Cinéma·Mes lectures

Un peu d’exotisme

          Parmi les dizaines d’articles en retard qui m’attendent (parfois depuis très longtemps), voici pour vous les 5 plus exotiques dans des styles éclectiques. Envie d’évasion ? Faites votre choix !

Là où les tigres sont chez eux, Jean-Marie Blas de Roblès

Lorsque le correspondant de presse Eléazard von Wogau reçoit la biographie inédite d’Athanase Kircher, célèbre savant jésuite de l’époque baroque, il se lance sur ses traces, entraînant avec lui maints personnages aussi surprenants qu’extravagants. Véritable épopée, grand roman d’aventures, fresque étrange et flamboyante, où de minuscules intrigues se répondent et tissent une histoire du Brésil à l’aube du XXIe siècle.

Là où les tigres sont chez euxCe livre est resté très très longtemps dans ma bibliothèque avant d’en sortir. Il est imposant et me faisait quand même un peu peur, autant par sa taille qu’à cause de son titre très mystérieux. Je ne savais pas trop où je mettais les pieds mais j’avais l’impression de quelque chose d’assez compliqué. Finalement, si en effet l’histoire est plutôt complexe avec ses ramifications autour du personnage principal, le style est agréable et plutôt accessible. Une écriture travaillée mais pas trop lourde : classique somme toute. Le rythme est assez lent mais agréable. J’ai bien aimé ce roman en ayant l’étrange impression qu’il était toujours sur le point de démarrer sans jamais vraiment parvenir à son rythme de croisière. Je n’ai pas eu des affinités particulières avec les personnages mais chacun a un univers bien défini, qui recoupe vaguement celui des autres tout en gardant une identité forte et j’ai bien aimé passer de l’un à l’autre. Même si la mélancolie et la langueur qui dominent dans ces pages ne sont pas ce que je préfère, j’ai bien aimé l’ambiance particulière de ce livre. Je l’ai d’ailleurs lu plus vite que je n’aurais cru et avec grand plaisir. Il y a des longueurs et la fin m’a un peu déçue mais dans l’ensemble, j’ai bien aimé cette lecture exotique.

Transgresser une règle, toutes les règles, revient toujours à s’en choisir de nouvelles, et donc à revenir dans le giron de l’obédience. On a l’impression de se libérer, de changer son être en profondeur, alors qu’on a simplement changé de maître.

Kamasutra : exactement comme un cheval fou

Ceci est si intime et secret notre imagination si fantaisiste qui pourrait savoir qui devrait faire quoi quand pourquoi et comment ? Dans une nouvelle traduction originale du sanscrit, voici cet étonnant rendez-vous avec une grammaire du désir, conjuguée à l’idée pratique d’une existence sensuelle, théâtralisée, vécue à coups de formules, de ruses, de syllogismes, de recettes ou de techniques diverses, et de poèmes.

Kâmasûtra : exactement comme un cheval fouComme la plupart des gens je suppose, je pensais grosso modo que le Kamasutra était une sorte de traité de sexologie aux positions improbables, qui a été au fil des siècle illustré et ré-illustré pour mettre du piment dans la vie de couple. Quand je suis tombée sur cette nouvelle traduction de Frédéric Boyer faite à partir du texte original (nullement illustré donc), avec un titre des plus poétiques, j’ai eu très envie de voir de quoi il retournait. Je l’ai feuilleté quelque peu, lu des passages très énigmatiques, et ma curiosité l’emportant, je l’ai finalement acheté. J’ai sauté la préface pour aller directement au cœur de texte, qui se présente comme une sorte de long poème découpé en chapitres. Si ce texte est un précis sur le couple, la séduction et les relations amoureuses, il loin de ne parler que de sexe. Ce texte m’a beaucoup surprise. A la fois par sa forme, quasi-mystique à mes yeux (sans doute accentuée par la traduction d’ailleurs) et par un contenu souvent d’une incroyable modernité même si certaines pratiques peuvent nous sembler on ne peut plus étrangères. Un mélange déroutant. C’est étrange comme certains passages prônent le respect de la femme (voire sa vénération), quand d’autres peuvent s’avérer autrement plus machistes. Si j’ai beaucoup aimé cette lecture (parcellaire, je dois l’admettre), j’ai en revanche été extrêmement déçue par la préface qui est pour moi un contre-sens total – ce qui est gênant vu qu’elle est écrite par le traducteur. Ca a un peu terni ma vision de ce livre. Ce texte m’est finalement plus apparu comme un traité de vie et de bien-être universel qui dans l’ensemble n’a pas tellement vieilli.

Revenons sur les raisons de coucher avec les femmes des autres et comment y arriver sans effort.

Le gourmet solitaire, de Jirô Taniguchi et Masayuki Kusumi

On ne sait presque rien de lui. Il travaille dans le commerce, mais ce n’est pas un homme pressé ; il aime les femmes, mais préfère vivre seul ; c’est un gastronome, mais il apprécie par-dessus tout la cuisine simple des quartiers populaires… Cet homme, c’est le gourmet solitaire. Chaque histoire l’amène à goûter un plat typiquement japonais, faisant renaître en lui des souvenirs enfouis, émerger des pensées neuves, ou suscitant de furtives rencontres.

Le gourmet solitaireJe ne lis quasiment aucun manga. Je n’y connais absolument rien, alors quand mes pas me portent par hasard dans le rayon, je me contente de regarder les titres et celui-ci m’a forcément tapé dans l’œil. Je savais pas trop à quoi m’attendre mais ça parlait de nourriture, c’était déjà un bon début ! J’ai été étonnée de ne pas accrocher tant que ça. Je ne saurais pas trop expliquer ce qui s’est passé avec ce livre. Je lui ai trouvé un certain charme. Chaque chapitre correspond à une découverte culinaire du personnage. On découvre ainsi page après page des spécialités japonaises bien souvent inconnues dans nos contrées. Tout ou presque m’a fait envie ! Ce livre donne terriblement faim et laisse comme une envie d’aller explorer les bas fonds de Tokyo. Toutefois, j’ai assez vite saturé. Ce texte se déguste. Je me suis arrêtée en route, ne voyant pas trop passés quelques passages, ce que je pourrais y trouver de plus hormis une intense frustration. Peut-être que je m’y replongerai un jour. Un texte que je n’ai sans doute pas su apprécier à sa juste valeur mais qui m’aura tout de même fait saliver.

Provoquer une certaine appréhension, en fait, c’est le premier critère pour qu’un restaurant soit « bon ». Un restaurant doit conserver une part d’ombre, des recoins peu clairs, une atmosphère plus ou moins tendue, une aura mystérieuse et sombre.

Port-au-Prince : dimanche 4 janvier, de François Marthouret

4 janvier 2004, Haïti. Célébration du bicentenaire de la déclaration d’indépendance. Depuis des mois, des manifestations étudiantes et populaires protestent contre la dictatuire du « Prophète », le Président Aristide. Tout oppose Lucien, étudiant en philosophie convaincu du succès de la manifestation vers la démocratie, à son jeune frère Little Joe, voyou recruté par les Chimères pour réprimer la marche des étudiants. Ce jour va sceller le destin des deux frères.

Port au Prince dimanche 4 janvierVoilà un film que j’ai énormément aimé et dont j’ai malencontreusement oublié de vous parler. Je vais donc corriger cette fâcheuse erreur de ce pas. Je dois avouer que si j’avais lu le synopsis et qu’il me tentait bien, je n’en attendais finalement pas grand chose. J’ai donc été très agréablement surprise de découvrir une petite pépite. Il est vrai que j’aime les films engagés et j’ai ici été servie ! Je ne connais pas du tout l’histoire d’Haïti et je dois avouer avoir été choquée par la répression sanglante de manifestations étudiantes et populaires contre la dictature. On suit l’histoire à travers les yeux d’étudiants qui se battent pour la liberté. Ca peut donner un côté un peu manichéen au film mais la sympathie qu’on éprouve pour les personnages compense amplement ce défaut.  Plus que ses qualités cinématographiques (le tout reste assez linéaire et plutôt classique), c’est l’aspect historique de ce film qui m’a vraiment séduite. Il a le mérite de mettre en lumière des événements importants qui m’avaient totalement échappés. Un film assez classique dans sa forme mais intéressant et touchant à la fois. Une belle découverte. 

Les Mille et une nuits – L’inquiet, Miguel Gomez

Où Schéhérazade raconte les inquiétudes qui s’abattent sur le pays : « Ô Roi bienheureux, on raconte que dans un triste pays parmi les pays où l’on rêve de baleines et de sirènes, le chômage se répand. En certains endroits la forêt brûle la nuit malgré la pluie et en d’autres hommes et femmes trépignent d’impatience de se jeter à l’eau en plein hiver. »

Les Mille et une nuits - L'inquietUne des grosses déceptions de 2015. On disait le plus grand bien de ce film fleuve en 3 parties qui se sert des légendes des Mille et unes nuits pour dénoncer les travers de la société portugaise actuelle. Une idée assez géniale, un potentiel à peu près infini et une presse unanime : ça commençait bien ! J’étais on ne peut plus curieuse de découvrir le résultat. Dès les premières images, j’ai su que ce film n’allait pas être pour moi. C’est lent, mais leeeent… J’ai trouvé que c’était très long à démarrer, avec une sorte d’explication du projet et de sa mise en oeuvre assez lourde et artificielle. D’autant plus que l’esthétique n’est pas franchement folle. Pas que j’aie beaucoup plus accroché avec les contes en eux-même cela dit. Si je continue à trouver l’idée géniale et que certains fonctionnent assez bien, d’autre sont un peu plus obscurs. Le trait est forcé, étiré, déformé, avec plus ou moins de réussite. Je n’accroche pas du tout avec le côté absurde, ce qui explique en grande partie que ce film ait été pour moi une torture. Il ne manque ni d’humour, ni d’inventivité mais m’a profondément ennuyée. Un projet original et inventif qui avait sur le papier tout pour me plaire mais que j’ai trouvé au final d’un mortel ennui.

Cinéma

Trois films en demi-teinte sur le blog

Le grand jeu, de Nicolas Pariser

Pierre Blum, un écrivain de quarante ans qui a connu son heure de gloire au début des années 2000, rencontre, un soir, sur la terrasse d’un casino, un homme mystérieux, Joseph Paskin. Influent dans le monde politique, charismatique, manipulateur, il passe bientôt à Pierre une commande étrange qui le replongera dans un passé qu’il aurait préféré oublier et mettra sa vie en danger.

Le grand jeu, afficheJe n’avais pas entendu parler de ce film mais j’y suis allée pour l’affiche : j’aime beaucoup André Dussolier et on voit trop rarement Melvil Poupaud au cinéma. Je ne pouvais pas rater ça. Je ne savais absolument pas de quoi il retournait, ce qui en général m’aide à vrai dire à apprécier un film : pas d’attentes spécifiques et disproportionnées, je me contente de découvrir. Pourtant malgré ces excellentes dispositions, j’ai été déçue. L’histoire m’a laissée un peu perplexe. Je l’ai trouvée fortement improbable et assez alambiquée ; pas au point de décrocher totalement du film non plus, mais je suis restée circonspecte. Je n’ai trouvé aucun des personnages vraiment attachants et les situations périlleuses dans lesquelles ils se mettent par leurs magouilles m’ont laissée de marbre. Le propos en soi est plutôt intéressant même s’il peut paraître sombrer légèrement dans la paranoïa. Les jeux de pouvoir et les hommes de l’ombre exercent toujours sur moi une certaine fascination. Ce qu’il manque ici, c’est un point de départ un peu plus solide pour nous faire rentrer dans l’histoire et surtout du rythme ! Ce film en manque cruellement. Pas qu’il ne se passe rien mais pourtant le spectateur reste passif et s’ennuie pour tout dire un peu. Ce sont les acteurs qui tiennent ce film et l’empêchent de sombrer mais ils ne parviennent pas tout à fait à le rendre convaincant. De bonnes idées, un bon casting mais une réalisation un peu mollassonne pour un résultat mitigé.

Youth, de Paolo Sorrentino

Fred et Mick, deux vieux amis approchant les quatre-vingts ans, profitent de leurs vacances dans un bel hôtel au pied des Alpes. Fred, compositeur et chef d’orchestre désormais à la retraite, n’a aucune intention de revenir à la carrière musicale qu’il a abandonnée depuis longtemps, tandis que Mick, réalisateur, travaille toujours, s’empressant de terminer le scénario de son dernier film. Les deux amis savent que le temps leur est compté et décident de faire face à leur avenir ensemble.

Youth, afficheJ’avais a-do-ré le dernier film de Paolo Sorrentino, La grande Bellezza. J’en étais ressortie totalement envoûtée, avec l’impression d’avoir fait un long voyage dans une Rome totalement hors du temps. Etrangement, je me suis dit plus tard que j’aurais aussi bien pu détester ce film démesurément esthétisant, intello et parfois abscons. Mais j’en suis immédiatement tombée amoureuse et que voulez-vous, l’amour, ça ne se commande pas. J’attendais donc avec impatience de retrouver ce réalisateur. Le miracle ne s’est pas produit deux fois. J’ai pourtant retrouvé dans ce film ce que j’avais aimé dans le précédent : une photo hyper travaillée, un rythme particulier, un côté foncièrement absurde et un désespoir non teinté d’ironie. Tout y est, mais en moins bien. J’ai beaucoup aimé les acteurs, j’ai trouvé qu’il y avait dans ce film de très bonnes choses, mais je me suis ennuyée. Un peu. J’ai eu du mal à rentrer dedans. C’était un peu étrange ce mélange d’ennui léger et curiosité. Pas vraiment désagréable à vrai dire. Malgré des qualités de réalisation indéniables ce film ne m’a qu’à demi-convaincue, sans doute en raison d’un sujet qui ne me passionne pas vraiment.

Les cowboys, de Tom Bidegain

Une grande prairie, un rassemblement country western quelque part dans l’est de la France. Alain est l’un des piliers de cette communauté. Il danse avec Kelly, sa fille de 16 ans sous l’oeil attendri de sa femme et de leur jeune fils Kid. Mais ce jour là Kelly disparaît. La vie de la famille s’effondre. Alain n’aura alors de cesse que de chercher sa fille, au prix de l’amour des siens et de tout ce qu’il possédait.

Les cowboys, afficheVoici un des films de la fin d’année dont on a pas mal parlé. J’en avais entendu dire beaucoup de bien et j’étais très curieuse d’aller voir ce film au sujet fort et à l’univers à part. Si dans l’ensemble j’ai bien aimé – en grande partie en raison de l’excellente performance de François Damiens, assez inattendu dans ce rôle – j’ai quand même trouvé à ce film un certain nombre de défauts. L’ambiance western belge est un peu curieuse mais j’ai bien aimé (le problème, c’est cette envie furieuse que ça m’a donné de comparer avec Alabama Monroe qui 1) n’a rien à voir et 2) est incomparable). L’histoire prend le temps de se mettre en place sans trop traîner en longueur et la détresse des parents est très bien rendue. Jusque-là, tout va bien. C’est ensuite que les choses se corsent. J’ai continué à aimer ce film très prenant mais je dois avouer que j’aurais un léger doute à émettre sur la crédibilité de l’histoire. Je comprends qu’un père (ou un frère) soit prêt à tout pour retrouver sa fille mais là ça va quand même très très loin. Un peu trop loin même sans doute. Malgré le capital sympathie énorme de ce film certains épisodes m’ont un peu gênée : trop c’est trop. Ceci dit, ils permettent de développer sur le fanatisme religieux et l’embrigadement, qui sont finalement les vrais sujets de ce films. C’est passionnant, c’est d’actualité, mais le propos est parfois un peu lourd dans sa forme. Quoiqu’il y ait quelques longueurs et que l’histoire soit un peu extrême sur certains points, ce film très bien joué a le mérite de s’attaquer à un sujet terriblement actuel. Malgré des maladresses, les bonnes intentions et le côté généreux l’emportent.

Cinéma·Mes lectures

Cinéma et littérature : mes résolutions pour 2016

          Après l’heure du bilan, celle des résolutions. Sans grande surprise, elles vont ressembler beaucoup à celles de 2015 (voir la liste ici). Je vais donc faire court : toujours autant de lectures et de sorties ciné pour commencer. De même pour les arts de la scène avec quelques concerts de plus si je peux. Sortir de Paris dès que l’occasion se présente parce que ça fait du bien de changer d’air. Voyager. Progresser en photo. Reprendre enfin le boulot. Et le sport. Ecrire plus régulièrement pour le blog. En bref, faire plus, faire mieux et varier les plaisirs en prenant le temps de profiter. Vivre quoi. Ca a l’air bête comme ça mais c’est tout un programme !

          Je profite du début d’année pour faire une petite liste des films que j’attends en 2016. Je ne suis pas ça de très près donc beaucoup de ceux dont j’ai entendu parler sont pour le début d’année, voire déjà ensemble. Petite sélection :

Carol, Legend, The revenant, Les huit salopards, Tout en haut du monde, Randonneurs amateurs (le titre est nul mais il y a Redford dedans…), Spotlight, Les innocentes, Fritz Bauer un héros allemand, Jane got a gun, Truth, Steve Jobs, Mr Holmes, Ave Cesar !, RoomPas mal de choses qui m’intriguent dans les extraits que j’ai pu voir, espérons que le résultat sera à la hauteur et qu’on aura une belle année ciné, je suis un peu en manque de coups de cœur dernièrement.

          Et comme les années précédentes voici une liste non exhaustive des livres que j’aimerais voir sortir de ma bibliothèque cette année même s’il est probable que comme pour les autres je ne m’y tienne pas vraiment. Au moins ça m’inspire quand je ne sais pas quoi lire et ça me permet de me rappeler mes envies de variété. Certains titres vont se retrouver dans cette liste pour la 3° ou 4° fois, c’est mon côté obstinée qui veut ça, je ne désespère pas de les lire enfin cette année.

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Classiques

  • Moby Dick, Herman Melville
  • Voyage au bout de la nuit, Louis-Ferdinand Céline
  • Les enfants Tanner, Robert Walser
  • Tristes tropiques, Claude Lévi-Strauss
  • Cyrano de Bergerac, Edmond Ronstand

Littérature contemporaine

  • La fabrique des illusions, Jonathan Dee
  • La sanction, Trevanian
  • Prendre Lily, Marie Neuser
  • La clé de l’abîme, José Carlos Somoza
  • Les vaches de Staline, Sofi Oksanen

Autres

  • La femme au temps des cathédrales, Régine Pernoud
  • Je te vois reine des quatre parties du monde, Alexandra Lapierre
  • Le théâtre du soleil : les 50 premières années, Béatrice Picon-Vallin
  • Quartier lointain, Jirô Taniguchi
  • Hunger Games, Suzanne Collins

          Cette liste n’aura pas été vaine, en farfouillant dans ma bibliothèque pour la mettre sur pied, j’ai redécouvert tout un tas de livres dont j’avais plus ou moins oublié l’existence et qui me font vraiment envie. Je vais essayer de penser à eux à un moment ou à un autre cette année. Et peut-être piocher des idées dans ce type de liste. J’ai tellement de titres qui m’attendent ! Je ne sais plus où donner de la tête (et j’adore ça)… J’ai délaissé mes auteurs favoris depuis quelques temps, je compte bien me rattraper en 2016 avec de la littérature russe et des récits de voyage notamment. On se retrouve en 2017 pour constater jusqu’à quel point j’aurai dévié de mes plans.

Bonne année à tous !

Cuisine

Petits cakes à la moutarde à l’ancienne

Pour 6 mini cakes

2 œufs
8 cl de lait
8 cl d’huile d’olive
2 c. à soupe de moutarde à l’ancienne
20 g de parmesan en poudre
140 g de farine 6 céréales
1 pincée de curcuma (facultatif)
1/2 sachet de levure chimique
Sel, poivre

Cake moutarde

Préchauffez le four à 180° C (th. 6).

Dans un saladier, battre les œufs avec l’huile, le lait et la moutarde.

Ajouter la farine en pluie avec l’estragon et le curcuma. Saler et poivrer la préparation. Mélanger.

Incorporer délicatement la levure.

Verser la pâte dans des moules (beurrés et farinés si vous n’utilisez pas de moules en silicone).

Enfourner pour environ 30 min.

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Une recette facile, très sympa pour l’apéro ou en accompagnement d’une salade.

Recette inspirée du livre Mini cakes, apéritifs et gourmandises d’Ilona Chovancova.

Bon appétit !

Divers

Mon bilan 2015

          2015 aura été l’année de la fatigue. J’ai l’impression de n’avoir rien fait d’autre que dormir sur mon canapé. Pourtant, malgré cette léthargie profonde, j’ai finalement fait pas mal de choses, même si je peine à m’en rendre compte. Les bilans servent aussi à ça : ça rassure un peu parfois.

          Commençons par la littérature. 86 livres lus cette année. C’est plutôt moins que les années précédentes où j’étais dans les 100 livres lus mais un peu plus que l’année dernière, je ne me plains donc pas trop même si vu mon inactivité on pourrait s’attendre à plus. Par contre côté variété il y a encore du boulot : je n’ai lu quasiment que de la littérature contemporaine ! Mais je ne désespère pas de me remettre un jour aux classiques et aux essais. Sur la liste des 15 livres que j’aurais voulu enfin lire en 2015, j’en ai finalement lu 8. Un score franchement médiocre mais qui ne m’étonne pas outre mesure. Je suis quand même super contente d’avoir enfin lu Là où les tigres sont chez eux, je n’y croyais plus ! Il ne me reste plus qu’à vous en parler… Je suis un peu triste de n’avoir lu ni Dostoïevski, ni London cette année, j’ai délaissé mes classiques, ça craint… J’ai aimé beaucoup de livres mais peu m’ont vraiment marquée ; c’est peut-être autant dû à ma mémoire défaillante qu’à la qualité de mes lectures qui dans l’ensemble n’étaient certes pas exceptionnelles mais plutôt sympathiques. Voici mes favorites :

La mesure de la dérive, Ethan Frome, L’homme qui savait la langue des serpents, Le secret d’Orbae, Camille mon envollée

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          Je suis plutôt contente de moi quant aux sorties ciné. 63 films vus en salle cette année. Je m’en étais fixé 50, c’est donc inespéré, d’autant plus que j’ai l’impression d’y aller bien trop peu. Très peu de VOD en revanche, restrictions budgétaires obligent. Je dois avouer que j’ai été assez déçue par cette année ciné que j’ai trouvée un peu faiblarde. On ne peut pas dire que les coups de cœur se soient enchaînés. Dans l’ensemble, beaucoup de films moyens. J’ai également vu beaucoup de films en rattrapage sur Canal+ (non, je n’arrive pas à me séparer de mon abonnement même si ce serait plus raisonnable). Plus de 180 films vus, score qui me fait un peu peur, d’autant plus qu’il compte bien 2/3 de navets mais aussi quelques pépites, heureusement dont l’excellent Pride que j’avais honteusement raté au cinéma. Mes chouchous de cette année sont :

A most violent year, Citizen four, Still Alice, Lost river, Diffret, La isla minima, Much Loved

          Côté sorties, c’est mitigé. J’ai raté beaucoup des spectacles que j’avais pris mais comme j’ai renouvelé mes abonnements théâtre, j’ai quand même vu pas mal de choses (disons que ça c’est nettement amélioré depuis septembre quoi). Là non plus, pas de grandes révélations en 2015. J’ai toutefois beaucoup aimé La maison de Bernarda Alba, Mistinguett, Paquita, La Verita, la compagnie XY ou encore Paris de Nuit (critiques à découvrir ici et ici). Trop peu d’expos vues en revanche, on approche dangereusement du néant. Je citerai donc le seule dont je me souvienne, l’indémodable Fragonard. Je ne peux faire que mieux en 2016 ! Par contre, plus de sorties bars/restos/week-end loin de Paris avec quelques belles découvertes. Pourvu que ça continue sur cette lancée ! Parmi les révélations les grands Alain Passard et Michel Sarran – sans oublier l’excellent Solides à Toulouse, l’estuaire de la Gironde ou les bars à cocktail très chics du South Pigalle (celui-ci ou celui-là), sans compter que j’ai enfin réussi à rentrer dans le très étrange Comptoir Général. Et bien sûr mon pèlerinage annuel aux étangs de Bassiès. Enfin, j’ai très peu mis les pieds dans ma cuisine et n’ai pas franchement testé des tonnes de recettes originales mais je compte bien me remettre aux fourneaux en 2016 !

          Le blog a connu (et connaît toujours) des périodes particulièrement creuses. Pour la première fois depuis sa création les visites sont en (légère) baisse. J’ai l’impression d’avoir totalement laissé le blog en friche et me retrouve avec des dizaines de brouillons jamais terminés de choses dont je voudrais vous parler sans trouver le courage ni de continuer ni de les reléguer à la corbeille. 120 articles ont tout de même été publiés, 2 fois mois que l’année dernière, 3 fois moins que ce que j’aurais voulu, mais je suppose que ce n’est déjà pas si mal. Je vais quand même essayer de m’y remettre de manière plus régulière en 2016 en gardant sans doute le principe des articles groupés. J’en profite pour remercier tous les fidèles lecteurs et indéfectibles soutiens. Le blog aura été l’occasion de belles rencontres qui se reconnaîtront.

On se retrouve bientôt pour mes résolutions pour l’année à venir. Et vous, quels beaux souvenirs avez-vous de 2015 ?

Bonne année à tous !