Nue – Jean-Philippe Toussaint

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          Le quatrième et dernier volet sur l’histoire d’amour entre Marie et le narrateur. Nous les retrouvons à Tokyo pour une exposition de Marie, puis sur l’île d’Elbe, où elle a une annonce à faire qui pourrait changer le cours de leur relation chaotique.

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          J’avais beaucoup aimé le précédent livre de la série, La vérité sur Marie, et j’avais hâte de lire celui-ci, qui vient clore le cycle, d’autant plus que les critiques étaient pour le moins élogieuses. Tous les éléments semblaient réunis pour passer un bon moment, malheureusement, comme souvent dans ces cas-là, la déception n’était pas loin. On commence le roman par un défilé et la description d’une robe de miel que j’ai trouvée absolument interminable et à peu près sans intérêt. Autant dire que ça commençait mal. Vient ensuite une exposition, là encore, longue description, intérêt restreint, même si ça s’améliore.

          Arrivé vers le milieu, le roman prend un tournant et j’ai trouvé qu’il devenait plus intéressant lorsque les deux personnages s’envolent pour l’île d’Elbe. On retrouve alors quelque chose de l’esprit du volet précédant même si on n’arrive jamais au même équilibre et à la même grâce. Toutefois, d’une certaine manière, le livre parvient tout de même à répondre à certaines questions laissées en suspens dans le roman précédant, mettant ainsi un terme aux aventures de notre narrateur avec Marie. Même si la fin est rattrape un peu le tout, dans l’ensemble j’ai toutefois trouvé ce roman assez fade et d’un niveau nettement inférieur à ce qu’on aurait pu attendre. Jean-Philippe Toussaint est bien loin de signer ici son meilleur roman et ne finit pas cette série sur Marie sur un grand livre, dommage.

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Quand on va voir quelqu’un dans un cimetière, il est naturel qu’on ne le voie pas, il est normal qu’on ne le trouve pas, car on ne peut pas le trouver, jamais, c’est à son absence qu’on est confronté, à son absence irrémédiable.

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Je l’apercevais dans la foule, et il émanait d’elle quelque chose de lumineux, une grâce, une élégance, une évidence…

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C’était même ainsi, et uniquement ainsi, que je concevais maintenant la séparation avec Marie, en sa présence.

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    • C’est vrai qu’on pourrait presque se demander si ce dernier roman se justifie. Il apporte bien sûr une conclusion, mais finalement, elle aurait peut-être méritée d’être intégrée à la suite du précédant. Je n’ai pas bien compris cet engouement de la presse.

  1. ah bon? celui ci est bien moins que les autres? il est pourtant grand favori pour le concours demain, avec Lemaitre… mon comparse de blog ne cesse de me dire qu’on attribue les Goncourts aux moins bons romans de leurs auteurs ( il a pris pour exemple Duras ou Houellebecq) peut etre aurai t il raison? … pour ma part je n’ai jamais accroché aux romans de Toussaint, un peu trop minimalistes pour moi… mais j’avais prévu de m’y remettre éventuellement avec ce Nue… pas sur finalement… bon we à toi madimado…

    • Je serais tentée de dire que celui-ci est même franchement mauvais, ne seraient-ce quelques pages qui relèvent un peu le niveau à la fin… En revanche, je suis en train de lire le Lemaitre, un vrai régal ! Je pense aussi que Toussaint a contre toute logique toutes ses chances, le Goncourt est une drôle de chose… Bonne semaine.

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