Mes lectures

John STEINBECK, Des souris et des hommes

          Lennie est un colosse, une véritable force de la nature. Il ne brille pas par son intelligence mais est au fond un brave garçon. Son ami George, petit mais vif, veille sur lui. Ils vont proposer leurs services de ferme en ferme, en espérant mettre un jour assez de côté pour s’acheter un lopin de terre mais il est difficile pour Lennie de passer inaperçu…

          Un classique de la littérature américaine. L’auteur à la renommée internationale a eu le Prix Nobel en 1962. L’écriture est sèche et efficace. Pas d’effets de style : un livre écrit comme parlent ses personnages. Une écriture efficace qui sonne vrai. Cette histoire d’amitié est touchante, sans jamais en faire trop. Des personnages marquants derrière lesquels se dessine l’air de rien une critique de la société américaine.

          Rien n’est en trop dans ce récit. L’auteur ne s’attarde jamais inutilement. Une rudesse qui ne rend que plus forte l’amitié qu’elle décrit. Une histoire poignante dont le souvenir me restera sans aucun doute longtemps. Sobre et efficace, un grand roman à mettre entre toutes les mains.

Y a pas besoin d’avoir de la cervelle pour être un brave type. Des fois, il me semble que c’est même le contraire. Prends un type qu’est vraiment malin, c’est bien rare qu’il soit un bon gars.

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Parce que je suis noir. Ils jouent aux cartes, là-bas, mais moi, j’peux pas jouer parce que je suis noir. Ils disent que je pue. Ben j’peux te le dire, pour moi, c’est vous tous qui puez.

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Vous avez tous peur les uns des autres, c’est pas autre chose. Vous avez tous peur que les autres aient quelque chose à raconter sur votre compte.

9 commentaires sur “John STEINBECK, Des souris et des hommes

  1.  » Pas d’effets de style : un livre écrit comme parlent ses personnages. » : Hihi ; ça n’existe pas ça …Ni les « Behavioristes » américains ni Céline ni les réalistes du XIXème avec leurs insertions de discours directs patoisants ou étrangers [ Balzac, Zola etc] n’ont jamais écrit comme ON parle…et c’est là sans doute une thématique centrale exploitée déjà par le gigantesque Rabelais …Enfin bon une littérature sans style ça n’existe pas par définition et la transcription d’une « oralité » est en soi stylisée. Sorti de ça , je vous autorise à apprécier l’oeuvre de Steinbeck à votre gré.
    PS : j’aime beaucoup ce que vous faites.

    1. Merci. Je sais bien que par définition à partir du moment où on écrit il y a un style (quoi qu’on puisse en douter chez certains de nos contemporains). Et que justement cette impression de vérité demande une grande recherche mais bon, je ne peux pas écrire un essai à chaque fois que je veux décrire le style d’un livre, je manque malheureusement de temps pour ça. Il y a donc ceux qui comprennent ce que je veux dire quand je fais ce genre de raccourcis (à savoir que je ne nie nullement la littérarité du texte mais que je signale qu’il est réaliste sans être ampoulé) et ceux qui ne comprendraient pas même si on leur expliquait et dont je fais peu de cas. Mais c’est vrai qu’il est bon de rappeler quelques fois les bases de la lecture…

  2. Ce livre est parfait, ce fut aussi un vrai coup de coeur. Il n’y pas grand chose à dire si ce n’est que c’est une lecture qui ne s’oublie pas…
    Un chef d’oeuvre!

    1. Un grand roman ! Dans un style un peu âpre que j’aime beaucoup : pas de fioritures, on va droit à l’essentiel. J’ai trouvé ce texte d’une force incroyable. Magnifique !

  3. Je l’ai lu au collège et je me souviens avoir pleuré à la fin. Premier pleurs de ma vie liés à un livre. Depuis je ne l’ai jamais relu, je n’ai pas l’impression qu’on lit deux fois ce genre de livres

    1. Je pense que ça dépend de chacun. On ne le lit certainement pas de la même manière au collège et une fois adulte. Mais parfois on garde un souvenir tellement précis d’un livre (du moins le pense-t-on) qu’on ne ressent pas le besoin de le relire. A vrai dire, je relis très rarement un livre, même lorsque je l’aime, alors que d’autres peuvent lire 10 fois le même roman, chacun a un rapport différent à ses textes fétiches.

  4. J’ai lu ce livre il y a fort fort longtemps et j’ai hélàs raté son adaptation théatrale qui passait à Paris l’an dernier. J’ai en revanche vu « Les raisins de la colère » en DVD, et je relirai bien tout ça… bref, je suis fan…

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