Musique·Théâtre

Sunday in the park with George, au Théâtre du Châtelet

          Georges, c’est George Seurat, post-impressionniste français rendu célèbre par ses toiles pointillistes. Cette comédie musicale lui rend hommage en s’inspirant de sa toile la plus connue : « Un dimanche après-midi à l’île de la Grande-Jatte ». Un univers coloré et foisonnant qui en met plein la vue.

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          J’avais ouï dire le plus grand bien de cette comédie musicale aux décors spectaculaires et au sujet si particulier. Je me suis donc précipitée avec enthousiasme pour acheter une place hors de prix et mal placée. L’arrivée au théâtre m’a un rien refroidie : aller s’enfermer dans un théâtre par la seule soirée ensoleillée du mois d’avril, c’est un peu bête, surtout pour être au 6° étage de 3/4… Mais bon, Seurat, c’est beau, ça doit quand même valoir le coup, surtout quand on voit l’orchestre symphonique qui patiente dans la fosse. Ca hume bon le grand spectacle ! Et ça l’est !

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          Le décor est impressionnant ! Le fond du tableau de Seurat est projeté sur une toile blanche en demi-cercle , il y a des arbres au milieu de la scène et les personnages déambulent au milieu de tout ça. La première partie raconte l’histoire de la naissance de ce tableau qui deviendra célèbre. Les personnages se promènent, se rencontrent, discutent : en un mot, ils vivent. Voilà pour les bons côtés. Malheureusement, malgré toute cette énergie déployée et la magnificence du décor, je n’ai pas particulièrement accroché. Le moins qu’on puisse dire c’est que je ne suis pas une inconditionnelle du chant lyrique et, devinez quoi ? on est plus proche ici de l’opérette que du genre de comédie musicale à laquelle je m’attendais. Les parties chantées manquent cruellement de légèreté et alourdissent au contraire sérieusement la pièce.

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          La mise en scène est extrêmement soignée, à plusieurs reprises, les acteurs prennent les pauses des personnages des tableaux et semblent intégrés aux toiles de l’artiste par un habile jeu de transparence. Malheureusement, lorsqu’on est tout en haut et de biais, la perspective change et l’artifice, sans doute génial vu de face, tombe totalement à plat. J’ai trouvé la première partie très belle visuellement mais assez lente et plutôt longue. Heureusement, le début de la seconde partie est plus dynamique et vraiment enthousiasmant. Ca ne dure pas : passé le premier quart d’heure de la seconde partie, ça va de mal en pis jusqu’à devenir n’importe quoi et frôler dangereusement les limites du supportable. Dans l’ensemble, cette comédie musicale reste tout de même magnifique et très impressionnante, seulement, elle ne m’a nullement émue. Un manque de rythme et de légèreté qui m’a beaucoup gênée. Le genre de spectacle qu’on voit très rarement et qu’on regrette amèrement de ne pas apprécier.

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Cinéma·Divers·Expositions·Mes lectures

Voyage, voyage

          Je vous avais promis en début d’année des dossiers thématiques afin d’approfondir certains sujets et de remettre en avant quelques vieux articles oubliés. Comme vous aurez pu le constater, cette promesse n’a pas totalement été tenue. Pour ma défense, j’ai été pas mal occupée et c’est le genre d’article qui l’air de rien prend du temps. Mais me revoici avec un 2° thème : le voyage. J’ai toujours été attirée par les écrivains-voyageurs, leurs vies d’aventures me font rêver. Le cinéma aussi offre de belles escapades, même si l’omniprésence de l’image laisse trop peu de place à l’imagination et émerveille sans doute plus les yeux que l’esprit. Voici donc quelques exemples de voyageurs dont j’ai dévoré les récits.

Du côté des mots :

Jack London : Pour moi il reste l’écrivain-voyageur par excellence. Une vie de vagabondages dont il s’est servi de matière pour ses romans. Ce qui le distingue des autres c’est à la fois l’incroyable richesse de ses expériences (aussi bien de longues traversées en mer que des mois en solitaire dans le Grand Nord) et surtout l’inégalable qualité de sa plume. Une écriture à la fois rude et d’une incroyable sensibilité. Emotions fortes garanties. Parmi les textes que j’ai lu et particulièrement aimés, Martin Eden, L’amour de la vie et Construire un feu. Ce que je n’aime pas chez Jack London ? Savoir que son oeuvre est close, pour garder quelques années encore le plaisir de la découverte de ses textes (fort heureusement nombreux), je dois freiner ma boulimie de lecture.

Sylvain Tesson : un voyageur des temps modernes. L’esprit d’aventure est moindre et la plume, bien qu’aiguisée, ne saurait atteindre les sommets londoniens. Un écrivain dont la lecture est toutefois très agréable. J’apprécie beaucoup sa culture et son humour. Un parisien à ses heures perdues qui n’a de cesse d’échapper à la grisaille en allant user ses semelles de par le monde. J’aime beaucoup les documentaires sur ses explorations, que je connais mieux que ses textes. J’ai passés de douces heures en lisant Dans les forêts de Sibérie. J’ai moins aimé Petit traité sur l’immensité du monde.

Nicolas Bouvier : un grand voyageur qui est parti avant tout à la rencontre de cultures qui n’étaient pas sienne. Il a ensuite raconté ses rencontres dans différents livres dont le célèbre Usage du monde et le moins connu mais passionnant et très accessible Chronique Japonaise. J’aime beaucoup sa manière très humble d’envisager le voyage et de tente d’assimiler les us et coutumes des pays qu’il visite. Un rythme moins effréné, où la culture prend le pas sur l’aventure. J’aime moins : j’aime beaucoup ses écrit mes c’est vrai que spontanément je vais plutôt vers l’action, une paresse intellectuelle qu’il faudrait que je songe à réparer.

Mais aussi : Joseph Kessel, je n’ai lu que Vent de sable qui m’a laissée sur ma faim. Saint-Exupéry, comme pour Kessel, Vol de nuit ne m’a pas particulièrement convaincue. Alexandra David-Neel, je n’ai encore rien lu d’elle mais ai vu de nombreux reportage et compulsé nombre d’articles, sa vie est tout à fait fascinante. Pierre Loti, dont l’oeuvre raconte ses aventures marines avec une douceur et délicatesse. Stevenson a également célébré le voyage, réel ou imaginaire. Jack Kerouac, La route est un classique qui sort au cinéma la semaine prochaine, je compte le lire avant d’aller le voir dans les salles obscures. Côté poésie, Victor Segalen est également un grand nom d’écrivain voyageur. Joachim Du Bellay, est quant à lui plus une exilé malgré lui qu’un aventurier. Baudelaire à également célébré le voyage dans son célèbre poème « L’invitation au voyage ». Et la liste pourrait être encore longue avec par exemple les récit d’alpinistes ou de marins.

L’invitation au voyage, Charles Baudelaire

Mon enfant, ma soeur,
Songe à la douceur
D’aller là-bas vivre ensemble !
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble !
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.

Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre ;
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
Aux vagues senteurs de l’ambre,
Les riches plafonds,
Les miroirs profonds,
La splendeur orientale,
Tout y parlerait
À l’âme en secret
Sa douce langue natale.

Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Vois sur ces canaux
Dormir ces vaisseaux
Dont l’humeur est vagabonde ;
C’est pour assouvir
Ton moindre désir
Qu’ils viennent du bout du monde.
– Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entière,
D’hyacinthe et d’or ;
Le monde s’endort
Dans une chaude lumière.

Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

La magie des images :

          Je crois bien que tous ces films sont des adaptations de livres mais les ayant découvert dans les salles obscures et n’ayant pas lu les ouvrages correspondant (à une exception près), je les ai naturellement classés ici.

Carnets de voyage, de Walter Salles : le film qui raconte le voyage qui a fait d’Ernesto Guevara un révolutionnaire, ou comment le petit Ernesto est devenu le Che. Les paysages sont absolument splendides, ce qui est bien sûr l’incontestable point fort du film. Il permet également de découvrir le jeune homme avant le révolutionnaire. une humanisation du personnage qui permet de mieux le comprendre et s’avère très intéressante. J’ai lu les carnets du Che, dont le film est tiré, et une fois n’est pas coutume, le film est bien meilleur que le livre. Ca donne terriblement envie de se lancer à son tour dans un périple au coeur de l’Amérique latine.

Into the wild, de Sean Pennl’histoire de Christopher McCandless, un brillant étudiant qui, son diplôme en poche, décide d’aller parcourir le vaste monde en solitaire. Il fera sur la route des rencontres passionnantes qui ne le détourneront pas pour autant de son projet d’aller vivre seul en Alaska durant plusieurs mois. Il y rencontrera selon ses souhaits la nature sauvage, aussi belle que dangereuse. Un film qui divise. Certains l’adorent, certains pensent que – je cite – « On dirait une pub Hollywood chewing-gum ». Un film initiatique teinté de nostalgie soixante-huitarde. Quoi qu’on en pense, il s’est imposé comme un incontournable du voyage et des grands espaces.

Le voyage de Chihiro, de Hayao Miyazaki :  un petit film d’animation pour la route. On est plus ici dans la voyage initiatique que dans le voyage tout court à proprement parler. La petite Chihiro se retrouve projeté dans une ville fantôme et elle va devoir affronter bien des épreuves pour sauver ses parents pris au piège. Une très belle fable empreinte de poésie.

          Pour une raison que j’ignore, je suis visiblement moins inspirée par les films sur les voyages que par les livres. J’ai beau me creuser la tête, j’ai beaucoup de mal à trouver des films convaincants sur le voyage, j’attends donc vos suggestions avec impatience ! Dans la catégorie plutôt « aventure » on pourrait citer La mort suspendue ou 127 heures mais le zone géographique couverte reste très limitée et le mouvement quasi inexistant (surtout dans le second…), on est donc très très en marge du genre (à défaut de voyage il reste les grands espaces quoi…). Indian palace pourrait surement se rattacher vaguement au genre aussi. Ou The trip, bien qu’il y manque une sérieuse part de rêve.

Et la musique alors ? 

Voyage voyage, Desireless. Bien sûr la première chanson qui me vient à l’esprit en la matière !

Emmenez-moi Charles Aznavour. Une invitation à partir se griller au soleil à l’autre bout du monde.

Bernard Lavilliers. Je n’ai pas de titre particulier en tête mais cet infatigable baroudeur partage constamment ses aventures à travers ses chansons.

Quelques expositions ?

Le musée du Quai Branly est un petit voyage à lui tout seul.

L’exposition Phares au Musée national de la Marine, car après tout, que serait le voyageur solitaire sans points de repères ?

          J’aurais pu prendre bien d’autres exemples, avec des beaux livres autour de voyages ou d’aventures, j’aurais pu publier des extraits de documentaires filmés au bout du monde, vous donner de bonnes adresses pour organiser votre prochain départ, ou encore vous faire partager quelques vieilles photographies ramenées d’escapades lointaines (ou moins lointaines). Le sujet est vaste et il est impossible d’en faire le tour. Un genre majeur brille toutefois ici par son absence : le carnet de voyages. La raison en est simple, bien que je trouve souvent ses carnets splendides, je me rends compte que je ne fais que les feuilleter en librairie et n’en ai jamais lu un seul. Encore un manque à réparer donc, j’attends vos suggestions ! Sachez toutefois que le salon Etonnants voyageurs du livre et du film de voyage se tiendra du 26  au 28 mai à Saint-Malo.

          Et vous, quels livres ou films avez-vous vu sur le voyage ? Quels sont ceux qui vous ont donné envie de sauter dans le premier avion ? Etes-vous déjà partis au bout du monde après qu’un livre vous en ait donné envie ? J’attends avec impatience vos expériences !

Musique·Théâtre

Cabaret

          Spectacle musical de Joe Masteroff, John Kander et Fred Ebb, adapté du roman de Christopher Isherwood. Mise en scène de Sam Mendes, adapté du roman de Rob Marshall. Artistes principaux : Emmanuel Moire (Emcee), Claire Pérot (Sally Bowles), Geoffroy Guerrier (Cliff Bradshaw), Patrick Mazet (Ernst Ludwig), Catherine Arditi (Fraulein Schneider), Pierre Reggiani (Herr Schultz) et Delphine Grandsart (Fraulein Kost).

           « L’action de Cabaret se déroule au début des années 1930 à Berlin en pleine crise économique. En voyage dans la capitale allemande, le jeune écrivain américain Cliff Bradshaw découvre le Kit Kat Klub, une boîte de nuit sulfureuse et décadente où se produit la chanteuse Sally Bowles dont il tombe amoureux. Fraulein Schneider, leur logeuse, projette de se marier avec l’épicier juif Herr Schultz mais tout se complique dans cette ville où les nazis s’apprêtent à prendre le pouvoir. Dans le même temps, au Kit Kat Klub, Cliff Bradshaw découvre les idées libertaires et les moeurs truculentes de la nuit berlinoise. Sally Bowles et le Maître des Cérémonies y offrent un divertissement extravagant et provocant aux spectateurs venus oublier les tensions du monde réel. »

          L’entrée en matière déroute : des filles aux bas troués fument sur scène dans des postures pour le moins inélégantes. La première partie est un peu mollassonne. L’histoire est longue à démarrer (forcément, le nazisme naît à peine et prendra de l’ampleur peu à peu), la mise en scène – pas toujours de très bon goût – déroute et les acteurs eux-mêmes ne semblent pas vraiment y être. Les chorégraphies sont décousues et sans s’ennuyer vraiment, on n’est pas non plus transportés.

          Dès le début de la seconde partie, tout change. C’est beaucoup plus dynamique et plus carré. On entre dans le vif du sujet et le tout devient passionnant. Si je n’ai pas exactement compris pourquoi il n’en était pas ainsi dès le début, je n’ai pu que me réjouir de cet heureux changement. L’actrice principale a une voix impressionnante. Même Emmanuel Moire finit par convaincre dans son rôle de meneur de revue. Parmi quelques autres trouvailles, l’idée de l’orchestre visible à travers un cadre est particulièrement bonne. La fin est particulièrement réussie, ce qui dans l’ensemble donne un spectacle très réussi.

           A voir au Théâtre Marigny jusqu’à début janvier. http://www.theatremarigny.fr/fr/programmation/bdd/id/98-cabaret

Bars, restaurants

Le piano vache

          Le piano vache est un bar du quartier latin. Depuis le début des années 70, des générations d’étudiants s’y succèdent, mêlés à des nostalgiques qui, leurs études depuis longtemps finies, continuent de le fréquenter avec le même enthousiasme. Ici, pas de musique à la mode ni de déco contemporaine : du vieux rock et des murs couverts d’affiches hors d’âge.

          Dans une rue calme, on ne tombe pas sur ce bar par hasard (à moins d’être très chanceux). Plutôt calmes en journée, les lieux s’animent le soir : on refait le monde autour d’un verre, parfois avec véhémence, mais toujours dans la bonne humeur. Un endroit intemporel où on se sent comme chez soi avec en plus des prix assez raisonnables pour la capitale. Les banquettes déglinguées ont entre autres servi pour le tournage du Péril jeune de Cédric Klapisch. Un repère d’intellos qui ne se prennent pas au sérieux, d’étudiants rockers et d’anarchistes nostalgiques. Un joyeux mélange qui vous promet des soirées animées. À découvrir absolument !

Le Piano vache

5 rue Laplace

75005 Paris

http://www.lepianovache.com/

Cinéma·Musique

Killing Bono, de Nick HAMM

           Comédie britannique de Nick Hamm avec Ben Barnes, Robert Sheehan, Pete Postlethwaite.

          Neil a l’étoffe d’une rock star, il le sait. Il ne doute pas de rencontrer le succès avec Shook Up, le groupe qu’il a monté avec son frère, Ivan. Ce n’est qu’une question de temps. D’ailleurs, quand Paul, leur copain de lycée, veut prendre Ivan dans le groupe qu’il a lui-même créé, Neil n’hésite pas à refuser pour lui, certain de leur voler la vedette. Qui pourrait bien prendre au sérieux un groupe nommé U2 et dont le chanteur se fait appeler Bono ?

          Au cas où quelqu’un ici aurait raté l’intégralité des 30 dernières années, U2 est un groupe de rock irlandais, formé à la fin des années 70 par des lycéens absolument pas musiciens – selon la coutume de l’époque – et qui a dès le début des années 80 connu un succès planétaire. Depuis 30 ans, ils vendent des millions d’albums (170 000 en 2009) et réunissent des milliers de fans hystériques à chacune de leurs sorties. Leur chanteur, Bono, est connu (outre ses lunettes) pour son engagement politique et humanitaire. Le groupe est considéré (par le magazine Rolling Stone, véritable parole d’évangile en la matière) comme l’un des plus marquants de tous les temps. Oui oui, rien que ça.

          Juste pour le plaisir, une vidéo d’un de leurs premier gros tubes, Sunday Bloody Sunday, version d’époque (parce que les coiffures des années 80 sont irremplaçables…). Comme vous pourrez le constater, 7 ans après la naissance du groupe, U2 connaît alors un succès retentissant.

         Ce film me tentait énormément, en partie en raison de son sujet, assez loufoque, en partie pour la présence de l’excellent Robert Sheehan découvert dans la non moins génialissime série Misfits. Et puis j’avais encore en tête le fabuleux Good Morning England, film jouissif sur le rock anglais à la fin des années 60. Très vite, les critiques m’ont fait déchanter. Je n’en ai entendu dire que du mal, que ce soit dans la presse ou par des amis : plat, surjoué, manque d’énergie, et dans le meilleur des cas, « bof ». Après une hésitation, j’ai quand même pris mon courage à deux mains et suis allée évaluer l’ampleur des dégâts.

          Je partais donc un peu inquiète. Finalement j’ai plutôt aimé ce film. Après tant de remarques négatives, je m’attendais à un véritable désastre. Certes il y a des faiblesses dans la construction, la musique aurait pu être plus présente, ça manque un brin d’entrain – sauf du côté des acteurs où il y en a trop. Pour résumer, la maturité lui fait quelque peu défaut. Cependant, l’histoire est en or, trop belle pour être vraie ; sauf que justement elle l’est. Un tel personnage de looser, qui pendant 10 ans a raté chaque occasion de connaître son heure de gloire, qui a su à ce point être de tous les mauvais coups et louper tous les coches, ça me laisse admirative. Il y a ceux qui ont du nez, et ceux qui n’en ont pas, ceux à qui la chance sourit et les autres…

          Un personnage comique malgré lui donc, comme je les aime. Un peu de musique en fond sonore quand même. Une histoire de galères pleine de rebondissements. Des acteurs pas parfaits mais enthousiastes. Le tout donne un film assez frais et agréable à regarder. Pas le meilleur du genre, mais on passe un bon moment tout de même.