfin découvert ce lieu, sa visite est plutôt à réserver aux férus d’arts asiatiques. Pour ma part, j’y retournerai sans doute mais pour des expositions temporaires. 

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Musée Guimet

6 place d’Iéna – 75016 Paris

De 10h à 18h, fermé le mardi

7,5 € (collections permanentes)

Mes lectures

Les pays – Marie-Hélène Lafon

          Claire est issue d’une famille d’agriculteurs du Cantal et part faire ses études à Paris. Un changement d’univers complet que cette arrivée à la Sorbonne. Elle va devoir travailler dur pour conserver sa bourse et sortir de son milieu par les études. Pourtant, elle n’oubliera pas d’où elle vient. Elle nous conte ici son histoire.

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          J’avais entendu dire beaucoup de bien de ce roman et il me tentait tout particulièrement par son sujet. Cette histoire ressemble de très près à celle de mes parents. Mes grands-parents étaient de petits agriculteurs, ma mère a fait des études pour devenir professeur, profitant des vacances d’été pour aider à faire les foins. J’avais envie de retrouver l’histoire familiale racontée par quelqu’un d’autre, de lire le même type de destin. Mais si c’est ce que raconte Marie-Hélène Lafon, avec quelle platitude le fait-elle ! Son récit est d’une banalité sans nom, l’écriture sans relief. Je me suis ennuyée au plus haut point. Aucune émotion, pas le moindre plaisir de lecture. Un récit sans doute un peu trop intellectualisé à mon goût.

          Ce que raconte l’auteur est assez commun, une histoire comme en ont vécu des milliers d’autres personnes de son époque, et que certains vivent encore aujourd’hui. D’autres y auraient mis plus de sentiments, plus d’émotion, plus de tendresse. Certains auraient su peut-être mettre en avant les difficultés qui se mettent en travers du chemin ou le déchirement entre deux univers que tout oppose. Là nous avons une description un peu plate d’un quotidien banal. Moi qui n’ai à peu près aucun goût pour les écrits de l’intime, je me suis ennuyée ferme ! Un livre prometteur qui fut une déception. Il aura sans doute paru exotique aux intellos parisiens et autres citadins à la vague ascendance paysanne coupés de leurs racines, les autres peineront sans doute à y trouver leur compte…

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Avec le fumet sauvage du saint-nectaire pelu et les pages froissées de La Montagne était entré dans la cuisine de Paris un air de là-bas, de l’autre pays, dont le corps de Suzanne avait été traversé.

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Avec des femmes comme Claire, qui ne voulaient pas se charger d’une famille, supporter un mari, des enfants, et habitaient dans des appartements bourrés de livres allaient à des spectacles ou voir des peintures dans des musées, à Paris en Autriche à New York, au lieu d’élever des gosses et de s’occuper d’une maison, avec rien que des femmes comme elle, qui gagnaient leur argent sans attendre après les hommes, ça serait bientôt la fin du monde.

Expositions

Fragile – Murano : toute la délicatesse du verre au Musée Maillol

          Le Musée Maillol propose une exposition sur les chefs-d’oeuvres du verre de la Renaissance à nos jours. La technique du verre telle qu’on la connaît aujourd’hui, qui rend la matière fine et transparente, est née à Venise en 1453. Plus de 5 siècles de techniques revisités en 200 oeuvres.

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          Je ne suis pas franchement une adepte des objets d’arts, ce n’est généralement pas quelque chose qui me touche beaucoup. Je dois admettre être allée voir cette expo un peu par hasard : je ne me rappelais plus ce qu’il y avait à Maillol, j’étais dans le quartier, j’avais une heure à tuer, il tombait des cordes et je venais déjà d’aller boire un thé. En gros, je serais allée voir n’importe quoi pour être au sec et occuper mon après-midi. Me voilà donc partie pour une découverte des chef-d’oeuvres des maîtres verriers. Au rez-de-chaussée, des réalisations contemporaines. La plupart m’ont laissée de marbre mais il y a toutefois un  lustre rouge avec des corbeaux qui m’a laissée totalement sans voix (il sert d’ailleurs pour l’affiche). Vraiment magnifique ! J’ai également été contente de retrouver les pigeons en verre peints à l’encre de Jan Fabre, sans doute la seule oeuvre de l’artiste que je connaisse et que je trouve vraiment belle.

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          A l’étage, ce sont surtout des réalisations plus anciennes (mais pas seulement). S’il y a des choses très belles et d’une incroyable finesse, si on s’étonne de la maîtrise des techniques dès le 15° siècle, je n’ai pas été emballée outre mesure. C’est de ma faute aussi, c’était prévisible. C’est bien joli de vouloir s’ouvrir à de nouvelles choses mais bon, quand il y a des formes d’art auxquelles on est hermétiques (oui, je l’avoue presque sans honte), il n’y a parfois pas grand chose à y faire. J’ai donc fait cette exposition très très rapidement (je vous passe l’odieux calcul que j’ai fait sur le prix payé à la minute, ça fait froid dans le dos) et ne sais trop que donner comme avis. L’exposition regroupe de très belles pièces et surtout une variété qui permet de voir l’évolution des techniques mais aussi à quel point ce verre mythique peut encore inspirer et faire rêver aujourd’hui. Un aspect que j’ai trouvé très intéressant. Quant aux pièces, il y en a quelques unes de toute beauté. D’ailleurs, les personnes qui ont fait l’exposition en même temps que moi semblaient pour la plupart totalement sous le charme. Une exposition qui ne m’a pas franchement convaincue mais qui en émerveillera plus d’un.

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Fragile – Murano

Au Musée Maillol

59/61 rue de Grenelle

75007 Paris

Du 27 mars au 28 juillet

11 €

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