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Magnifique Cordes-sur-Ciel

          La bastide de Cordes-sur-Ciel a été créée en 1222. Elle a connu son âge d’or fin XIII° – début XIV° avant de décliner progressivement. Très bien conservée, elle est aujourd’hui un haut lieu touristique de midi-Pyrénées.

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          Posé sur un promontoire, le village domine la vallée et offre une jolie vue sur la plaine environnante. Nous somme arrivés du mauvais côté pour que je puisse prendre le village en photo de loin mais quand on arrive, la vue de ces ruelles perchées est assez saisissante.

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          Le lieu est extrêmement bien conservé et vraiment magnifique. C’est un régal de se promener dans les rues pavées. On y trouve pas mal de petites boutiques, notamment le chocolatier Yves Thuriès (qui a des boutiques un peu partout en France) qui y a également ouvert son musée de chocolat.

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          Sur la place, un éditeur propose des ouvrages d’art de toute beauté ! Des livres numérotés, extrêmement travaillés, calligraphiés à la main et enluminés. De vraies merveilles. Bien sûr, ce n’est as exactement le prix d’un livre de poche mais quand on aime, on ne compte pas et des paiements échelonnés sont proposés. Vous pouvez même y ajouter un lutrin artisanal.

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          D’ailleurs, si vous voulez vous cotiser pour m’offrir l’Odyssée ou les Cathares… Les étagères en forme de livres me font également rêver et seraient juste parfaites dans mon appart. Si je me marie un jour, pas de doute, c’est chez eux que je déposerai ma liste !

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          Un endroit vraiment magnifique et complètement hors du temps qui a été élu « village préféré des français » en 2014. Si vous passez dans la région, un petit détour s’impose.

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Quelques jours sur l’Aubrac

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          Il y a peu, je suis allée faire un petit tour sur le plateau de l’Aubrac à l’occasion d’un repas chez Michel et Sébastien Bras. Je ne connaissais pas du tout cette région et j’avais peur de ne pas franchement apprécier le paysage. J’aime passionnément les paysages montagneux et escarpés. Le bord de mer ne trouve grâce à mes yeux que si falaises il y a (ou grosses vagues et temps orageux). Certes, je peux trouver la campagne mignonne s’il y a des coteaux mais je m’en lasse assez vite. De l’Aubrac, j’ai d’abord découvert les bords du plateau et je dois dire que même si on y trouve de très beaux villages et que c’est assez escarpé, j’ai trouvé que c’était joli mais manquait un peu de caractère quant au paysage en lui-même. Et puis, nous sommes allés au centre du plateau et là, ça a beau être plat, je suis tombée totalement amoureuse du paysage !

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          Le plateau est très vert, avec beaucoup de prés bien entretenus et séparés par des petits murets et des clôtures aux piquets en bois qui leur donnent beaucoup de charme. Les vaches pullulent pour mon plus grand plaisir (oui, j’adore les vaches). Pourtant, bien que ce soit à peine vallonné, on sent qu’on est en altitude avec une végétation bien spécifique et un air bien frais avec l’arrivée de l’automne. Il y a des endroits où on voit tellement loin qu’on a l’impression de voir le bout du monde. Quasi aucune maison à part quelques cabanes de berger, plein de nuances de vert et de bleu et la sensation d’être seul au monde. C’est beau, c’est beau, c’est beau ! Si ce n’étaient les longs mois d’hiver dans la neige, le froid et le vent, et la nécessité de travailler pour manger, j’aurais posé mes valises immédiatement ! Si si, je vous jure.

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          Durant ce week-end, on a également très bien mangé à petit prix. Il y a beaucoup de petits restaurants qui servent des produits frais et une cuisine copieuse à des prix défiant toute concurrence. Je trouve d’ailleurs ça injuste, la vie est moins chère qu’à Paris et tout est plus beau, la vie est mal faite ! Un des principaux chemins vers Saint-Jacques de Compostelle traverse le plateau de l’Aubrac. On trouve donc de très nombreux hébergements à petits prix et des édifices religieux un peu partout. Il y a notamment un couvent où les sœurs font du chocolat (comment ça je ne pense qu’à manger ?!). La gastronomie locale est d’ailleurs délicieuse. Il y a le fameux aligot et la truffade : des pommes-de-terre et du fromage, un délice ! Il y a le thé de l’Aubrac, une plante qu’on peut boire en infusion et qui sert à la confection d’un apéritif. De l’excellente viande. Du très bon fromage. Et pas mal de choses à base de myrtille, châtaigne et autres plantes de montagne. N’hésitez pas non plus à goûter les bières et limonades locales.

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          Si vous passez par là, visitez une coutellerie. Mais méfiance, de nombreux couteliers ne forgent pas leurs lames sur place. Pour ma part, j’ai visité les forges de Laguiole, célèbres pour leur bâtiment conçu par Philippe Starck. Il y a également à côté Honoré Durand, et il me semble avoir entendu parler de Benoît. J’ai adoré la visite de la forge. On y va quand on veut et un regarde les ouvriers travailler (je détesterais être à leur place !). Il y a 2 personnes qu’on peut interroger sur tout ce qu’on veut et qui peuvent nous montrer l’assemblage. J’aurais pu y passer la journée. D’ailleurs, j’en suis repartie avec le couteau dont je rêve depuis que je suis toute petite, le même que mon papa et offert par lui. Ca n’a pas de prix.

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              L’Aubrac me semble se prêter parfaitement à la photographie. Je regrette de ne pas avoir eu plus de temps pour faire quelques balades et immortaliser le paysage. J’ai pris quelques photos mais je trouve qu’elles ne rendent pas vraiment l’immensité de lieux. Un grand angle n’aurait peut-être pas été de trop pour prendre la photo parfaite. Je pense que la lumière est extrêmement changeante avec le temps. Ca doit être magnifique par temps d’orage ou sous un manteau de neige. Vous l’aurez compris, j’ai adoré mon court passage dans la région, d’autant plus qu’il faisait un temps magnifique et que c’étaient-là mes seules vacances de l’année. J’espère bien avoir l’occasion de découvrir un peu mieux le plateau à l’avenir. Un endroit assez magique et franchement dépaysant.

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Les étangs de Bassiès, leur refuge et moi : 20 ans d’amour

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          Il y a 20 ans, je faisais ma première « grande » randonnée et découvrais les étangs de Bassiès. J’avais 7 ans et ce fut un véritable coup de foudre. Depuis, j’y suis revenue des dizaines de fois, avec mes parents, avec quelques amis aussi. Je m’y rends chaque été, comme un pèlerinage. Parfois même plusieurs fois. Au fil du temps, les gardiens sont devenus des copains, on a vu leurs enfants grandir.

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          Cette année, j’ai bien cru que jamais je n’arriverais à faire ma visite annuelle aux étangs tellement j’étais crevée. J’ai finalement réussi à m’y traîner (en mettant un certain temps, il faut bien l’avouer). Depuis 20 ans, c’est toujours la même émotion en voyant apparaître ces étangs au fond d’un cirque magnifique.

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          N’étant pas partie en vacances cet été, j’ai passé 3 nuits sur place. J’aurais donné cher pour gravir le sommet qui surplombe le ruisseau, la Pique Rouge de Bassiès, balade certes un peu longue qui vaut grandement le coup. Je me suis donc contentée de prendre le soleil au bord du ruisseau et de lire au dessus des étangs.

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          La nuit en refuge est un régal. On apprécie l’apéro maison, on mange des plats copieux sur de grandes tables où tout le monde échange et on a hâte d’échapper à la fraîcheur du soir en allant se réfugier sous les couvertures. Ne reste plus qu’à espérer qu’il n’y ait pas trop de ronfleurs pour passer une bonne nuit.

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          Le matin, c’est toilette rapide à l’eau glacée (la douche chaude est payante pour ceux qui ne peuvent s’en passer pour une nuit), petit déj face au soleil levant. Si vous y passez la journée, la promenade au bord des étangs ou le long du ruisseau est agréable et les gardiens vous proposeront une omelette à midi. Mon moment préféré reste sans doute la crêpe du goûter, devenue une tradition.

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          Le plus dur reste bien sûr le moment du retour. Toujours un déchirement. Alors je prends tout un tas de photos, des fleurs, des insectes et des lieux bien sûr, que je mets en fond d’écran ou sur mes murs quand l’attente se fait trop longue avant l’été suivant. Une randonnée magnifique et accessible à tous dans les vallées ariégeoises.

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Refuge de Bassiès

De juin à septembre

Renseignements et réservations au 06 89 40 65 00

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Myrtilles et paysages ensoleillés

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          En ce moment en vacances à la montagne, j’ai profité d’un des rares rayons de soleil de ce mois d’août pour aller ramasser des myrtilles. J’espérais pouvoir partager avec vous une super recette de tarte, clafoutis ou autre mais les touristes nous avaient devancées et il ne restait pas grand chose. A défaut d’une belle cueillette, j’ai donc ramené de cette escapade quelques photos que voici.

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Expositions·Photo

Les photographies de Peter Knapp s’exposent au château de Pommard

          Peter Knapp est un artiste complet qui a connu le succès grâce à ses photographies. Il a tout particulièrement travaillé dans le domaine de la mode avec des collaborations prestigieuses comme le magazine Elle ou le couturier Courrèges. Un travail novateur et varié qu’il poursuit aujourd’hui encore et dont le Château de Pommard propose de découvrir l’un des nombreux aspects.

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          Il y a peu, j’ai été invitée à passer une journée au château de Pommard à l’occasion de vernissage de l’exposition Peter Knapp. Une journée exceptionnelle dans un lieu magnifique dont je vous reparlerai. Le domaine a été racheté il y a 10 ans par Maurice Giraud et pour fêter ça, 10 événements sont prévus cet été. Parmi eux, une exposition des photographies de Peter Knapp sur la vigne. Je dois avouer qu’avant cette invitation, je ne connaissais pas Peter Knapp. Du moins c’est que je croyais car après quelques recherches j’ai découvert que je connaissais nombreux de ses clichés !

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          Peter Knapp est un artiste suisse né en 1931. Il a commencé la photographies en 1945, même s’il a toujours été plus attiré par la peinture. Il s’est installé à Paris dans les années 50 pour poursuivre sa formation et est devenu le directeur artistique des Galeries Lafayettes, puis de Elle. Il a changé le regard porté sur la mode en prenant ses mannequins en mouvement, il a notamment beaucoup travaillé avec le créateur Courrèges. Son travail est très varié et il a été reconnu aussi bien pour son travail photographique que pour ses films et court-métrages. Outre ses photographies de mode, il a également fait des séries sur le ciel bleu, contre le racisme et, ce qui nous intéresse aujourd’hui, avec des ceps de vigne.

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          Ce fut vraiment une très belle rencontre. Peter Knapp a passé la journée à nos côtés et j’ai découvert un homme charmant qui partage avec plaisir autour de son travail. J’avoue que je regrette de ne pas en avoir profité plus de questions mais bon, on ne se refait pas et il me faut toujours un peu de temps pour aller vers les autres. Nous avons toutefois pas mal échangé, ce qui a grandement contribué au succès de cette journée. Si je connaissais quelques unes de ses photographies de mode, j’ai été très heureuse de découvrir le reste de son travail. En introduction à l’exposition, on nous a un peu parlé de sa vie, mais également de ses travaux antérieurs avec notamment une très belle série consacrée au ciel bleu.

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          Les photographies consacrées à la vigne sont particulièrement belles. Il y a souvent un côté très graphique dans ses clichés. On retrouve cet aspect-là dans les photographies de ceps de vignes lancés en l’air sur un ciel très bleu. Le contraste est très marqué et met bien en avant le bois qui prend un aspect très différent, presque irréel. Les ceps de vignes prennent des airs de bonhommes dansants assez intéressants. Les photographies sur les outils nécessaires au travail de la vigne sont plus classiques mais particulièrement belles. On regrette qu’il n’y ait pas plus de clichés exposés mais c’est une très belle initiation au magnifique travail de Peter Knapp que nous propose le Château de Pommard.

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Exposition Peter Knapp

Jusqu’au 24 août

Château de Pommard

15 rue Marey-Monge

21 630 Pommard

Ouvert tous les jours de 9h30 à 18h30