Cuisine

Muffins cerise-rhubarbe

Pour 6 muffins

120 g de cerises

120 g de rhubarbe

5 cuil. à soupe de farine

3 cuil. à soupe de sucre roux

1/2 sachet de levure

10 cl de crème fraîche liquide

1 oeuf

40 g de beurre demi-sel

 

Préparation

Préchauffer le four à 200° C (th. 6/7).

Éplucher la rhubarbe et la détailler en tronçons d’un centimètre. Dénoyauter les cerises. Faire la rhubarbe à feu doux dans une casserole avec une noix de beurre et un peu de sucre durant environ 5 min. Lorsqu’elle commence à fondre, y ajouter les cerises et laisse cuire 2 min. Mettre à égoutter dans une passoire.

Pendant ce temps, préparer la pâte.

Faire fondre le beurre. Dans un saladier, battre l’oeuf et y ajouter le sucre puis le beurre et la crème. Ajouter la farine et battre vivement au fouet pour obtenir une pâte lisse. Ajouter la levure puis les fruits.

Remplir les moules au 3/4. Enfourner et laisser cuire 12 à 18 min. selon leur taille (15 min. pour la plupart des moules en silicone vendus dans le commerce).

Laisser tiédir avant de démouler.

Bon appétit !

Bars, restaurants

Le Chamarré Montmartre

         Le Chamarré Montmartre est un restaurant gastronomique de la butte. Un des rares du quartier. Une cuisine moderne et inventive qui se construit autour des agrumes dans un cadre agréable. On ne pouvait qu’essayer…

         Première bonne surprise, le cadre est vraiment appréciable. La décoration de la salle est à la fois moderne et chaleureuse et le restaurant possède une terrasse arborée qui surplombe un des fameux escaliers montmartrois. Situé sur une rue calme, le lieu n’est pas trop bruyant et très agréable par beau temps. La carte est relativement restreinte mais bien équilibrée. On n’y trouve pas seulement des produits de luxe, ce que j’apprécie particulièrement, n’étant pas une grande adepte de truffes et foies gras.

         Avant le repas on nous a servi une crème au foie gras et agrumes très surprenante et franchement bonne (à condition de bien mélanger avant, sinon c’était un peu fort en amertume) J’ai pris une salade avec artichauts, asperges et fromage de chèvre en entrée. C’était pas mal du tout, très relevé. Je regretterais juste un peu trop d’amertume et une salade en accompagnement un peu classique. Ensuite j’avais pris de l’agneau, qui était délicieux, accompagné d’une tatin tomate/ananas absolument divine (mais pourquoi n’y en avait-il pas plus ?!?). Je donnerais cher pour avoir la recette de cette merveille qui pourrait aussi bien être servie en dessert qu’en accompagnement. C’était teeeeeellement bon…

         Venait ensuite un « pré dessert » : une sorte de mandarine confite, une bulle de fruits de la passion, une crème de coco. Bon, je suis exigeante avec les desserts, je trouve toujours quelque chose à redire. Mais là… là… rien que d’y penser j’en salive encore. J’essaierai de refaire la crème de coco au sucre moscavado, belle association. Pour le reste je m’incline, c’était excellent. Non seulement tout était bon séparément mais une fois les 3 bouchées avalées, le mélange était un véritable feu d’artifice en bouche. Mon vrai dessert est ensuite arrivé, une Melba de fruits rouges. C’était beau et bon, rien à y redire. Mais rien n’aurait pu être au niveau de la merveille qui l’avait précédé.

         Si on devait décrire cette cuisine en un mot, ce serait « surprenante ». Beaucoup de saveurs inédites ou inattendues. Avec plus ou moins de succès. Beaucoup d’amertume dans l’ensemble. Sans doute un peu trop, un peu plus de parcimonie dans l’utilisation des agrumes rendrait cette cuisine un peu plus accessible. Toutefois j’ai beaucoup apprécié cette inventivité et la forte identité qui se dégage de l’assiette et fait pardonner quelques maladresses. Le service est particulièrement sympathique et point trop pressant. Si c’est cher le soir, le menu du midi est bien plus abordable. Une très bonne adresse, à découvrir.

Le Chamarré Montmartre

52, rue Lamarck

75018 Paris

Bars, restaurants

La tute

          La tute est un restaurant des grands boulevards qui propose une cuisine du sud-ouest généreuse. En occitan (pour ceux qui l’ignoreraient, ce fut longtemps la langue du sud de la France, qui se perd un peu aujourd’hui, mais que quelques vieux ours ariégeois comme moi parlent encore), la tuta (prononcer « tuto »), c’est la tanière. Un nom qui donne donc envie d’aller voir ce qu’il en est.

          Le restaurant se situe tout près des grands boulevards, un emplacement stratégique au coeur de la capitale. La salle est typiquement parisienne, dans le style vieux troquet, avec un grand bar et de la mosaïque au sol. Un endroit assez chaleureux qui de prime abord semble plutôt sympathique. La carte est très sud-ouest, d’inspiration plutôt basque. On sent que le propriétaire est originaire des Hautes-Pyrénées ! Les portions sont plus que généreuses et les produits de qualité. Disons-le franchement, on se régale avec les frites à la graisse d’oie et la saucisse au piment d’Espelette. Les tarifs sont habituels pour la capitale mais décidément, on a du mal à s’y faire ! On peut également déplorer un léger manque d’ambiance. Un service sympathique (mais pas sudiste du tout) rattrape cette addition quelque peu excessive. Un endroit sympa pour une grosse faim ou de grandes tablée.

La tute

7 rue Rossini

75009 Paris

http://www.latute.com/

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Un jour un chef

          Un jour un chef est un restaurant au concept original, au coeur de Bastille. Vous rêvez de partager vos talents de cuisinier avec vos amis ou de parfaits inconnus mais vous n’avez pas la place ou manquez d’assurance pour vous lancer ? Ce lieu est fait pour vous. Un jour un chef met ses cuisines à votre disposition. Vous choisissez votre menu et l’équipe vous aide à le réaliser. Le tout gratuitement. Qu’attendez-vous pour vous lancer ?

          Côté chef, vous prenez rendez-vous, vous proposez votre menu et l’équipe se charge des commandes nécessaires. Tous est préparé à partir de produits frais. Le jour même, vous venez prendre possession des cuisines et on vous aide dans la réalisation. L’occasion de se glisser dans la peau d’un chef pour une journée. Vous pouvez pour l’occasion inviter vos amis. Le restaurant permet aussi d’organiser des évènements.

          Côté client, rien d’inhabituel. Vous venez, vous regardez ce qu’il y a au menu du jour (disponible sur internet, pas besoin de vous déplacer pour savoir si le plat du jour vous tente) et vous n’avez plus qu’à déguster. Plusieurs formules sont proposées à des tarifs un brin chers mais pas inhabituels pour le quartier. Lorsque j’y suis allée, le repas était classique mais bon et assez copieux. Le dessert était particulièrement réussi. L’accueil fort sympathique est clairement un des points forts du lieu. Une idée originale qui mérite le détour.

Un Jour Un Chef

4 rue Biscornet

75012 Paris

 01 43 43 00 08

http://www.1jour1chef.com/

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Tarim Ouighour

          La cuisine ouighour (province chinoise) est un drôle de mélange entre saveurs chinoises et turques avec une petite touche de tibétain. Je sais, c’est dur à imaginer, étant donné qu’il n’y a aucun rapport entre les deux. Pourtant, au Ouighour, vous pouvez manger aussi bien une soupe au raviolis aux saveurs de coriandre qui rappellent les soupes traditionnelles chinoises, que des brochettes marinées dignes des meilleurs restaurants turcs. Le tout à des prix raisonnables et en quantités généreuses. 

          L’histoire du peuple ouighour est pour le moins mouvementée. Je n’ai pas étudié la question de près et espère donc ne pas vous dire trop de bêtises en tentant de la résumer. Les ouighours étaient un peuple nomade d’origine turque installé en Mongolie. Dès le 4° siècle, on constate des migrations vers le Turkestan, mais c’est en 840 qu’aura lieu un exode massif, après que les ouighours aient été chassés de Mongolie (avec laquelle les relations seront toutefois nombreuses par la suite). La région du Turkestan a connu une influence chinoise dès le II° siècle avant JC, des colonies militaires s’installent dans la région mais malgré de nombreuses tentatives, l’autorité chinoise a du mal à s’affirmer. Le pouvoir est repris par les tibétains à la fin du VIII° siècle avant de passer aux mains des ouighours 50 ans plus tard. Parallèlement, la région connaît une turquisation progressive de sa population. On considère qu’elle est totalement effective au XIII° siècle avec l’usage de la langue turque dans la région. La région fut de nouveau soumise par la Chine en 1759. Au début de XX° siècle, le Turkestan oriental connût quelques années d’indépendance, quelque peu régentée toutefois pas l’URSS. Depuis 1950, le Ouighour est redevenu chinois, c’est l’actuelle province de Xinjiang.

          Ainsi donc s’explique ce curieux mélange de saveurs. La cuisine ouighour est fine et savoureuse. Elle joue beaucoup sur les condiments, sans être très piquante (en comparaison aux autres cuisines asiatiques tout du moins), tout comme la cuisine chinoise. De la Turquie, elle hérite d’un amour inconditionnel pour l’ail qui viendra relever les plats de pâtes traditionnels. Une cuisine surprenante mais dans laquelle on retrouve finalement des saveurs familières et qui semble mêler des traditions universelles. Je ne saurais que trop vous recommander la soupe de raviolis et les excellentes pâtes maison (en photo ci-dessous, ça ne paye pas de mine mais qu’est-ce que c’est bon !). Leur fabuleuse odeur me revient à cette simple évocation et me donne envie de me jeter dans le premier métro pour aller les déguster. Dépaysement assuré.

Restaurant Tarim

74 rue Jean-Pierre Timbaud

75011 Paris