– Le 11 septembre, journée noire : 11 ans après les attentats meurtriers de New-York, c’est l’ambassade des Etats-Unis en Libye qui a été attaquée ce 11 septembre. L’ambassadeur a été tué ainsi que 3 autres employés. Des manifestations devant les ambassades des Etats-unis ont également eu lieu en Tunisie, au Maroc et en Egypte.
– Un incendie mortel à Saint-Denis, en région parisienne, a fait 3 morts. L’immeuble était insalubre et la procédure pour sa réhabilitation en cours. Le problème d’insalubrité touche de très nombreux immeuble de la ville.
– Un peu de tennis : Andy Murray a enfin gagné sa première finale en grand Chelem à l’US Open contre Novak Djokovic. Ouf, il était temps !
– Apple a présenté son Iphone 5. Il se vend tellement de ces petites bêtes que la sortie de celui-ci pourrait influer favorablement sur le PIB des Etats-Unis et réduire la crise. Eh oui !
– Un accident de car a fait 6 morts et 17 blessés. Le chauffeur a vu la sortie de l’autoroute trop tard et décidé de la prendre quand même, la manoeuvre brutale a fait se renverser le véhicule.
Le mot de la semaine sera déréliction : « solitude morale, en particulier par rapport à Dieu ».
Et les sorties ciné ? Des hommes sans loi, l’histoire de bouilleurs de cru en pleine prohibition, après la diffusion/distribution, on aborde l’aspect de la production sur une période très représentée dans le cinéma américain et toujours passionnante (des bandits, des policiers, des poursuites, j’adoooore) ; The We and The I, des adolescents qui rentrent en bus à la fin de l’année scolaire pour un dernier trajet avant les vacances, c’est du Gondry, ça vaut forcément le détour ; Ombline, une jeune femme qui vient d’entrer en prison découvre qu’elle est enceinte, à défaut d’être joyeux le film semble intéressant. Côté comédie tout de même, Boy m’intrigue aussi assez.
Vous le savez peut-être, j’ai déménagé il y a quelques mois. J’ai quitté le 14° ou j’étais installée depuis mon arrivée à Paris pour le 17°, soit l’autre bout de la ligne 13 (celui où il y a encore plus de problèmes…). Il a donc fallu que je revoie toutes mes habitudes : trouver les commerçants sympas avec de bons produits, les endroits pas trop cher, les espaces verts, la nouvelle cantine pour les jours où des amis passent et où on a la flemme de cuisiner, le café o aller s’installer avec un livre au soleil. Bref, changer de quartier c’est presque comme changer de ville, tout est à revoir. Et parmi les priorités, bien évidemment, partir à la rencontre de son nouveau libraire, regrettant déjà amèrement l’ancien (à découvrir ici) !
La libraire de Paris (Gallimard), place de Clichy
Je connaissais déjà la librairie Gallimard de la Place de Clichy, très grande, très bien approvisionnées mais qui sent un peu l’usine et avec des libraires au mieux indifférents, si vous avez moins de chance, carrément méprisants (c’est une spécialité de la maison je pense, dans le 6°, c’est pire). Bref, on est contents qu’elle soit là en cas de besoin ça ne donne pas envie d’aller demander conseil. Je suis donc allée voir vers des lieux de taille plus réduite. J’ai commencé par la charmante librairie des Batignolles, dont je reparlerai surement. L’endroit est très chaleureux et la libraire extrêmement accueillante. En revanche, j’ai bien peur que nous n’ayons des visions de la littérature quelque peu divergentes ce qui exclut à peu près là aussi la demande de conseil (avisés en tout cas). Nous ne lisons tout bonnement pas le même type de romans, ce qui donne une sorte de dialogue de sourds : je parle Joncour, Toussaint, Mingarelli ; on me répond Olmi, Guenassia, Smith. Difficile donc de se comprendre mais je vous recommande tout de même l’endroit fort sympathique et chaleureux. J’y retournerai sans doute moi même à l’occasion.
Vitrine de la librairie des Batignolles
Et puis, je suis passée par hasard devant une grande librairie, tout près de chez moi. Un nom évocateur qui me tentait particulièrement et a piqué au vif ma curiosité : L’usage du monde. J’ai donc profité de la rentrée littéraire pour allez voir ça de plus près. Première bonne surprise, la librairie est bien aménagée : un coin pour les essais à gauche, les romans au centre, les illustrés à droite. Du premier coup d’oeil, on repère l’agencement des lieux. La table rentrée littéraire était bien fournie et les libraires se sont jetés sur moi pour me proposer leur aide. J’en ai donc profité pour demander conseil. Ici on aime visiblement la littérature exigeante (intello diraient certains mais qu’importe). J’ai eu droit à un avis construit et argumenté avec passion sur certains ouvrages de la rentrée qui m’a donné envie (même si ça n’a pas servi à grand chose étant donné que j’avais déjà fait ma sélection). Le rapport avec le client semble essentiel ici. Deux personnes sont passées avant moi et les libraires semblaient connaître précisément leurs goûts et leurs dernières lectures. Quelle joie de trouver deux jeunes libraires passionnés et accueillants avec qui converser des dernières nouveautés.
Vitrine de L’usage du monde
Cette fois c’est sûr, j’ai trouvé mon nouveau fournisseur officiel de littérature. Avoir un bon libraire près de chez soi est tellement important ! Un des points forts du lieux est la diversité de l’offre proposée avec un joli choix d’essais mais aussi des guides de voyages (vu le nom, le contraire eut été honteux !). Une très belle sélection cuisine également, juste au niveau de la caisse, idéal pour feuilleter en attendant son tour… L’accueil chaleureux et le désir de partager sa passion avec le client sont également des atouts majeurs de ce lieu qui propose aussi des rencontres avec les auteurs. C’est certain, on n’a pas fini de me voir errer dans les rayons.
Film d’action, aventure, de Simon West avec Sylverster Stalone, Jet Li, Bruce Willis, Chuck Norris, Jean-Claude Van Damme, Arnold Schwarzenegger (et j’en passe !)
La bande de gros bras doit récupérer un coffre contenant des informations top secrètes. Sur le chemin, le gros méchant, non seulement leur vole le précieux butin mais tue un des leurs (le plus jeune et le plus mignon). Les gros bras n’auront plus alors qu’une seule idée en tête : venger la mort de leur ami.
Vous l’aurez compris, inutile d’aller voir ce film pour la profondeur de son scénario. En revanche, le casting réunit tout ce qu’on fait de mieux en vétérans du film d’action à gros budget. Honnêtement, je ne comptais absolument pas aller voir ce film. Nous étions partis pour « Total recall » qui, s’il ne faisait pas partie de mes priorités, mettait à peu près tout le monde d’accord. Mais la séance étant complète, nous avons jetés notre dévolu sur le seul autre film qui passait à cette heure-là. Au moins nous étions tous du même avis : c’était vraiment histoire d’aller voir un film… Quel enthousiasme !
Bon, que dire de ce film ? Rien qu’on ne sache déjà je suppose. Le scénario, quasi-inexistant, est absolument navrant. Certaines scènes d’action, pourtant spectaculaires et bien menées, sont absolument interminables. Le film n’hésite pas à reprendre quasi-intégralement des scènes de jeux vidéos célèbres (changements d’armes compris), ce qui donne un effet assez étrange. Il n’y a pas le moindre suspens dans ce film. Tout y est convenu, vu, revu et re-revu. Aucune surprise donc. On regrette un peu que certains grands noms de l’affiche brillent autant par leur absence à l’écran, notamment Jet Lee et Chuck Norris. Pour le reste, ce n’est pas l’humour qui va nous étouffer dans ce film et si certaines répliques font sourire prises au second degré, on se demande si c’était bien le but recherché. Bref, un film d’action tout ce qu’on fait de plus creux mais ça bouge et un ne s’ennuie pas une seconde, c’est déjà ça.
Top Ten Tuesday, un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini. Initialement créé par The Broke and the Bookish, il est désormais repris en français par Iani et son carnet de lecture.
Cette semaine, le thème est :
Les 10 livres qui vous ont fait réfléchir
1)Les démons, de Fiodor Dostoïevski. Pour un passage très intéressant sur la nécessité de croire en Dieu.
2)Clara et la pénombre, de José Carlos Somoza. Je dois admettre que cette réflexion sur l’avenir de l’art m’a un peu dépassée mais elle m’aura tout de même fait réfléchir un peu.
3) Le vicomte pourfendu, d’Italo Calvino. Un conte farfelu qui n’est toutefois pas dénué d’intérêt. Il caricature notamment la division Bien/Mal, jusqu’à la rendre absurde.
4)Un balcon en forêt, de Julien Graq. Très belle réflexion sur l’attente et son pouvoir sur nous.
5)Les Fleurs du Mal, de Charles Baudelaire. Cette volonté de « transformer le laid en beau » a été une sorte de révélation. « Tu m’as donné de la boue et j’en ai fait de l’or ».
6)Antigone (d’Anouilh de préférence, mais pas que). Pour sa vision désespérée du bonheur et son incroyable force de conviction.
7)Manon Lescaut, de l’Abbé Prévost. Lu et relu pour la faculté, une seule question me taraude toujours : Mais pouuurquoiiiii ???
8)Le peuple d’en bas, de Jack London. Une enquête dans les bas-fond de Londres. Pas son meilleur livre mais le plus édifiant. Depuis le 19° s., la situation ne semble absolument pas s’être améliorée. D’une modernité mortifiante.
9)Race et histoire, de Claude Lévy-Strauss. Un court texte tout à fait édifiant sur la question du racisme.
10)
Etrangement j’ai eu le plus grand mal à faire cette liste. On peut sans doute en déduire que je ne réfléchis pas assez, c’est bien triste… Pourtant, sur tous ces livres dévorés, il doit bien y en avoir des dizaines qui m’ont amenée à me poser des questions métaphysiques, d’autant que j’aime bien les ouvrages assez consistants. Bizarre que ça m’ait si peut marquée. Voilà qui justement, m’amène à réfléchir !
La saison des prix littéraire est lancée, après le Goncourt la semaine dernière, c’est le Médicis qui nous livre aujourd’hui sa première sélection. Voici celle concernant les romans français :
– Emmanuelle Pireyre « Féerie générale » (L’Olivier)
– Patrick Deville « Peste et choléra » (Seuil)
– Alain Blottière « Rêveurs » (Gallimard)
– Aurélien Bellanger « La Théorie de l’information » (Gallimard)
– François Bon « Autobiographie des objets » (Seuil)
– Claude Arnaud « Brève saison au paradis » (Grasset)
– Patrick Roegiers « Le Bonheur des Belges » (Grasset)
– Abdellah Taïa « Infidèles » (Seuil)
– Leslie Kaplan « Millefeuille » (P.O.L.)
– Philippe Djian « Oh… » (Gallimard)
– Claudie Hunzinger « La Survivance » (Grasset)
– Lancelot Hamelin « Le Couvre-feu d’octobre » (L’Arpenteur)
– Matthieu Riboulet « Les Oeuvres de miséricorde » (Verdier)
– Gary Victor « Maudite éducation » (Philippe Rey)
Le Deville semble décidément faire l’unanimité ! Pour les autres, je n’ai pas suivi les parutions d’assez près pour avoir un avis sur leur présence dans cette liste (ça viendra peut-être). Le verdict dans quelques semaine.