Actualité

L’actualité de la semaine (13/10)

– On en a parlé toute la semaine, le week-end dernier a fait un gros coup de filet dans le milieu anti-terroriste. Douze personnes ont été mises en examen, elles auraient été sur le point de passer à l’acte. L’enquête continue pour démanteler un éventuel réseau. Cette affaire a été l’occasion pour les journalistes de se lancer dans de nombreux amalgames et des conclusions vaseuses.

Une lycéenne a été poignardée dans son établissement près de Dijon par son ancien petit ami. Il a été mis en examen pour tentative d’assassinat.

– C’était la semaine des Prix Nobel : pour la médecine se sont le Japonais Shinya Yamanaka et le Britannique John Gurdon qui ont été récompensés pour leurs travaux sur la reprogrammation nucléaire. Mardi, on apprenait que le français Serge Haroche et l’américain David J. Wineland étaient primé en physique pour leur travail sur les systèmes quantiques. Robert Lefkowitz et Brian Kobilka, deux américains, ont eu le prix en chimie, ils travaillent sur les cellules qui aident le corps humain à s’adapter à son environnement. Jeudi, littérature avec le romancier chinois Yo Man. Vendredi, le Prix Nobel de la Paix est décerné à l’Union européenne car le continent oeuvre pour la paix interne depuis plus 60 ans, une récompense qui en ces temps de fortes tensions au sein de l’Union européenne fait grincer des dents. Le prix de l’économie sera décerné lundi.

– François Hollande est en déplacement en Afrique où il assiste à un sommet sur la francophonie. 56 chefs d’état sont réunis à Kinshasa (République Démocratique du Congo) où le fil conducteur sera la question des droits de l’homme.

– Florence Lamblin, une élue parisienne, a été mise en examen pour blanchiment d’argent issu du trafic de drogue. Deux millions d’euros ont été retrouvés en liquide et lingots d’or. Ils ne représenteraient qu’une petite partie des sommes concernées.

Le mot de la semaine sera impéritie : « Incapacité, inhabilité, défaut de compétence dans la profession ou plus souvent dans la fonction que l’on exerce. »

Les sorties ciné : Dans la maisonle dernier François Ozon, l’histoire d’une étrange relation entre un adolescent et son professeur de français ; Like Someone in Lovela rencontre d’un vieil homme et d’une jeune femme à Tokyo ; God Bless Americaun homme gravement malade décide de prendre son flingue et de tuer toutes les personnes stupides qu’il croise, une solution un peu extrême mais qui a quand même quelques avantages. Autre film qui peut avoir son intérêt, Sous la ville. Pour les adeptes de comédie américaine un peu lourde, Ted est paraît-il plutôt drôle même si ça ne me tente pas le moins du monde. Une semaine qui m’inspire assez peu à vrai dire (Ozon mis à part bien sûr), mais vous y trouverez peut-être votre bonheur.

Bonne semaine !

Cuisine

Petits muffins prune/épeautre

Pour 6 muffins

1 oeuf

5 cuillères à soupe de farine d’épeautre

3 cuillères à soupe de sucre

30 grammes de beurre

2 cuillères à soupe de lait

2 cuillères à soupe de crème fraîche liquide

1/2 sachet de levure

Une pincée de cannelle

30 grammes de raisins secs

3 prunes président

La veille : mettez les raisins secs à tremper dans un mélange d’eau chaude avec un peu de rhum. Ils doivent être recouverts. Sinon, utilisez de préférence une catégorie de raisins « moelleux ». Si vous oubliez cette étape, pas de panique !, vos raisins resteront un peu rabougris mais vos muffins s’en remettront.

Le jour même : préchauffez votre four à 180 °C (th. 6).

Faites fondre le beurre.

Dans un saladier, mélangez la farine, le sucre, la levure et la cannelle.

Faites un puits au centre. Ajoutez-y l’oeuf, le beurre fondu, le lait et la crème. Mélangez vivement au fouet jusqu’à obtenir une pâte lisse.

Coupez les prunes en petits cubes et versez-les dans la pâte avec les raisins.

Remplissez vos moules aux 3/4 et enfournez 15 minutes.

Attendez que vos muffins tiédissent pour les démouler.

La farine d’épeautre donne un pâte un peu sèche, pour plus de moelleux, vous pouvez en remplacer une partie par une quantité équivalente de Maïzena.

Utilisez de préférence du sucre roux.

Vous pouvez faire cette recette avec d’autres variétés de prunes, si possible un peu acides.

Et pour ceux qui n’aiment pas la cannelle, pas de problème, elle est facultative.

Bon appétit !

 

Divers

Cheveux chéris

          Les cheveux : longs ou courts, lisses ou crépus, raides ou frisés, bruns, blonds, roux… au naturel ou habilement coiffés, ils font partie de nous et peuvent être un reflet de ce que nous sommes. Pas toujours futile, la coiffure est aussi un reflet de la société et y joue un rôle à part entière. Les cheveux peuvent prendre part à divers rituels comme celui du deuil ou se faire talismans ou trophées. Alors, le cheveux, frivole ou porteur de symboles ?

          Je suis allée voir cette exposition, très intéressée par la fonction sociologique du cheveux. Pourquoi les blondes sont perçues comme séduisantes et les brunes intelligentes ? Pourquoi certains peuples considèrent les cheveux comme symboles de force ? Quelle image de nous renvoie notre chevelure ? Moi qui ne suis pourtant pas très attentive à ma propre crinière, je trouve cet aspect de la chose autrement plus intéressant que « je me lisse les cheveux tu crois ? non parce que ça me va mieux mais il pleut, ils risquent de refriser, je ne sais vraiment pas quoi faire, c’est une ca-ta-stro-phe », ou autres considérations qui me laissent pantoise. Mais parlez-moi sociologie et me voilà de nouveau l’oeil vif et la truffe fraîche, prête à aller courir dans l’immense champ des sciences humaines.

          Et en vrai, qu’est-ce que ça donne ? J’ai été extrêmement déçue par le début de cette exposition. Les représentations, essentiellement féminines mais pas seulement, s’enchaînent sans qu’on n’y trouve de réel lien : un alignement de bustes classiques (avec des coiffures impressionnantes, évidemment), une sélection de tableau qui s’enchaînent sur un écran, une série de photographies sur les variantes de la coupe afro… Certes, tous ces gens ont bien des cheveux mais de là à y trouver un intérêt autre qu’esthétique… On commence donc par regarder en ce demandant où tout ça peut bien mener. Certes, on nous montre des représentations de cheveux de toutes sortes et de toutes les époques mais je ne vois pas bien en quoi cet étalage est pertinent : on a la plupart du temps des cheveux sur la tête et par la force des choses, ils font partie intégrante de l’art du portrait, pas de quoi s’extasier. Pour ceux qui l’ignorent, je suis fascinée par les représentation de chevelures, ce qui a à peine suffit à tempérer ma grande perplexité. Il manque à cette première partie des commentaires, même si j’admets que cela est difficile étant donné le large panels de représentations. Peut-être eut-il mieux valu faire plus ciblé et approfondir plus. J’aurais adoré par exemple un topo sur l’importance de la coiffure au 17° siècle pour aller avec les sculptures d’époque. Ou sur le rapport coupe afro/tresses.

           Dans un deuxième temps, on passe à des représentations par grandes familles de cheveux : quelques blondes célèbres, quelques brunes, quelques rousses. Là encore bof, c’est joli, on sait qu’il y a de belles femmes en tous genres et à toutes les époques (des moches aussi, Yvette Horner faisant partie de la sélection…). Un petit blabla est fait sur « blondes superficielles, brunes réfléchies, rousses incendiaires ». C’est bien mignon de faire un tour d’horizon des clichés mais moi je voulais connaître, l’origine, voire l’évolution, j’en voulais plus moi !!! Si j’avais osé j’aurais fait un caprice en plein musée et tapé du pied en pleurant pour qu’on m’explique tout ça ! J’ai écouté un bout de visite guidée pour voir mais c’était aussi creux que les panneaux « explicatifs ». Sniffff… Un point positif tout de même, la présente d’une superbe liseuse, vue il y a fort longtemps dans l’exposition « Mélancolie » et qui décidément est toujours aussi belle.

          Heureusement, la deuxième moitié est autrement plus intéressante. On découvre enfin une fonction au cheveux : bien sûr, le cheveux rasé pour désigner la femme adultère (ou celle qui a couché avec un Allemand en 39-45), les femmes qui ne se coiffent pas pendant la durée du deuil à Madagascar, la mèche de cheveux comme souvenir… Les explications sont un peu plus fournies et nous permettent de comparer un peu les différentes perception du cheveux dans les différentes cultures. Enfin, la partie la plus impressionnante est bien sûr celle sur les talismans, scalps et têtes réduites. Chaque fonction est expliquée clairement et largement représentée. On en prend plein la vue, on apprend plein de choses. C’est trop chouette !!!! Il était temps, je désespérais ! Mais cette seconde moitié rattrape largement le côté décousu de la première qui est à peu décousue et assez légère ; notons toutefois que les concepteurs de l’exposition l’ont appelé très justement « Frivolité » (ils ont mis un « ? » que je me permets de retirer), on est prévenus. Toutefois cette partie regroupe les oeuvres n’appartenant pas au musée, ni même à son champ habituel d’études, ce qui représente une ouverture tout à fait louable même si la réussite est à mon avis mitigée.

          Une exposition inégale, un peu fourre tout et très éclectique. L’avantage, c’est que chacun y trouvera son compte tant les aspects abordés sont variés. Le Quai Branly est spécialisé dans les arts primitifs et c’est bien dans cette partie qu’il excelle avec une mise en place passionnante et très impressionnante. Alors au final on y va ou pas ? On y court !!!

Cheveux Chéris

Musée du Quai Branly

37, quai Branly

75007 Paris

Actualité

Le prix des libraires, 1° sélection

Après l’averse de 2° sélection pour les prix littéraires prestigieux que nous avons connu hier, voilà que le prix des Libraires nous dévoile aujourd’hui sa très belle première liste. 26 ouvrages sont sélectionnés :

Olivier Adam, Les lisières (Flammarion)
Metin Arditi, Prince d’orchestre (Actes Sud)
Thierry Beinstingel, Ils désertent (Fayard)
Julia Deck, Viviane Elisabeth Fauville (Minuit)
Nathalie Démoulin, La grande bleue (Editions du Rouergue)
Patrick Deville, Peste et choléra (Seuil)
Joël Dicker, La vérité sur l’affaire Harry Québert (Fallois),
Lionel Duroy, L’hiver des hommes (Julliard)
Nicolas d’Estienne d’Orves, Les fidélités successives (Albin Michel)
Eric Faye, Devenir immortel et puis mourir (Corti)
Jérôme Ferrari, Sermon sur la chute de Rome (Actes Sud)
Yannick Grannec, La déesse des petites victoires (Anne Carrière)
Cécile Guilbert, Réanimation (Grasset)
Thierry Hesse, L’inconscience (L’Olivier)
Fabrice Humbert, Avant la chute (Le Passage)
Serge Joncour, L’amour sans le faire (Flammarion)
Fabienne Juhel, Les oubliés de la lande (Editions du Rouergue)
Marie-Hélène Lafon, Les pays (Buchet-Chastel)
Sébastien Lapaque, La convergence des alizés (Actes Sud)
Mathieu Larnaudie, Acharnement (Actes Sud)
Douna Loup, Les lignes de ta paume (Mercure de France)
Catherine Mavrikakis, Les derniers jours de Smokey Nelson (Sabine Wespieser)
Hubert Mingarelli, Un repas en hiver (Stock)
Derek Munn, Mon cri de Tarzan (Leo Scheer)
Makenzy Orcel, Les Immortelles (Zulma)
Joy Sorman, Comme une bête (Gallimard)

          Si certains de ces titres ont déjà été sélectionnés sur d’autres listes (à tout hasard, Patrick Deville…), d’autres étaient jusque-là absents. Une très belle liste qui comporte presque tous les livres de cette rentrée que j’ai aimés dont le très beau Jérôme Ferrari, le trop rare Hubert Mingeralli et le  si émouvant Serge Joncour.

          La deuxième sélection sera dévoilée début novembre, puis une dernière liste de 3 titres seulement en janvier et enfin, le résultats au mois de mars. Il y a fortes chances que j’ai complètement oublié d’ici-là mais avec un peu de chance, je vous tiendrai au courant.

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Prix littéraires, la sélection continue

          Après le Goncourt la semaine dernière, sont tombées aujourd’hui les 2° sélections des prix Renaudot, Médicis et Femina. Les voici.

Prix Renaudot :

Vassilis Alexakis, L’enfant grec (Stock)
Christian Authier, Une certaine fatigue (Stock)
Anne Berest, Les Patriarches (Grasset)
Mohamed Boudjedra, Le parti des coïncidences (Alma)
Patrick Deville, Peste et choléra (Seuil)
Henri Lopes, Une enfant de Poto-Poto (Gallimard)
Jean-Loup Trassard, L’homme des haies (Gallimard)
Florian Zeller, La Jouissance (Gallimard)

Prix Médicis :

Patrick Deville, Peste et choléra (Seuil)
Philippe Djian, Oh! (Gallimard)
Leslie Kaplan, Millefeuille (POL)
Emmanuelle Pireyre, Féerie générale (L’Olivier)
Patrick Roegiers, Le Bonheur des Belges (Grasset)
Abdellah Taïa, Infidèles (Seuil)

Prix Femina :

Thierry Beinstingel, Ils désertent (Fayard)
Julia Deck, Viviane Elisabeth Fauville (Minuit)
Patrick Deville, Peste et choléra (Seuil)
Jérôme Ferrari, Le sermon sur la chute de Rome (Actes Sud)
Lancelot Hamelin, Le couvre-feu d’octobre (L’Arpenteur/Gallimard)
Bruno Le Maire, Musique absolue. Une répétition avec Carlos Kleiber (Gallimard)
Catherine Mavrikakis, Les derniers jours de Smokey Nelsol (Wespieser)
Catherine Safonoff, Le mineur et le canari (Zoé)
Antoine Sénanque, Salut Marie (Grasset)
Anne Serre, Petite table, sois mise ! (Verdier)

          On notera que Patrick Deville est décidément partout quand d’autres présences sont plus surprenantes à ce stade plus avancé des diverses sélections. Je vous rappelle au passage que la 2° sélection du Goncourt, c’est par là.Le verdict sera pour les tout premiers jours de novembre… En attendant, le Prix Nobel de littérature sera décerné ce jeudi. Rendez-vous très vite pour les résultats.