Cuisine

Tarte aux myrtilles et au lait d’amande

Pour 8 personnes

Pâte

1 œuf

100 g de sucre

250 g de farine

125 g de beurre ramolli

DSC_0697

Appareil

3 œufs

50 g de sucre

400 ml de lait d’amande

50 g de poudre d’amande

1,5 bouchon de Cointreau

400 g de myrtilles

Compotée de myrtilles

400 g de myrtilles

40 g de sucre

2 g d’agar-agar (facultatif)

DSC_0714

Préchauffez le four à 200° C (th. 6/7).

Préparez la pâte : dans un saladier, battez l’œuf et avec le sucre. Ajoutez la farine et travaillez le mélange afin qu’il devienne bien sableux. Ajoutez ensuite le beurre ramolli coupé en petits morceaux et malaxez la pâte jusqu’à ce qu’elle forme une boule.

Préparez l’appareil : dans un autre récipient, battez les œufs avec le sucre. Ajoutez le lait et la poudre d’amande et le Cointreau. Mélangez bien puis intégrez les myrtilles.

Beurrez un moule à tarte. Etalez la pâte à la main à l’intérieur du moule puis versez le flan amande myrtille. Il doit arriver environ à mi-hauteur du moule. Enfournez et laissez cuire 30 min.

DSC_0700

Préparez la compotée de myrtilles : pendant la cuisson de la tarte, dans une petite casserole, mélangez les myrtilles et le sucre. Ajoutez un fond d’eau et laissez cuire à feu doux jusqu’à ce que les fruits commencent à s’écraser. La préparation doit avoir la consistance d’une compote un peu épaisse. Pour cela, vous pouvez la laisser réduire jusqu’à obtenir la consistance voulue ou, si comme moi vous manquez de patience (et/ou avez mis trop d’eau), vous pouvez insérer 2g d’agar-agar dans la préparation pour la faire prendre.

Lorsque la tarte est cuite, sortez-la du four et versez la compotée encore chaude dessus. Répartissez bien les fruits sur la tarte et laissez refroidir.

DSC_0718

Servez la tarte froide, éventuellement accompagnée d’une boule de glace vanille.

Bon appétit !

Mes lectures

Le jour où la guerre s’arrêtera, le nouveau roman de Pierre Bordage

         Un enfant qui semble sorti de nulle part cherche à retrouver la mémoire. Il porte un regard nouveau et sans concession sur l’espèce humaine et ses comportements et va essayer de les emmener à plus de raison.

COUV BORDAGE Le jour où la guerre s'arrêta PL1HD

          Je ne suis pas une grande adepte de science-fiction et si j’en ai lu durant mon adolescence, j’ai presque totalement délaissé le genre depuis. Pourtant, quand j’ai vu que Pierre Bordage sortait un nouveau roman, j’ai eu envie de le lire. Voilà qui est chose faite. J’ai été un peu déroutée au début par cette histoire : le regard extérieur sur le monde peut s’avérer intéressant mais je trouve qu’il pose surtout pas mal de problèmes (qu’est ce que le personnage sait ou pas, parle-t-il le langue ? connaît-il les objets qui l’entoure ? quels concepts lui sont familiers ?). Il est difficile d’imaginer quelqu’un qui ignore tout de notre monde et bien souvent, les auteurs peinent à tenir ce point de vue extérieur. Et même lorsque c’est bien fait – ce qui est plutôt le cas ici – ça crée une impression de naïveté qui a tendance à me déranger. Toutefois, le style étant agréable, je ne me suis pas arrêtée à cette première impression un peu étrange et j’ai poursuivi ma lecture.

          Je me suis peu à peu habituée à ce point de vue particulier et tout compte fait assez bien traité. De la même façon, les bizarreries de cet enfant sorti de nulle part ne m’ont pas trop gênée. Je dois bien admettre qu’en revanche son côté dégoulinant d’amour pour la Terre entière m’a un peu agacée mais bon, ça colle bien avec son personnage. Même si je n’ai pas toujours compris précisément où le roman voulait en venir au juste, il y a quelques réflexions intéressantes, sur l’humanité entre autres. Le message ne m’a pas paru d’une extrême clarté mais je crois que j’aime autant, ça évite de tomber dans des conclusions simplistes et pousse le lecteur à réfléchir un peu sur ce texte. N’étant pas trop habituée à ce type de récit, il m’est un peu difficile de le juger objectivement mais il m’a sembler éviter les principaux écueils du genre. Malgré un côté un peu naïf qui peut agacer, un roman agréable à lire et assez intéressant.

P1070786_-_Pierre_BORDAGE

Il n’avait pas renoncé à la possession la plus ardue à extirper de lui-même, à l’illusion la plus difficile à discerner parmi celles qui se riaient des êtres humains : la certitude d’être dans la vérité.

_______________

Seule la mort donne du prix à la vie.

Divers

Août, le bilan

          Il paraît que le mauvais temps a fait lire cet été, il semblerait que ce soit assez vrai dans mon cas. 9 livres lus et presque autant de bonnes surprises ce mois-ci. Uniquement des romans. D’ailleurs cette année je me suis plongée assez tôt dans une rentrée littéraire qui me semble des plus enthousiasmante. J’ai beaucoup apprécié Chrysis de Jim Fergus, une biographie romancée particulièrement intéressante, et Peine perdue d’Olivier Adam, un style abrupt et une histoire forte qui remuent leur lecteur. Mais aussi le tome 3 de la géniale série de Sabri Louatah, Les sauvages, toujours aussi addictive.

          Un mois assez pauvre côté cinéma en revanche. Je me suis exilée pour un mois à la montagne et le cinéma le plus proche est à 40 km, avec une programmation limitée et souvent axée très grand public (surtout en été). A moins que le cinéma itinérant qui passe tous les vendredi ne propose un film que je n’ai pas encore vu, il me faut faire 120 km si je veux voir des films d’art et essai. Autant vous dire que je ne fais pas le déplacement tous les jours (ni toutes les semaines d’ailleurs). Je n’ai donc vu que 4 films ce mois-ci mais je les ai tous appréciés plus ou moins. Boyhood s’est avéré intéressant et Les combattants assez drôle et réussi. J’ai également rattrapé certains films ratés l’année dernière mais moins que prévu, la lecture m’occupait déjà bien assez !

v2 sig

          Comme pour le cinéma, les spectacles sont rares au fin fond de mes montagnes. J’ai quand même découvert une librairie/bibliothèque très sympathique (je vous en reparlerai bientôt) et, malgré le mauvais temps, j’ai eu la chance de pouvoir faire quelques randonnées. J’ai également mis à profit les jours de brouillard pour cuisiner un peu. Pas de voyages non plus, n’étant pas très en forme, je me suis contentée d’aller me faire chouchouter chez mes parents.
Un mois d’août assez calme donc mais étant donné le nombre de pièces faramineux qui m’attend à la rentrée, un peu de repos avant de se remettre à la vie culturelle parisienne ne semblait pas de trop. J’ai également rejoint ce mois-ci la rédaction du site cinéma Cinéphilia. Voilà qui va me pousser à suivre un peu plus encore les sorties ciné !

Et vous, quelles belles découvertes vous attendaient en ce mois d’août ?

Mes lectures

Les gens heureux lisent et boivent du café, Agnès Martin-Lugand signe un premier roman agréable

         Quand Diane perd sa fille et son mari dans un accident de voiture, son monde s’arrête de tourner. Elle finit par fuir en Irlande la compassion de ses proches trop prévenants. Dans l’espoir de pouvoir s’adonner tout entière à son chagrin, loin des regards. Mais un jour ou l’autre, la vie finit toujours par reprendre ses droits.

81gus9kzxgl-_sl1500_

          Voilà un roman dont la couverture et le titre me tentaient depuis bien longtemps. Pourtant, je n’en avais pas entendu dire que du bien et son grand succès populaire m’avait rendue quelque peu méfiante (oui, je fais partie de ces gens qui se méfient des succès fulgurant en littérature). Et puis j’avais entendu dire qu’il s’agissait d’une histoire d’amour et les histoires d’amour et moi ça se termine mal, en général… Mais quand même, ce titre, il me tentait vraiment, je m’y retrouvais un peu dedans (même si je préfère le thé, mais on s’en fiche). J’en étais donc là de mes hésitations quand j’ai gagné le concours de l’été chez Pocket et reçu les 34 titres de la sélection estivale, dont celui-ci. Voilà qui réglait mon problème et me donnait une bonne occasion de le lire. Un peu par hasard, c’est d’ailleurs le premier roman de la sélection que j’ai lu et j’ai été plutôt agréablement surprise.

          J’ai eu beaucoup de mal avec les premières pages. Je trouvais ça terriblement mal écrit. Pas que le style soit incorrect mais fade, convenu. Des phrases toutes faites qui sonnaient creux, le genre qui me repousse d’emblée. Et puis le personnage, enfermée chez elle et fumant clope sur clope, m’a té immédiatement antipathique. J’ai quand même un peu insisté, le livre et court, ça ne valait pas vraiment le coup de le lâcher. J’ai plutôt bien fait d’être patiente. Après les 10 ou 20 premières pages, ça s’arrange. L’histoire devient plus intéressante, le personnage reprend un peu vie et devient plus sympathique par la même occasion, et j’ai même trouvé l’écriture plus fluide. Pas exceptionnelle certes mais plutôt agréable. J’ai également bien aimé la galerie de personnages qui entrent en scène. On peut leur reprocher d’être sans doute un peu stéréotypés mais j’ai trouvé que ça fonctionnait bien.

          On pourrait trouver certains aspects de l’histoire convenus, toutefois, ça ne m’a pas trop dérangée dans la mesure où tout est plausible et où l’auteur n’en fait pas trop. L’air de rien, on ne tombe pas dans les gros clichés et c’est appréciable. Finalement, j’ai pris plaisir à cette lecture qui n’est pas franchement le style que j’apprécie habituellement. Trop léger à mon goût, j’ai toujours aimé les choses plus denses, moins attendues. Le décor m’a fait rêvé et m’a beaucoup aidé à m’intéresser à l’histoire. Ca m’a donné envie d’aller découvrir l’Irlande illico (les livres me font souvent ça, j’avoue) ! J’ai également apprécié la brièveté de ce texte, qui lui évite de s’enliser dans des lieux communs qui l’auraient alourdi. Si ce livre ne sort pas vraiment du lot, il est loin d’être ce que j’ai lu de plus mauvais dans le genre, dommage que l’écriture ne soit pas un peu plus forte pour donner du corps à l’histoire. Un roman léger, sans grande prétention, mais agréable à lire. Une bonne détente.

913954_152620361579833_167525421_o

J’étais simplement capable de profiter des petits bonheurs simples. C’était déjà ça, c’était déjà mieux.

_______________

Je devais réussir à m’échapper, lui couper l’herbe sous le pied, le rassurer tout en me débarrassant de lui. Rester chez moi était exclu. Partir, quitter définitivement Paris, c’était finalement la solution. Trouver un coin perdu où il ne me suivrait pas.

_______________

Retour à la case départ. Rien n’avait changé; les citadins pressés, la circulation infernale, l’agitation des commerces. J’avais oublié à quel point les Parisiens faisaient la gueule en permanence. Un stage de chaleur humaine irlandaise devrait être obligatoire au programme scolaire? Je pensais ça, mais je savais pertinemment que, dans moins de deux jours, j’aurais le même visage blafard et peu avenant qu’eux.

Bars, restaurants·Patrimoine

Une journée au château de Pommard

DSC_0008 DSC_0123 DSC_0110

          Au début de l’été, j’ai été conviée à passer une journée au Château de Pommard. Au programme, le vernissage d’une exposition de photographies, la présentation de robes évoquant les grands crus mais aussi visite du domaine et dégustation. Voici donc un petit résumé de cette journée.

 DSC_0015 DSC_0014 DSC_0020

          Le Château de Pommard est un nom célèbre qui parlera aux amateurs de vin et plus particulièrement de Bourgogne. Le domaine a été créé vers 1650 et appartient depuis 2004 à Maurice Giraud. J’étais invitée à l’occasion des 10 événements organisés pour les 10 ans du rachat dont je vous parlais ici. Le matin, nous avons commencé par la visite de ce très beau domaine de 20 ha parfaitement restauré et de sa magnifique cave avec explications détaillées sur les terroirs, les vignes et la vinification : passionnant ! Je remercie au passage l’équipe du domaine pour son accueil, sa patience et sa bonne humeur. Elle nous a fait passer une journée magnifique malgré le temps capricieux.

DSC_0032 DSC_0035 DSC_0036

          Nous sommes ensuite passés à la dégustation. Depuis 2005, la vente se fait uniquement en direct. Pommard, ce sont 60 000 bouteilles de grands vins et 35 000 visiteurs en 2013 dont beaucoup d’américains. Seul le vin roue porte l’appellation « Château de Pommard » même si le domaine vinifie du blanc sous d’autres appellations (Chassagne-Montrachet notamment). Pour les grands crus, le choix a été fait de recourir à une bouteille du XVIII° s. dont le modèle est déposé et qui donne à ce vin une identité forte. Je ne suis pas férue de rouge, en revanche le vin blanc était absolument délicieux et j’ai apprécié d’avoir la chance de goûter ces grands crus autrement hors de ma portée.

 DSC_0078 DSC_0083 DSC_0103

          Après un repas à l’extérieur (le restaurant du domaine a l’air à tomber, il faudra que je l’essaie à l’occasion), nous avons assisté au vernissage de l’exposition Peter Knapp sur la vigne. Je ne connaissais pas ce monsieur et cette rencontre fut passionnante. Nous avons terminé la journée par la présentation des robes. Le château propose des dégustations qui font appel au toucher pour décrire la robe du vin : velouté, satiné, etc… Un concept que je trouve très intéressant et permet de découvrir ce milieu parfois un peu impressionnant autrement. Le domaine propose aussi une galerie d’art intéressante avec en particulier des sculptures et lithographies de Dali. Un endroit plein de charme qui séduira les amateurs de vin et de patrimoine. 

DSC_0186 DSC_0009 DSC_0179

Château de Pommard

15 Rue Marey Monge

21630 Pommard

Ouvert tls de 9h30 à 18h30 sans RDV

Visite et dégustation : 21€

DSC_0213 DSC_0219 DSC_0207