Cuisine

Tapioca à la framboise

Pour 4 personnes

70 g de tapioca

60 ml de lait d’amande

40 g de sucre

150 g de framboises fraîches

2 c. à soupe de cranberries séchées

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Mettez le tapioca dans le lait d’amande et laissez cuire environ 10 min. en remuant régulièrement. Un peu avant la fin de la cuisson, insérez le sucre.

Quand le tapioca est cuit (il devient alors translucide), répartissez-en la moitié dans des ramequins ou des petits bols en remplissant jusqu’à mi-hauteur. Disposez dessus les 2/3 des framboises et cranberries.

Recouvrez avec le reste du tapioca et décorez avec les framboises et cranberries restantes. Réservez au frais jusqu’au moment de servir.

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Un dessert très simple et rapide mais absolument délicieux.

Bon appétit !

Théâtre

Cendrillon, un ballet plein de grâce

          Cendrillon, le célèbre conte de fée, repris par le ballet. Une mise en scène très moderne de Thierry Malandain avec le Malandain Ballet Biarritz sur une musique de Sergueï Prokofiev. L’occasion de découvrir ce grand classique sous un jour différent.

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©Olivier Houeix

          Je vois peu de danse et n’y connais pas grand chose mais j’aime généralement bien ce type de spectacle, j’ai donc décidé il y a peu de prendre des places pour plusieurs spectacles (et même un abonnement pour la saison de ballet à l’Opéra l’année prochaine). Après le L.A.Dance Project au Théâtre du Châtelet, je suis donc allée voir Cendrillon à Chaillot. Les quelques images que j’avais vues du décor me faisaient vraiment envie : des chaussures accrochées sur les murs, simple et efficace. De plus, la musique est de Prokofiev, l’un de mes compositeurs préférés, juste après Schumann ; la quasi assurance que j’allais apprécier. En arrivant à Chaillot, j’ai eu la grande joie de constater que j’étais extrêmement bien placée, au milieu du premier rang. Toutes les places du théâtre sont au même prix et même si la visibilité est bonne de l’ensemble des places, ça vaut le coup d’être attentif au placement lors de la réservation. Toutes les conditions étaient donc réunies pour que je profite pleinement du spectacle.

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          J’ai vraiment adoré ce spectacle ! C’est beau, original et plein d’humour. La grosse surprise vient du fait que la belle-mère et les deux sœurs sont jouées par des hommes travestis. Je suis assez difficile en matière de plaisanteries mais j’avoue que là, c’est assez fin et chacune de leurs apparitions m’a fait sourire. De plus, cette manière d’appréhender l’histoire lui donne une toute autre dimension. Pour le reste, heureusement que tout le monde connaît l’histoire car il me semble à peu près impossible de la comprendre sans ça. Mais bon, il y a Cendrillon, la marâtre, les horribles sœurs, la marraine, le prince, l’essentiel quoi ! Simplement, mis à part quelques scènes phare, il faut avouer que ce n’est pas facile de rendre l’histoire intelligible sans paroles ni effets spéciaux, entre les petits oiseaux, les souris, la citrouille et le reste, il manque forcément quelques éléments importants.

©Olivier Houeix
©Olivier Houeix

          Ce petit détail sur la difficulté de rendre les détails de l’histoire mis à part (de toute façon, on la connaît par cœur), ce ballet est magnifique. Les costumes aussi sont un peu simple peut-être, il n’y a que peu de différences entre la robe de souillon de Cendrillon et celle de bal, mais ça contribue à dépoussiérer aussi le ballet. Il y a un bel équilibre entre les solos des personnages principaux et les chorégraphies de groupe. J’ai évidemment beaucoup aimé les scènes où apparaissent la marâtre et les deux sœurs mais j’ai aussi – entre autres – beaucoup aimé la scène du bal qui est inventive et pleine de poésie. Détail futile mais qui ne gâche rien, le prince a des fesses incroyables, je veux le même ! – et vu comme j’étais près, j’ai largement pu profiter de la splendide vue sur ces corps très très musclés. Pour résumer, j’ai tout aimé dans ce spectacle très bien chorégraphié, original, drôle, poétique… Et bien sûr la magnifique musique de Prokofiev pour souligner le tout. Un pur bonheur !

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Expositions

De Watteau à Fragonard, les fêtes galantes s’exposent au Musée Jacquemard-André

          « Les fêtes galantes » ont connu un grand succès durant tout le XVIII° siècle. Mis au goût du jour par Antoine Watteau, ce genre aux décors champêtres mettant en scène les rapports amoureux est repris par la suite par de nombreux artistes. Nicolas Lancret, François Boucher ou Jean-Honoré Fragonard se le sont tour à tour approprié. Des œuvres douces et poétiques à découvrir au musée Jacquemart-André. 

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          Le titre très vendeur de cette exposition me faisait vraiment envie, d’autant plus que le musée Jacquemart-André propose souvent de jolies choses. J’étais donc très enthousiaste en allant la voir. J’ai été très surprise en arrivant au musée de constater qu’il n’y a avait absolument personne : pas la moindre queue, des salles quasi-vides, s’en était limite inquiétant, d’autant plus qu’il y a souvent foule lors des grandes expositions. La bonne nouvelle, c’était qu’on n’allait pas se marcher dessus et pouvoir profiter pleinement des tableaux. Pourtant, malgré un programme prometteur et des conditions optimales, je suis loin d’avoir apprécié cette exposition autant que je l’aurais cru.

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          Les toiles exposées, à quelques rares exceptions près, ne sont pas d’un intérêt majeur. S’il y a bien quelques Watteau, en revanche Fragonard est bien moins représenté, ce qui est un peu décevant. J’avais pris l’audioguide et, si les explications sont assez intéressantes, il n’apporte pas grand chose par rapport aux cartels de l’exposition, ce qui est un peu dommage. L’accrochage n’est pas très important, avec peu de toiles et quelques dessins. Le musée est assez petit et je ne m’attendais pas à une grosse exposition mais je pensais tout de même qu’elle serait un peu plus grande ou plus impressionnante. Il y a assez peu de tableaux marquants. Malgré une belle unité dans les œuvres présentées, cette exposition manque d’envergure, et surtout de cachet. Elle ne tient pas toutes ses promesses et m’a laissée un peu sur ma faim. Dommage.

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De Watteau à Fragonard, les fêtes galantes

Musée Jacquemart-André

158 boulevard Haussmann

75008 Paris

Tous les jours du 10h à 18h, 20h30 les lundi et samedi

12€

Mes lectures

Comme un karatéka belge qui fait du cinéma

          Galeriste parisien, homme mondain et raffiné, le narrateur se voit replongé dans son passé par l’arrivée d’une lettre de son frère. L’homme qui a renié ses racines et tout fait pour faire oublier d’où il vient est troublé par cette incursion de ceux qu’il a rejetés dans sa vie bien rangée. Il se souvient de son enfance et de son rêve de faire du cinéma. 

          J’avais beaucoup ri avec Le front russeen revanche, La campagne de France m’avait beaucoup déçue. J’attendais donc avec ce nouveau roman de voir de quel côté allait pencher la balance concernant mon amour pour Jean-Claude Lalumière. La libraire qui me l’a vendu m’avait dit qu’on retrouvait ici l’humour truculent du premier, j’étais donc très enthousiaste en commençant ma lecture. Et c’est vrai qu’il y a une certaine finesse dans ce roman, avec quelque chose de l’humour si particulier qui m’avait tant séduite quand j’ai découvert cet auteur. Pourtant, point de fous rires à la lecture cette fois. Le sujet est beaucoup plus grave, on est moins dans l’auto-dérision qui dans un ton doux-amer. Le sujet des origines me touche toujours beaucoup, étant moi-même très attachée à mes racines mais exilée bien loin des miens. Etre « à la capitale » est toujours presque comme une trahison vu des rudes montagnes ; un autre monde.

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         Ce sujet qui me parle m’a ici pourtant presque gênée parfois : on est du côté de celui qui renie les siens, ce qui m’a rendu le personnage profondément antipathique, d’autant plus qu’il ne semble éprouver aucun remords, n’être rongé par aucun doute. Quelque chose de presque inimaginable à mes yeux. J’ai donc regardé ses agissements avec un regard assez froid, pour ne pas dire hostile. L’écriture est fluide et agréable même s’il m’a manqué un petit quelque chose pour vraiment rentrer dans cet univers. Jean-Claude Lalumière accorde une grande place à l’humour dans ses textes même si ici il se fait plus discret. Il n’est plus au centre du texte mais est distillé par petites touches – parfois superflues d’ailleurs, donnant par moment l’impression d’en faire trop – ce qui donne un ton particulier à ce roman que je ne saurai pas trop définir, un peu nostalgique ou désabusé peut-être. L’auteur pose un regard assez lucide sur le monde et sur son personnage qui renforce cette impression.

          J’ai trouvé le début de l’histoire un peu lent. Je dois avouer que voir le galeriste en plein vernissage ne me passionnait guère. Vers le milieu du roman, Jean-Claude Van Damme fait une apparition totalement saugrenue qui m’a laissée plus que dubitative. Ce très long passage – qui donne d’ailleurs le titre au roman – quoique pas totalement dénué d’intérêt (si l’on peut dire) en y réfléchissant bien, a mis mes nerfs à dure épreuve. Je l’ai trouvé d’un ennui mortel et ai même failli abandonner là ma lecture. J’ai finalement continué et j’ai bien fait ! Le dernier tiers du livre est de bien meilleure qualité, beaucoup plus sensible et touchant. La fin est particulièrement réussie, très touchante et très juste. On ne peut s’empêcher à la lecture, devant la justesse de certaines réflexions, de se demander quelle est la part d’autobiographie dans ce texte. Une lecture en demi-teinte avec un personnage froid et une histoire assez anecdotique mais une jolie fin qui vient clore en beauté un roman qui sinon aurait été un peu fade. Jean-Claude Lalumière gagne en maturité avec ce livre, laissant présager de belles choses pour la suite.

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Les mains témoignent des origines sociales. Elles se transmettent par les gènes, en héritage, comme se transmettent, chez nous, les outils du grand-père.

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Parler sans accent est une condition incontournable pour accéder à la classe supérieure. Garder un parler régional, c’est passer pour un bouseux, c’est arborer un titre de séjour dans un milieu où vous n’êtes toléré qu’à titre temporaire, considéré comme de passage.

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Etre homosexuel m’aurait sans doute facilité les choses. Combien ont dû quitter leur village natal pour la simple raison qu’ils aimaient les hommes et que leur entourage ne pouvait l’accepter ? Je n’ai pas connu ce confort d’être rejeté. J’ai dû endosser le mauvais rôle de celui qui coupe les ponts sans pouvoir me retrancher derrière l’homophobie de mes parents.

Divers

Avril, le bilan

          Le mois d’avril a été plutôt productif avec 6 livres lus. Pas de grandes révélations littéraires mais un excellent moment passé avec Les Sauvages de Sabri Louatah (tome 2, je me rends compte au passage que je n’ai jamais fait la chronique du 1, pour une raison que m’échappe) qui confirme son talent. Côté cinéma, je me suis montrée un peu flemmarde avec seulement 4 films dont l’excellent Tom à la ferme qui est mon grand coup de cœur du mois. Xavier Dolan signe un film original et poignant.

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         Au programme également ce mois-ci 4 spectacles et une exposition avec de très belles surprises. J’ai particulièrement apprécié Cendrillon à Chaillot, tout en légèreté, mais aussi L’art de la fugue au 104, une belle création entre cirque et danse. Enfin, Golgotha, le dernier spectacle de Bartabas sur la scène du Rond-Point, une expérience étrange et fascinante. Un mois assez chargé donc. Espérons que mai sera aussi riche en sorties et en belles choses.

Et vous, qu’avez-vous fait au mois d’avril ?