Divers

Top ten tuesday (18/09)

          Top Ten Tuesday, un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini. Initialement créé par The Broke and the Bookish, il est désormais repris en français par Iani et son carnet de lecture.

Cette semaine, le thème est :

Les 10 personnages les plus énervants

1) Manon Lescaut. A moins que son imbécile de Des Grieux ne soit encore plus agaçant.

2) Emma Bovary. Trop mélodramatique à mon goût.

3) La princesse de Clèves. A peu près pour les mêmes raisons que la jeune femme sus-citée : « pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? ».

4) Cécile de Volanges (Les liaisons dangereuses). Tant d’innocence et de naïveté me laissent perplexe.

5) Hermione (Harry Potter, non, pas celle de Racine). Je la trouve imbuvable avec son arrogance et son côté moralisateur.

6) Dieu dans La métaphysique des tubes (soit Amélie elle-même). Nothomb au summum de l’auto-suffisance. Enfant déjà sa tête ne passait pas les portes.

7) Augusteen dans Courir avec des ciseaux. Là aussi, l’auteur lui-même dont bizarrement tout le talent réside dans sa capacité à nous exaspérer, allez comprendre…

8) Klimkov (Une vie inutile). Tout est dans le titre : inutile. C’est pourtant là que réside la beauté de ce texte.

9) Jason (Médée). Je sais, c’est Médée la méchante de l’histoire mais lui est vraiment trop con !

10) Candide. Comme vous l’aurez remarqué dans cette liste la candeur est sans doute l’un des traits de caractère que j’ai le plus de mal à supporter (suivi de près par l’arrogance donc), surtout en littérature, autant dire que les aventures de ce personnage virent pour moi au supplice.

          Un top ten qui m’a bien inspirée. Ce ne sont pas les personnages agaçants qui manquent en littérature, étrangement, le plus souvent dans des livres que j’aime bien, ça leur donne du caractère ! Et vous, quels personnages vous exaspèrent ?

Patrimoine·Photo

Les plus belles bibliothèques de Paris

          Cette année, une fois n’est pas coutume, j’ai réussi à profiter un peu des journées du patrimoine. Bien que je n’aie pas été à Paris le samedi et que je travaille le dimanche après-midi, j’ai toutefois pu prévoir un petit circuit thématique des plus agréable par cette belle journée de fin d’été. Aimant passionnément les livres, j’ai jeté mon dévolu sur les bibliothèques parisiennes. Toutes n’étaient pas ouvertes le dimanche et ne pouvant pas tout faire, j’ai choisi les trois bibliothèques anciennes du coeur de la capitale les plus réputées et accessibles au public toute l’année. Elle possèdent en plus l’avantage de ne pas être trop éloignées, ce qui m’a permis de faire au passage une très belle balade sous le soleil parisien. Voici donc une petite présentation de trois lieux d’exception.

          La BnF site Richelieu. La bibliothèque y a été implantée en 1724. La salle ovale, de 45 m de long, 34 de large et 18 de hauteur, a été construite entre 1882 et 1936. Anciennement site principal de la Bibliothèque nationale de France (BnF donc), la Richelieu a laissé la place en 1996 à un site flambant neuf dans le 13° arrondissement, en bords de Seine : la Bibliothèque François Mitterrand. Cette dernière est moderne et bien plus vaste, plus adaptée à la conversation et l’accueil d’un public nombreux. Toutefois, une partie des collections (notamment un grand nombre de collections spécialisées) demeure dans le site Richelieu dont la magnifique salle de lecture reste ouverte au public, à condition malheureusement d’être détenteur d’une accréditation recherche (voir conditions, ici). Dans le cas contraire, vous pouvez entrer et vous ébahir devant la beauté de la salle de elcture à travers une vitre à l’entrée – ou attendre sagement les journées du patrimoine de l’année prochaine. La bibliothèque de l’Arsenal, que je n’ai malheureusement pas eu le temps d’aller découvrir, est ouverte sous les mêmes conditions. Il est également possible de visiter le site Richelieu le jeudi après-midi (plus de précisions ici). BnF Richelieu, 5 rue Vivienne, 75002 Paris.

               

          La bibliothèque Mazarine est située dans l’Institut de France.  Celui-ci a été créé en 1795 par l’Abbé Grégoire (que les défenseurs des langues régionales abhorrent pour avoir massacré les cultures régionales aussi surement que les espagnols ont embroché les indiens) afin de « recueillir les découvertes, de perfectionner les arts et les sciences ». D’abord installé au Louvre, il démanage en 1805 dans l’ancien collège des Quatre-Nationsconditions fondé par Mazarin. L’Institut de France est composé de 5 académies : l’Académie française et celles des inscriptions et belles lettres, des sciences, des beauc arts et des sciences morales et politiques. La Bibliothèque Mazarine est située dans l’enceinte du bâtiment (vous imaginez ! j’ai marché sur les traces de François Cheng !!!). La bibliothèque personnelle du Cardinal Mazarin est la plus ancienne bibliothèque publique de France et le décor n’a pas changé depuis le 17° siècle. Elle est accessible au public sur simple inscription et visitable librement pendant les horaires d’ouverture (pour plus de détails sur les conditions d’accès c’est par-là).  Bibliothèque Mazarine, 23 quai de Conti, 75006 Paris.

          

          La Bibliothèque Sainte-Geneviève tient son nom d’une importante abbaye parisienne fondée au VI° siècle par Clovis. Si les collections se sont considérablement enrichies au cours des siècles, la bibliothèque n’a rejoint son emplacement acluel qu’en 1851, avec la construction d’un bâtiment propre. Jusque-là, elle était restée dans l’édifice abbatial, actuel lycée Henri IV (à quelques mètres de là à peine). La bibliothèque est rattachée depuis le début du XX° siècle à l’Université. Toutefois, elle est accessible à tous, gratuitement, sur simple demande d’une carte de bibliothèque. Idéalement située dans le quartier des universités, elle est réputée pour la beauté de sa salle de lecture, ses horaires d’ouverture très larges et l’incroyable foule qui s’y presse, notamment en hiver (eh oui, l’hiver on révise au chaud et l’été au soleil), entraînant une file d’attente qui peut atteindre plusieurs heures. Si si, incroyable mais vrai, on se bat pour entrer dans ce temple du savoir (si vous souhaitez obtenir plus d’information, c’est ici). Cette bibliothèque n’est peut-être pas la plus impressionnante (quoi que…) mais elle est celle qui m’a le plus touchée et m’a donné envie de retourner un jour y travailler. Ceux qui me connaissent savent que je n’aime guère travailler en bibliothèque, c’est dire l’ampleur de ce coup de foudre. Bibliothèque Sainte-Geneviève, 10 place du Panthéon, 75005 Paris.

               

          Chacune de ces bibliothèques proposait à l’occasion des journées du patrimoine des salles habituellement fermées au public, des visites guidées gratuites, des rencontres avec les conservateurs (pour la plupart très disponibles et ravis de partager leur passion), des ateliers de restauration ou des présentations d’incunables et manuscrits médiévaux (pour ceux à qui je parlerais chinois, « incunable » : ouvrage qui date des premiers temps de l’imprimrie », soit entre 1450 et 1500). Des ouvrages précieux qu’on a rarement l’occasion de voir autrement que derrière une vitrine. Et il est encore plus rare qu’on vous tourne gentiment les pages sur simple demande ! Je n’ai malheureusement pas eu le temps de m’attarder mais j’ai trouvé l’atelier de restauration très intéressant, tout comme les explications sur les manuscrits. Une très belle initiative.

Cinéma·Jeunesse

Rebelle

          Film d’animation, aventure, humour américain, de Mark Andrews et Brenda Chapman (pour les studios Disney).

          Merida est la fille du roi Fergus et de la reine Elinor, qui règnent sur les Highlands d’Ecosse. Mais il y a un problème : elle refuse d’être une princesse ! Elle préfère chevaucher le long des falaises et tirer à l’arc du soir au matin, au plus grand désespoir de sa mère. Cependant, il va falloir la marier… refusant tous les prétendants, elle s’oppose fermement à sa mère qui veut voir la tradition se perpétuer. Elle va alors lancer une malédiction qui pourrait détruire sa famille, et le royaume.

          J’ai bien aimé l’idée de départ de ce dessin animé. Une fille rebelle qui préfère la vie sauvage aux chichis de la Cour, voilà qui me parle ! En plus elle est rousse, il y a des ours, et de beaux paysages. Un très bon début. D’ailleurs dans l’ensemble j’ai bien aimé ce dessin animé plutôt réussi. J’ai aimé l’histoire, bien qu’elle aurait parfois mérité un peu plus de nuance, les personnages attachants, le dynamisme du tout et la petite touche d’humour assez appréciable. L’animation est soignée, notamment concernant les animaux (joli jeu d’oreilles sur le cheval notamment). J’ai trouvé que certains passages auraient demandé à être plus développés comme la lutte entre les prétendants, et d’autre écourtés, dont certaines bagarres. En me mettant dans le peau d’un enfant de 8ans, j’ai aussi trouvé ça relativement violent, à cet âge là j’aurais été morte de trouille (je n’ai jamais été bien téméraire, il faut l’admettre). L’ensemble est toutefois bien fait, avec quelques passages franchement sympathiques. On ne s’ennuie pas une seconde et si un rien plus de subtilité eut sans doute été possible, l’histoire fonctionne assez bien.  Je m’attendais à un peu plus d’originalité étant donné le synopsis mais mis à part cette petite déception, un dessin animé efficace et assez réussi.

Actualité

Le Renaudot, 1° sélection

           La saison des prix continue. C’est maintenant la 1° sélection du prix Renaudot que je vous propose (avec un peu de retard tout de même). Encore une fois Patrick Deville est de la partie. Parmi les surprises, on compte en revanche la présence improbable de Florian Zeller. Une sélection qui me laisse un peu perplexe. Résultat en novembre.

Vassilis Alexakis L’enfant grec (Stock)

Christophe Donner A quoi jouent les hommes (Grasset)

Florian Zeller La Jouissance (Gallimard)

Henri Lopes Une enfant de Poto-Poto (Gallimard)

Patrick Deville Peste et choléra (Seuil)

Anne Berest Les Patriarches (Grasset)

Mohamed Boudjedra Le parti des coïncidences (Alma)

Abdellah Taïa Infidèles (Seuil)

Agnès Desarthe Une partie de chasse (L’Olivier)

Lionel Duroy L’hiver des hommes (Julliard)

Jean-Loup Trassard L’homme des haies (Gallimard)

Christian Authier Une certaine fatigue (Stock)

Aurélien Bellanger La Théorie de l’information (Gallimard)

Actualité·Patrimoine

Les journées du patrimoine

          Aujourd’hui et demain se tiennent les Journées du Patrimoine dans la France entière. A cette occasion, 16 000 lieux, dont de nombreux inaccessibles la plupart du temps, ouvrent leurs portes au public, presque toujours gratuitement. Cette année à l’honneur, les patrimoines cachés, qu’ils soient enfoui, en hauteur ou souterrain. Les organes du pouvoir se dévoilent aussi le temps de quelques heures. A moins que vous ne préfériez les balades en ville où vous suivrez un guide qui vous montrera les curiosités de l’architecture de votre ville. Chacun y trouvera son compte. Pour plus d’informations et la liste des lieux visitables c’est par (bon courage quand même pour vous y retrouver !). Bonne visite à tous !