Bars, restaurants

Chez Camille

          Chez Camille est un tout petit bar niché dans une rue escarpée de la butte Montmartre : une petite salle tout en longueur, une terrasse minuscule et du bon rock comme ambiance musicale font tout le charme de l’endroit.

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          Le lieu est accueillant, dans l’esprit des vieux troquets parisiens, bien que les propriétaires aient redonné aux murs un petit coup de jeune bienvenu. C’est chaleureux, on s’y sent de suite comme chez soi. D’ailleurs, on sent bien qu’il y surtout ici des habitués dont c’est un peu la deuxième maison. La clientèle est plutôt jeune, comme les patrons.  On pourrait facilement lier connaissance si on venait 2 ou 3 fois.

          A la carte, les classiques de l’apéritif bien sûr, une petite sélection de vins, et de délicieux cocktails, des plus traditionnels aux plus originaux. Vous pourrez accompagner votre verre d’une très bonne planche de cantal ou de saucisson. Côté prix, si ce n’est pas franchement donné, ce n’est pas non plus excessif pour le quartier. Une adresse vraiment sympa où il fait bon se retrouver entre amis pour bien commencer la soirée.

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Chez Camille

8 rue Ravignan

75018 Paris

Ouvert de 18h à 2h

Fermé le lundi

Divers

La calme… avant la tempête ?

          Depuis quelques semaines déjà, c’est bien calme sur le blog, et ça tend à le devenir de plus en plus… Vous me direz, c’est un peu normal, c’est l’été, les gens partent en vacances, ils sont moins collés à leur ordinateur. Moi la première, avec ce beau soleil, après le travail, j’ai plus tendance à aller me promener pour profiter un peu du beau temps plutôt que de rentrer chez moi directement pour m’installer devant mon écran. Pourtant, devant cette baisse assez phénoménale de la fréquentation, je ne peux m’empêcher de me remettre en question.

          Depuis quelques mois maintenant, j’ai de petits problèmes de santé. Si je m’efforce autant que possible de continuer à publier quotidiennement sur le blog – parfois avec quelques difficultés – j’ai peur que la qualité des articles s’en ressente, faisant fuir un lecteur déjà bien accaparé par les apéros au soleil. Il faut dire aussi que si je continue à publier, je suis beaucoup moins présente sur les réseaux sociaux et chez mes amis blogueurs. Je prends moins de temps pour aller lire des articles chez les autres (quelques uns quand même, n’exagérons pas !) et pour laisser des commentaires. Je ne « travaille pas mon réseau » et ça se sent ! Les visites baissent aussi vite que le nombre de commentaires : le monde du net est impitoyable !

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          Mais en plus de tout cela, n’y aurait-il pas tout simplement un peu de lassitude ? Voilà une idée qui me fait froid dans le dos ! Comment lutter contre ça ? Le blog a fêté ses 3 ans et après tout je me renouvelle assez peu. Je ne compte d’ailleurs pas vraiment le faire, tout bêtement parce que ce blog me ressemble et qu’il est donc peu probable que les critiques de livres soient soudainement remplacées par des bons plans mode ou des comparatifs de maquillages. Tant pis pour les visites, on ne se refait pas !

          J’en profite quand même pour vous poser le question, vous avez des envies pour l’été ? Je sais pas, plus d’articles sur les expos (eh oui, étrangement, c’est ce qui marche le mieux !), des livres que vous aimeriez que je critique (et donc que je lise), des articles un peu plus courts pour mieux profiter de vos séances de bronzage… Bref, j’accepte toutes les propositions ! Quant à les suivre, c’est une autre affaire… J’attends impatiemment vos suggestions pour chance, bonheur et succès immédiat. D’ailleurs, si vous avez aussi les recettes de l’amour et de la richesse qui traînent dans un fond de tiroir, n’hésitez pas !

         En tout cas, un grand merci à ceux qui continuent à passer ici régulièrement et/ou à laisser des petits mots, ça fait toujours plaisir. Et pour vous faire saliver, j’ai plein d’articles pour vous en attente : films, livres, expo, photos, il y en a un peu pour tous les goûts ! En espérant que ça vous donnera l’envie de repasser par ici très bientôt.

Mes lectures·Patrimoine

Culture occitane : Joan Bodon

          C’est le 15 du mois, me revoici avec un nouveau morceau de culture occitane préparé exprès pour vous. Aujourd’hui, je finis le cycle sur nos auteurs classiques avec Joan Bodon, un romancier aveyronnais qui a écrit toute son œuvre en occitan.

          Joan Bodon (Jean Boudou à la française) est né en 1920 à Crespin, un petit village du Rouergue. Sa mère est une conteuse lointaine parente d’Honoré de Balzac. Cette influence des contes influenceront beaucoup sa littérature. Il écrit son tout premier poème à 15 ans et entre à l’École Normale en 1938 et devient instituteur. Ses premier poèmes sont publiés en 1940. En 1941, il est appelé aux Chantiers de la Jeunesse Française. Il reviendra un an après mais repartira presque aussitôt au STO pour 2 ans. Sa libération par l’Armée Rouge sera le point de départ de son roman La grava sul camin. Il se marie en 1946 et aura 6 enfants. En 1954, il obtient le premier prix de prose aux Jeux Floraux de Toulouse.

          Son premier roman a être publié a été La grava sul camin et a immédiatement été reconnu par la critique comme un roman majeur de la littérature occitane. Par la suite, il collaborera très fréquemment à la revue de l’Institut d’Études Occitanes sur des sujets et sous des formes variés. Il enverra également des textes à d’autres revues et deviendra incontournable dans le paysage littéraire occitan. Mais Joan Bodon est également un homme engagé. En 1962, il prend part aux grèvent qui paralysent le bassin houiller de Decazeville. Il participera également aux événements de mai 68 à Clermont-Ferrand avant de s’exiler en Algérie en 1969 pour des raisons financières. Il meurt en 1975. Beaucoup de ses poèmes ont été mis en musique et il est aujourd’hui encore considéré comme une référence en littérature occitane. Certaines de ses œuvres sont disponibles en traduction française et je vous invite vivement à découvrir ces textes pleins de finesse et de poésie.

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La Talvera

Es sus la talvèra qu’es la libertat, – C’est sur la lisière qu’est la liberté,
La mòrt que t’espèra garda la vertat. – La mort qui t’attend garde la vérité.
Cal segre l’orièra, lo cròs del valat, – Il faut suivre la bordure, le creux du fossé,
Grana la misèria quand florís lo blat… – Graine la misère quand fleurit le blé.
Es sus la talvèra qu’es la libertat… – C’est sur la lisière qu’est la liberté.

Per passar l’encisa te revires pas : – Pour passer le col, ne te retourne pas :
D’autan o de bisa pren lo vent sul nas, – Vent d’autan ou bise, le vent te giflera,
Una pèira lisa, l’avenc es al ras – Une pierre glisse, le gouffre est en bas.
Ont la sèrp anisa se fondrà lo glaç. – Où le serpent niche, la glace fondra.
Per passar l’encisa te revires pas – Pour passer le col, ne te retourne pas.

Estelas sens luna ne veirem la fin : – Étoiles sans lune, on en verra la fin.
Ne perdrem pas una, cercam lo camin. – On n’en perdra pas une, on cherche le chemin.
Lo cel tot s’engruna del ser al matin, – Le ciel tombe se morcelle, du soir au matin,
La bèstia feruna pudís lo canin… – La bête sauvage pue le chien…
Estelas sens luna ne veirem la fin. – Étoiles sans lune, on en verra la fin.

Fraire contra fraire tiram lo cotèl : – Frère contre frère, on sort le couteau :
Enfant de ta maire que val la tia pèl ? – Enfant de ta mère, que vaut donc ta peau ?
La mia val pas gaire : un espet de fèl. – La mienne ne vaut pas grand chose : un peu de fiel.
Quin aucèl becaire nos picarà l’uèlh ? – Quel oiseau rapace nous crèvera les yeux ?
Fraire contra fraire tiram lo cotèl. – Frère contre frère, on sort le couteau.

Es sus la talvèra qu’es la libertat. – C’est sur la lisière qu’est la liberté,
D’orièira en orièira porta la vertat. – D’orée en orée va la vérité.
La vida t’espèra de cròs en valat : – La vie t’attend, de combe en vallée :
Bolís la misèria quant grana lo blat. – La misère bout quand graine le blé.
Es sus la talvèra qu’es la libertat… – C’est sur la lisière qu’est la liberté.

La « talvera » est la partie non-cultivée d’un champ, située aux extrémités, elle permet à la charrue (ou de nos jours au tracteur) de tourner.

Voici le lien vers une version chantée par Eric Fraj.

Expositions

Une visite au musée Guimet

          Le musée Guimet est consacré aux arts asiatiques : Inde, Chine, Afghanistan, Cambodge, Japon, Corée… C’est un véritable voyage à travers l’Asie que nous proposent ces collections. Statues, arts religieux, textiles, mobilier, comme autant de manières de s’initier à d’autres cultures venues de pays et d’époques lointaines.

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          Je ne suis pas spontanément très attirée par ce type d’art, ayant tendance à aller plus facilement vers la peinture. Toutefois, découvrant il y a peu le Musée du Quai Branly, j’avais été très agréablement surprise. Je garde aussi un très bon souvenir du musée consacré aux arts asiatiques à Toulouse où on peut admirer de très beaux costumes. J’étais donc assez enthousiaste à l’idée de cette visite, espérant surtout y trouver des objets du quotidien, qui sont souvent ceux qui me touchent le plus.

          Le rez-de-chaussée est consacré à l’Inde et à l’Asie du Sud-Est. Il y a beaucoup de statues, dont certaines assez monumentales, qui viennent de temples et représentent des divinités. Au premier étage, l’Asie centrale, l’Afghanistan, la Pakistan, le Népal, le Tibet et la Chine antique. Enfin, au second, la Chine classique cette fois, le Japon et la Corée. Certaines salles du deuxième étage ainsi que les troisième et quatrième étages étaient fermés lors de notre visite. Le musée est vaste et les collections assez riches. Toutefois, je n’ai pu m’empêcher d’être un peu déçue et ce pour plusieurs raisons.

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          Les espaces sont assez mal conçus, je ne suis pas sure qu’on puisse tout voir sans revenir sur ses pas et j’ai raté plusieurs salles. Le rez-de-chaussée ne m’a pas vraiment passionnée. Il a y a quelques pièces impressionnantes malheureusement, le total manque de précisions sur les cartels perd assez vite le visiteur néophyte. J’ai vu en sortant que les audioguides étaient gratuits mais il ne nous en a pas été proposé à l’entrée, dommage, je le saurai pour la prochaine fois ! J’ai également regretté qu’il y ait très peu de costumes, de bijoux ou de vaisselle. On y trouve essentiellement des statues, des représentations de bouddha pour la plupart, qui peuvent rendre le tout un eu monotone quand on n’est pas spécialiste de la question.

          J’ai bien aimé au premier étage des statuettes chinoises, datant du V° siècle je crois et représentant des petites filles. J’ai trouvé qu’elles étaient d’une grande modernité.  Certaines représentent des joueuses de polo et j’aurais aimé en savoir un peu plus sur leur réalisation (on jouait au polo en Chine au V° s. ?!). Dans l’ensemble, plus que la qualité des œuvres exposées, c’est plutôt la mise en valeur qui fait défaut. Quant au Panthéon bouddhique, sa visite ne représente pas un grand intérêt. Si je suis tout de même contente d’avoir enfin découvert ce lieu, sa visite est plutôt à réserver aux férus d’arts asiatiques. Pour ma part, j’y retournerai sans doute mais pour des expositions temporaires. 

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Musée Guimet

6 place d’Iéna – 75016 Paris

De 10h à 18h, fermé le mardi

7,5 € (collections permanentes)

Actualité

L’actu de la semaine (13/07)

Un train a déraillé hier soir à Brétigny en région parisienne. Il y a eu 6 morts, 11 blessés graves et 51 blessés légers. Le trafic est totalement interrompu entre Paris et Limoges, il faudra sans doute plusieurs jours pour un retour à la normale. L’accident est dû à une défaillance technique au niveau de l’aiguillage.

Un policier a été agressé à Marseille. Alors qu’il surveillait la baignade, des jeunes ont essayé de le noyer. Il a été secouru par un collègue à l’aide d’une bombe lacrymogène. Deux adolescent ont été arrêtés et lacés en garde-à-vue.

Des propos de Christian Estrosi sur les gens du voyage ont suscité la polémique cette semaine. Il les a associés à des délinquants a donné des conseils pour les « mater », ce qui n’a pas été du goût de tout le monde. Rappelons que les gens du voyage, contrairement aux Roms originaires de Roumanie, sont des nomades de nationalité française, comme le forains par exemple, d’où un certain agacement face aux raccourcis faciles.

Manuel Valls veut baisser la vitesse sur les routes. Les chiffres de la sécurité routière sont encourageants. Pour les améliorer encore, le ministre de l’Intérieur songe à baisser certaines limitations de vitesse afin de passer sous la barre des 2000 morts par an sous les routes. Une mesures qui fait grincer des dents certains qui la jugent inefficace.

Nouveau dérapage d’Arnaud Montebourg sur le gaz de schiste cette fois. Le ministre du redressement productif s’est exprimé en faveur de l’exploitation du gaz de schiste alors que le gouvernement y est opposé, il s’est de suite fait remonter les bretelles par Jean-Marc Ayrault.

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Le mot de la semaine sera MAIE : « Grand coffre rustique à couvercle plat, souvent monté sur pieds, dans lequel on pétrissait le pain et où, parfois, on le conservait. » Synonyme de « Huche ».

Les sorties ciné

Hijacking : le MV Rosen est pris d’assaut par des pirates somaliens qui réclament 15 millions de dollars contre la vie de l’équipage, une longue négociation commence. Il y a longtemps que je n’ai pas vu ce type de film, que souvent j’apprécie beaucoup, je compte donc bien aller voir celui-là.

Grisgris : malgré sa jambe paralysée, Grisgris rêve de devenir danseur mais quand son oncle tombe malade, il décide de travailler pour des trafiquants d’essence. Un film tchadien sur la danse et on sombre trafic, tous les ingrédients sont réunis pour éveiller ma curiosité ! Je compte bien aller voir ça de plus près.

Ini Avan, celui qui revient : au Nord du Sri Lanka, après deux ans passés dans un camp, un combattant rebelle rentre dans son village, il retrouve la femme qu’il a aimé et tente de reprendre une existence normale mais la haine des villageois le rattrape. Je pense bien n’avoir jamais vu un film sri-lankais (j’en suis même sure !), c’est en soi une excellente raison de tenter d’aller voir celui-ci.

Bonne semaine à tous !