Club lecture 6°, mai : Atiq RAHIMI, Terres et cendres

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          Au mois de mai, nous nous sommes retrouvés autour de Terres et cendres d’Atiq Rahimi. L’histoire se passe en Afghanistan, un vieil homme dont le village a été détruit et la famille tuée part avec son petit-fils annoncer la triste nouvelle à son fils, qui travaille à la mine. Une épreuve qui s’annonce difficile, tant physiquement que moralement.

          Nous avons été plus ou moins d’accord sur cette lecture. Nous avons tous plutôt aimé. Le texte est très court, bien écrit et facile à lire. L’histoire, est intéressante. Cependant cette lecture ne m’a pas enchantée. Aussitôt lu, aussitôt oublié. J’aurais aimé y trouver plus de profondeur. J’apprécie les romans plus développés (je ne suis pas une adepte non plus du style haché) et aurait aimé apprendre des choses sur la culture du pays et sa situation. Les rêves du personnage m’ont paru inutiles et m’ont gênée. J’aurais également aimé que les mythes persans dont il est question dans l’histoire soient mieux expliqués dans les notes de bas de page. Dans la même veine, nous avons nettement préféré L’attentat de Yasmina Khadra.

          Cependant, certains d’entre nous ont apprécié l’aspect poétique de ce texte et sa sensibilité. Notamment la très jolie fin. Les personnages sont attachants et la simplicité de l’écriture nous permet de nous y identifier facilement. Le fait que le contexte soit très peu décrit rend ce texte plus universel. L’auteur a une écriture maîtrisée et efficace. Dans l’ensemble, nous irons certainement voir ce qu’il a écrit d’autre, en particulier le livre pour lequel il avait obtenu le prix Goncourt, Singue Sabour. Nous serions également curieux de voir l’adaptation cinématographique.

Il faudrait pouvoir dormir comme un enfant, comme Yassin. Comme Yassin ?

Non, pas comme lui ! Comme tout autre enfant excepté Yassin.Yassin gémit et pleure dans son sommeil. Son sommeil n’est guère différent du tien.

Il faudrait pouvoir dormir comme un nouveau-né, sans images, sans souvenirs, sans rêves. Comme un nouveau-né, reprendre la vie au commencement.

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Tu poursuis. Tu parles de Mourad. mourad à quoi tu ne sais comment annoncer la mort de sa mère, de sa femme et de son frère. Shahmard se tait toujours. Que veux-tu qu’il dise ?

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